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Il y a dix ans, le cinéma hindi

Il y a dix ans, le cinéma hindi dans Cinéma

Au moment où j’écris ces lignes cela fait exactement dix ans que j’ai découvert le cinéma indien. En commençant par le cinéma du Nord, c’est-à-dire le cinéma en hindi, car l’Inde compte des cinémas dans les langues régionales, en tamoul, en telugu, en malayalam, en punjabi, en ourdou, etc. Ce n’était pas le hasard, j’en suis convaincu, même si l’effet de surprise n’en était que plus grand de découvrir dans un bac de DVDs en solde, là, au milieu de films vendus pour quelques euros, celui, lui aussi en promotion, en fait à prix sacrifié de Hum Aapke Hain Kaun.

C’était le 8 février 2005, dans une petite boutique de province,  il devait être 16H25, 16H30. Je ne saurai peut-être jamais comment ce magasin avait mis la main sur un film hindi des années 90, distribué par Eros dans une édition double DVD, mais je fus le premier surpris à le découvrir. Ma main se dirigea vers ce film dont j’ignorais tout. J’étais loin d’imaginer qu’il avait été le plus grand succès commercial du cinéma hindi des 90′s, en dépassant le milliard de crores de recettes.

 dans Cinéma

Hrithik Roshan, Amitabh Bachchan, Sharukh Khan dans Kabhi Khushi Kabhi Gham (2001)

Il fit ainsi entrer le marché du cinéma indien dans une autre dimension, celle dite des blockbusters, ceux qui allaient suivre : Dilwale Dulhania Le Jayenge, Kuch Kuch Hota Hai, Mohabbatein, La Famille Indienne.  Avec un peu de recul, ces quatre films sont les chefs-d’oeuvre qui ont bâti l’identité puis la première évolution du cinéma familial, à grand spectacle (scénique et chorégraphique) du cinéma indien de la moitié des années 90 jusqu’au début des années 2000, avec la dernière fresque en date, Veer-Zaara qui est le dernier grand mélodrame du cinéma en hindi.

La BA de Veer-Zaara

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La BOF du film en intégralité

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L’ancienne étiquette- pour en revenir à cet achat déterminant-  sur le cellophane d’Hum Aapke Hain Kaun (littéralement « Qui suis-je pour toi ? »)  dévoilait le prix de 36 €, prix d’origine. Et le deuxième sticker celui de 3 €. Je n’eus aucune hésitation. J’espérais avoir simplement le film au format respecté, à savoir du 2.40:1 16/9, sachant qu’il a été tourné en Cinémascope (générique d’ouverture, ratio de 2.55:1). Je m’apercevrais plus tard que ce n’était pas le cas, qu’il était recadré et surtout que des bandes noires fluctuantes (et au noir imprécis) se baladaient et scintillaient en haut et en bas trahissant une retouche de l’image que l’on pourrait qualifier d’hasardeuse. Mais peu importe, le DVD était là et c’était mon premier achat d’un film indien. D’une comédie musicale de 3H16 avec Madhuri Dixit -danseuse de barat natyam- et de Salman Khan alors immense star en 1994, année durant laquelle le film sortit, lui qui avait commencé sa carrière en 1989.

Madhuri Dixit dans Hum Aapke Hain Kaun (1994)

Pourtant je n’ai pas regardé tout de suite le film, je n’en ai regardé que quelques extraits, le début avec la partie de cricket, les premières présentations des deux familles respectives (un grand classique narratif). Et puis la fameuse séquence, devenue depuis culte de Didi Tera Devar Deewana où une jeune femme se grime en homme pour se moquer de lui. Un certain art du travestissement dans un film très pieux.

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Le plus amusant dans l’histoire, c’est que je ne suis jamais parvenu à trouver un DVD (et encore moins un Blu-ray) qui soit de la qualité de la vidéo présentée dans celle que je mets en ligne. J’ai toujours eu droit (malgré quatre ou cinq achats différents, dont le DVD Dei qui me faisait tant espéré) à des images légèrement recadrées, moins pétillantes, un peu pixellisées.  Bien sûr j’aimerais pouvoir le (re)découvrir dans les meilleures conditions, en BR, et avec une image au format ENFIN respecté et aux couleurs aussi vives que la vidéo ci-dessus.

