Archive pour la Catégorie 'Cinéma'

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Films du mois (Octobre 2014)

Films du mois (Octobre 2014) dans Cinéma Cinema

 

 

Film du mois

Sailor & Lula (David Lynch, 1990)

 saylor_et_lula_uk dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Ennemis Jurés (Ralph Fiennes,  2012) :  ♦♦

Ralph Fiennes devant et derrière la caméra transpose la pièce de Shakespeare, située à Rome dans une époque plus contemporaine. L’intérêt du film au-delà de l’affrontement entre deux gueules de cinéma (Fiennes lui-même et Butler) est de montrer les arcanes de la politique, et la violence du rapport de force entre le fils prodigue peu à peu lâché par le peuple parce que le méprisant, et son ennemi prêt à le renverser. La caméra portée façon reportage « pris sur le vif » ajoute une authenticité contemporaine à un récit qui par nature est intemporel : les affrontements pour le pouvoir se sont déroulés depuis l’Antiquité et même avant tout en continuant de nos  jours. Un film dans lequel Fiennes vocifère beaucoup, porté par une certaine énergie. Le BR ne lui rend pas hommage, avec une image trop laiteuse et des noirs peu profonds. BR fr

 

Edge of tomorrow (Doug Liman, 2014) :  ♦♦

Un concept de départ qui pourrait être un croisement de Un jour sans fin (pour la boucle temporelle), de Starship Troopers (pour les grosses bébêtes en CGI) et Aliens (pour les personnages de militaires bourrus, dont une femme qui aime le langage sans ambage). Ce qui est intéressant c’est de voir Tom Cruise dans un contre-emploi (c’est sûr il n’aurait pas accepté au moment de Top Gun et la technologie ne l’aurait sans doute pas permis) , ici dans la peau d’un déserteur plongé au sein d’une guerre qu’il ne souhaite pas livrer et qui est condamné à revivre le même champs de bataille en mourant plusieurs fois par jour. Même si Edge of Tomorrow n’égale pas le cynisme et l’acidité de Verhoeven, et si le début est extraordinaire, avec ses effets spéciaux soignés, son sens du rythme et la fascination que peut exercer le choix de l’exercice de style, le film recourt ensuite uniquement à cet argument de la répétition et du schéma narratif qui subit de légères variations, nuances. C’est bien ficelé mais un poil répétitif. BR fr 3D 

 

Querelle (Rainer Weiner Fassbinder, 1982) :   ♦♦♦♦♦

L’adaptation à l’écran du célèbre roman de Jean Genet, réputé inadaptable. Fassbinder s’est approprié la substance, l’érotisme suintant, l’audace, et la beauté sauvage de l’écriture du romancier pour en tirer un film qui lorgne vers le symbolisme, aidé par une photographie et une direction artistique à tomber à la renverse. J’avais découvert Querelle il y a plus de quinze ans sur Arte, un choc d’adolescence, et le revoir en HD m’a révélé de nouveau la puissance de l’écriture, la poésie brute de l’ensemble, l’homo érotisme qu’il dégage n’ayant d’égal que l’influence très importante qu’il eût sur le cinéma queer de la décennie qui naissait. Un film qui saisit par l’étonnante modernité de son propos (sorti en 1947) et son intemporalité, avec son monde de fantasmes, de marins, de putes, de folles,  la beauté de ses dessous chics et de ses étreintes éphémères. Un classique. BR fr

 

X-Men, Days of future past (Bryan Singer, 2014) :  ♦♦

Bryan Singer revient aux manettes, et cela se sent derrière la caméra après les deux derniers épisodes peu fameux signés Ratner et Vaughn. Les mutants voyagent dans les temps, plongés dans les années 70, au coeur des négociations pour les accords de paix en Janvier 1973 à Paris. La technique et les effets spéciaux spectaculaires sont au rendez-vous, les séquences d’action sont très lisibles mais peu nombreuses, car Singer aime développer les liens entre les personnages. La dernière demi-heure est cependant un petit feu d’artifices. L’occasion de se faire croiser l’ancienne et la nouvelle génération dans une 3D très immersive. Du bon travail d’artisan. BR fr 3D

 

