Films du mois (Octobre 2014)

Films du mois (Octobre 2014) dans Cinéma Cinema

 

 

Film du mois

Sailor & Lula (David Lynch, 1990)

 saylor_et_lula_uk dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Ennemis Jurés (Ralph Fiennes,  2012) :  ♦♦

Ralph Fiennes devant et derrière la caméra transpose la pièce de Shakespeare, située à Rome dans une époque plus contemporaine. L’intérêt du film au-delà de l’affrontement entre deux gueules de cinéma (Fiennes lui-même et Butler) est de montrer les arcanes de la politique, et la violence du rapport de force entre le fils prodigue peu à peu lâché par le peuple parce que le méprisant, et son ennemi prêt à le renverser. La caméra portée façon reportage « pris sur le vif » ajoute une authenticité contemporaine à un récit qui par nature est intemporel : les affrontements pour le pouvoir se sont déroulés depuis l’Antiquité et même avant tout en continuant de nos  jours. Un film dans lequel Fiennes vocifère beaucoup, porté par une certaine énergie. Le BR ne lui rend pas hommage, avec une image trop laiteuse et des noirs peu profonds. BR fr

 

Edge of tomorrow (Doug Liman, 2014) :  ♦♦

Un concept de départ qui pourrait être un croisement de Un jour sans fin (pour la boucle temporelle), de Starship Troopers (pour les grosses bébêtes en CGI) et Aliens (pour les personnages de militaires bourrus, dont une femme qui aime le langage sans ambage). Ce qui est intéressant c’est de voir Tom Cruise dans un contre-emploi (c’est sûr il n’aurait pas accepté au moment de Top Gun et la technologie ne l’aurait sans doute pas permis) , ici dans la peau d’un déserteur plongé au sein d’une guerre qu’il ne souhaite pas livrer et qui est condamné à revivre le même champs de bataille en mourant plusieurs fois par jour. Même si Edge of Tomorrow n’égale pas le cynisme et l’acidité de Verhoeven, et si le début est extraordinaire, avec ses effets spéciaux soignés, son sens du rythme et la fascination que peut exercer le choix de l’exercice de style, le film recourt ensuite uniquement à cet argument de la répétition et du schéma narratif qui subit de légères variations, nuances. C’est bien ficelé mais un poil répétitif. BR fr 3D 

 

Querelle (Rainer Weiner Fassbinder, 1982) :   ♦♦♦♦♦

L’adaptation à l’écran du célèbre roman de Jean Genet, réputé inadaptable. Fassbinder s’est approprié la substance, l’érotisme suintant, l’audace, et la beauté sauvage de l’écriture du romancier pour en tirer un film qui lorgne vers le symbolisme, aidé par une photographie et une direction artistique à tomber à la renverse. J’avais découvert Querelle il y a plus de quinze ans sur Arte, un choc d’adolescence, et le revoir en HD m’a révélé de nouveau la puissance de l’écriture, la poésie brute de l’ensemble, l’homo érotisme qu’il dégage n’ayant d’égal que l’influence très importante qu’il eût sur le cinéma queer de la décennie qui naissait. Un film qui saisit par l’étonnante modernité de son propos (sorti en 1947) et son intemporalité, avec son monde de fantasmes, de marins, de putes, de folles,  la beauté de ses dessous chics et de ses étreintes éphémères. Un classique. BR fr

 

X-Men, Days of future past (Bryan Singer, 2014) :  ♦♦

Bryan Singer revient aux manettes, et cela se sent derrière la caméra après les deux derniers épisodes peu fameux signés Ratner et Vaughn. Les mutants voyagent dans les temps, plongés dans les années 70, au coeur des négociations pour les accords de paix en Janvier 1973 à Paris. La technique et les effets spéciaux spectaculaires sont au rendez-vous, les séquences d’action sont très lisibles mais peu nombreuses, car Singer aime développer les liens entre les personnages. La dernière demi-heure est cependant un petit feu d’artifices. L’occasion de se faire croiser l’ancienne et la nouvelle génération dans une 3D très immersive. Du bon travail d’artisan. BR fr 3D