Dès lors que j’ai regardé ces extraits de Hum Aapke Hain Haun je me suis découvert un intérêt certain, puis une passion grandissante, non pas charnelle mais culturelle, cinéma, musicale pour l’univers du cinéma indien, sa toute puissante croyance en l’idée d’un cinéma total qui fusionne danse, théâtre, musique. J’ai toujours adoré la danse, depuis mon plus jeune âge, ai toujours trouvé fascinants les danseurs, aussi ai-je été stupéfait de voir que l’on pouvait marier l’univers de la danse et la technique cinématographique

Cela tombait pile avec le cycle Bollywood que Arte lança à la même période. En 2005, une partie de la population française a pu avoir accès, à des horaires raisonnables, à une représentation du cinéma commercial en hindi. Il y eût et il y a toujours le formidable travail de l’équipe de Fantastikindia qui a pu et su parler simplement du cinéma hindi et des autres cinémas de l’Inde. Pour un occidental vivant en banlieue parisienne, monter à Paris pour rechercher des films inédits en DVD officiel en France pouvait paraître extraordinaire, en tout cas atypique, longtemps avant la démocratisation du support HD (pas de HD-DVD, pas de Blu-ray, pas d’ADSL Haut débit ou fibre optique, de TNT à l’époque).  Pourtant ce fut mon quotidien. Et j’en ai gardé une certaine fierté.

Shahrukh Khan et Kajol dans Kuch Kuch Hota Hai (1998)

Kajol rêveuse dans Kuch Kuch Hota Hai (1998)

Il y eût les après-midis, souvent le samedi, parfois en semaine mais moins régulièrement, plutôt en début de soirée, passés à essayer de dénicher les petites perles, les films oubliés, les séries B légèrement érotiques, les films d’horreur, d’exploitation, dans ces bacs à la fois mystérieux et excitants de la rue Jarry, de la Gare du Nord, de la Chapelle, l’odeur des échoppes, du poulet tandoori, du lassi à la mangue, la beauté des saris, des femmes, la boutique dans la rue Jarry dans laquelle chaque week-end je faisais mes emplettes, essayant aussi de faire partager autour de moi les découvertes « exotiques » venus du continent Asiatique, les larmes versées aux premières paroles de Ude Jab Jab Zulfen Teri, au final de Dilwale Dulhania Le Jayenge, Kuch Kuch Hota Hai

J’ai beaucoup découvert (jusqu’à 4 films par semaine), curieux de tout, tout a commencé avec Dil Se (1998) de Mani Ratnam (le Spielberg indien), puis Kuch Kuch Hota Hai (1998), Main Hoon Na (2004), la chorégraphie de Chale Jaise Hawaien, piqué au vif par la curiosité d’une affiche par ci, de la sortie d’un album par là, essayant de suivre l’actualité de comédiens qui avaient commencé leur carrière dix ans plus tôt et dont je partageais les aventures romantico-tragiques sur petit écran. Avant d’avoir la chance de voir Shahrukh Khan dans ce qui était alors encore le Virgin des Champs-Elysées, en 2006. Découvrir Om Shanti Om à Pantin dans une copie d’Eros sous-titrée anglais à un moment où le réseau Annaa Films n’existait pas encore.

Un petit best of pour résumer les découvertes majeures, ces films qui ont pris une place particulière dans mon cœur et dans ma mémoire. J’ai conservé tous les DVDs que j’ai achetés (environ 300), j’avais acheté des copies mais devant leur état parfois déplorable, j’avais souvent racheté le même film en version officielle, originale, avec hologramme, ainsi que les Blu-ray qui se sont ajoutés à la collection

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Mehandi Laga Ke Rakhna

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Lodi

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Soni Soni

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Dhol Yaara Dhol

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Chaiya Chaiya

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Jab Bhi Cigarette

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Banke Tera Jogi

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Kuch Kuch Hota Hai

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Satyam Shivam Sundaram

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Bole Chudiyan

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Yeh Tara Woh Tara

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N° 1 Punjabi

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Aaj Ki Rat

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Aaja Nachle

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 Kehna Hi Kya

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Baazigar Oh Baazigar

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Isqh Bina

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Dola Re Dola

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Ude Jab Jab Zulfen Teri

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Kuch Kariye

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Kajra Re

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Maahi Ve

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Chale Jaise Hawaien

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Aankhon Mein Teri

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Aye Mere Humsafar

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Socha Hai

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Jane Kyun Log

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Radha Kaise Na Jale

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Tujh Mein Rab Diktha Hai

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Jhoom Barabar Jhoom

 

Le top 5 :

1) Dilwale Dulhania Le Jayenge

2) Naya Daur

3) Kuch Kuch Hota Hai

4 ) Rab Ne Bana Di Jodi

5 ) Kabhi Khushi Kabhi Gham

Films du mois (Avril 2015)

 

Films du mois (Avril 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Sket (Nirpal Bhogal, 2012 ) :  ♦♦♦