Jamais le premier soir (Melissa Drigeard,  2013) :  ♦

 Les affres sentimentales d’une trentenaire larguée par son mec. Une comédie romantique française qui se désire d’aujourd’hui, en jonglant entre rires et émotions (la scène de « libération » durant laquelle une des copines de l’héroïne agrippe le micro pour raconter ses déboires). C’est parfois bien vu, Julie Ferrier a un bel abattage (elle était aussi bonne dans La Stratégie de la Pousette en mère célibataire aguicheuse), ça parle de cuisine bio, de tantrisme, d’échangisme. Mais c’est aussi assez inégal. BR fr

 

Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil, 1962)  :  ♦♦

Deux monstres sacrés du cinéma français pour un casse organisé sur la Côte d’Azur. L’intérêt principal du film est de revoir une partie de la France des années 60, dans ses moeurs, ses habitudes, son mode de vie, en jouant tout sauf la carte postale. L’interprétation de Delon est bonne, il était alors débutant après Plein Soleil. Gabin joue sur le code de l’ancien détenu qui joue sa dernière carte. C’est bien réalisé et joué, mais les dialogues d’Audiard finissent par m’agacer au bout d’une heure, car je ne suis pas fan de cette gouaille. C’est surtout la fin qui est génialement ironique. BR fr

 

The Last Starfighter (Nick Castle, 1984)  :  ♦♦

Toute une époque revit dans ce film très marqué années 80, mais c’est logique car il sortit en 1984 avant la révolution de l’ère digitale avec le passage aux SFX numériques (les CGI post Total Recall). C’est un film au charme désuet qui propulse son héros à l’intérieur du jeu-vidéo dont il est fan et dont il a pulvérisé le record. Les effets spéciaux ne sont pas massacrés par le passage à la HD, et c’est l’intérêt du film qui de montrer des dimensions parallèles, sur fond d’histoire romantique. Un joli exercice de style dont la musique fait penser à du John Williams période Star Wars. BR US 

 

The Violent Kind (The Butcher Brothers, 2012) :  O

L’argument consiste à faire passer ce film pour un croisement réussi entre Rob Zombie et David Lynch. C’est ce qu’indique la pochette. Le résultat ne tient ni du premier (le premier que je n’aime pas), ni du deuxième (dont j’aime beaucoup le cinéma, sauf ses derniers films). En fait c’est une série Z malhabile, déplaisante visuellement (photo, cadrage médiocres), interprétée dans l’hystérie collective, pour un film qui hurle plus qu’il ne parle. La première demi-heure est indigente, et le minimum d’intérêt arrive avec les trois lascars et leur tenue sixties (rockabilly attitude) au bout d’une heure. Mais c’est trop peu et trop tard pour sauver les meubles. BR fr

 

Red State (Kevin Smith, 2011) :  ♦♦♦♦

Ca commence comme un film d’adolescents qui veulent se faire un plan cul à quatre avec une MILF. Et ça se dirige ensuite très abruptement dans l’exercice de style sur la haine homophobe, la folie du prêche extrême, la libre circulation des armes dans une bourgade qui rappelle le pire de l’Amérique. Un film radical qui prend le spectateur à la gorge sans le lâcher une seconde, et surtout une oeuvre sur l’horreur sociale (bien plus effrayante que les maisons hantées et histoires de fantômes), qui fait froid dans le dos par son côté quasi documentaire et réaliste. Le film le plus violent de Kevin Smith (totalement à l’opposé de Clerks) , excellement interprété,  qui dégoûte justement de la violence. Dommage que la fin soit moins percutante que le reste, on était tout proche du chef-d’oeuvre. BR fr

 

Top Gun (Tony Scott, 1986) :  O

Avec le recul, c’est-à-dire plus d’une vingtaine d’années, c’est (un peu) amusant de revoir Tom Cruise faire ses premières armes après Risky Business, aux côtés de Val Kilmer et Anthony Edwards (futur acteur de Urgences). Ce sont les années 80, et si je me souvenais de la chanson du groupe Berlin, je n’avais pas encore vu le film. En dehors des séquences aériennes, le film se concentre surtout sur l’histoire d’un pilote de chasse qui essaie d’emballer une prof. Et qui met 55 minutes à le faire. La charge homo-érotiqe des vestiaires tranche avec le côté ultra masculiniste des autres scènes d’où la testostérone suinte de la pellicule. Un film de son époque, blockbuster carnassier, plat et bourré de sous-entendus sexuels. La 3D est spectaculaire pas le film. BR italien 3D

 

