Archive pour la Catégorie 'Cinéma'

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Deux classiques de Radley Metzger en Blu-ray

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Cinéaste raffiné, intelligent, cultivé qui aimait Paris et la France (d’où son pseudo d’Henry Paris à partir du début des années 70) qui inspirera le travail de photographie, de cadre et de direction d’acteurs d’Andrew Blake à la fin des années 80/ début des années 90, Henry Paris aka Radley Metzger est toujours, Dieu merci, de ce monde. Le réalisateur américain a tourné quelques uns des classiques du cinéma érotique et pornographique des années 60 et 70. Il fit tourner des grandes stars de l’époque dont la magnifique Annette Haven, brunette qui tourna dans une centaine de films durant vingt ans, au sein de l’industrie hollywoodienne, tout en étant une des premières à refuser certaines pratiques.

600full-the-opening-of-misty-beethoven-screenshot dans Etats-UnisConstance Money

A ses côtés se côtoyèrent (toujours dans les années 70), Teri Hall, Barbara Bourbon, Gloria Leonard ou encore Constance Money (Metzger lui affubla ce pseudo en rapport avec la façon insistante dont l’actrice demandait son cachet à la fin du film The Opening of Misty Beethoven). Un cinéma d’un autre temps, où les toisons pubiennes féminines étaient encore d’actualité avant que la pilosité ne disparaisse, où les hommes avaient encore le droit d’être romantiques, fluets et affublés de moustaches, abandonnées depuis, à l’instar d’un certain John Holmes.

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camille_03-hrCamille 2000 (1969)

Le cinéma (car c’en est) de Radley Metzger tourné avec de la pellicule 35 mm n’avait rien à envier à certaines productions dites traditionnelles. Son sens du cadre, de la lumière et surtout l’élaboration d’une mise en scène distinguée qui permettait à ses acteurs de jouer des scènes de comédie dignes d’intérêt et très réussies ont contribué à sa réputation.

Radley-MetzgerLe cinéaste Radley Metzger

2819855100_6753b7ed98_oLe détail chez Radley Metzger, ici la rose, a toujours de l’importance.

Il s’inspira de la littérature, mais aussi du cinéma, comme pour The Opening of Misty Beethoven clairement influencé par My Fair Lady de Cukor, et donna libre cours à son penchant pour le fétichisme, notamment dans la façon de filmer les sous-vêtements féminins. Il fut aussi un des premiers avec Gerard Damiano à inclure des scènes de sexe homosexuelles non simulées dans des films a priori s’adressant à un public hétérosexuel, à ajouter des plans/séquences de domination, de SM, mais aussi la bisexualité (en particulier la bisexualité masculine) etc. Ce qui en fait un précurseur et ce dès 1973 avec The Score

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The score

Voilà aujourd’hui son cinéma non pas porté au pinacle, par une programmation à la Cinémathèque Française ou une rétrospective cannoise, mais il a droit aux honneurs de la HD, l’éditeur en question le considérant digne d’intérêt pour y figurer.

Deux de ses classiques absolus, The Opening of Misty Beethoven et Barbara Broadcast sortent en Blu-ray alors que le réalisateur avait déjà eu droit à la sortie de Camille 2000, The Score, sur le même support il y a de cela un an et demi environ chez Cultepics avec des sous-titres anglais ou sans sous-titres.  Naked came the stranger avait aussi eu droit à un DVD restauré.

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Camille 2000

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Naked came the stranger

Radley-Metzger-CoversTrois de ses films des années 60 en import anglais. Peu ou pas de sous-titres malheureusement.

memphis-cathouse-blues-movie-poster-1982-1020378846La jaquette allemande du film Cathouse Girls avec Annette Haven

Les deux films (The Opening of Misty Beethoven et Barbara Broadcast)  sont restaurés après des éditions parfois très moyennes en DVD chez VCA pictures (notamment The Opening of Misty Beethoven dont l’image avait une définition limitée, une image avec des rayures et points blancs réguliers) d’après la pellicule originale et le master nettoyé, scanné en 2K, respectant le format original 1.85:1 d’origine, en 16/9, et surtout ils proposent une piste de sous-titres en français ainsi que de nombreux bonus. Les films ne sont pas zonés donc lisibles partout dans le monde.