 

Jamais le premier soir (Melissa Drigeard,  2013) :  ♦

 Les affres sentimentales d’une trentenaire larguée par son mec. Une comédie romantique française qui se désire d’aujourd’hui, en jonglant entre rires et émotions (la scène de « libération » durant laquelle une des copines de l’héroïne agrippe le micro pour raconter ses déboires). C’est parfois bien vu, Julie Ferrier a un bel abattage (elle était aussi bonne dans La Stratégie de la Pousette en mère célibataire aguicheuse), ça parle de cuisine bio, de tantrisme, d’échangisme. Mais c’est aussi assez inégal. BR fr

 

Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil, 1962)  :  ♦♦

Deux monstres sacrés du cinéma français pour un casse organisé sur la Côte d’Azur. L’intérêt principal du film est de revoir une partie de la France des années 60, dans ses moeurs, ses habitudes, son mode de vie, en jouant tout sauf la carte postale. L’interprétation de Delon est bonne, il était alors débutant après Plein Soleil. Gabin joue sur le code de l’ancien détenu qui joue sa dernière carte. C’est bien réalisé et joué, mais les dialogues d’Audiard finissent par m’agacer au bout d’une heure, car je ne suis pas fan de cette gouaille. C’est surtout la fin qui est génialement ironique. BR fr

 

The Last Starfighter (Nick Castle, 1984)  :  ♦♦

Toute une époque revit dans ce film très marqué années 80, mais c’est logique car il sortit en 1984 avant la révolution de l’ère digitale avec le passage aux SFX numériques (les CGI post Total Recall). C’est un film au charme désuet qui propulse son héros à l’intérieur du jeu-vidéo dont il est fan et dont il a pulvérisé le record. Les effets spéciaux ne sont pas massacrés par le passage à la HD, et c’est l’intérêt du film qui de montrer des dimensions parallèles, sur fond d’histoire romantique. Un joli exercice de style dont la musique fait penser à du John Williams période Star Wars. BR US 

 

The Violent Kind (The Butcher Brothers, 2012) :  O

L’argument consiste à faire passer ce film pour un croisement réussi entre Rob Zombie et David Lynch. C’est ce qu’indique la pochette. Le résultat ne tient ni du premier (le premier que je n’aime pas), ni du deuxième (dont j’aime beaucoup le cinéma, sauf ses derniers films). En fait c’est une série Z malhabile, déplaisante visuellement (photo, cadrage médiocres), interprétée dans l’hystérie collective, pour un film qui hurle plus qu’il ne parle. La première demi-heure est indigente, et le minimum d’intérêt arrive avec les trois lascars et leur tenue sixties (rockabilly attitude) au bout d’une heure. Mais c’est trop peu et trop tard pour sauver les meubles. BR fr

 

Red State (Kevin Smith, 2011) :  ♦♦♦♦

Ca commence comme un film d’adolescents qui veulent se faire un plan cul à quatre avec une MILF. Et ça se dirige ensuite très abruptement dans l’exercice de style sur la haine homophobe, la folie du prêche extrême, la libre circulation des armes dans une bourgade qui rappelle le pire de l’Amérique. Un film radical qui prend le spectateur à la gorge sans le lâcher une seconde, et surtout une oeuvre sur l’horreur sociale (bien plus effrayante que les maisons hantées et histoires de fantômes), qui fait froid dans le dos par son côté quasi documentaire et réaliste. Le film le plus violent de Kevin Smith (totalement à l’opposé de Clerks) , excellement interprété,  qui dégoûte justement de la violence. Dommage que la fin soit moins percutante que le reste, on était tout proche du chef-d’oeuvre. BR fr

 