La belle et la Bête (Jean Cocteau, 1946)  :  ♦

Il y a les décors, le maquillage, le beau noir et blanc contrasté, l’onirisme, une certaine invention dans le montage (le recours au ralenti inversé, entre autres), les thématiques de la jeunesse, de la beauté et de la laideur, de l’amour qui peut triompher de tout. Mais il y a aussi un ton et des dialogues parfois empesés, d’une grande théatralité, un étonnant (pour l’époque) dialogue d’ouverture « Tu veux que je te casse la gueule ? » un jeu qui tend vers le surjeu de tous les acteurs. C’est un film qui mêle le conte, l’onirisme, le fantastique mais dont l’histoire ne m’a au final pas ému. Très bel écrin pour un film considéré comme un classique que je désirais découvrir mais qui ne m’a pas du tout transporté.  BR Fr

 

Hissss (Jennifer Lynch, 2010)  :  O

Il y a quelque chose de profondément invraisemblable dans cette histoire de femme serpent, qui dès l’intro souligne le fossé abyssal entre les intentions (faire peur) et le résultat visuel final qui semble avoir échapper (ou alors c’est proprement incroyable) à ses géniteurs, notamment sur le plan des effets visuels. Jennifer Lynch (Boxing Helena) raconte cette fable faite de légendes, d’horreurs et de meurtres dans un climat qui oscille entre Anaconda, Bruno Mattéi et Max Pécas. La faute aussi à des choix éditoriaux incongrus : une seule VF disponible qui semble avoir été faite après une soirée arrosée, la copie du transfert de l’édition indienne Venus Records, d’où une image très peu définie et contrastée, l’absence de bonus pour essayer de comprendre le comment du pourquoi. Un film assez saisissant, parce qu’il semble avoir été tourné en postproduction dans les années 80, avoir été caché et être ressorti en cachette trente ans plus tard.  Même avec le minimum de sympathie que j’ai pour Mallika Sherawat et Irrfan Khan je ne peux mettre autre chose que O . DVD fr

 

Gerontophilia (Bruce LaBruce, 2014) :  ♦♦♦

Habitué à davantage de provocation, cinéaste de la frange, surtout à ses débuts, BruceLaBruce réalise ici son film le plus simple, le plus limpide, et aussi le plus sentimental. Cette histoire d’un jeune homme embauché dans une clinique pour seniors qui rencontre et tombe amoureux d’un septuagénaire touche à l’universel. Le rôle principal joué par le nouveau venu Pier-Gabriel Lajoie  est à la fois beau et magnétique. L’acteur qui incarne Melvin aussi. Un beau road-movie (puisque c’en est un) sur les amours à tous âges, qui laisse avec le sentiment de voir un cinéaste venant d’atteindre son but : réaliser son meilleur film. Deux petites remarques : un choix de jaquette étonnamment lisse alors que le film est justement audacieux et l’absence de sortie en Blu-ray ce qui cantonne le cinéma queer au support DVD quand les films « hétéros » sortent très souvent en HD. C’était la même frustration pour l’Inconnu du Lac. DVD fr

 

Dagmar (Roar Utaug, 2012) : ♦♦♦

Une course-poursuite dans la forêt norvégienne qui rappelle le Poursuite Mortelle sorti lui aussi directement en vidéo. Cette traque entre un groupe d’hommes menée par une femme et deux gamines est sèche comme un coup de trique et va directement à l’essentiel. Les deux interprètes féminines qui jouent les pourchassées sont saisissantes, le cadre est original, les ralentis bien choisis. Une oeuvre violente qui illustre aussi le cercle de la violence : les enfants se retournent contre les prédateurs. BR fr

Q (Laurent Bouhnik, 2012) :  ♦

Laurent Bouhnik, réalisateur il y a quinze ans de Zonzon, aurait pu tourner un film pornographique en vidéo. C’est un peu l’idée que l’on se fait de ce film qui prend (trop) souvent la pose du film d’auteur pour se justifier de ces scènes de sexe (non simulées) à la façon d’un étudiant studieux qui veut un peu choquer mais sans pousser le bouchon trop loin, s’arrête à la frontière du sexe, parce qu’écrit et réalisé par un cinéaste du traditionnel. Les comédiennes se livrent corps et âme (surtout Déborah Revy, la révélation qui pourrait être enfermée dans ce rôle comme Maruschka Detmers au temps de Le Diable au corps ) les comédiens ne sont en revanche eux pas très bons, ça parle beaucoup, philosophe parfois.  On pense à Brisseau. Mais je préfère Choses secrètes. BR fr