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Barbara Broadcast (1976) en Blu-ray

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The Opening of Misty Beethoven

Comment commander ces films ? Via distribpix par exemple qui est l’éditeur officiel des films du cinéaste, en tout cas pour certains titres.

C’est donc une excellente pour les cinéphiles et les curieux. D’autant plus que son cinéma malgré tout, à l’heure du Blu-ray reste assez difficile d’accès, aucun de ses films n’étant sorti à ce jour en DVD français, disponibles à l’import avec ou sans sous-titres, dans des versions parfois tronquées ou techniquement passables (VCA pictures pour ses films des années 70). Une des grandes nouvelles du monde de l’édition DVD/Blu-ray serait d’apprendre que l’intégralité de sa filmographie sort en Blu-ray en conservant les suppléments et certains des visuels (je ne suis pas friand de celui de l’édition Blu-ray de The Opening of Misty Beethoven).


 

 

L’intégrale de Rohmer en Blu-ray

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Le cinéaste français Eric Rohmer disparu le 11 janvier 2010, avait déjà eu droit à la sortie de chacun de ses films en DVD avec un coffret 21 films sorti par les Films du losange, sa société de production en 2009, précédé en 2007 par le coffret Rohmer, l’ancien et le moderne.

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Le coffret 21 DVD de 2009

 

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Le coffret l’ancien et le moderne de 2007

 

Il aura cette fois droit au support HD avec la réédition des 24 longs-métrages de sa carrière en DVD et Blu-ray sous la forme de digipacks, début novembre. L’intégralité de sa filmographie sera accompagnée de documents d’archives, documentaires réalisés par Eric Rohmer, entretiens inédits avec les acteurs, de ses courts-métrages, et d’un livre de 100 pages.

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Certains de ses films étaient devenus difficiles à trouver en édition simple (donc hors coffret), tel que Perceval le Gallois ou encore La Marquise D’O. Ces films ne seront pas édités en édition simple Blu-ray malheureusement, alors que c’était un de mes souhaits. Mais qui dit coffret, dit tout ou rien.

J’ai déjà les 21 films (à l’exception de Perceval et de La Marquise d’O) chez Opening,  que j’avais achetés à l’unité pour quelques euros chacun, ses films étant accessibles dans de nombreuses enseignes et même magasins de déstockage ou d’occasion.

Voici à quoi ressemblera le coffret Blu-ray/DVD de 2013, chez l’éditeur Potemkine, dessiné par Nine Antico .

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Les Blu-ray de Conte D’Eté, Le Genou de Claire, Les amours d’Astrée et Céladon, Ma Nuit chez Maud, Les aventures de Reinette et Mirabelle, Les rendez-vous de Paris  m’intéressaient prioritairement. On peut se dire que Rohmer n’est pas forcément le plus visuel des cinéastes. Néanmoins, il était aussi un cinéaste du paysage et du portrait, et revoir Amanda Langlet, François Fabian avec une image techniquement bien plus au point que le DVD, c’est une offre qu’il est difficile de refuser.

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Conte d’Eté, 1995

Le coffret sera suivi en 2014 d’une biographie de 650 pages.

The Band de Anna Brownfield (2009)

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Il arrive parfois après avoir regardé un film que l’on se dise « Ah ouais, quand même ! ». Sans savoir trop comment mettre des mots sur des sentiments mais en sachant qu’on ne vient pas de regarder un film qui nous a laissé indifférent. La dernière fois que cela m’était arrivé c’était avec l’extraordinaire (dans tous les sens du terme) The woman de Lucky Mckee. Cette fois, c’est avec une oeuvre venue de nulle part, ou plutôt, si d’Australie, avec The Band. Ce film dont j’avais ignoré l’existence durant des tas d’années (faute de promo), s’est révélé à moi par un concours de circonstance généré par la lecture d’un très bon article d’Ovidie. Ce billet avait fatalement attisé ma curiosité et après avoir mis du temps pour l’acheter (parfois en rupture de stock), j’ai enfin pu découvrir ce long-métrage.