Top Gun (Tony Scott, 1986) :  O

Avec le recul, c’est-à-dire plus d’une vingtaine d’années, c’est (un peu) amusant de revoir Tom Cruise faire ses premières armes après Risky Business, aux côtés de Val Kilmer et Anthony Edwards (futur acteur de Urgences). Ce sont les années 80, et si je me souvenais de la chanson du groupe Berlin, je n’avais pas encore vu le film. En dehors des séquences aériennes, le film se concentre surtout sur l’histoire d’un pilote de chasse qui essaie d’emballer une prof. Et qui met 55 minutes à le faire. La charge homo-érotiqe des vestiaires tranche avec le côté ultra masculiniste des autres scènes d’où la testostérone suinte de la pellicule. Un film de son époque, blockbuster carnassier, plat et bourré de sous-entendus sexuels. La 3D est spectaculaire pas le film. BR italien 3D

 

La belle et la Bête (Jean Cocteau, 1946)  :  ♦

Il y a les décors, le maquillage, le beau noir et blanc contrasté, l’onirisme, une certaine invention dans le montage (le recours au ralenti inversé, entre autres), les thématiques de la jeunesse, de la beauté et de la laideur, de l’amour qui peut triompher de tout. Mais il y a aussi un ton et des dialogues parfois empesés, d’une grande théatralité, un étonnant (pour l’époque) dialogue d’ouverture « Tu veux que je te casse la gueule ? » un jeu qui tend vers le surjeu de tous les acteurs. C’est un film qui mêle le conte, l’onirisme, le fantastique mais dont l’histoire ne m’a au final pas ému. Très bel écrin pour un film considéré comme un classique que je désirais découvrir mais qui ne m’a pas du tout transporté.  BR Fr

 

Hissss (Jennifer Lynch, 2010)  :  O

Il y a quelque chose de profondément invraisemblable dans cette histoire de femme serpent, qui dès l’intro souligne le fossé abyssal entre les intentions (faire peur) et le résultat visuel final qui semble avoir échapper (ou alors c’est proprement incroyable) à ses géniteurs, notamment sur le plan des effets visuels. Jennifer Lynch (Boxing Helena) raconte cette fable faite de légendes, d’horreurs et de meurtres dans un climat qui oscille entre Anaconda, Bruno Mattéi et Max Pécas. La faute aussi à des choix éditoriaux incongrus : une seule VF disponible qui semble avoir été faite après une soirée arrosée, la copie du transfert de l’édition indienne Venus Records, d’où une image très peu définie et contrastée, l’absence de bonus pour essayer de comprendre le comment du pourquoi. Un film assez saisissant, parce qu’il semble avoir été tourné en postproduction dans les années 80, avoir été caché et être ressorti en cachette trente ans plus tard.  Même avec le minimum de sympathie que j’ai pour Mallika Sherawat et Irrfan Khan je ne peux mettre autre chose que O . DVD fr

 

Gerontophilia (Bruce LaBruce, 2014) :  ♦♦♦

Habitué à davantage de provocation, cinéaste de la frange, surtout à ses débuts, BruceLaBruce réalise ici son film le plus simple, le plus limpide, et aussi le plus sentimental. Cette histoire d’un jeune homme embauché dans une clinique pour seniors qui rencontre et tombe amoureux d’un septuagénaire touche à l’universel. Le rôle principal joué par le nouveau venu Pier-Gabriel Lajoie  est à la fois beau et magnétique. L’acteur qui incarne Melvin aussi. Un beau road-movie (puisque c’en est un) sur les amours à tous âges, qui laisse avec le sentiment de voir un cinéaste venant d’atteindre son but : réaliser son meilleur film. Deux petites remarques : un choix de jaquette étonnamment lisse alors que le film est justement audacieux et l’absence de sortie en Blu-ray ce qui cantonne le cinéma queer au support DVD quand les films « hétéros » sortent très souvent en HD. C’était la même frustration pour l’Inconnu du Lac. DVD fr

 

