Films du mois (Novembre 2014)

Films du mois (Novembre 2014) dans Cinéma Cinema

Film du mois

 Dog Pound

DogPound dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

The Raid 2 (Gareth Evans, 2014) :  ♦

L’exemple typique du film survendu sur son soi-disant potentiel spectaculaire. Ou comment le marketing prend la place sur la qualité. J’aurais pu mettre O mais le film possède deux ou trois scènes (dont la dernière) qui relève un peu le niveau d’un film interminable, d’une irrationnelle durée de 2H30 pour raconter finalement peu de choses et prendre la pose quasiment tout le temps. La surprise du premier venait de la reprise des codes du jeu vidéo pour aller d’une scène à une autre (affrontements multiples jusqu’au boss final). Ici, le scénario rajoute une couche sur l’autre dans le film de mafia, et l’interprétation globalement mauvaise n’arrange rien. Le recours à la caméra portée devient aussi un peu énervant à la longue. Bref, un film qui aurait pu être bien plus efficace s’il avait duré 1h30.  Apparemment il est dit qu’il s’agit déjà d’un film culte, ah bon ? BR fr

 

GO (Doug Liman, 1998) : ♦♦♦

Un film générationnel qui m’a permis de revoir avec presque vingt ans de recul les seconds pas au cinéma de Katie Holmes, Sarah Polley (sortie de De Beaux Lendemains) ou encore James Duval (Nowhere, The Doom Generation,) ainsi que Nathan Bexton qui jouait lui aussi dans le film Nowhere de Gregg Araki. C’est le premier film de Doug Liman, et la structure qui montre la même histoire avec trois points de vue différent possède une certaine originalité. La musique collait à l’esprit et à la bande-son de l’époque, c’est à la fois fun et assez bien ficelé, on parle beaucoup de drogues et l’on en consomme, de sexe aussi. Ca m’a permis de voir un vieux DVD que je gardais donc au chaud, sorti en 1999, avec menu fixe, mais déjà format 16/9 ce qui n’était pas toujours le cas des premières galettes sorties en France en 1997/1998. Toute une époque. DVD fr

 

Dragons 2/ How to train a Dragon 2 (Dean DeBlois, 2014) : ♦♦♦

On prend les mêmes et on recommence. Certes l’histoire n’est pas aussi originale que le premier volet qui apportait son lot de surprises dans le genre du film d’animation largement dominé par Pixar, mais ce second volet reprend les forces du premier film et nous emmène dans des sphères peu explorées ces dernières temps, à l’exception du médiocre Rio 2 (le vol, la voltige et l’humour). A l’inverse de Rio 2, ce film-ci ne se base pas uniquement sur sa technique et prend le temps de développer ses personnages ainsi sur les intéractions. On se prend d’émotion pour ce récit initiatique (un gamin qui devient chef), parcouru, et c’est l’essentiel, d’une maestria technique de tous les instants. C’est beau, virevoltant (la 3D en met plein la vue mais sans aucun effet de gratuité), et lorsque le film pourrait basculer dans le piège de la surenchère, il distille des pauses, des moments de silence et de contemplation. Une réussite, d’autant plus impressionnante qu’elle laisse imaginer des possibilités encore plus grande d’évasion par le cinéma. BR 3D fr

 

De guerre lasse (Olivier Panchot, 2013)  :  ♦♦

Un ancien de la Légion (Jalil Lespert), déserteur, revient à Marseille dans le milieu. Un scénario qui n’a rien d’original et une réalisation qui l’est tout autant, mais ce film sur le retour au milieu d’un jeune homme dont l’avenir semble tracé d’avance est habilement conduit, avec en ligne de mire la mafia locale, ses actions, sa main mise sur la vie quotidienne. On n’est certainement pas dans un Marseille de carte postale, et la description de la violence ordinaire a quelque chose des films de Coppola (sans l’envergure dramatique et le sens de la tragédie). Pas mal. BR fr

 

Alceste à Bicyclette (Philippe le Guay, 2013) :  ♦♦

Un acteur de fictions télé va rendre visite à un ami acteur sur le départ, retiré en Province. C’est autour de la pièce Le Misanthrope de Molière, que se développe cette fable sur la solitude, la mise à mal de l’amitié entre deux acteurs (Luchini génial, Wilson également) qui lorgne aussi du côté de la petite critique du monde du cinéma, de ses idéaux et surtout de ses faux-semblants/fausses amitiés/trahisons. Si le style formel est simple, c’est surtout la jubilation du verbe, le geste de comédien, le plaisir de la répartie dans des décors naturels (la Rochelle, l’Ile de Ré, le vélo, très photogéniques) qui l’emportent. Et les acteurs de se régaler. BR fr

 

