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Le cinéma indien fête ses 100 ans (6ème partie)

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Le virage 2007 est important pour le cinéma hindi. C’est durant cette année là que se succèderont certains des meilleurs films de la décennie. 2007 est une année charnière et probablement la dernière contemporaine à donner dans une qualité constante ou presque, avec quasiment quatre ou cinq chefs-d’œuvre sortis cette année-là, ce qui est assez énorme. C’est aussi une année de contraste, puisque des films comme Jhoom Babarar Jhoom ou Aaja Nachle seront des échecs commerciaux tandis qu’Om Shanti Om un triomphe. Idem pour Taare Zameen Paar que je n’ai toujours pas vu. Vous pouvez retrouver les cinq parties précédentes à l’adresse Inde

Le Blu-ray n’était pas encore arrivé sur le marché, mais les distributeurs qui avaient vu venir (et échouer) le HD-DVD, Eros notamment, préparait dans ses cartons la sortie officielle de ce qui allait être le premier film indien en HD, Heyy Babyy. J’ai acheté beaucoup de DVD en 2007. Les sorties étaient régulières et je me procurais mes galettes rue Jarry. Les saveurs de l’encens, l’odeur des ladoos, le poulet tikka, les couleurs des saris, firent aussi partie de mes escapades à la sortie du travail en semaine, ou alors les week-end qui m’amenaient également dans le quartier de la Chapelle où l’on pouvait encore trouver des VCD (mais sans sous-titres, c’est comme cela que j’ai pu me procurer Jeans avec Aishwarya Rai, pour le plaisir de la collection).

Aaja Nachle est l’un des grands mal-aimés de l’année et de la décennie. C’était le retour de Madhuri Dixit, danseuse exceptionnelle et très bonne comédienne. Le film est chorégraphié par la talentueuse Vaibavhi Merchant. Mais le film fut un four. Et l’écarta du cinéma pendant des années. Il y a des échecs comme ceux-là qui sont durs à encaisser. Pourtant le film mérite bien mieux que la pluie de critiques négatives qu’il a eu. Et même d’être revu dans les meilleures conditions, sachant qu’il s’agit d’un des rares films modernes du catalogue Yash Raj à ne pas avoir eu droit au Blu-ray. Un signe ?

Aaja+Nachle+(2007) dans Inde

Madhuri Dixit à l’affiche d’Aaja Nachle (2007)

 

Aaja Nachle

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Aaja Nachle

Autre échec public et semi-critique, Jhoom Barabar Jhoom. Il a pour avantage de compter sur Abhishek Bachchan dont la carrière, débutée par Refugee en 2000 était en train de décoller, ce que confirmera le succès de Guru, ainsi que Lara Dutta et Preity Zinta. Malheureusement après une semaine d’exploitation le film ne bénéficiera pas d’un bon bouche-à-oreille. Certes ce n’est pas la catastrophe commerciale qu’a connu Shakalaka Boom Boom (un des pires films que j’ai vus tout simplement), mais ce fut une réelle déception pour Yash Raj, surtout avec celui d’Aaja Nachle. Pourtant j’aime le côté très cool du film, son énergie, et ses dialogues. Le film a été en partie tourné à Paris, au Louvre. Lara Dutta y est craquante avec sa perruque coupe au carré et sa petite jupe blanche sur ses talons hauts. Abhishek qui porte le t-shirt du Che imprime aussi le détachement du film.

 

Jhoom Barabar Jhoom

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Jhoom Barabar Jhoom

Jhoom Barabar Jhoom

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Ticket to Hollywood

Anwar sort sur les écrans. Mais aussi Manorama Six Feet Under ou encore le premier film de Reema Kagti, intitulé Honeymoon Travels. Autrement dit, parmi ce qui se fait de meilleur dans le cinéma d’auteur. Ca attire peu de monde dans les multiplexes, mais une nouvelle génération de cinéastes et d’acteurs crèvent l’écran, et c’est essentiel.