keyart_theband4_159 dans CinémaQu’est-ce qu’il raconte ? L’histoire de deux groupes au début, dont on suit les pérégrinations musicales avec d’un côté les rockeurs de Gutter Filth, composé exclusivement d’hommes, et de l’autre côté, celle du groupe, exclusivement féminin cette fois-ci mené par la copine du leader de Gutter Filth. Le film semble aligner les clichés sur le rock et son univers : drogues, sexe et musique. Une histoire d’infidélité qui s’invite dans la narration d’un début de film qui ne semble pas aussi original qu’il le laisse entendre. Néanmoins, le film étonne d’entrée de jeu par sa mise en scène, articulée autour de mouvements de caméra saisis par une caméra portée qui va par exemple saisir des moments de live en contre-plongée sur le bassiste ou tourner autour d’une jambe avant de plonger sur d’autres parties du corps.

L’introduction est donc filmée dans une forme d’urgence, durant laquelle les protagonistes semblent se chercher : l’une est amoureuse d’un leader charismatique mais volage, tandis que la tour manager elle s’entiche de cette jeune femme qui connaît les aléas d’une carrière moins porteuse commercialement parlant que son compagnon, même si dans le fond ça reste du punk et que l’on ne remplit pas les stades. Ce qui m’a frappé c’est le ton du film, son attitude cool, ses personnages d’abord griffés avec une certaine forme de second degré et donc d’humour mais sans jugement. Le rocker de service a un côté faux rebelle avec sa barbe de trois jours et sa gueule d’ange accessible (qui se tape au passage toutes les groupies qu’il peut rencontrer). C’est surtout le contrepoids féminin qui donne tout son sel à ce prologue qui est assez sage au regard de ce qui va suivre.

Candy%2Band%2BJenniferCandy, l’héroïne féminine de The Band succombe finalement à la tentation avec sa manager Jennifer.

L’intro du film nous met directement dans le bain : c’est bien simple la toute première séquence est axée sur un acte de pénétration entre le rocker et la dite groupie sans qu’il n’y ait le moindre générique à l’écran, dans les loges alors même que les autres musiciens sont en train d’entamer les notes de leur première chanson. Ambiance (moite), ambiance. C’est donc en coulisses que le leader s’amuse avec sa groupie jusqu’à l’éjaculation sur les fesses de sa partenaire du moment. The Band n’est pas forcément un film pornographique, ou plus exactement, en tout cas c’est comme ça que je l’ai pris, il s’agit d’un film traditionnel, avec scénario, mise en scène et direction d’acteur dans lequel sont intégrées et parfaitement justifiées les scènes de sexe non simulé. Le film est d’ailleurs interdit aux moins de 18 ans et l’on comprend pourquoi. Par l’audace de ce ton, par la liberté de sa parole et de sa mise en scène (un côté documentaire, reportage pris sur le vif, un montage heurté, des moments de suspension), The Band m’a rappelé  le formidable Shortbus. Même s’il est encore plus explicite.

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On y retrouve un certain vocabulaire propre à la pornographie : fellation, sodomie, cunnilingus, pénétrations diverses. Mais il y a bien plus dans ce The band. D’abord une audace de traitement qui permet aux acteurs de se livrer complètement, à la fois physiquement et moralement. Ensuite une audace dans la façon d’aborder des sujets comme le travestissement, le fétichisme ou le sadomasochisme qui sont très rarement abordés dans la pornographie dite grand public, en tout cas non spécialisée. Et c’est une des forces principales de cette oeuvre : aborder ces thématiques sans s’enfermer dans un ghetto. Par ces audaces, The Band m’a parfois rappelé à The Opening of Misty Beethoven de Radley Metzger ou Story Of Joanna de Gerard Damiano, deux films tout ce qu’il y a plus hétéro, dans lesquels, à un moment une scène mettant en avant une pénétration masculine avec un gode-ceinture ou une scène de fellation entre hommes s’invitent dans une narration autrement plus classique et moins orientée gay. En regardant ces scènes dans The Band que je me suis dit mentalement « Yes! enfin ! ». J’ai jubilé tout simplement.

bdmzf5mft9lkkleawLa groupie du film (et du groupe de Jimmy Taranto)