 

Angélique, Marquise des Anges (Ariel Zeitoun, 2013) :  ♦

Ce n’est pas le nanar friqué vilipendé un peu partout comme j’ai pu le lire. Ni un grand film au souffle épique. Ce qui m’a le moins convaincu et qui donne un cachet paradoxalement un peu daté au film c’est l’emploi d’une HD comme on peut en voir dans Miami Vice à la place de la pellicule argentique. Je n’en suis pas fan et ce film renforce mon sentiment. Le film quant à lui se suit sans problème, c’est un récit d’histoire, d’amour, de mélodrame, avec un côté La belle et la Bête, contexte historique, religieux (le poids de la religion transpire de toutes les scènes) balayé par une caméra qui alterne les plans fixes avec des délires de steadycamer qui prend manifestement plaisir à la trimballer partout où il le peut. Le problème c’est que si la 1ère heure est assez plaisante, la deuxième l’est beaucoup moins et tombe dans tous les travers (surjeu constant, effets visuels douteux, stock shots invraisemblables, etc). Bref un film pas honteux mais très inégal. Et aussi la révélation Florence Coste en servante. BR fr

 

Cosmopolis (David Cronenberg, 2012) :  O
J’aime beaucoup le cinéma de Cronenberg, sa mise en scène, ses idées. Mais ce Cosmopolis qui décrit l’état mental, les turpitudes et le début d’un monde qui s’écroule (celui des traders, dont le personnage principal s’est ici enfermé dans sa limousine high-tech) m’a paru extrêmement bavard, poussif et ennuyeux. Il y a bien ici et là des touches Cronenbergiennes en diable, mais l’univers ultra glacial, les dialogues à rallonge et le peu d’intrêt de la seconde partie  (malgré un final qui rappelle Existenz) en font un des films les plus faibles et pour tout dire l’un des moins aimables de sa filmographie. Bien tenté, mais raté. BR fr

 

Sailor et Lula (David Lynch, 1990):  ♦♦♦♦♦

Je ne l’avais jamais vu. C’est le Lynch du début des années 90, qui fait le lien entre la fin des années 80 marquée entre autres Par Blue Velvet et l’avant Twin Peaks puis Lost Highway (son chef-d’oeuvre à mon sens des 90′s). Dès l’intro (incroyable), le film distille une énergie, une vitalité et une originalité constantes. Il assume aussi son culot jusqu’à faire jouer une mère pyschopathe par la propre mère de Laura Dern. Mariant les genres avec un égal bonheur et une maîtrise stupéfiante de la mise en scène et de la direction d’acteurs (road-movie, film d’horreur, comédie, mélodrame), ce Sailor et Lula ouvre la voie d’une nouvelle ère du cinéma américain indépendant et a dû faire l’effet d’une bombe lors de sa projection Cannoise. Il peut susciter autant le dégoût que l’adhésion totale. Laura Dern est ici exceptionnelle, provoquant un désir et une passion amoureuse qui n’ont d’égal que le jeu survitaminé en mode Elvis Presley (les clins d’yeux sont nombreux) de Nicolas Cage. Un film étonnant, très original, novateur dans sa structure et sa forme.  BR fr

 

Les garçons et Guillaume à table (Guillaume Galienne, 2013) :  ♦

Je n’ai rien contre Guillaume Galienne (son triomphe n’est pas un scandale), mais j’ai trouvé ce film qui raconte la façon avec laquelle il était considéré et vu par sa mère omniprésente (il y a quelque chose d’Oedipien, mais surtout de profondément égocentrique) pas très amusant, celui-ci  ne m’ayant pas convaincu du tout sur le fond (une écriture qui se veut sans doute brillante mais qui ne m »a pas fait sourire une fois), comme sur la forme (un style feutré et très lisse). Ecrit, produit, réalisé et interprété par un garçon qui se veut sans doute discret mais vampirise tout (en raflant même 5 Cesar). Une comédie quelconque qui ne m’a pas touché. BR fr

 

La stratégie de la poussette (Clément Michel, 2013) :  ♦♦

Les atermoiements et la peur de l’engagement au coeur de cette comédie française aux couleurs pop, agréable à suivre et mettant en scène un duo d’acteurs convaincant, celui composé de Raphaël Personnaz en trentenaire qui hésite à devenir père de famille mais est très amoureux, et Charlotte Le Bon, craquante. Les scènes comiques s’enchaînent et c’est une comédie assez pimpante à laquelle on assiste. Curieusement le film a été très mal reçu par la critique. Pourtant il y a eu bien pire et pourtant bien plus loué.
BR fr