 

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Anwar

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Maula

Manorama Six Feet Under

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Woh Bheege Pal

Honeymoon Travels

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Pyaar Ke Yeh Kahaani

 

L’un des rares comédies que j’arrive à supporter voire que j’aime bien est Heyy Babby, ni plus ni moins que le remake de Trois hommes et un couffin. Et avec Akshaye Kumar ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Avec le recul c’était un vrai tremplin pour la carrière de Viday Balan qui se retrouve aujourd’hui jurée à Cannes.

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Heyy Babyy

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Mast Kalandar

 

Après avoir laissé espérer le meilleur avec Kal Ho Naa Ho (New York Masala), Nikhil Advani réalise le film le plus long de l’année et l’un des plus longs de la décennie avec sa romance-fleuve Salaam-E-Ishq, littéralement « Bonjour à l’amour ». Je me rappelle encore de ma séance de cinéma ce samedi soir de janvier 2007 à Aubervilliers. Pas de chauffage ou si peu, et surtout un siège qui était tombé par terre juste à côté de moi, trop vétuste. Peu de spectateurs. Au bout de deux heures trente je me dis que quelque chose ne va peut-être pas, car je ne vois pas arriver le générique de fin et je suis en train de souffrir devant le pensum dégoulinant que je regarde. Il ne m’était pas alors venu à l’idée que le film durerait une heure de plus et frôlerait les quatre heures. Oui 224 minutes au chronomètre, et l’heure qui peine à défiler. Arrivé à 16 heures je suis ressorti à un peu plus de 20heures. Nikhil avait fait joujou avec ses caméras et ses acteurs. Mais pas moi ! Même Taran Ardash, critique chez Bollywoodhungama dira que l’un des principaux défauts de Salaam e Isqh est sa durée excessive. Et ce sera un échec cuisant au niveau du public. Le réalisateur reviendra avec Chandni Chowk To China que le public détestera comme la critique mais que j’aimerai beaucoup ! Comme quoi…

 

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Salaam-E-Isqh (2007) de Nikhil Advani.

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Salaam-E-Ishq

 

2007 est surtout marquée pour moi par deux films aux antipodes l’un de l’autre mais qui ont apporté quelque chose. Om Shanti Om est un hommage au cinéma des années 70 (les quinze premières minutes citent pêle-mêle les vedettes de l’époque) et une histoire de réincarnation inspirée de Karz datant de 1980. Il fit débuter au cinéma Deepika Padukone (dont le père était joueur de badminton professionnel auquel la réalisatrice rend hommage dans la séquence Dhoom Taana). Ah le souvenir de Shantipriya ! Om Shanti Om c’est du cinéma avec un grand C, un festival de couleurs et d’idées, un spectacle de tous les instants que j’ai eu la chance de découvrir sur grand écran, toujours à Aubervilliers, en compagnie d’Adeline

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Dhoom Taana

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Deewangi Deewangi

 

A noter que dans la précipitation du succès du film en salles, Eros sortira un de ses DVDs les plus calamiteux dans un gros coffret orange, très vite dépassé par le Blu-ray du film. Coffret devenu collector que je possède.

De son côté No Smoking annonce Dev D. Refus d’une narration classique, refus de certains codes, extraordinaire travail visuel sur les couleurs, sur les tonalités, le cadre lui-même, et une bande-son expérimentale qui fait de ce film la première pierre de l’édifice moderne d’un cinéma qui verra bientôt naître le film Shaitan.

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Phoonk De

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Jab Bhi Cigaret

 

Le troisième chef-d’oeuvre c’est Guru de Mani Ratnam qui conforte encore la collaboration Mani Ratnam/AR Rahman que l’on pourrait comparer à celle de Spielberg/Williams. Abhishek Bachchan y gagne définitivement ses galons d’acteur.

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Tere Bina

 

Grande année que cette année 2007.

 

 

9 Réponses à “Le cinéma indien fête ses 100 ans (6ème partie)”


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