[Hand] Rio 2016 : les Bleues en finale

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Elles y sont. Elles ? Les bleues. Celles de l’équipe de handball féminin emmenées par Allison Pineau et son numéro 7, avant-centre élue meilleure joueuse du monde il y a quelques années et qui aujourd’hui (enfin demain) se retrouveront face à la Russie pour la première finale olympique de leur histoire. Oui, je me suis dit (et n’étais pas le seul) que cela allait être très compliqué contre l’Espagne en milieu de seconde période, quand l’avantage était de + 7 pour les ibériques.

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Mais les françaises (sans doute repoussées dans leurs retranchements à la pause dans les vestiaires par Siraba Dembélé, la même qui avait piqué sa gueulante en 2009) y ont cru jusqu’au bout, soulevant une montagne (il fallait surmonter la défense en 0-6 des espagnoles, une défense si rugueuse en 1ère période) pour s’offrir une demi-finale. Une demi-finale qui avait échappé aux Bleues à deux reprises, consécutivement en 2008 et 2012, éliminées de manière abrupte (le principe même des matchs couperet après les poules). Aux bords des demi et donc d’une possible médaille en cas de victoire.

Alors un petit topo rapide pour l’histoire. En 1999, elles jouent leur première finale. Leur premier championnat du Monde et la première médaille d’argent car la Norvège, même sur un seul but d’écart au bout de la prolongation était trop forte. Elle qui rempila pour gagner deux titres olympiques et à peu près tout ce qui se fait au niveau international. Bref une équipe légendaire qui vient pourtant d’être éliminée par la Russie à ces mêmes Jeux de Rio.

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1999, le début de la grande histoire

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2003, le premier sacre Mondial

Motivée et remontée comme jamais la France, fait, à ce jour, le plus beau match de son histoire, car un Mondial quand on a 20 ans ça ne s’oublie jamais, qu’on soit joueur ou spectateur. Mais joueur c’est une toute autre dimension. En 2003, rivé devant l’écran en décembre, le 14 du même mois, j’assiste stupéfait à la plus prodigieuse remontée (plus que celle contre l’Espagne Mardi dernier c’est dire) face à des Hongroises archi favorites, qui croyaient avoir plié le match à quinze minutes de la fin.

Mais la génération Nicolas, Pecqueux-Rolland, Lejeune, n’avait pas dit son dernier mot. 7 buts remontés en 7 minutes. Une intensité hors du commun et des hongroises qui craquent. A l’époque, une certaine Anita Görbicz venait d’avoir vingt ans et enchaîne les bévues. Et les fautes. Qui coûteront cher à son équipe. C’est à mes yeux la plus grande joueuse de l’histoire, mais à l’époque, par péché de jeunesse et par orgueil elle commet l’irréparable en provoquant un jet de 7 mètres à 5 secondes du terme.

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Le public furieux assista à l’impensable dix minutes avant : voir la France repasser en tête et arracher des prolongations (comme contre l’Espagne) qu’elle finira par gagner. Görbicz n’a sans doute jamais oublié son geste qui la sanctionna d’un carton rouge et permit aux françaises de recoller. Elle s’illustra ensuite comme une joueuse caractérielle mais et aussi géniale. Au point de devenir une icône en Hongrie.

Retour en 2016, les Bleues sont en finale après la victoire contre les Pays-Bas (à noter d’ailleurs que le Roi était en tribune et a même lâché un petit sourire à la fin de la deuxième période).

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Une victoire qui doit aussi beaucoup à l’arrêt déterminant de Laura Glauser

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Le potentiel est là. Dans tous les cas de figure, elles auront une médaille. Reste à en connaître la couleur . Ce sera l’argent ou l’or. L’argent serait déjà fantastique. L’or serait grandiose. Après la défaite, là encore en prolongations de la Norvège, les espoirs sont permis (la Norvège est redoutable et connaît parfaitement la compétition). Bien sûr il faudra qu’elles donnent tout pour le match de leur vie.

Je pourrai alors les remercier de m’avoir fait vibrer- et si l’or au bout -de conclure une des plus belles pages de l’histoire du sport collectif français. C’est déjà un fantastique parcours, victoires en matchs de poule, victoire à l’arrachée en quart, victoire difficile en demi. Restent les Russes. Une montagne, emmenée par l’hyper énergique et gouailleur Trefilov, sélectionneur emblématique d’une Russie qui respecte beaucoup la France mais qui ne lui fera aucun cadeau.

Et si l’or était au bout (elles iront pour), ce serait une sacrée belle page de l’histoire du hand féminin qui s’écrirait. Verdict demain. J’en connais déjà un qui frétille d’impatience.

 

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