 

Passion (Brian de Palma, 2012) :  O

Difficile de croire qu’il s’agit bien de Brian de Palma, formaliste génial dans les années 70-80, derrière la caméra, car même s’il se voulait pastiche, cet exercice de style sur la fascination-répulsion de deux femmes évoluant professionnellement dans un environnement aussi glacé que l’est la photo du film est vite pénible. Dialogue, photo, mise en scène, tout semble être pensé sous l’angle du minimalisme désincarné. Résultat un film aussi froid que désincarné. Un film à oublier dans cette filmographie pourtant très riche et qui pour le coup ne montre aucune passion. BR fr

Domination (Erik Lamens, 2013) :  ♦♦

Derrière sa jaquette un peu racoleuse, surtout faite pour vendre, une réflexion pertinente inspirée d’un fait divers réel belge, assez riche sur la vie privée, y compris celle qui fait le quotidien des juges, représentants de l’ordre et de la justice. Et c’est un juge qui est ici accusé de tortures et d’actes de sévices, renvoyé devant une cour et condamné. Au-delà du regard porté sur les violences que l’on peut se faire dans le cadre de l’intimité, c’est surtout la question de la morale, de ce qui en découle ou non et le regard porté sur les autres qui est ici traité, sans condescendance aucune. Les acteurs sont bons et le constat terrible : le SM consenti aboutit parfois à des énormités de jugement, et à des scandales sexuels qui n’existent que dans les yeux de ceux qui observent avec dédain. BR fr

 

Minuscule (Thomas Szabo et Hélène Giraud, 2014) :  ♦

Une intro intrigante, de beaux décors, mais très vite, et c’est dommage le film qui opte pour quelque chose de spectaculaire alors que le visuel devrait exprimer l’inverse (chaque pas, chaque mouvement est surligné) donne  l’impression d’un bourdonnement continue qui finit par rendre le visionnage un peu pénible. C’est techniquement très abouti, surtout sur le plan visuel, avec une animation à « l’ancienne », les scènes d’affrontements entre les clans prenant des allures de blockbuster avec un effet loupe sur l’infininement petit qui devient grand, mais je n’ai pas du tout été touché. BR fr

Films du mois (Septembre 2014)

Films du mois (Septembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011)

tmp-2 dans Cinéma

 

Films vus

 

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ :  Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Godzilla (Gareth Edwards, 2014) :  ♦

Certes il y a les effets spéciaux (mais en 2014, il n’y a rien de révolutionnaire), certes le film prend son temps pour installer son intrigue (déjà connue). Mais la transparence du casting, l’absence de véritable surprise qui viendrait dynamiter un ensemble très lisse ont eu un peu raison de moi. Les séquences d’action sont bien réalisées et lisibles, mais il y a ce quelque chose de fondamentalement américain dans l’exécution (depuis le design de Godzilla jusqu’à la mise en scène des séquences de peur panique) qui fait que le film remplit son cahier des charges tel un métronome. C’est donc lisse, on n’échappe pas à une caractérisation caricaturale du scientifique japonais (qui passe tout son temps à jouer l’ahuri de service), et l’accumulation de méchants (dont Godzilla, venu protéger les humains au final) devient lassante. Très deçu malgré une belle 3D. Br fr 3D

 

De l’huile sur le feu (Nicolas Benamou, 2011) :  ♦♦

Contrairement à ce que laisserait penser sa jaquette (la rencontre entre Jean-Marie Poiré et un ersatz des films de Bruce Lee), cette comédie française sur la rivalité de deux restaurants (l’un chinois, l’autre arabe) n’est pas une série Z franchouillarde dénuée d’intérêt. Au contraire, il y a l’énergie des acteurs, des répliques parfois bien senties, un cadre amusant. Pas de la gastronomie mais du ciné comique qui se suit sans mal (et avec quelques rires). BR fr

 

