Archive pour la Catégorie 'Films vus (Avril 2013)'

Films vus (Avril 2013)

Films vus en Avril

 

***** : Chef-d’oeuvre

**** : Excellent

*** : Très bon

** : Bon

* : Moyen

O : Mauvais

 

Film du mois

 

Human Zoo de Rie Rasmussen

Films vus (Avril 2013) dans Films vus (Avril 2013) human_zoo,0

 

Films vus

 

Skyfall (Sam Mendes, 2012) :  *

Sam Mendes reprend les commandes de la franchise pour ce nouvel épisode des aventures du célèbre agent britannique. Je n’ai jamais été fan des James Bond, à l’exception notable de Jamais plus jamais et Rien que pour vos yeux, ainsi que Casino Royale. Le film de Mendes bénéficie d’une belle photographie de Derkins (directeur photo des frères Coen), il prend davantage son temps que le capillotracté Quantum of Solace, et installe une psychologie des personnages (celui de M beaucoup plus sombre qu’il n’y paraît, à vrai dire le seul personnage ambigu dans l’histoire) dans un premier temps bienvenue. Malheureusement j’ai été plutôt assommé par ses longs tunnels de dialogue, par son absence réel de surprise et j’ai trouvé le film tout simplement inintéressant après la séquence de tirs nourris dans le tribunal, à partir de là le film s’écroule sur ses fondations et propose une dernière partie très largement en dessous de que je trouvais déjà bon mais pas extraordinaire. Et surtout, aussitôt vu, aussi oublié. Cela dit, artistiquement le film est plaisant. Mais c’est tout.  BR fr

 

Les mondes de Ralph (Rich Moore, 2012)  :  *

Une première demi-heure qui m’a fait penser que j’étais en face d’un nouveau chef-d’œuvre de l’animation. L’originalité venant du fait de faire non pas de la simple nostalgie illustrée à l’écran par les nombreuses références (à Mortal Kombat et Pac-Man, mais aussi Street Fighter 2 et Mario Kart bien sûr, entre autres), mais en sortant les personnages de jeu de leur cadre habituel pour les insérer dans un autre univers auquel ils sont étrangers et auquel ils vont devoir s’habituer. C’est une idée riche qui donne des possibilités vertigineuses. Dommage qu’ensuite le film se contente d’être très fort techniquement et de mettre en avant une myriade de couleurs, de décors, où chaque élément a un rendu photo-réaliste étonnant mais en focalisant sur un décor qui s’il impressionne au début m’a ensuite paru verser dans la surenchère pure et simple. La technique est donc là mais le scénario lui se contente d’enfiler les séquences de bravoure sans laisser beaucoup de place à l’émotion. A l’inverse de Monstres et Cie, je me suis très peu voire pas du tout attaché à la gamine (voix VF comme VO, j’ai zappé à la volée, j’ai pu faire la comparaison) qui m’est apparue en fait assez crispante, alors que je trouvais Bouh absolument adorable. Le visuel finit donc pas tout dévaster sur son passage et il n’y a que la scène de la course finale pour apporter un peu de nouveauté. Il y a un sujet en or et un long-métrage qui en fait un peu trop. Un film scindé en deux voire en trois, partant d’une idée qui aurait pu faire un court-métrage génial.  Je préfère Rebelle, Cars et bien sûr Toy Story 1 et 2. BR français.

 

La guerre des Miss (Patrice Leconte, 2008) : O

Patrice Leconte va poser sa caméra à la montagne et signe l’affrontement de deux villages sur fond de concours de Miss. Pour moi qui suis fan de Miss France, je n’ai retrouvé ici ni les paillettes, ni l’ambiance du concours, ajouté à une lourdeur d’écriture et un humour poussif qui ne ressemble pas du tout au Leconte que je préfère, lequel a réalisé les très beaux Le mari de la coiffeuse et Ridicule. Une comédie qui montre très vite ses limites, notamment sur le pan de la photographie, ainsi que sur l’interprétation. Par moments je me serais cru dans un Jean-Marie Poiré couplé à Jean-Pierre Jeunet. Il reste Benoît Poelvoorde, qui joue ici en roue libre, il ne fait presque rien, et Oliva Bonamy. Mais c’est bien peu. DVD fr

 

Le Chaperon Rouge (Catherine Hardwicke, 2011) :  **

Catherine Hardwicke, auteure et réalisatrice de Thirteen en 2003 reprend ici tous les codes du livre original et du conte initiatique, et y met une sauce à base de lycanthropie, de sorcières, de Twilight qu’elle parvient à rendre séduisante principalement par la forme, avec ce travail sur les décors et la photographie qui charment. Il n’y a pas de grande surprise, et c’est un film fantastique bien mené, porté une fois de plus par la conviction du jeu d’Amanda Seyfried. Plaisir aussi de retrouver ce bon vieux Gary Oldman presque vingt ans après Léon. BR allemand.