La rencontre de l’univers de Menace 2 Society et La Haine, mais cette fois-ci quasiment avec pour seuls personnages des jeunes filles de la cité de l’est de Londres (même si une d’entre elles vient de Newcastle, d’où l’intérêt de jouer sur les accents). Un film qui ne passe pas par quatre chemins pour aborder la violence urbaine, les petits trafics et larcins, en reposant sur l’histoire d’une vengeance personnelle. Le film vaut essentiellement pour  l’interprétation habitée de ces gamines, encore en pleine adolescence et pourtant déjà si adultes dans leur comportement et la gravité de leurs gestes. Excellente musique dubstep et break beat. BR éblouissant. BR UK

 

Le magnifique (Philippe de Broca, 1973) : ♦♦♦

L’abattage (le cabotinage éhonté pourraient dire certains) de Belmondo dans ce film d’aventures comiques qui mêle l’espionnage, la satire de James Bond et de très belles femmes (Jacqueline Bisset à tomber) a permis à Le Magnifique d’acquérir un statut de film culte dans son genre et d’asseoir la réputation de son acteur principal comme un acteur populaire alors au sommet, ou presque. L’originalité du script qui mélange la réalité et la fiction à l’intérieur même du cadre fictionnel (le cinéma) est la touche en plus d’une oeuvre qui dès son introduction affiche un rythme effréné. C’est amusant, bon enfant, jamais très sérieux (les explosions de gouache, la violence de bande-dessinée) et ça m’a rappelé un peu l’univers de Russ Meyer. BR fr 

Hercule (Renny Harlin, 2013) :  ♦

Ça n’est pas aussi mauvais que le Brett Ratner (qui se prend clairement très au sérieux avec un visuel de série Z gonflé en blockbuster), c’était difficile de faire pire, mais l’on sent aussi que Harlin s’amuse avec ses SFX sans faire montre d’une véritable originalité ou d’un plaisir d’artisan qui aurait pu en faire autre chose qu’une petite série B. C’est assez manichéen, les personnages sont taillés à la serpe et il y a comme un goût d’inachevé ou réalisé à la va-vite dans ce péplum qui s’ouvre sur un long travelling à l’image du reste : assez superficiel malgré une tonalité parfois amusante. BR fr

 

Kick Ass 2 (Jeff Wadlow, 2013) :  O

On prend (presque) les mêmes et on recommence. La curiosité de voir Jim Carrey (un acteur que j’adore) m’a piqué à vif, mais le film, davantage que le premier (ce qui n’est pas un mince exploit) accumule les scènes d’action hystériques et filmées comme celles que filme Greengrass avec un ton qui se montre ouvertement pédant (tout en voulant très cool). Il en devient très vite antipathique (le personnage de Motherfucker mais ce n’est pas le seul), d’une vulgarité crasse et développe un réel problème aussi avec la question du sexe (point de vue très moralisateur) et dispense deux scènes embarrassantes : celle du taser avec le vomi et celle de l’impuissance de Motherfucker. BR fr

 

Uncertainty/The Ways  (Scott McGehee, David Siegel, 2008) :  ♦

Une version 2008 de Cours Lola Cours qui avait révélé l’actrice allemande Franka Potente en 1998. Soit le choix de deux chemins qui vont entraîner le couple au coeur de l’histoire dans une série de rebondissements. On pense aussi à Pile ou Face avec Gwyneth Paltrow. Les deux comédiens assurent le spectacle (Lynn Collins vue dans John Carter, Joseph Gordon-Levitt dans Mysterious Skin) mais le montage très heurté qui ne laisse pas vraiment respirer le récit ni l’image et qui saute d’une séquence à une autre a un côté un peu rebutant. Sympathique, sans plus. DVD fr

 

7 ans de réflexion/ Seven Years Itch (Billy Wilder, 1955) :  ♦♦

L’adaptation au cinéma par Billy Wilder d’un sccès de Broadway. L’histoire de cet adultère d’Eté vaut surtout pour la présence de Marilyn Monroe qui irradie instantanément l’écran dès ses premières secondes d’apparition et qui possède cette aura magnétique que peu d’actrices de l’époque (et même de nos jours) ont eu et continuent d’avoir. L’actrice, alors au sommet de sa gloire, prouvait aussi avec ce film malgré tout inégal, qu’elle était une actrice complète. BR fr

 

Kick Ass (Matthew Vaughn, 2010) :  ♦

Peut-on tout se permettre sous couvert d’humour au second voire troisième degré comme celui que pratique Tarantino depuis Inglorious Basterds ? A trop vouloir en faire, le réalisateur Matthew Vaughn qui charge la mule, nous dépeint le portrait d’un jeune garçon qui se rêve en super héros pour sortir avec la jolie fille du lycée et surtout de celui d’une gamine élevée par un père fan des armes à feu. C’est davantage d’ailleurs cette violence qui interroge (celui de mettre des flingues dans les mains d’une gamine, y compris au cinéma, dans la fiction) que celle qui occupe le personnage de Kick Ass dans ses combats pathétiques. Un film qui crie son originalité à qui veut l’entendre sans déclencher la moindre émotion. Déroutant. BR fr