TheBand-Cover-194414Jaquette allemande du DVD du film

Peut-être est-ce dû au fait que ce soit une femme qui écrit et réalise, mais on évite ici un point de vue uniquement masculin, et les personnages y compris masculins ont eux-même une part de féminité plus ou moins esquissée ou mise en avant. C’est le cas pour le batteur (TBM), amateur de travestissement et de petite culotte, qui renifle celle de la groupie en se masturbant sur celle qu’elle lui offre, ou encore du bassiste, fasciné par les fesses de ces dames, qui ira dans une des scènes de la fin du film s’envoyer en l’air en se faisant pénétré par un gode-ceinture, justement celui-là même que Casey Donovan recevait dans son intimité en 1976. The Band m’a donc happé par la force de sa mise en scène, par les petites touches aussi d’amusement, de décalage qu’il laisse s’installer, dont la séquence en accéléré avec la jeune femme blonde qui pratiquera une fellation endiablée sur ce même bassiste, se fera ensuite sodomiser avec un plaisir manifeste et selon SA volonté.

The Band est un film féministe, un film dans lequel les femmes prennent du plaisir entre elles, les hommes avec les femmes, féministe dans le sens noble du terme, ni à charge contre les hommes (même si Candy se fait berner par son mec, elle n’en vient pas non plus à une détestation primaire de l’homme) ni idéaliste; pro homo et pro hétéro, à la fois déviant et normé (ses codes pornographiques), sur lequel il semble qu’aucune attache particulière n’entrave la liberté de ton. Autrement dit bien loin des clichés d’Hollywood. J’ai regardé sur imdb, et apparemment il s’agit du seul film de l’ensemble du casting. Il s’agit donc d’un ovni, et d’une oeuvre fulgurante qui n’a pas donné de suite.

Il est à réservé à un public averti, par son contenu évidemment (ses séquences de sexe sont explicites), mais c’est aussi un film joyeux, drôle, excitant, plein de désir, de fantasmes, sentant à la fois le sperme et la cyprine, un amour certain pour la musique, et une belle proposition de cinéma à la fois transgressif et romantique.

PICT6508Anna Brownfield, la réalisatrice du film.

The Band est disponible en DVD chez BHQ vidéo. Format 1.85:1 16/9 respecté compatible 4/3 et version originale en stéréo avec possibilité de suivre le film avec ou sans sous-titres français. Le seul point noir : quasiment pas de bonus. J’aurais adoré un making-of, des interviews et des scènes coupées (ou commentaire audio).

 

 

 

L’aiguille de Rachid Nougmanov chez Badlands

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Deux mois après avoir lancé officiellement son premier DVD et offert une réussite éclatante en sortant La Bouche de Jean-Pierre dans une édition technique et éditoriale de haute volée, la toute jeune société Badlands sortira en 2014 sa deuxième galette. Le film en question, totalement invisible chez nous hormis en festivals, sera L’aiguille, un (premier) film punk kazakh réalisé par Rachid Nougmanov (interviewé l’année dernière par eastasia.fr), sorti à la fin des années 80, en 1988. Je n’en avais jamais entendu parler mais l’annonce faite par Badlands a instantanément suscité mon enthousiasme et attisé ma curiosité, m’intéressant, entre autres à la musique kazakh, mais aussi ouzbèke.

1303121994-620x477 dans FranceUne image tirée du film qui sert actuellement d’habillage à la page Facebook de Badlands, l’éditeur du film en France.

Le film inédit en France en DVD (et sans doute VHS ?) pourra ainsi bénéficier d’une belle promotion. C’est une prise de risque qui mérite les encouragements, je ne peux que louer l’initiative, d’autant que si le second disque de l’éditeur est aussi bon que l’était le premier, l’éditeur pourrait définitivement assoir sa réputation de dénicheur de séries B, pellicules décalées et autres œuvres oubliées bénéficiant d’une seconde vie sur support vidéo. On en saura bientôt plus sur les bonus de cette édition collector limitée.

Pour retrouver l’intégralité des informations c’est ici

Par ailleurs, l’équipe de Badlands est actuellement en cours de montage du documentaire consacré à Mad Movies et à une certaine idée du cinéma de genre…

 

Cannes 2013 : Le Palmarès

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La 66ème édition du festival de Cannes (qui de l’avis de beaucoup était un grand cru)  vient de s’achever avec la traditionnelle remise des prix lors du Palmarés.