Les Trois Mousquetaires (Paul W S Anderson, 2010) :  O

On peut faire fi de l’anachronisme (éhonté) qui fait faire du karaté à des mousquetaires au XVIIème siècle, aux tics de langage et à une certaine désinvolture, notamment lors de la scène d’ouverture, la seule qui provoque un semblant de stimuli. Pour le reste, représenter le roi sous les traits d’un jeune con, Richelieu à la ramasse, une galerie de personnages secondaires sans intérêt, avec ce côté potache, tordant le cou à l’histoire avec un grand H pour servir une soupe hollywoodienne indigeste finit par devenir lassant. Y compris dans un film de divertissement. Avant son Pompéi, Paul W S Anderson s’amusait donc avec ses histoires et ses ralentis. Mais la sauce ne prend jamais. BR fr 3D

 

Dog Pound (Kim Chapiron, 2010) :  ♦♦♦♦

Le quotidien dramatique (dans tous les sens du terme) de prisonniers adolescents incarcérés pour des crimes et délits. Pour son deuxième film, Kim Chapiron change de fusil d’épaule et laisse de côté le ton potache de Sheitan qui a révélé Olivier Barthélémy (une de mes comédies préférées de ces quinze dernières années). Il faut saluer l’investissement de l’acteur principal; Adam Butcher, extraordinaire. Son personnage vit tout du long une colère contenue qui contribue à électriser un film qui ne cesse d’être sur la corde raide entre la douleur et le sublime. Ce sont ces adolescents qui se frappent, se violentent et finissent aussi par s’accepter que filme la caméra d’un Kim Chapiron impressionnant de maîtrise.  Tout le film, tendu comme un arc, file vers sa résolution, explosive et irréversible. BR Fr

 

A bout portant ( Fred Cavayé, 2010) :  ♦♦

Fred Cavayé est sans doute le meilleur réalisateur français de polar aujourd’hui. Comme Pour elle, il va droit au but, et réalise avec sècheresse des films qui se suivent sans temps mort. Ici l’histoire d’un aide-soignant pris dans un engrenage et qui tente de retrouver sa femme enceinte kidnappée. Un scénario loin d’être original, mais la réalisation fait -et bien- le boulot. Gérard Lanvin est génial en vieux loup cynique de la PJ. Très efficace en somme. BR fr

 

Pompéi (Paul W Anderson, 2014)  :  ♦

Le début du film est un croisement entre Gladiator (que je déteste) et Spartacus (que j’adore). En général plus le méchant est réussi meilleur est le film comme le disait Hitchcock, sauf qu’ici Kiefer Sutherland cabotine plus que de raison dans son rôle de Sénateur. Les quarante premières minutes sont parasitées par des tunnels de dialogues et des jeux d’arène où se confondent souffrance et violence à l’épée. Le clou du spectacle, attendu, arrive avec l’éruption du volcan et la destruction de Pompéi. Le film prend alors des airs de film catastrophe, gonflé par ces CGI en cascade et ses décors fondant sous la lave. Dommage qu’il y ait ce rythme inégal, cette musique pompière et ses ralentis incongrus. Le film vaut le coup d’être vu en 3D, laquelle est très aboutie. BR Fr 3D

 

Timber Falls ( Tony Giglio, 2007) :  ♦♦

Ce petit film d’horreur qui commence comme une ballade champêtre se transforme très vite en cauchemar. Point de maison hantée, de démon, mais une gémellité avec le film de Kevin Smith, le remarquable Red State : celle de mettre en lumière des bigots obsédés par la pureté et qui ici tentent de trouver le couple idéal pour les forcer à copuler et ainsi procréer, ce que la femme du shérif (troublante ressemblance avec Ségolène Royal) n’a jamais pu faire. Si le film dérange c’est pour son côté viscéral, avec ces scènes de torture (morale et physique). Un film radical, qui met mal à l’aise et qui laisse malheureusement une pointe de suspens s’installer dans le tout dernier plan alors que ce ne n’était pas nécessaire. BR fr

 

Massacre à la tronçonneuse 3D (John Luessenhop, 2013) : ♦

Le premier demeure le plus grand film d’horreur de ces cinquante dernières années, un maitre étalon de l’horreur viscérale,parce qu’elle s’inspire justement de faits réels. Cette petite série B qui reprend le schéma narratif du premier, avec les mêmes péripéties, décline la peur sous l’angle de la jeunesse et de l’héritage familial. Les bimbos sont de sortie, on fume et on boit, puis vient Leatherface, un personnage monstre (par son influence et son impact dans le cinéma d’horreur) et la petite musique gore se met en route. Le film est plutôt rigolo et ne fait pas peur (le premier si, justement parce qu’il ne montrait presque rien de l’horreur graphique hormis dans le dernier quart d’heure mais reposait sur une mécanique de la tension inégalée). La 3D est spectaculaire, une des meilleures que j’ai vues. C’est cela : l’effet d’un grand huit  oublié sitôt vécu. BR fr 3D