Les femmes mariées (Burd Tranbaree, 1983)  : ♦♦♦

Un long-métrage estampillé 80′s, avec postiches, toisons pubiennes et surtout des actrices superbes à une époque où on laissait une place au scénario et aussi à la lumière ici solaire, dans un cadre (quasi) épicurien qui commence comme dans une chanson de Brassens sur un banc public. Un film ancré dans son époque le début des années 80 dans lequel l’humour est présent et si l’histoire n’a finalement pas tant d’importance que cela, c’est bien l’alchimie entre les acteurs (Richard Allan notamment une des stars de l’époque aux côtés de Alban Ceray et Gabriel Pontello) et  le plaisir manifeste ressenti devant la caméra qui frappent. Une production Alpha France qui représente le meilleur du X.  Internet

Du nouveau chez Badlands [L'aiguille]

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Ce film kazakh est une vraie rareté, culte dans son pays d’origine mais totalement inconnu chez nous et pourrait ainsi trouver bientôt sa voie en France pour sa première édition en DVD sur notre territoire (il est sorti en Suède). Une grande première dont l’avancée laisse augurer du meilleur (le travail éditorial du tout jeune Badlands ayant été formidable pour le film de Lucile Hadzihalilovic -master restauré sous sa supervision, respect du format original, interviews, livret avec synopsis, etc). Le film de Rashid Nughmanov est sorti en 1988 et il a consacré localement son acteur principal.

Sylvain Perret le responsable de Badlands vient de dévoiler des news alléchantes quant à la sortie programmée du DVD sur lesquels des touches éditoriales sont actuellement en cours de finalisation

On avait proposé le film à L’Extreme cinema de Toulouse, et le programmateur a eu un coup de coeur : il a fait venir le réal, a montré l’Aiguille dans notre copie, et a même montré un autre film du réal. C’est la troisième fois que je voyais L’Aiguille : la première fut au festival des cinémas d’Asie de Vesoul, dans une copie 35 (sauf erreur) usée. La seconde, c’est en le revoyant avec mes collègues de Badlands pour le sous titrage, et enfin à Toulouse en novembre. Je l’ai « redécouvert », non seulement parce que le master restauré HD est somptueux (amis du grain cinéma, vous allez être ravis), mais en plus, les sous-titres ont été refaits et ça facilite la compréhension de certains points – une référence à Leone notamment…

Le public a été désarçonné par le film, n’a pas toujours tout saisi, on pense que ça va être le cas lors de sa sortie, mais le film vaut à notre sens le coup.

Aujourd’hui, où en est-on ? On a le master, le réalisateur veut peut-être revoir 2 ou 3 sous-titres sur L’Aiguille (Igla en VO – quel titre allons-nous garder ? je ne le sais pas encore). De plus, en bonus, on aura, de certain, une version alternative du film que le réal a sorti il y a quelques années (Igla Remix) et un documentaire sur la musique underground kazakhe dans les années 80 (Yahha) qui a été le déclencheur de L’Aiguille historiquement.

Il est question fortement d’autres courts métrages du réalisateur, de documentaire sur cette Nouvelle vague kazakhe. Pas de date de sortie, à l’heure actuelle, mais on avance…

Historiquement ce serait en effet merveilleux de pouvoir découvrir un tel film plus de vingt cinq ans après la chute du Mur de Berlin venant d’un pays qui faisait partie de l’ex-URSS avant l’indépendance de 1991. Culturellement, ce serait une véritable opportunité de faire découvrir un petit pan du cinéma mondial, kazakh en l’occurrence lequel ne trouve que très rarement le chemin des bacs de DVD et/ou des salles. Rien que l’annonce d’un documentaire sur la musique underground kazakhe est très alléchante.

Pas de date de sortie officielle annoncée pour le moment mais restons à l’affût des news.