The Amazing Spiderman 2 (Marc Webb, 2014) :  ♦♦

Une suite tout aussi efficace et rondement menée que le premier volet de la nouvelle trilogie Spiderman, la surprise en moins. Andrew Garfield se défend une nouvelle fois très bien, passant du statut de lycéen  à celui d’étudiant. Du fun, de l’action, mais malheureusement trop de punchlines durant les scènes de combat qui réduisent un peu l’impact de la dramaturgie (trop « d’humour » tue parfois l »humour). Un blockbuster plaisant qui se termine sur une note dramatique inattendue. Br Fr

 

Non Stop (Jaume Collet-Serra, 2014) :  ♦♦

 Liam Neeson égale à lui-même (monstrueux de charisme) à bord d’un avion doit déjouer les plans d’un mystérieux individu qui menace de faire sauter l’avion. Les prises d’otage et demandes de rançon sont un des schémas classiques du cinéma pop corn américain des vingt dernières années.  Combien sont-ils ? Que veulent-ils ? Cela, c’est Liam qui doit le découvrir. Celui-ci est techniquement abouti, complètement invraisemblable, mais c’est le rythmé constant, les péripéties nombreuses, la nervosité du tout qui emportent l’adhésion. C’est un peu comme Taken mais sans histoire de mafia, et cette fois-ci dans un avion. Br FR

Nurse 3D (Douglas Aarniokoski, 2013)  :  ♦♦♦

 Une jeune infirmière incendiaire assassine les petits copains et maris infidèles. Le trauma d’enfance est bien présent, on pourrait craindre un ton moralisateur, mais le film est surtout une série B joyeusement débridée, qui permet à Paz de la Huerta (très rentre-dedans et charismatique, souvent dénudée) de jouer, un méchant de cinéma vue sous l’angle féminin, avec un côté Betty Boop et Petty Page très amusant. Le film est gore, bénéficie d’une photo agréable et de meurtres assez graphiques. Je n’ai pas regardé le film en 3D, mais même en 2D quelques effets sont bien sentis. Une bonne série B à l’ancienne. Br fr

 

Les Gazelles (Mona Achache, 2014) : O

Un film dont je ne connaissais rien, pas même la BA. Un film qui pourtant m’attirait beaucoup étant assez curieux de voir comment des actrices de théâtre allaient s’immerger dans le monde du ciné sur un sujet déjà battu et rebattu. Dès le début hélas, le film ne fait qu’aligner les poncifs les plus éculés sur les célibataires trentenaires (ici toutes des femmes) à base de rires gras, d’histoires de cul ratées ou décevantes, de vies faites de soirées arrosées qui pourraient être amusantes si elles étaient mieux dialoguées. J’espérais beaucoup plus de nuances et de finesse, mais la lourdeur de l’ensemble a eu très tôt raison de moi, et très vite, l’ambiance hystérique, tout sauf drôle, alliée à la platitude de la réalisation, m’ont agacé au plus haut point. Surtout, du film émerge la sensation, le sentiment d’un parisianisme aigu, arrogant. BR fr 

 

Les Cinq Légendes (Peter Ramsey, 2012) : ♦

Par l’équipe qui a produit Dragons. (excellent au passage). Le premier est devenu un classique, et si j’ai trouvé la technique remarquable (par moments), très vite l’effet de trop plein m’a agacé  car le film semble à chaque instant vouloir à tout prix en mettre plein les yeux au détriment d’un scénario très axé sur l’enfantin mais qui n’en dépasse quasiment jamais le stade. Malgré l’illustration géniale des rêves par le marchand de sable, une belle idée visuelle, le film est comme une attraction de fête foraine : une fois terminée, on peut passer très vite à autre chose. Dommage. J’en espérais la profondeur et la beauté d’un Toy Story 2 inégalé à mon sens à ce jour. Br fr

 

Suck (Rob Rafeniuk, 2010) :  ♦♦

Une comédie vampirique (écrite, jouée et réalisée par un seul homme) qui réussit l’exploit de réunir des stars du heavy metal, du punk et de l’électro pop dans un seul et même film, lequel a été tourné avec peu de moyens mais visiblement pas mal de coeur à l’ouvrage. On y retrouve Iggy Pop, Alice Cooper, Henry Rollins, Malcolm Macdowell (dans un rôle qui ressemble à celui qu’il tenait dans l’excellent Doomsday), et c’est presque trop beau sur le papier. Malgré des problèmes de rythme, des effets spéciaux minimalistes, un film qui marie avec humour sur le schéma du road-movie, la comédie, l’horreur et une forme de dérision. Sympa. Br FR

 

