[Carrément Carrément] The Pirouettes

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The Pirouettes sortent leur premier album, et si l’attente fut longue elle est récompensée. Trois ans après le premier article que je consacrais au duo (qui à l’époque n’avait pas encore quarante ans à eux d’eux) en décembre 2013, le constat est le même : Léo et Vickie ont sans cesse, évolué, mûri dans leur démarche artistique. Ce sont des artistes qui s’amusent toujours de l’image pop rose bonbon accolée un peu trop vite sur leurs épaules. Il y a certes toujours ce goût prononcé de la plaisanterie, de la vanne, de la « joke ». Néanmoins, leur disque et leurs paroles (faussement naïves) décrivent aussi des états d’ivresse, des petites douleurs feintes, un cocktail d’autant plus étonnant qu’il donne un côté un peu piquant à une pop qui semble très sucrée.

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2016 (en ce temps là)

Je croyais, j’ai crû et je crois toujours en leur musique découverte un jour sur Youtube, en octobre 2013, avec une interprétation (une reprise en fait) de France Gall et Michel Berger. En la puissance d’un duo qui conjugue aujourd’hui ses influences 80 (Lio, Elli et Jacno, Daho,) plus anciennes (Yves Simon), mais aussi plus contemporaines, Michel Berger, même si lui aussi a connu ses grands succès dans les années 80. Il y a surtout la patte du groupe caractéristique, ne serait-ce que le visuel des pochettes, des clips, cette fameuse identité visuelle qui fait que l’on reconnait un artiste parmi d’autres instantanément. Ce premier album nous invite donc au voyage musical, comme eux adorent voyager au sens littéral du terme : partir, découvrir, et jouer aussi devant les autres, leur public, le public (souhaitons leur le plus large possible).

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L’escalier

Il y a chez eux un sens inné de la mélodie, une rythmique immédiatement accrocheuse (Léo est aussi batteur et ça se ressent). Vickie apporte une touche de fraîcheur par les harmonies vocales et l’album est varié, frais, avec ce côté parfois doux-amer, sucré-salé, conjuguant les alternances, le chaud et le froid, une forme d’innocence pervertie par un mot qui claque, sonne et résonne comme un écho d’autotune ou une plage de synthé démente (l’intro fabuleuse de Coup d’éclat).

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Je nous vois

Il y a de la variété au sens populaire du terme chez eux, et aussi un côté un peu indé, influencé par le rap des années 2010 (Signaux). Un jeu sur les sonorités, sur les aspérités du son détourné, sur l’idée d’une pop qu’on pourrait croire très accessible de prime abord mais qui cache parfois des velléités plus électro (Grand Bassin). Au bord de l’eau, 2016, Dans le vent d’Eté affirment aussi cette forte personnalité.

Surprenant, stupéfiant parfois même de maturité pour un premier disque (et oui, le premier), Carrément Carrément laisse peut-être une pointe de facilité affleurer s’il faut rechigner à ne lui trouver aucun défaut (il en a mais ce n’est pas le plus important,) avec les paroles de Jouer le jeu et le « putain » répétitif, d’autant plus accessoire en réalité que la mélodie est accrocheuse. Il y a des moments incroyables sur ce disque, L’escalier, un des plus grands morceaux du duo qui respire l’évidence, Je nous vois, le single qui a tout du tube, Carrément Carrément. Et puis Soleil Rare le plus morceau le plus easy listening, laidback qu’ils aient écrit sans doute. Une ballade où l’on sent la porte des étoiles s’ouvrir au dessus de nos yeux. Une ballade où l’on sent aussi poindre, et vivre cet amour profond et sincère qui unit les deux artistes.

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Soleil rare

S’il y a deux grands albums français cette année, ce sont à mon sens ceux de Grand Blanc (vertigineux et paradoxalement accessible car pop sous le vernis glacial) et The Pirouettes. Pas surprenant aussi de voir et de lire que c’est Caspian Pool qui l’a mixé. Le talent est là.

