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Le cinéma indien fête ses 100 ans (5ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (5ème partie) dans Inde donparty

2006 est une année contrastée en terme de thématiques dans le ciné hindi. Les grosses productions se bousculent au portillon, et si les cris révolutionnaires de Rang de Basanti (qui est un film que je déteste) trouvent un écho chez le jeune public urbain, la tendance est aussi à l’hommage à un cinéma fleuri des années 70 dont Don est la parfaite illustration. C’est alors une donne qui ne changera pas : Aamir Khan connaîtra un triomphe commercial année après année. L’industrie commence à mes yeux à connaître un léger déclin, même si la donne sera très nette à partir de 2009. C’est aussi l’année où Fanaa réussit un joli score au box-office, tandis que Dhoom 2 demeure le carton de l’année pour un film pourtant ô combien médiocre, Yash Raj produisant beaucoup, voire trop et surtout sans être trop regardant : le casting compte davantage que le scénario ou la mise en scène. Tendance qui ira grandissante dans les années à venir jusqu’à fin 2008 et le retour d’un cinéma plus traditionnel dans l’âme avec le merveilleux Rab Ne Bana Di Jodi.

Don

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Aaj Ki Raat

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dhoom-2

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Fanaa

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Des Rangila

A l’époque Sunidhi Chauhan est une chanteuse très en vue qui commence à participer à beaucoup de BOF, plus tard elle apparaîtra même dans un film sur deux.  Mais ma préférence ira à Shilpa Rao et Shreya Ghoshal. L’art du doublage d’actrice au chant est une industrie à elle-seule, et les compositeurs se succèdent les uns aux autres. Certains émergent ou demeurent des valeurs sûres, se distinguant par la qualité de leurs compositions (Jatin-Lalit, Salim-Suleiman en tête, Shankar Ehshaan Loy), d’autres font du basique, du banal voire se livrent à un pompage éhonté de certaines musiques orientales (Pritam).

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2006 c’est aussi une année spéciale, durant laquelle j’ai pu rencontrer, enfin voir, le terme est plus exact à Paris, au Virgin des Champs-Elysées en séance d’autographes les stars Shahrukh Kan, Preity Zinta et Rani Mukherjee. Je pensais naïvement que j’aurais largement le temps d’y aller en début d’après-midi. Sauf que je reçois un texto à 12H40, alors que je n’étais pas encore dans le train qui me dit que c’est noir de monde devant le Virgin et que ça va se jouer au coude-à-coude pour pouvoir se frayer un chemin. Le même jour Tom Cruise défile aussi à Paris avant de donner des interviews, mais la presse et les journaux du soir mettront en avant Shahrukh Khan qui crée sans doute plus l’évènement que l’américain. Du jamais vu ! A cette occasion l’acteur découvrira sa statue de cire installée au Musée Grévin.

Durant la même semaine le cinéma du Grand Rex a organisé des projections des films de Karan Johar. J’ai revu pour la troisième, parfois quatrième fois La famille Indienne, Kuch Kuch Hota Hai. Le même mois, avec des ami(e)s de Lille nous avons aussi fait des soirées cinéma indien, et un jour d’Août 2006 revenant des emplettes effectuées dans une boutique spécialisée de la grande ville du nord et après un excellent repas traditionnel, nous mettons le disque (qui venait de sortir chez Adlabs dans une copie resplendissante quasiment simultanément à sa sortie salles Inde) du film Krrish à 23H30, ce qui nous fit terminer la soirée vers 03H00, repus des rires et du cinéma surréaliste, ce moment autre, totalement décalé que vous venions de voir. Un beau souvenir.

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Shahrukh Khan à Paris au Grand Rex le 26 avril 2006 pour la projection de Veer-Zaara de Yash Chopra

avtprembw1dqYash Chopra, Rani Mukherjee, Preity Zinta, Shahrukh Khan et Pamela Chopra au Grand Rex le 26 avril 2006

Cette année-là comme le chanter Claude François, Karan Johar est revenu sur le devant de la scène avec son pensum Khabhi Alvida Na Kehna, partant dans un mélo sirupeux et moralisateur, saupoudré de séquences de danses très techniques. Mais la magie de son cinéma avait dès lors quasiment disparu après avoir flatté l’oeil et les sens dans ses réalisations précédentes, en particulier Kuch Kuch Hota Hai, miracle de premier film, et Kabhi Khushi Khabie Gham. Vishal Bardwaj sort l’un des deux seuls films que j’aime de lui pour le moment : Omkara, belle relecture de l’univers de Shakespeare, comme il l’avait fait avec Maqbool. Macbeth et Othello sont toujours adaptés à la sauce hindie. Mes coups de coeur de l’année iront à Zindaggi Rocks, complètement boudé par le public et rejeté par la critique. Pourtant c’est le meilleur rôle de Sushmita Sen (la prof de chimie dans Main Hoon Na) et Dor de Nagesh Kukunoor qui s’était déjà fait connaître avec Iqbal.

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Khabi Alvida Na Kehna

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Rockn’roll Soniye

Krrish

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Dil Na Diya

Omkara

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Beedi

I see you

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Subah Subah

Zindaggi Rocks

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Humko Chhoone Paas Aayiye

Dor

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Yeh Honsla

 

 

4 Réponses à “Le cinéma indien fête ses 100 ans (5ème partie)”


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