Voisins du troisième type (Akiva Shaffer, 2012) :  ♦

Une intro géniale, décalée, qui montre la banlieue américaine avec des quiproquos qui fonctionnent, et puis très vite, le film dérive vers le ton de la comédie fantastique (avec des aliens alors qu’avant tout était suggéré) et s’enlise dans une (quasi) interminable chasse aux extra-terrestres qui voudrait renouer avec le ton de Sos Fantômes (1984). Ben Stiller est à peu près le seul à tirer son épingle du jeu. BR fr

 

Defender (Rakesh Roshan, 2013) :  ♦♦

Après Koi Mil Gaya (2003), Krrish (2006) voici le dernier volet de la trilogie consacrée au super-héros indien. Rakesh Roshan une nouvelle fois derrière la caméra (la même équipe technique et presque les mêmes comédiens), louvoie clairement sur le type de production, d’écriture et de distribution du blockbuster américain (au point d’être vendu sous un titre traduit en anglais) tout en distillant des touches purement indiennes (danses chorégraphiées, musique, rituels religieux). Du spectacle qui lorgne entre Batman Forever par moments, Superman et Batman à d’autres (l’homme de l’ombre qui doute), sans réel surprise mais se montrant assez divertissant. Avec un surjeu de Hrithik Roshan qui vire au comique. BR fr

 

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011) :  ♦♦♦

Une troupe d’artistes, de performeuses plus exactement, se produit aux quatre coins de l’Europe, de Berlin à Copenhague en passant par Paris. Emilie Jouvet, la réalisatrice a choisi des personnalités singulières, issues de la scène undergound (San Francisco notamment), du porno (Judy Minx ex pornstar), pour illustrer cette idée du dépassement de soi dans l’art, en croisant la musique, la performance scénique, l’humour et le féminisme pro-sexe. En découle un film d’une rare liberté même s’il répond aux canons du genre du road-movie (une journée, une date, une performance), tout en représentant une certaine idée du féminisme : celui de porter les voix féminines au dessus du tout venant. Libre, radical, rock’n'roll. Internet

Rab Ne Bana Di Jodi

Rab Ne Bana Di Jodi dans Cinéma Rab-Ne-Bana-Di-Jodi1

Rab Ne Bana Di Jodi est à mes yeux un des plus beaux films du monde et un des meilleurs films en langue hindie sortis ces dix dernières années. Il est sorti après une période durant laquelle son réalisateur, Aditya Chopra n’avait fait que produire pour la société de production Yash Raj, société crée à l’origine par son père, le regretté Yash Chopra. Après Mohabbatein en 2000, il revenait derrière la caméra fin 2008.

 dans Inde

Sorti en décembre 2008, en plein hiver, ce film marquait la fin d’un cycle, celui de ce cinéma des années 2000 et le dernier film de cette même industrie m’ayant laissé un souvenir durable et fort. C’est l’histoire simple d’un employé d’une compagnie d’électricité indienne du Punjab  appelé Surinder, qui mène une vie très calme, sans relation amoureuse sérieuse.

Un jour, le destin fait qu’il rencontre une jeune femme Taani, promise à son futur époux qui meurt juste avant la célébration des noces.  Le père du défunt qui a invité Surinder au mariage fait alors promettre à la jeune femme qu’elle l’épousera. Le couple s’intalle dès lors à Amritsar, où se trouve les temples sacrés du sikhisme pour y vivre après leur union. 

Rab+Ne+Bana+Di+Jodi+(2008)+BluRay+720p+BRRip+950MB+3

Taani qui n’a pas épousé Surinder par amour s’ennuie dans sa vie d’épouse, jusqu’au jour où elle décide de prendre des cours de danse. Elle y rencontre alors un garçon au style débridé, qui est l’exact inverse de Surinder…sauf qu’en réalité, sous les lunettes de soleil, la pose de playboy, se cache ni plus ni moins que son époux, à savoir Surinder qu’elle ne reconnaît pas.

Le film met alors en exergue le fait que Taani va lentement tomber amoureuse d’un homme qui s’est travesti pour lui plaire mais dont la nature aimante et attentionnée lui permettra de la séduire sur la durée. Surinder désire être aimé pour ce qu’il est profondément, non pour ce qu’il représente quand il arbore un autre style vestimentaire.

