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Le cinéma indien fête ses 100 ans (3ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (3ème partie) dans Inde lagaan,3

Dans cette troisième partie, nous aborderons dans un premier temps le début des années 2000.

La décennie 2000 commence assez mal pour la superstar ShahRukh Khan. Éculé par quelques échecs au box-office, et visé par une presse d’extrême-droite qui le compare à Hrithik Roshan (lequel débute en 2000 au cinéma avec Kaho Na Pyaar Hai, à mes yeux un navet, mais son succès fut retentissant, et Hrithik tourne sous la direction de son père Rakesh Roshan) L’acteur va progressivement renouer avec le succès. Hrithik émoustille les jeunes femmes et devient très populaire. Un autre grand acteur finit lui aussi à ce moment-là sa longue traversée du désert après des années 80 aux succès aléatoires. Amitabh Bachchan sera propulsé sur le devant de la scène par un jeune cinéaste qui croit encore en lui : Aditya Chopra, auteur du film le plus populaire des années 90 : Dilwale Dulhania Le Jayenge. Le film en question s’intitule Mohabbatein et dure 3h 40. Il contient les séquences chantées et dansées qui serviront de base aux futures réalisations des années 2000 par leur technique époustouflante.

Lagaan dans Inde

Le triangle amoureux de Lagaan, 2001. On reprend un schéma classique, mais le film transcende totalement son sujet.

Les années 2000 est une décennie très contrastée : elles commencent par des films-fleuves, dans lesquels la cinématographie déborde d’énergie, en faisant du masala un genre roi. C’est une décennie de chefs-d’œuvre et de ratages intégraux, la période faste des films patriotiques qui versent parfois dans les excès les plus discutables/contestables. Le film Gadar en est le prototype, même s’il demeure un succès colossal. A l’inverse Lagaan est l’incarnation d’un cinéma profondément indien ouvrant néanmoins  son sujet à l’universalité par ses thématiques et sa réalisation. Plus tard durant la décennie les durées vont s’amoindrir, la production de plus en plus s’occidentaliser voire se « hollywoodiser », reprenant les formules marketing et même la façon de filmer des grosses productions hollywoodiennes. La saveur si particulière du cinéma hindi va perdre peu à peu de son goût et de son exotisme.

Dil-Chahta-Hai

Dil Chahta Hai : la naissance d’un cinéaste, la révélation de Preity Zinta (après Dil Se en 1998 et Dil Hai Tumharaa), Saïf Ali Khan.

On assiste à des scènes tournées  en Suisse (popularisée par Yash Chopra dans le milieu des années 70), mais aussi et de plus en plus à Londres, les cinéastes voulant non seulement toucher le public indien local, mais également, puis surtout le public NRI, les personnes qui vivent à l’étranger et font partie de la diaspora. Et où trouve-t-on nombre de ces NRI ? A Londres et en Angleterre.  Jusqu’au milieu des années 2000, nous aurons droit à des fresques souvent très belles, avec moult personnages, chorégraphies et chansons. C’est l’époque reine des BOF de Jatin-Lalit, Shankar Ehsaan Loy, puis Vishal-Shekhar et Salim Merchant. C’est aussi la naissance du cinéaste Farhan Akhtar qui comptera beaucoup.

devdas2Devdas, 2002. Le film Sanjay Leela Bhansali fut projeté à Cannes en présence de toute l’équipe.

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Une scène issue du film Kal Ho Naa Ho, 2003 : Mahi Ve. Explosion de couleurs, d’entrain derrière le vernis dramatique du film. Celui-ci sera projeté deux ans après sa sortie en salles en Inde en France. Kajol y fait une apparition amicale.

Voici donc un top 10 du début des années 2000 :

 

Phir Bhi Dil Hai Hindustani

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Phir Bhi Dil Hai Hindustani

Mohabbatein

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Soni Soni

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Pairon Mein Bandha Hai

Kabhi Kushi Kabhie Gham

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Suraj Hua Maddam

Chori Chori Chupke Chukpe

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N° 1 punjabi

Lagaan

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Radha Kaise Naa Jale

Dil Chahta Hai

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Jaane Kyu

Shakti

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Ishq Kamina

Devdas

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Dola Re Dola

Kal Ho Naa Ho

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Mahi Ve

Main Hoon Na

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Chale Jaise Hawaien

En bonus, Kannathil Muthamittal, un des films tamouls les plus importants de la décennie, réalisé par Mani Ratnam.

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Les Dvds de Chori Chori Chupke Chupke, Kuch Kuch Hotai Hai, Kabhi Kushi Kabhie Gham, Dil Se et Lagaan furent les cinq premiers DVD que j’ai achetés dans le quartier indien de Paris. Celui de Chori Chori Chupke Chupke était honteusement recadré en 1.37:1, rognant une large partie de l’image en haut et en bas du format Scope d’origine. Mais cela ne m’a pas empêché d’en acheter une centaine dans les mois qui suivirent.

 

 

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