Films du mois (Février 2015)

Films du mois (Février 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Pride_poster dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’œuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Kiss Myg, Une histoire suédoise (Alexandra-Therese Keining, 2011) :  O

Pour célébrer son futur mariage, Mia se rend avec son fiancé chez son père au sein d’une famille recomposée. Là elle y tombe amoureuse de  la fille de la nouvelle femme du père de son fiancé. Le sujet de l’infidélité est un terme qui n’a rien d’original en soi, car souvent traité au cinéma, mais ce qui m’a dérangé dans ce film dans lequel on boit dans quasiment chaque scène ou presque, c’est la médiocrité de l’interprétation, la platitude de la mise en scène, et le côté très moralisateur des dialogues et du script. Il pourrait y avoir une étincelle mais je me suis beaucoup ennuyé devant ce film qui se traîne en longueurs, et dont la résolution finale possède ce côté calculé dans la montée progressive de la musique comme celle des sourires. Vraiment une grande déception car je m’attendais à bien mieux. DVD fr

 

Cold Prey 2 (Mats Stenberg, 2008)  :   ♦

C’est un peu mieux que le premier (vraiment mauvais à mon sens), est-ce dû au changement de réalisateur, peut-être ? Avec cette fois-ci une photo digne de ce nom et une atmosphère un peu plus singulière puisque basée uniquement sur l’enfermement dans un hôpital. On n’échappe pas toujours au cliché éculé des portes refermées violemment et du son monté en épingle pour faire peur, mais la mise en scène est plus lisible que dans le premier film. Reste néanmoins une aberration de scénario qui fait que si l’on part du principe que le mystérieux tueur n’est pas réanimé par l’équipe médicale il n’y a plus de film. Sauf qu’il fallait apparemment une suite pour aligner les morts. A défaut d’être convaincant, c’est juste moyen. BR fr

 

Pride (Matthew Wachrus, 2014)  :  ♦♦♦♦♦

La lutte concomitante des ouvriers miniers et des communautés lesbiennes/gays dans l’Angleterre et le Pays de Galles  de 1984 sous le gouvernement de Thatcher pour obtenir plus de droits. L’intelligence suprême du film est de ne pas verser dans le simple film à thèse et de pointer du doigt les hétérosexuels, mais de montrer que la solidarité entre deux communautés a priori sans rapport sur le papier pointe pourtant les mêmes stigmates : ceux d’avoir eu à souffrir d’injustices criantes et de rejet. Tous les comédiens sans exception sont formidables, on voyage dans le passé sans être passéiste, et sous ses airs de feel good movie (ce qu’il est aussi réellement), Pride est un film sur l’initiation (celle du photographe amateur Joe notamment), sur le coming out, l’acceptation (plus que la tolérance), la différence sans jamais forcer le trait. Un film à la photographie pop, pétillant de tous les pores de la pellicule, rafraîchissant avec son casting intergénérationnel. Pas étonnant qu’il ait remporté la Queer Palm au festival de Cannes. Un film qui emporte tout sur son passage par son énergie communicative et qui nous interroge aussi par son militantisme sans tomber dans le prosélytisme sur le regard que certains portent sur d’autres, du fait de leur simple orientation sexuelle, de leur milieu social et professionnel d’origine. Et la BOF est fantastique. BR fr

 

Hercule (Brett Ratner, 2014) :  O

Il y avait pourtant le potentiel pour faire de ce film un film d’aventures/action palpitant, au rythme effréné, soigné visuellement. C’est exactement l’inverse qui se produit avec Brett Ratner aux commandes (je me suis dit que je faisais un dernier essai). Le réalisateur a beau parler de sa passion pour le mythe à longueur d’interviews, la réalité, bien autre, celle de son film, touche au navet friqué. Et c’est bien le plus énervant : avoir des moyens importants au service d’un film à la réalisation aussi terne. Il ne se passe quasiment rien pendant près d’une heure avant l’arrivée des Cerbères. Reste alors le clou du spectacle dans un déluge de SFX au rendu douteux. L’interprétation, le scénario qui laisse les rôles féminins aux abonnés absents, la laideur du rendu HD, tout concourt à en faire un film dont la médiocrité se renouvelle plan après plan. A côté, le Pompéi de Paul WS Anderson, pourtant pas un grand film est un chef-d’oeuvre. BR fr

 

Cold Prey 1 (Roar Uthaug , 2006) :  O

Cinq amis font une excursion dans la montagne norvégienne là où se trouve un tueur à crochet. La seule originalité si l’on peut lui en trouver une de ce film est de nous montrer un décor norvégien balayé par une tempête de neige. Pour le reste le scénario d’une terrible banalité ne fait qu’aligner des poncifs et des effets de terreur vus et revus, déjà entendus mille fois ailleurs, dont le tintamarre sonore finit par saouler au bout de trente minutes, l’effroi supposé ne reposant que sur le volume sonore. Un mauvais slasher qui ne me donne pas forcément envie de voir la suite, et il y en a deux autres. BR fr

 