 

Le dernier tango à Paris (Bernardo Bertolucci, 1972) :   ♦♦

Je l’avais vu une première fois il y a dix ans en DVD. Je pensais avoir affaire à un film très érotique et l’avais trouvé beaucoup moins bon que sa réputation ne le laissait penser. Le revoir dix ans après me permet de le reconsidérer par rapport à l’histoire du cinéma, au cinéma des 70′s, avec un autre œil. C’est une œuvre qui tourne autour d’une relation impossible, qui pourrait être banale s’il n’y avait pas cette différence d’âge et le propos parfois cru, direct, d’un homme quinquagénaire envers une très jeune femme. En 1972, juste avant la libération des mœurs et avant le mouvement MLF, c’est un film qui était en droit de choquer. Parler de sexualité, du sexe et de la mort ici intimement liés crée une sorte de malaise diffus et la relation intime est ici montrée sous un jour tout sauf reluisant. C’est un amour impossible, une histoire triste qui se conclut tragiquement. Marlon Brando est impressionnant sans presque rien faire, mais l’audace vient de la jeune Maria Schneider, confondante de spontanéité, ici littéralement à nue. Un film de son époque et une vision crue d’un amour presque bestial. BR fr

 

Piégé (Yannick Saillet, 2014)  :  ♦

Une mission en Afghanistan se transforme en carnage. Un soldat se retrouve piégé, le pied posé sur une mine. C’est le synopsis de ce film minimaliste (cinq personnages, un lieu unique, le désert afghan, la chaleur implacable) dans sa durée et sa forme. Pascal Elbé joue aux côtés d’un Laurent Lucas qui vocifère pendant vingt minutes. Cadré minutieusement et jouant sur le suspens (survivra ? survivra pas? ), le film fait un peu penser à du Katherine Bigelow, sans la shaky camera et la production hollywoodienne. Je ne comprends pas pourquoi certaines scènes n’ont pas été sous-titrées en français quand on passe à l’anglais ? BR fr

 

 A perdre la raison (Joachim Lafosse, 2012)  :  ♦♦♦

Joachim Lafosse confirme après Elèvre libre la singularité de son cinéma. Le film est entièrement tendu vers sa conclusion dramatique en faisant lentement monter une pression tant interne (le personnage de Murielle bout sans crier garde), qu’externe (les rapports difficiles, parfois tendus avec son mari, ses proches). L’interprétation de Niels Arestrup, de Tahar Brahim et bien sûr d’Emilie Dequenne (mémorable scène de voiture sur la chanson « Femmes je vous aime » de Clerc) et très bonne, et le réalisateur scrute le délitement progressif, structuré, du cadre familial, la folie qui bruisse. DVD fr

 

Rio 2 (Carlos Saldanha, 2014) :  ♦

On prend les mêmes et on recommence, cette fois-ci au coeur de la jungle. L’animation est belle et fluide, le visuel travaillé, mais en 2014, à l’inverse d’un Toy Story en 1995, cela n’a plus rien de révolutionnaire. Le hic du film c’est de se baser sur un rythme effréné rendant l’ensemble très vite cacophonique. Les séquences musicales m’ont vite tapé sur le système, sauf celle qui reprend les codes visuels de Bubsy Berkeley. Pour le reste, l’humour, trop lourd, tombe à plat, il n’y a aucune nouveauté, l’originale paraissant beaucoup plus recherché et vif. Une vraie déception.

 

Sueurs Froides/Vertigo (Alfred Hitchcock, 1958) :  ♦♦♦

J’ai moyennement accroché à la première partie du film (que je découvre maintenant), laquelle pose pourtant les bases ce qui va suivre, le mélange d’obsession (pour une femme, par rapport à la peur du vertige) et de sentiments forts (l’amour d’un homme pour une femme qui ne cesse de poursuivre), mais j’ai beaucoup aimé la seconde à partir de l’apparition du personnage de Judy, où le romantisme exacerbé se marie bien avec le fantastique et l’inventivité visuelle. Plastiquement le film est superbe, avec sa photo travaillée et l’on sent une méticulosité de tous les instants, portée par la maestria technique. Hitchcock invente le plan réutilisé plus tard dans Les dents de la mer quand Brody s’aperçoit qu’il y a un danger au loin, la séquence du rêve a inspiré cinquante ans de cinéma, et l’histoire se suit avec un plaisir manifeste de manipuler. Un très bon Hitchcock mais pas mon préféré.  BR fr

 