 

Nouveau disque de Sophie Ellis-Bextor

Nouveau disque de Sophie Ellis-Bextor dans Angleterre Sophie-Ellis-Bextor-Familia-2016-2480x2480

Sophie Ellis-Bextor revient deux ans après Wanderlust avec un nouvel album. La chanteuse britannique (dont le regard orne ce blog) est une nouvelle fois inspirée, avec un disque qui lui ressemble, accessible et charmant. Très pop aussi, dans la lignée de son précédent et moins électro que l’avant dernier. Des titres acoustiques avec renfort de cordes sont de la partie mais aussi des titres plus dansants et nerveux griffés de guitares électriques. Un mix réussi avec un album hétérogène qui met en avant sa voix et son accent si caractéristiques. Cassandra, Death of love, Cristallise, Wild Forever, Come with us (marqué disco) et My Puppet Heart (son titre le plus rock ?)  sont mes titres préférés.

D’ailleurs, Wild Forever qui laisse penser que le titre sera très électro et rythmé est un peu trompeur : il est dans la veine des disques précédents et n’oriente pas la musique de l’artiste vers le dancefloor uniquement. C’est un titre complexe (les variations rythmiques sont particulièrement marquées, depuis l’introduction jusqu’au pont, c’est assez remarquable et la partie rythmique est très riche). Ce qui est le plus amusant avec titre, c’est son intro justement qui ressemble à s’y méprendre à Baba O Riley avant de laisser la touche de la chanteuse l’emporter et signer sa vraie identité.

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Wild Forever

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Come with us

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My Puppet Heart

Sophie en interview (touchant d’avoir le même âge qu’elle et de la suivre depuis ses débuts en 2001, il y a déjà quinze ans)

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Tuff City Kids with Annie « Labyrinth »

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C’est la rentrée, les nombreuses sorties discographiques arrivent dans les bacs et il y en aura pour tout le monde en terme de sonorités. De la pop au rock en passant par la variété française, vous n’aurez que l’embarras du choix. Parmi toutes ces nouveautés, un petit single qui ne fait pas de grand bruit mais dont j’avais envie de parler car la chanteuse m’a étonné plus d’une fois avec un son pourtant extrêmement 80′s ancré dans les années 2010. Pas grave, la danoise Annie récidive en s’associant à Tuff City Kids pour le titre Labyrinth. Un son de synthé qui rappelle étrangement Small Town Boy. Très bon titre. J’en profite pour glisser un petit clin d’oeil au duo Sergey Nevone and Simon O’Shine avec leur titre Extraterrestrials. De la techno qui envoie avec des beats incroyables. La techno des années 90 n’est définitivement pas enterrée.

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Labyrinth

Running Out de Scissor Sisters

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Ah le début des années 2010, le virage pop disco, électro le plus enthousiasmant qui soit (Alizée, Lady Gaga, Scissor Ssisters, Gossip, rien que çà). Running Out. Sans aucun doute une de mes chansons préférées, tous genres musicaux confondus d’un de mes groupes préférés. La puissance du refrain, mais aussi l’alchimie étourdissante du son électro et de la guitare électrique, les harmonies vocales, la dynamique stupéfiante, et surtout et peut-être avant tout cet esprit de fête (LGBT et hétéro soyons larges) qui transpire de la première à la dernière seconde et que l’on retrouve aussi en live. Certains préfèreront même celle-ci à Any Which Way (Jake y a une voix plus aigüe).

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Running out

 

[Hand] Rio 2016 : les Bleues en finale

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Elles y sont. Elles ? Les bleues. Celles de l’équipe de handball féminin emmenées par Allison Pineau et son numéro 7, avant-centre élue meilleure joueuse du monde il y a quelques années et qui aujourd’hui (enfin demain) se retrouveront face à la Russie pour la première finale olympique de leur histoire. Oui, je me suis dit (et n’étais pas le seul) que cela allait être très compliqué contre l’Espagne en milieu de seconde période, quand l’avantage était de + 7 pour les ibériques.