 

Disparue (Heitor Dhalia, 2012)  : ***

Une jeune femme tente de mobiliser la police à ses côtés pour retrouver sa soeur disparue. Mais la police ne bouge pas et elle se lance dans une chasse à l’homme seule. Le scénario bien que pas très original nous plonge tout de même dans un thriller efficace, car rondement mené et comprenant suffisamment de rebondissements pour maintenir en haleine. Je craignais un twist stupide, c’est-à-dire une astuce de l’histoire qui pourrait faire penser que la soeur affabule, que la disparition de sa soeur ne s’est produite que dans sa tête, mais ce n’est pas le cas, et Disparue est un film très premier degré. Porté essentiellement par Amanda Seyfried que j’aime bien depuis Mamma Mia. Surtout il pose la question de l’indifférence de certaines personnes dans ce qui relève du danger pour la vie d’autrui. BR fr.

 

Je préfère qu’on reste amis (Olivier Nakache, Eric Toledano, 2005 ): **

Cinq ans avant leur énorme triomphe au box office avec Intouchables et 20 millions d’entrées, le duo Nakache Toledano signait cette comédie autour d’un duo d’acteurs composé de Jean-Paul Rouve et Gérard Depardieu. L’histoire aborde le célibat sous l’angle de l’amitié que partagent ces deux personnages dont l’un joue sa vie au culot en s’invitant aux mariages ou dans les fêtes données par de riches propriétaires, tandis que l’autre doit veiller sur une proche souffrante et reste coincé dans un quotidien morose. Bien sûr le sel et l’intérêt du propos viennent de l’opposition de ce Laurel et Hardy contemporain, où les rencontres rapides ne vont pas plus loin que la simple invitation à boire un verre, où la timidité maladive est un vrai frein et où l’on rêve  du mieux, mais surtout d’une vie à deux stable.  Depardieu n’a nullement à forcer pour imposer son charisme, tout coule de source pour lui dans le jeu. Une fable sympathique. DVD fr

 

Jab Tak Hai Jaan (Yash Chopra, 2012)***

Le dernier film de Yash Chopra quasi intégralement tourné à Londres, disparu en octobre 2012 est un film dont on reconnaît immédiatement la patte. Une première partie romantique, bercée par tous les sentiments possibles et imaginables, avec des dialogues rappelant certaines références mais aussi internationales. Une seconde partie plus comique, portée par l’interprétation d’Anuskha Sharma (révélée par Yash Chopra lui-même dans le superbe Rab Ne Bana Di Jodi en 2008). L’interprétation alerte de l’actrice et les réparties ping-pong avec le ronchon personnage de Samar laissent ensuite place à une partie plus dramatique sur fond d’amnésie, de souvenirs, d’amours passées, de perte de repères, d’amitié. Bref nous ne sommes pas perdus, et si nous ne sommes pas toujours en terrain conquis (Veer-Zaara me paraît plus définitif, plus ample, plus ambitieux), cette histoire d’amour sous la forme d’un triangle, reprend les codes du cinéma que Chopra a contribué à rendre populaire, tout en distillant quelque chose de moderne (Meera jure et fume, et est d’abord cantonnée dans un univers qui ne lui plaît pas trop, mais qu’elle s’efforce d’intégrer par filiation). Il est amusant de voir que la dramaturgie se voit heurtée par des rebondissements parfois à la limite de l’invraisemblable où quelques gros violons sont de sortie, mais il reste cette force, cette abnégation dans la façon de raconter des histoires, et de parler du destin. Les destins et les vies se croisent, la romance est classique dans le fond, mais belle dans la forme, la partie technique étant assez somptueuse, avec force mouvements de caméra aériens, chorégraphies enlevées et direction artistique au top. C’est du Chopra et ça se voit. Et puis Shahrukh Khan est ici toujours aussi charismatique sans oublier de filer le change et le jeu à ses partenaires. Un film symbolique, qui se termine au bout de 176 minutes par une phrase qui l’est tout autant « C’était une histoire d’amour ». Le réalisateur n’avait jamais fait que raconter cela durant quarante ans. A noter de très bons sous-titres français sur le disque indien. BR indien