3 Days To Kill (Mcg, 2013) :  ♦♦

Un agent de la CIA buriné et souffrant s’engage dans une ultime mission. Revoir Kostner sur grand ou petit écran est toujours sympathique. L’acteur promène ici son allure fatiguée comme le veut son personnage mais s’amuse aussi, à la manière d’un Liam Neeson à jouer avec son image. Le film s’ouvre sur une extraordinaire séquence d’action (c’était déjà le cas il y a quinze ans avec le premier volet de Charlie’s Angels). Ensuite le film trouve ses marques, use et abuse de certains clichés, livre un film d’action parfois inégal, à la photo assez dure dans ses tons, filmée en HD dans un Paris très touristique. C’est efficace, carré, avec un scénario très léger. Une série B assez bien fichue en somme, mais sans l’étincelle qui en ferait un grand film d’action. BR fr

 

 Scream 4 (Wes Craven, 2011) :  O

J’aurais pu mettre ♦ pour Neve Campbell qui quinze ans après se remet à jouer dans le film qui a fait d’elle une star. Mais ce type de cinéma de l’horreur entièrement voué à l’exercice de style virant au métacinéma,  interrogeant le spectateur sur un ton un peu hautain, se parodiant lui-même, et ressassant toujours les mêmes formules a quelque chose d’agaçant à la longue. Le cinéma américain est connu pour aimer les remakes, en faire régulièrement. Ce quatrième volet en est un énième, avec une conclusion facile, des portes qui se claquent et un couteau qui fend la chair. Mais il lui manque le côté trivial du premier, et c’est beaucoup trop long. Mais bon j’aurais essayé. BR fr

 

Les Kaira (Franck Gastambide, 2012) :  ♦♦♦

L’exagération volontaire du dialogue et des situations qui en découlent provoquent un rire franc, Les Kaira étant une comédie qui revient sur tous les clichés du film de banlieue (phrasé, musique, tenues, communautés) depuis l’explosion de La Haine (dans un registre beaucoup plus dramatique) en 1995 que le film cite en hommage  tout en se reposant sur une exceptionnelle alchimie dans son interprétation, grâce à son formidable trio d’acteurs. C’est un premier film et pourtant il y a là un sens du cadre, du tempo qui reposent sur le comique de situation (dont les scènes drôlissimes du karaoké, de la prostituée entourée de chats, le final sur la musique r’n'b, le -faux-casting porno avec François Damiens) et de verbe. Un verbe qui fuse, court, ne se tarit jamais. Un film qui  joue sur la dérision et l’autodérision réinventant mine de rien, à sa manière, la façon d’aborder le genre de la  comédie populaire française. BR fr

14 Réponses à “Films du mois (Novembre 2014)”


  • RÊVEUR LUNAIRE ATYPIQUE

    C’est bien d’avoir vu Alceste, j’avais aimé ce duo d’acteur et ce contexte. Bon film. C’est fou tout ce que tu regardes, quitte à être déçu. Je viens d’aller voir Interstellar, un calvaire !

    Dernière publication sur REVEUR LUNAIRE ATYPIQUE : Holidays

    • J’ai évidemment pensé à toi en regardant « Alceste ». Le premier bon point c’est que le film sort du cadre parisien (souvent celui des comédies récentes, à l’instar de l’insupportable -pour moi- Les Gazelles, que j’ai vraiment détesté d’un bout à l’autre), avec ses plages de l’Ile de Ré, de la Rochelle.

      Second bon point, le plaisir évident de jouer ensemble. Wilson a un jeu souvent minéral, Luchini emporté et fougueux, mais capable aussi de tendresse. Les deux font la paire et l’alchimie est bien là. Et puis on joue un beau texte et çà donne même envie de (re)redécouvrir la pièce d’origine, et ça n’est pas la moindre des qualités du film.

      Troisième bon point, cette montée crescendo vers la scène finale et cette tirade, dans les derniers plans, d’un Luchini seul, qui montre bien à quel point ce qu’il disait du milieu a quelque chose de terrible. Finalement l’amitié est mise à mal, et ces deux-là ne se reverront -peut-être? -jamais.

      Le portrait de la femme italienne est aussi bien croqué. Seul petit regret : je ne suis pas très fan de la photo du film et du choix du format 1.85 pour le tournage. Les scènes d’extérieur auraient pu bénéficier du format large Scope 2.35:1.
      Mais c’est un détail par rapport au reste.

      Je n’aime pas le cinéma de Christopher Nolan, et je comprends que Interstellar ait pu être un calvaire, pas forcément en raison de la longueur (les 2H51), mais plutôt du ton du film, de ses dialogues et de la mise en scène de Nolan très démonstrative en général.

  • RÊVEUR LUNAIRE ATYPIQUE

    Merci pour tes impressions développées et techniques!

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