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J’ai vu Rab Ne Bana Di Jodi au cinéma,  dans une salle où le chauffage ne fonctionnait pas, où le son n’était pas toujours au top et sur une copie où la traduction laissait apparaître de nombreuses fautes. C’était avant l’expansion des sorties indiennes en salles françaises (depuis 2010-2011), avant les sorties en Blu-ray, et avant que ce cinéma perde de sa qualité première : celle d’émerveiller, de sortir du quotidien, tout en proposant des codes universels.

Il a un peu perdu en spontaneité, en spectacle et en inventivité technique ce qu’il a gagné en moyens, en marketing et en remake/suites se suivant les uns les autres. Même si cette industrie continue de produire des pépites et des films qui méritent clairement l’attention. Et un ciné pour lequel j’aurais toujours une affection particulière.

Rab Ne Bana Di Jodi c’est un film sur les jeux d’apparence, d’humour, sur la séduction, l’intemporalité et l’universalité des sentiments, le travestissement, la filiation. Des thèmes qui font toujours recette. Voici les séquences musicales du film. En espérant qu’Aditya Chopra revienne derrière la caméra pour réaliser un autre film. La musique (formidable) est signée du duo Salim-Sulaiman qui sont frères et très doués.

Bande-annonce

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Haule Haule

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Dance Pe Chance

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Phir Milenge Chalte Chalte

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Tujhe Main Rab Dikhta Hai

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Cannes 2014 : le Palmarès

Le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, qui a reçu samedi 24 mai 2014 à Cannes la palme d'Or pour son film "Winter sleep"

Voilà le Festival de Cannes s’achève (en réalité demain avec le film de clôture qui n’est autre que la Palme d’Or) après dix jours de festivités, dix huit films en compétition et des dizaines de séances…sur fond de gloss, de robes échancrées, de costards-noeud pap’, de glamour, de défilés de stars, de flashs photos, de soirées (très) privées, et de conférences de presse. 

Le Palmarès vient d’être révélé. Ce n’est pas le film de Xavier Dolan que certains festivaliers voyaient comme le grand favori qui remporte la Palme d’Or tant convoitée mais le film du turc Nuri Bilge Ceylan intitulé Winter Sleep (Sommeil d’hiver) . Un film de 3H16 quasiment en huit-clos qui a donc ravi le jury présidé cette année par Jane Campion.

Ce n’est à mes yeux pas vraiment une surprise, tant le réalisateur était un habitué du palmarès depuis dix ans en tendant vers la récompense surprême (deux fois Grand Prix). En revanche cela sentait la déception chez le jeune cinéaste québécois Xavier Dolan qui semblait ne pas vouloir se satisfaire à l’écoute du verdict en sachant qu’il venait de remporter le Prix du Jury. Il désirait sans doute ardemment la Palme d’Or.

Les prix :

Palme d’or : Sommeil d’hiver de Nuri Bilge Ceylan

Grand prix : Les Merveilles d’Alice Rohrwacher

Prix de la Mise en scène : Bennett Miller pour Foxcatcher

Prix du jury : Mommy de Xavier Dolan et Adieu au langage de Jean-Luc Godard

Prix d’interprétation masculine :  Timothy Spall dans Mr Turner de Mike Leigh

Prix d’interprétation féminine : Julianne Moore dans Maps to the Stars de David Cronenberg.

Prix du scénario : Andreï Zviaguintsev et Oleg Negin pour Leviathan

Caméra d’or : Party Girl de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis

Palme d’or du Court-métrage : Leidi de Simon Mesa Soto.

A noter le grand absent : le film Timbuktu pourtant salué par la critique et les festivaliers qui repart bredouille. Deux jours, une nuit des frèred Dardenne ne leur a pas permis d’obtenir une troisième Palme, Saint Laurent repart aussi sans rien. Des absents également Julianne moore, Jean-Luc Godard et Andreï Zviaguintsev alors mêmes qu’ils ont été primés.

 

 

Cannes 2014

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Des paillettes, les flashs et crépitements des appareils photo, des stars, un tapis rouge, une dizaine de films en compétition officielle pour la Palme d’Or la récompense suprême. C’est parti pour 11 jours de festivités pour ce qui reste le plus grand festival de cinéma du monde

Cette année c’est la réalisatrice Jane Campion, auteure et réalisatrice de La Leçon de Piano (Palme d’Or 1993 avec Adieu ma Concubine) qui préside le jury de la 67ème édition. Avec entre autres Willem Dafoe, Sofia Coppola comme membres du Jury.

 

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