BA

Films du mois (Mars 2015)

Films du mois (Mars 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 Fury-thumb-630xauto-48754 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

John Wick (Chad Stahelski, David Leitch, 2014)  :  ♦♦♦

Dommage que les vingt premières minutes s’attardent sur les conventions du genre avec une réelle pesanteur, parce que le film décolle vraiment à partir de la trente cinquième minute pour ne plus redescendre. L’histoire de ce tueur rangé qui revient dans le milieu ressemble par son cadrage, sa rugosité également au Piégée de Soderbergh dont il pourrait être le pendant masculin : l’action n’en finit plus, chorégraphiée comme un ballet avec toutes les techniques de combat rapproché, tirs en pagaille et morts violentes. Keanu Reeves avance tête baissée dans ce film qui a un côté bande dessinée. Travail amusant sur le sous-titrage avec le jeu sur les couleurs des mots, la scène de la discothèque est un morceau de bravoure de 10 minutes très intéressant. BR fr

 

Ronal le Barbare (Kresten Vestjberg Andersen, Thorbjørn Christoffersen, Philip Einstein Lipski, 2012) :  ♦♦♦

Ce film d’animation réalisé par trois jeunes danois s’écarte des conventions de Disney pour proposer un univers visuel attrayant et surtout un humour caractérisé par de nombreuses blagues en dessous de  la ceinture. Cette quête d’un jeune barbare fluet est portée par son insolence, la dynamique de sa mise en scène et ses personnages atypiques, dont celui de l’elfe, ici résolument queer et irrésistible. Sélectionné à Annecy, ce film d’animation ne s’adresse évidemment pas aux très jeunes enfants mais plutôt à un public ado et jeune adulte. On sent à chaque seconde le plaisir de ces réalisateurs et cette manière nordique de se détacher de ses propres blagues en en riant  avec dérision. BR fr 3D

 

On achève bien les chevaux/ They shoot horses, don’t they ? (Sydney Pollack, 1969) :  ♦♦

Durant la Grande Dépression aux Etats-Unis aux débuts des années 30 des couples de danseurs s’engagent pour gagner un marathon de danse, au péril de leur vie. Une fable cinglante et amère sur ces années noires et un regard porté sur le sensationnel, le sujet basé sur l’inhumanité de la compétition étant ici brossé sous la forme d’un concours dont l’issue est illusoire. Jane Fonda porte le film sur ses épaules, un film qui a un peu vieilli et qui parfois souffre du surjeu de ses acteurs notamment lors des vingt dernières minutes. Mais c’est une curiosité, car le film est tombé dans l’oubli de l’édition vidéo, la seule disponible étant un DVD repiqué d’une VHS, en 4/3 et uniquement en VF. En attendant un Blu-ray qui dort actuellement dans les cartons. DVD fr

 

Fury (David Ayer, 2014) :  ♦♦♦♦

L’assaut en Europe en 1945 lors d’une phase décisive de la Seconde Guerre Mondiale de soldats américains à bord d’un tank Sherman. Le film de David Ayer raconte non seulement l’horreur du quotidien (le champs de bataille, les morts, le froid, le manque, la violence) mais aussi les conséquences sur l’esprit de cette violence infligée avec la figure centrale du  soldat Norman, un jeune homme qui renonce à tirer mais finit par prendre les armes sous la contrainte. Magnifiquement filmé et chorégraphié, il fait penser à Il faut sauver le Soldat Ryan, notamment toute la seconde partie du Spielberg. Il fait naître au milieu du désordre et du chaos des instants de grâce lors du déjeuner chez les jeunes femmes allemandes, montrant ainsi le versant romantique d’un film contaminé par la violence. Un film saisissant. BR fr

 

Les maitres fous (Jean Rouch, 1955) :  ♦♦♦

Un documentaire ethnographique de 28 minutes centré sur les rites sacrificiels en Afrique noire, une Afrique que le documentariste Jean Rouch avait pris comme son continent d’adoption. La force peu commune de ce court-métrage vient de la voix-off narrée par Jean Rouch lui-même, une voix de conteur qui apporte un éclairage unique sur la thématique de la croyance et surtout de la colonisation. En reprenant les fonctions des colonisateurs (gouverneur, femme de capitaine) les hommes rentrent ici en transe, sans trucage. Le cinéaste nous envoie une image de la civilisation d’un réalisme qu’aucune fiction ne peut mimer.  C’est brutal, parfois à la limite du supportable, vu avec un regard d’ethnologue qui n’a rien perdu de son impact. Youtube

 

Enemy (Denis Villeneuve, 2014)  :  ♦♦♦

Un exercice de style maîtrisé et perturbant basé sur le double, la question de l’identité, sur les fondations du couple. Jake Gylenhaal interprète un double rôle, celui d’un professeur d’histoire et celui d’un acteur de troisième zone avec une intensité de regard constante. Si l’on se laisse entraîner dès le début par cette histoire au dessus de laquelle plane la figure tutélaire d’Hitchcock, Enemy est une parabole intéressante sur l’emprisonnement et la schizophrénie. Dommage que le dernier plan, le plan final  tombe dans un fantastique qui n’en avait peut-être pas besoin. BR fr

 

