Sylvia Kristel : une icône disparaît

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Elle s’appelait Sylvia Kristel et était connue pour avoir tourné Emmanuelle, personnage qu’elle incarna la première fois à l’écran en 1974. Elle était déjà, jeune, d’une beauté étourdissante dont certain(e)s ne se remirent jamais, beauté qu’elle conserva toute sa vie et qui était d’autant plus frappante qu’elle était marquée par la simplicité et l’accessibilité, qualités que conservent les femmes qui misent sur leur humilité pour accéder au statut de star, avec cette dose de fragilité touchante. Le film était aussi le témoignage d’une époque révolue et fer de lance d’une génération qui allait bouleverser la nôtre.

Enorme succès et grand scandale, pour ce film qui lui colla à la peau durant des décennies (la chaise en osier notamment qui était une image qu’elle n’appréciait guère), à la fois tremplin exceptionnel pour une carrière mais aussi enfermement dans une case dont elle se tira avec intelligence pour aller rechercher des rôles chez des réalisateurs inspirés. Je n’étais pas né quand est sorti Emmanuelle, mais j’ai toujours entendu parler de ce film que j’ai découvert très tard et qui m’avait beaucoup déçu malgré son culte (que je comprends aisément). Plus que le film c’est Sylvia Kristel qui m’a touché, séduit. Emmanuelle fut et reste un titre incontournable de l’érotisme français, ne serait-ce pour que sa portée symbolique. Personnellement je ne l’ai jamais aimé, mais j’aimais l’actrice. Son charme fou. Un peu comme ces amours de jeunesse/adolescence dont on se souvient toujours.

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L’actrice/Mannequin en 1972

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Née à Utrecht (à seulement 30 km d’Amsterdam, la capitale), la jeune actrice néerlandaise avait d’abord été élue Miss TV Europe en 1973.  C’est ce sacre qui lui permit d’incarner Emmanuelle au cinéma, un an seulement après cette consécration. A l’époque où le MLF battait le pavé de la capitale française en réclamant plus de droits pour les femmes, Sylvia Kristel incarna une certaine libération sexuelle, apparaissant nue et féminine jusqu’au bout des ongles, décidant aussi de sa sexualité et personnage central du film, qui comme le chantait Gainsbourg, devenait « putain parmi les putes « .

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Une putain d’une beauté éclatante, typique; atypique même. Une actrice au visage angélique, sur lequel les petites tâches de rousseur s’étaient invitées, surmontées d’un nez aquilin et d’un regard bleu intense, à la fois profond et moderne. Une femme d’une grande intelligence (elle avait un QI de 165), polyglotte (elle parlait couramment le français, l’italien, le néerlandais et anglais). Elle fut l’incarnation de la femme idéale pour certains, et un fantasme masculin (et féminin) pour beaucoup. Les jeunes adolescent(e)s qui découvrirent son image diaphane furent émoustillé(e)s par sa présence et sa beauté naturelle. Nymphe, femme enfant, élégante jusqu’au bout des ongles.

Elle vient de disparaître. A l’âge de 60 ans.

Elle avait tourné avec Mocky, Vadim, Girod. Quelques uns des grands noms du cinéma populaire français.

Et puis il y eut aussi la musique, la chanson de Bachelet et ses paroles cotonneuses, les images du film également qui s’il a vieilli visuellement, possède ce grain particulier du milieu des années 70 où l’on commençait à voir de plus en plus de choses tout en gardant cette pudeur et cette évanescence Hamiltonienne.

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Vous allez nous manquer Sylvia, érotomanes cinéphiles dont vous avez ébloui et bercé de votre élégance quelques nuits.

Merci pour tout…

 

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