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Mais les françaises (sans doute repoussées dans leurs retranchements à la pause dans les vestiaires par Siraba Dembélé, la même qui avait piqué sa gueulante en 2009) y ont cru jusqu’au bout, soulevant une montagne (il fallait surmonter la défense en 0-6 des espagnoles, une défense si rugueuse en 1ère période) pour s’offrir une demi-finale. Une demi-finale qui avait échappé aux Bleues à deux reprises, consécutivement en 2008 et 2012, éliminées de manière abrupte (le principe même des matchs couperet après les poules). Aux bords des demi et donc d’une possible médaille en cas de victoire.

Alors un petit topo rapide pour l’histoire. En 1999, elles jouent leur première finale. Leur premier championnat du Monde et la première médaille d’argent car la Norvège, même sur un seul but d’écart au bout de la prolongation était trop forte. Elle qui rempila pour gagner deux titres olympiques et à peu près tout ce qui se fait au niveau international. Bref une équipe légendaire qui vient pourtant d’être éliminée par la Russie à ces mêmes Jeux de Rio.

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1999, le début de la grande histoire

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2003, le premier sacre Mondial

Motivée et remontée comme jamais la France, fait, à ce jour, le plus beau match de son histoire, car un Mondial quand on a 20 ans ça ne s’oublie jamais, qu’on soit joueur ou spectateur. Mais joueur c’est une toute autre dimension. En 2003, rivé devant l’écran en décembre, le 14 du même mois, j’assiste stupéfait à la plus prodigieuse remontée (plus que celle contre l’Espagne Mardi dernier c’est dire) face à des Hongroises archi favorites, qui croyaient avoir plié le match à quinze minutes de la fin.

Mais la génération Nicolas, Pecqueux-Rolland, Lejeune, n’avait pas dit son dernier mot. 7 buts remontés en 7 minutes. Une intensité hors du commun et des hongroises qui craquent. A l’époque, une certaine Anita Görbicz venait d’avoir vingt ans et enchaîne les bévues. Et les fautes. Qui coûteront cher à son équipe. C’est à mes yeux la plus grande joueuse de l’histoire, mais à l’époque, par péché de jeunesse et par orgueil elle commet l’irréparable en provoquant un jet de 7 mètres à 5 secondes du terme.

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Le public furieux assista à l’impensable dix minutes avant : voir la France repasser en tête et arracher des prolongations (comme contre l’Espagne) qu’elle finira par gagner. Görbicz n’a sans doute jamais oublié son geste qui la sanctionna d’un carton rouge et permit aux françaises de recoller. Elle s’illustra ensuite comme une joueuse caractérielle mais et aussi géniale. Au point de devenir une icône en Hongrie.

Retour en 2016, les Bleues sont en finale après la victoire contre les Pays-Bas (à noter d’ailleurs que le Roi était en tribune et a même lâché un petit sourire à la fin de la deuxième période).

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Une victoire qui doit aussi beaucoup à l’arrêt déterminant de Laura Glauser

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Le potentiel est là. Dans tous les cas de figure, elles auront une médaille. Reste à en connaître la couleur . Ce sera l’argent ou l’or. L’argent serait déjà fantastique. L’or serait grandiose. Après la défaite, là encore en prolongations de la Norvège, les espoirs sont permis (la Norvège est redoutable et connaît parfaitement la compétition). Bien sûr il faudra qu’elles donnent tout pour le match de leur vie.

Je pourrai alors les remercier de m’avoir fait vibrer- et si l’or au bout -de conclure une des plus belles pages de l’histoire du sport collectif français. C’est déjà un fantastique parcours, victoires en matchs de poule, victoire à l’arrachée en quart, victoire difficile en demi. Restent les Russes. Une montagne, emmenée par l’hyper énergique et gouailleur Trefilov, sélectionneur emblématique d’une Russie qui respecte beaucoup la France mais qui ne lui fera aucun cadeau.

Et si l’or était au bout (elles iront pour), ce serait une sacrée belle page de l’histoire du hand féminin qui s’écrirait. Verdict demain. J’en connais déjà un qui frétille d’impatience.

 

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