Total Recall (Len Wiseman, 2012 ) : ♦♦♦

Certes le remake n’a pas gardé intactes l’ironie et l’originalité proches du cartoon du film original de 1990, mais le film de Wiseman se suit comme un grand livre d’images futuristes, avec un soin apporté aux décors et surtout à la réalisation des scènes d’action (toutes lisibles) qui en font une oeuvre intéressante parce que programmée dès le départ à ne devoir surtout pas être à la hauteur d’après le déluge de critiques négatives reçues à sa sortie. Colin Farell n’est pas Arnold Schwarzenegger, mais ce remake hollywoodien réalisé par un anglais est un très bon divertissement à l’action quasi non-stop. BR fr

 

L’amour est un crime parfait (Jean-Marie, Arnaud Larrieu, 2013) :  O

Un film qui commence par une scène d’amour avortée, balayée d’un revers de main (ou ici d’un pano rapide) ne peut pas être un bon film. Le mystère, s’il y en avait un, s’évapore dès lors dans une succession de dialogues  lénifiants.  L’histoire de ce professeur de littérature, écrivain raté qui le revendique lui-même, repose sur une distanciation et une froideur collant à l’atmosphère du lieu principal, l’université de Lausanne. Il s’agit surtout d’une énième variation sur le thème de l’homme couchant avec ses étudiantes, filant la métaphore sur le désir sexuel sans la moindre empathie,  sans la moindre originalité. Beaucoup trop long et d’un nombrilisme confondant.  BR fr

 

Salt (Philipp Noyce, 2012)  : ♦♦♦

Le meilleur épisode de James Bond depuis dix ans est ce film de Philipp Noyce tourné avec Angelina Jolie. Un divertissement de haute volée sans temps mort qui joue parfaitement avec les codes du genre et qui bénéficie d’une mise en scène qui privilégie la lisibilité de l’action. Salt c’est avant tout son actrice principale, son héroïne  qui aimante, attire et fait tourner l’action autour d’elle, ici grimée et surtout parfaitement à son aise dans  un des exercices premiers de l’acteur : celui de se travestir et de s’amuser devant la caméra. BR fr

 

Rock Forever/ Rock of Ages (Adam Shankman, 2012) :  ♦♦♦

De son début dans le bus à son final en concert, le film d’Adam Shankman (Hairspray Queen) est une comédie musicale qui enchaînes les morceaux (repris des 80′s) et les chorégraphies dans un ballet qui sous son vernis éclatant laisse transparaître une intéressante réflexion sur les stars, leur statut et les illusions qu’elles produisent. Sans doute moins acide que ne l’est Showgirls, Rock Forever montre pourtant le parcours d’une girl next door venue de sa petite ville d’Oklahoma qui monte à Los Angeles pour y percer. Le brio vient de l’interprétation et de l’énergie que mettent les acteurs à s’auto-parodier. Baldwin bien sûr,  Cruise, génial en dieu du rock, qui fait dans le mimétisme (Billy Idol et Axl Rose) et surtout Catherine Zeta-Jones, fantastique en ex groupie devenue la parodie de Sarah Palin. Une oeuvre en mouvement permanent qui respecte les canons du genre tout en lançant un regard intéressant sur le monde du spectacle. BR UK

 

Arjun le guerrier/Arjun the warrior prince ( Arnab Chaudhuri, 2012) :  ♦♦♦

Un film d’animation sorti sous la bannière UTV (une des principales sociétés de production indiennes gérée par Ronnie Screwvala). Même si l’histoire est complexe et parfois difficile à suivre, ce texte qui s’appuie sur la mythologie permet surtout de mettre en avant l’ambition technique et visuelle du film. Le dessin rappelle les Disney des années 90, Aladin comme Pocahontas, aidé par une photographie solaire, avec une chorégraphie du mouvement qui n’a rien à envier au cinéma hollywoodien. Il faut voir le dernier quart d’heure, un véritable morceau de bravoure qui convoque Spartacus et Le Jeu de la mort, avec la mise en scène, quasiment sous la forme d’un ballet entre le glaive et la main nue de deux figures qui prennent une aura légendaire. Avec la BOF de Vishal/Shekhar (Om Shanti Om), Sunidhi Chauhan et Shreya Ghoshal au chant, autrement dit des célébrités. Le fait que le film n’ait pas été distribué par Disney s’explique peut-être par les éclairs de violence de son final, étourdissant. BR fr

 

Rabbit Hole (John Cameron Mitchell, 2010)  :  ♦♦

Après son extraordinaire Shortbus sorti en 2006, Mitchell filme ici l’intime, le deuil et la difficulté pour un couple de repartir sur de nouvelles bases. Très économe dans ses effets, porté par son casting, il affleure ici le sentiment d’une perte irréparable que le cinéaste filme avec beaucoup de pudeur. Un film sobre, qui montre aussi lors des scènes d’extérieur, notamment au parc, que le mélodrame de nos jours ce peut être simple : une ouverture sur le monde et aux autres qui se fait parfois dans la douleur et ici avec une dose d’espoir. BR fr