Dagmar (Roar Utaug, 2012) : ♦♦♦

Une course-poursuite dans la forêt norvégienne qui rappelle le Poursuite Mortelle sorti lui aussi directement en vidéo. Cette traque entre un groupe d’hommes menée par une femme et deux gamines est sèche comme un coup de trique et va directement à l’essentiel. Les deux interprètes féminines qui jouent les pourchassées sont saisissantes, le cadre est original, les ralentis bien choisis. Une oeuvre violente qui illustre aussi le cercle de la violence : les enfants se retournent contre les prédateurs. BR fr

Q (Laurent Bouhnik, 2012) :  ♦

Laurent Bouhnik, réalisateur il y a quinze ans de Zonzon, aurait pu tourner un film pornographique en vidéo. C’est un peu l’idée que l’on se fait de ce film qui prend (trop) souvent la pose du film d’auteur pour se justifier de ces scènes de sexe (non simulées) à la façon d’un étudiant studieux qui veut un peu choquer mais sans pousser le bouchon trop loin, s’arrête à la frontière du sexe, parce qu’écrit et réalisé par un cinéaste du traditionnel. Les comédiennes se livrent corps et âme (surtout Déborah Revy, la révélation qui pourrait être enfermée dans ce rôle comme Maruschka Detmers au temps de Le Diable au corps ) les comédiens ne sont en revanche eux pas très bons, ça parle beaucoup, philosophe parfois.  On pense à Brisseau. Mais je préfère Choses secrètes. BR fr

 

Angélique, Marquise des Anges (Ariel Zeitoun, 2013) :  ♦

Ce n’est pas le nanar friqué vilipendé un peu partout comme j’ai pu le lire. Ni un grand film au souffle épique. Ce qui m’a le moins convaincu et qui donne un cachet paradoxalement un peu daté au film c’est l’emploi d’une HD comme on peut en voir dans Miami Vice à la place de la pellicule argentique. Je n’en suis pas fan et ce film renforce mon sentiment. Le film quant à lui se suit sans problème, c’est un récit d’histoire, d’amour, de mélodrame, avec un côté La belle et la Bête, contexte historique, religieux (le poids de la religion transpire de toutes les scènes) balayé par une caméra qui alterne les plans fixes avec des délires de steadycamer qui prend manifestement plaisir à la trimballer partout où il le peut. Le problème c’est que si la 1ère heure est assez plaisante, la deuxième l’est beaucoup moins et tombe dans tous les travers (surjeu constant, effets visuels douteux, stock shots invraisemblables, etc). Bref un film pas honteux mais très inégal. Et aussi la révélation Florence Coste en servante. BR fr

 

Cosmopolis (David Cronenberg, 2012) :  O
J’aime beaucoup le cinéma de Cronenberg, sa mise en scène, ses idées. Mais ce Cosmopolis qui décrit l’état mental, les turpitudes et le début d’un monde qui s’écroule (celui des traders, dont le personnage principal s’est ici enfermé dans sa limousine high-tech) m’a paru extrêmement bavard, poussif et ennuyeux. Il y a bien ici et là des touches Cronenbergiennes en diable, mais l’univers ultra glacial, les dialogues à rallonge et le peu d’intrêt de la seconde partie  (malgré un final qui rappelle Existenz) en font un des films les plus faibles et pour tout dire l’un des moins aimables de sa filmographie. Bien tenté, mais raté. BR fr

 

Sailor et Lula (David Lynch, 1990):  ♦♦♦♦♦

Je ne l’avais jamais vu. C’est le Lynch du début des années 90, qui fait le lien entre la fin des années 80 marquée entre autres Par Blue Velvet et l’avant Twin Peaks puis Lost Highway (son chef-d’oeuvre à mon sens des 90′s). Dès l’intro (incroyable), le film distille une énergie, une vitalité et une originalité constantes. Il assume aussi son culot jusqu’à faire jouer une mère pyschopathe par la propre mère de Laura Dern. Mariant les genres avec un égal bonheur et une maîtrise stupéfiante de la mise en scène et de la direction d’acteurs (road-movie, film d’horreur, comédie, mélodrame), ce Sailor et Lula ouvre la voie d’une nouvelle ère du cinéma américain indépendant et a dû faire l’effet d’une bombe lors de sa projection Cannoise. Il peut susciter autant le dégoût que l’adhésion totale. Laura Dern est ici exceptionnelle, provoquant un désir et une passion amoureuse qui n’ont d’égal que le jeu survitaminé en mode Elvis Presley (les clins d’yeux sont nombreux) de Nicolas Cage. Un film étonnant, très original, novateur dans sa structure et sa forme.  BR fr