Il y a eu des attentes fortes, car certains films ont semble-t-il crée le consensus autour d’eux. Je suis toujours désagréablement surpris, néanmoins à quand une journaliste, en l’occurrence celle d’i-Télé, annonce avant l’ouverture de la cérémonie de clôture, que La Vie d’Adèle en forte concurrence avec Le Passé n’aura pas la Palme d’Or (et quelques plans sur le réalisateur Asghar Fahradi le montrait plutôt grimaçant ou amer à l’annonce du film qui l’a emporté). Elle indique également que Michael Douglas ne sera pas primé. Je ne sais toujours pas d’où elle sort ces infos, sachant que seul le jury est souverain et qu’il faudrait déjà savoir où se trouve le lieu où se réunissent les jurés mais aussi être dans les petits papiers pour annoncer cela avec fracas…

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Le jury au grand complet

Une cérémonie de clôture emmenée par Audrey Tautou qui avait ouvert les festivités et qui dans sa robe s’est montrée une nouvelle fois assez sémillante.

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Bien sûr, il y avait des pronostics, des actrices et acteurs souvent cités pour les prix d’interprétation, des rumeurs sur la potentielle Palme d’Or. Michael Douglas repart bredouille, et le Palmarès a fait la part belle à un cinéma social et à des thématiques on ne peut plus quotidiennes, à l’image même de la Palme D’or dont il est question ci-dessous.

Une surprise, avec le prix pour Bruce Dern dans le film Nebraska. Une consécration pour Bérénice Béjo, prix d’Interprétation féminine, et puis le Grand Prix pour Inside Llewyn Davis des Frères Coen. Tandis que  Kore Eda remporte le Prix du Jury pour Tel Père Tel fils (avec Naomi Kawase dans le jury qui a sans doute appuyé la décision, ce qui n’est pas un mal mais qui demeure compréhensible). Le plus étonnant des prix c’est peut-être celui de la Mise en scène pour le réalisateur mexicain et le film Heli, pourtant assez décrié à sa projection officielle.

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La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche (2013)

La Palme d’Or elle revient, et c’est une exception à La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche et son duo d’actrices qui vient récompenser une carrière entamée avec le très beau La Faute à Voltaire, poursuivi par le très applaudi et remarqué L’esquive et ici primé meilleur film de la compétition. Des échos du festival disaient que le réalisateur roumain Cristian Mungiu avait beaucoup appuyé la Palme d’Or pour le film de Kechiche mais apparemment le film a surtout fait l’unanimité. Reste que c’est bien le réalisateur français qui reçoit une Palme d’Or pour un film qui a crée le consensus

Je suis impatient de le découvrir, en parallèle au film d’Alain Guiraudie, l’Inconnu du lac, lui aussi très remarqué dans la section parallèle, par rapport à son histoire, celle de l’éveil aux sentiments et à l’amour d’une jeune fille qui en rencontre une autre au lycée, la patte de son cinéaste, les influences de Marivaux mariée aux dialogues à la Rohmer,  le duo d’actrices, dont Léa Seydoux largement critiquée voire conspuée pour certains de ses rôles, et qui obtient aussi la Palme d’Or comme l’a annoncé Spielberg et son jury. Pour l’autre révélation semble-t-il, la jeune Adèle Exarchopoulos, très émue, larmes aux yeux, voix pleine de trémolos pour son petit discours. Voir ce film triompher au moment où une énième manifestation anti-mariage pour tous rassemble autour d’elle des milliers de manifestants a quelque chose de revigorant, pour le cinéma, pour ses actrices, pour la notion même d’amour.

 

Le Palmarès

Palme d’or du court métrage : Safe de Moon-Byoung-gon (Corée du Sud)

Caméra d’or (premier film) : Ilo, Ilo de Anthony Chen

Prix d’interprétation masculine : Bruce Dern dans Nebraska d’Alexander Payne

Prix d’interprétation féminine : Bérénice Bejo pour Le passé d’Ashgar Farhadi

Prix du scénario : Jia Zhangke pour A Touch of Zin

Prix du jury : Tel Père, tel Fils de Kore-Eda Hirokazu

Prix de la mise en scène : Heli d’ Amat Escalante

Grand Prix : Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Coen

Palme d’Or : La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

 

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