 

Blue Jasmine (Woody Allen, 2013) :  ♦♦♦

Le début fait craindre le pire avec son univers mondain et le cynisme affiché du metteur en scène qui met à l’honneur la formule Wildienne selon laquelle le cynisme « c’est connaître le prix de tout et la valeur de rien ». Mais peu à peu, construit sur l’évolution de son personnage principal, le film déroule une lente mécanique de destruction, un saisissant portrait de femme brisée. Car, Jasmine, au-delà de l’allure fringante et du vocabulaire soutenu est surtout une femme qui tente de recoller les morceaux d’une vie borderline, axée sur le mensonge, le déni et l’illusion. Cate Blanchett peut aussi bien apparaître prodigieuse comme horripilante, mais c’est le premier sentiment qui a gagné chez moi, parce qu’elle joue finalement sur la palette de nuances, le film s’achevant plus mal qu’il a commencé. Un rôle à Oscar certes, mais aussi de la profondeur. Cela dit je préfère le Allen de Match Point. BR fr

 

La vraie vie des profs (Emmanuel Klotz, Albert Peireira Lazaro, 2013) :  ♦♦

Après leur excellent film d’animation Lascars, le duo s’incruste ici dans un collège pour y décrire le quotidien de gamins de douze ans entre ateliers d’écriture, cours et après-midis passés chez les copains avec les premières bières bues et les premiers baisers échangés. Moins dynamique et percutant que ne l’était Lascars, ce portrait de profs et d’élèves (des gamins de l’âge de ceux décrits dans le film)  est néanmoins assez sympathique parce qu’il met à l’honneur un fantasme qu’on a souvent eu ado: savoir ce qui se passe derrière les cours, dans les coulisses d’une salle de réunion, et aussi un peu dans leur vie. Amusant par moments bien qu’un peu trop long. BR fr

 

Winter’s bone (Debra Granik, 2010)  :  ♦♦

Un portrait d’une Amérique aussi glacial que l’est sa photo hivernale, ses teintes éteintes, sa galerie de personnages d’une austérité déstabilisante. Je le rapprocherais de Boys don’t cry pour le portrait du quotidien, bien qu’ici l’histoire qui tourne autour d’une jeune adolescente (Jennifer Lawrence dans son premier grand rôle, porte ici le film entièrement sur ses épaules) qui tente de retrouver son père disparu a d’autres thématiques : l’absence, la survie d’une famille. D’une noirceur presque irrespirable, un film qui pourrait se voir cmme un film d’horreur social. BR fr

 

Parïs à tout prix (Reem Kherici, 2012)  :  ♦

Comment rendre touchant ce qui à la base est clairement antipathique ? Dans le rôle d’une fashion addict et d’une styliste de mode qui montre toute son arrogance, Reem Kherici dresse aussi le portrait d’une jeune femme qui se retrouve basculée dans la vie d’un petit village marocain dont elle est originaire. Le sel du film est de nous la présenter comme quelqu’un qui ne parle pas l’arabe, n’aime rien d’autre que Paris (et surtout pas le Maroc), se retrouve dans l’illégalité, expulsée et pleurant sur son sort. Si Reem Kherici qui veut tout faire, se démène devant et derrière la caméra, le film se résume à sa scène finale : finalement son petit monde lui plaît tant qu’elle n’est pas prête à faire la moindre des concessions. Banal. BR fr

 

RTT (Frédéric Berthe, 2008)  :  ♦♦

Si la jaquette fait peur et que l’on peut penser que Kad Merad est un comédien qui en fait des tonnes (et tourne trop), cette comédie basée sur le principe de répétition (une voleuse de tableaux s’envole pour Miami et se charge de trouver une mule pour en assurer le transport) est assez bien ficelée même si elle ne révolutionne évidemment rien. J’ai eu un peu de mal avec le personnage de Manu Payet qui ressemble trop à ceux crées par Kad et Olivier pour Mais qui a tué Pamela Rose ? Sympathique. BR fr

 

Touchez pas au Grisbi (Jacques Becker, 1953) :  ♦♦♦

Le premier rôle au cinéma de Lino Ventura. Il joue aux côtés d’un Jean Gabin qui allait tourner Mélodie en Sous-Sol dont on pourrait rapprocher thématiquement le film de Becker, notamment pour la figure du vieux truand en passe de partir à la retraite et qui veut faire un dernier coup d’éclat. Les dialogues, la gouaille font d’abord penser à Audiard, mais il y a aussi la patte de Becker père, le cadre en noir et blanc, ce Paris du début des années 50, les incessantes réparties qui participent du rythme du film sans qu’il y ait de mouvement de caméra ou si peu. Un jeu d’acteurs, physique, entier, dédié au dialogue. La scène des gifles est culte. Le film l’est aussi. DVD fr