Légitime Défense (Pierre Lacan, 2011) :  ♦♦

Jean-Paul Rouve que l’on retrouve souvent dans des comédies est ici l’anti-héros au premier plan de cette histoire de manigance, de chantage, de trafics et de combines en tous genres au sein d’un drame familial. C’est bien ficelé, correctement joué, surtout par Olivier Gourmet qui incarne un salaud intégral, mais j’ai regretté l’omniprésence de plans surlignant l’effet dramatique déjà pesant du script par de nombreux plans sur l’eau et le ressac. Au bout de dix minutes on a bien compris, et cet effet est malheureux. Une bonne petite série B à la française. BR fr

 

De President (Erik de Bruyn, 2011) :  ♦♦

Un jeune berger marocain devient par un concours de circonstance Président des Pays-Bas. C’est le synopsis de ce film sorti aux Pays-Bas en 2011 et dont l’histoire nous montre à quel point l’éloquence et l’apparence peuvent jouer un rôle déterminant en politique. Constitutionnellement le film ne respecte pas à la lettre la réalité de la Hollande, puisqu’il s’agit d’un Royaume (le roi étant Willem-Alexander qui a succédé à la Reine Béatrix il y a deux ans). Il montre surtout à quel point l’immigration est un sujet de société et de cinéma fort, ici les marocains croisant les estoniens, les kazakhs et les roumains dans une fable assez bien vue sur l’engagement personnel et politique. On y parle plusieurs langues et surtout cela dédramatise ce qui chez nous fait la une et la polémique presque chaque semaine. Sans doute une question de mentalité. BR hollandais

 

The Thing (Matthijs Van Heijingen, 2011) :  ♦♦♦

Le premier film sorti en 1982 est resté un classique de l’horreur et même un classique tout court. Il était à son époque visionnaire et utilisait des techniques d’effets spéciaux/maquillage qui ne sont plus utilisés de nos jours, remplacés par les CGI. Le remake de 2011 est très respectueux du scénario et de l’évolution du film original. L’intérêt vient de l’originalité de prêter les traits du personnage principal à une femme au milieu d’un casting exclusivement masculin. Les scènes-clé du premier sont reproduites, mais le film sait aussi se montrer accrocheur quand il filme la peur surgir de l’arrière-plan, d’un détail, d’une zone d’obscurité. Un film prenant, pas aussi définitif que le premier, mais très convaincant et habile et se refermant là où commençait le film original. La boucle est bouclée  BR fr

 

Votre Majesté/ Your Highness (David Gordon Green, 2013)  :  O

Je n’étais déjà pas forcément convaincu par l’humour de Delire Express, là le réalisateur pousse encore son délire (qui se veut absolument drôle mais ne l’est à mon sens que très rarement) du temps des chevaliers, avec un anachronisme qui leur fait parler le verlan. C’est voulu c’est certain, ça ne fonctionne pas c’est le constat que j’en fait. Surtout, le film après une intro catastrophique semble s’amuser à jouer sur le registre de la laideur le sommet étant atteint par la séquence des abeilles géantes. J’ai zappé au bout de 50 minutes quand Natalie Portman arrive. Pas du tout ma tasse de thé. BR fr

 

Action ou vérité/ Truth or dare (Robert Heath, 2012) :  ♦

Le jeu de l’action/vérité ici poussé dans ses limites. Une série B britannique qui s’appuie sur un scénario sadique et tortueux dont l’enjeu est explicité en toute fin après de nombreuses râles de douleurs, exactions et sévices. On a un peu envie de prendre une douche après tant de violence physique et visuelle, mais le film tient par sa dynamique propre et l’interprétation de David Oakes qui affiche une étrange et frappante ressemblance avec ‘acteur danois Mads Mikkelsen. DVD fr

 

Cockneys Vs Zombies (Matthias Hoene, 2012) :  ♦

Les films de zombies ont pullulé sur les écrans depuis la sortie en 1968 du film genèse du genre, un certain La Nuit des Morts-Vivants (Night of the living dead). Depuis de l’eau a coulé sous les ponts et l’humour anglais est venu apporter sa pierre à l’édifice sans toutefois toujours me convaincre (je n’aime pas l’humour de Simon Pegg et encore moins celui de Shawn of The Dead). Ce film-ci a la particularité de faire parler des acteurs à l’accent cockney de l’East End de Londres. Lesquels défouraillent du zombie. C’est sa seule petite originalité, le film étant somme toute assez conventionnel sans être mauvais. Un film un peu amusant sans plus. BR Fr

 

Gooische Vrouwen ( Will Koopman, 2011) :  O

Une comédie néerlandaise qui décrit les états d’âme de quatre amies (inséparables) dans leur quotidien. Ce n’est pas vraiment du Sex and the City (série +films) qui avait déjà plus de charme, pas vraiment non plus une comédie ludique à la Alles is Liefde, triomphe aux Pays-Bas lors de sa sortie en 2007. On est dans un registre plus amer, mais le film ne m’a pas convaincu malgré la beauté de l’actrice Susan Visser. J’ai trouvé le ton banal et prendre Paris pour unique décor de carte postal (et mensonge sur la marchandise vu la pochette du film) est un peu léger. DVD Benelux.

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