 

Les garçons et Guillaume à table (Guillaume Galienne, 2013) :  ♦

Je n’ai rien contre Guillaume Galienne (son triomphe n’est pas un scandale), mais j’ai trouvé ce film qui raconte la façon avec laquelle il était considéré et vu par sa mère omniprésente (il y a quelque chose d’Oedipien, mais surtout de profondément égocentrique) pas très amusant, celui-ci  ne m’ayant pas convaincu du tout sur le fond (une écriture qui se veut sans doute brillante mais qui ne m »a pas fait sourire une fois), comme sur la forme (un style feutré et très lisse). Ecrit, produit, réalisé et interprété par un garçon qui se veut sans doute discret mais vampirise tout (en raflant même 5 Cesar). Une comédie quelconque qui ne m’a pas touché. BR fr

 

La stratégie de la poussette (Clément Michel, 2013) :  ♦♦

Les atermoiements et la peur de l’engagement au coeur de cette comédie française aux couleurs pop, agréable à suivre et mettant en scène un duo d’acteurs convaincant, celui composé de Raphaël Personnaz en trentenaire qui hésite à devenir père de famille mais est très amoureux, et Charlotte Le Bon, craquante. Les scènes comiques s’enchaînent et c’est une comédie assez pimpante à laquelle on assiste. Curieusement le film a été très mal reçu par la critique. Pourtant il y a eu bien pire et pourtant bien plus loué.
BR fr

 

Passion (Brian de Palma, 2012) :  O

Difficile de croire qu’il s’agit bien de Brian de Palma, formaliste génial dans les années 70-80, derrière la caméra, car même s’il se voulait pastiche, cet exercice de style sur la fascination-répulsion de deux femmes évoluant professionnellement dans un environnement aussi glacé que l’est la photo du film est vite pénible. Dialogue, photo, mise en scène, tout semble être pensé sous l’angle du minimalisme désincarné. Résultat un film aussi froid que désincarné. Un film à oublier dans cette filmographie pourtant très riche et qui pour le coup ne montre aucune passion. BR fr

Domination (Erik Lamens, 2013) :  ♦♦

Derrière sa jaquette un peu racoleuse, surtout faite pour vendre, une réflexion pertinente inspirée d’un fait divers réel belge, assez riche sur la vie privée, y compris celle qui fait le quotidien des juges, représentants de l’ordre et de la justice. Et c’est un juge qui est ici accusé de tortures et d’actes de sévices, renvoyé devant une cour et condamné. Au-delà du regard porté sur les violences que l’on peut se faire dans le cadre de l’intimité, c’est surtout la question de la morale, de ce qui en découle ou non et le regard porté sur les autres qui est ici traité, sans condescendance aucune. Les acteurs sont bons et le constat terrible : le SM consenti aboutit parfois à des énormités de jugement, et à des scandales sexuels qui n’existent que dans les yeux de ceux qui observent avec dédain. BR fr

 

Minuscule (Thomas Szabo et Hélène Giraud, 2014) :  ♦

Une intro intrigante, de beaux décors, mais très vite, et c’est dommage le film qui opte pour quelque chose de spectaculaire alors que le visuel devrait exprimer l’inverse (chaque pas, chaque mouvement est surligné) donne  l’impression d’un bourdonnement continue qui finit par rendre le visionnage un peu pénible. C’est techniquement très abouti, surtout sur le plan visuel, avec une animation à « l’ancienne », les scènes d’affrontements entre les clans prenant des allures de blockbuster avec un effet loupe sur l’infininement petit qui devient grand, mais je n’ai pas du tout été touché. BR fr

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