 

Blue Crush 2 (Mike Elliott, 2011) :  ♦♦

On ne prend pas les mêmes mais on recommence à surfer sur la vague. Michelle Rodriguez qui était du premier volet n’est plus là car le casting a été repensé pour plaire à une nouvelle génération d’ados auquel le film se destine essentiellement. On part en Afrique du Sud et l’on évoque, en filigrane en tout cas, au début la question de l’intégration des étrangers dans un cadre à l’aspect d’abord idyllique. Même s’il n’est pas frontalement politique, le film évoque souvent par sa photo et ses personnages un monde qui a fantasmé sur la communauté hippie et s’en revendique. Le plus spectaculaire vient des scènes de surf elles-mêmes, pleines d’énergie. Un deuxième volet très sympa. BR fr

 

Dracula Untold ( Gary Shore, 2014) : ♦♦

Même s’il a été conçu dans le moule Hollywoodien, cette relecture de la légende de Vlad L’empaleur aka Dracula est vraiment pas mal du tout dans son genre. Portée par son acteur principal, elle bénéficie d’une mise en scène assez fluide et d’une photo travaillée. Une bonne surprise d’un film que l’on pourrait juger uniquement axée sur l’action au regard de sa jaquette mais qui n’est pas que cela. Exactement l’inverse du Hercules de Bret Ratner : plus d’action, plus d’envie aussi sans doute. BR fr

 

La folle journée de Ferris Bueller/ Ferris Bueller’s day off (John Hugues, 1986) :  ♦

Ce film a eu un écho considérable auprès de la jeunesse américaine puisqu’il est devenu culte. Je n’ai vu ni Breakfast Club ni Une créature de rêve. Je n’en connaissais rien si ce n’est qu’il était encore célébré comme un film emblématique des 80′s  (et inspirera Parker Lewis dans les années 90′s, une série dont je suis fan). Je l’aurais peut-être adoré à a sa sortie, mais avec 28 ans de recul, je n’ai simplement pas du tout accroché au style, à l’écriture ni à l’incessant jeu qui consiste à utiliser le regard caméra. Matthew Broderick dont je ne suis pas très fan en tant qu’acteur est de tous les plans ou presque (mais j’adore son film Disjoncté) , ses amis semblent s’amuser comme des petits fous mais ça m’est complément passé au dessus de la tête sauf la scène du commissariat avec un Charlie Sheen halluciné. BR UK

 

Strella (Panos Koutas, 2008) :  ♦♦

Dans la ville d’Athènes le dur retour à la vie quotidienne d’un homme qui a purgé une peine de prison. Il rencontre une transexuelle et recherche son fils. Un film, dont le scénario, étonnant, ne révèle sa véritable dimension dramaturgique (voire mythologique, ça tombe bien on est en Grèce)  que lors de la chute, une inattendue révélation. Sur le papier, il s’agit typiquement du film qui peut faire peur à des producteurs frileux (univers queer, cabaret de spectacles pour trans, actrice non professionnelle et elle-même trans pré-opératoire, monde interlope) ce dont s’explique le réalisateur en interview. Il fait penser à Almodovar, il a surtout un ton personnel et un sujet que l’on voit rarement à l’écran. DVD fr

Jean-Pierre Marielle dans ses oeuvres

Jean-Pierre Marielle dans ses oeuvres dans Cinéma

Comédien émérite Jean-Pierre Marielle s’illustre dans la comédie française depuis maintenant près de soixante ans. C’est l’occasion ici d’illustrer son talent d’acteur à la diction si particulière avec deux extraits de films aujourd’hui considérés comme cultes. Peu d’acteurs sont capables d’incarner avec autant de détachement des rôles d’homme grivois, et c’est avec panache et malice que l’acteur s’y s’est essayé.

Deux extraits, le premier de Comme la lune (sur une musique brésilienne incroyable)  où la grivoiserie le dispute à la gaudriole, le second dans le classique de Bertrand Blier Tenue de Soirée avec un univers qui  lui va à merveille. Quand en plus on ajoute Michel Blanc, Miou-Miou et Gérard Depardieu au casting, on atteint les cimes. Presque personne ne peut sortir de tels dialogues sur ce ton là.  Peu d’acteurs ont cette gouaille, cette vitalité, cette énergie dans le phrasé. Marielle en fait partie.

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Comme la lune

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Tenue de soirée

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