 

 

Zombie Planet  (Mario Mistori, Luca Boni, 2010) : O

Une série Z italienne certes moins horripilante que Morituris, mais tout aussi mal réalisée. Sur un sujet déjà vu dans environ 10000 films de zombies, le film affiche peu de scènes d’action et le gore se résume à des effets de maquillage ratés. Ce n’est pas un film embarrassant ou lamentable, mais un film empesé, qui traîne beaucoup trop en longueurs et en dialogue. L’interprétation est également assez mauvaise. Bref, aussitôt vu, aussitôt oublié. Néanmoins, je me réjouis que ce genre de production, aussi mauvaise soit-elle, puisse toutefois trouver sa voie en vidéo. BR fr.

 

Week end (Andrew Haigh, 2012)*

Après une rencontre dans une boîte, deux hommes se revoient et apprennent à se connaître.Le début du film est beau, simple, touchant même. On y parle de l’homosexualité en des termes crus mais pas vulgaires. On y découvre l’attirance d’un homme pour un autre, avec des mots qui touchent directement au cœur.  Dommage que le film au bout de quarante cinq minutes choisit l’angle de la répétition, et se laisse aller au cliché de la drogue dure. J’ai commencé à décrocher sérieusement à partir de ce moment-là, alors que les clichés, même s’il sont partie intégrante du film, avaient jusque là évité de tomber dans cette facilité de scénario. Un film très largement loué, que j’ai trouvé au final plutôt décevant parce que sa deuxième partie est largement moins réussie que la première. BR fr

 

 Mes stars et moi (Laetitia Colombani, 2011) **

Kad Merad que l’on voit à peu près partout maintenant depuis le triomphe de Bienvenue chez les cht »is, joue ici le fan d’abord transi qui harcèle les stars, s’immisce dans leurs vies et fait exactement ce qu’il reproche aux paparazzis. Le film se suit avec un certain plaisir, la comédie est plutôt sympathique. On voit une Emmanuelle Béart qui joue sa star, une Catherine Deneuve à l’aise dans ce genre de rôle de star adulée qui prend du recul sur elle-même et son image. Loin d’être inoubliable mais tout à fait regardable, malgré les critiques parfois assassines. DVD fr

 

Human Zoo (Rie Rasmussen, 2009)  :  ****

Rie Rasmussen qui a commencé au cinéma dans Femme Fatale de Brian de Palma en 2002 réalise ici son premier film. Elle est en fait la chef d’orchestre intégrale : elle écrit, produit, réalise, joue et monte son premier long-métrage. Human Zoo donne le vertige dès sa séquence d’introduction d’une violence implacable et ne s’arrête pas en si bon chemin, distillant une énergie qui le rapproche de la musique rock’n'roll mâtinée de punk. L’amour le plus fougueux, dont une scène d’amour tournée en plan séquence comme la violence la plus brutale se côtoient dans un film où la forme rejoint le fond : à la fois chaotique, très organisée, spontanée et hyper contrôlée. On pense par moments que le film va céder à une forme d’anarchisme, la réalisatrice semblant de moquer ouvertement des conventions, mais il y a aussi une parabole sur l’immigration, la guerre et ses horreurs, la clandestinité, l’obtention des papiers, les crimes passionnels comme les exactions. C’est une oeuvre forte et ambitieuse, qui regorge d’idées de mise en scène, et qui est parcourue de fulgurances (l’arrivée à la steadycam chez le père de la petite Aleksandra, le plan-séquence dans le salon de massage érotique vu d’en haut, à la manière d’un Enter the void). On pourrait se dire que Rie Rasmussen, ancien mannequin, qui signe son premier film en fait trop, mais ici l’excès est justifié. DVD fr

 

Gangs of Wasseypur, 1ère partie (Anurag Kashyap, 2011)  :  **

Anurag Kashyap narre en une fresque de 2h40, l’histoire politique, sociale, mafieuse et criminelle d’une ville, Wasseypur, dans un Etat (Bihar), avec ses turpitudes, ses histoires d’amours, de vengeances, de filiations, de crimes en tous genres. C’est ultra dense, il y a des dizaines de personnages qui gravitent les uns autour des autres, le film affiche une violence assez frontale, et donne le ton dès sa formidable séquence d’ouverture, un plan-séquence de presque dix minutes qui suit un groupe d’hommes armés s’en prendre à des villageois et faire ensuite exploser une maison. Malgré l’ambition, le jeu des acteurs dont le rôle de Sardar incarné par Manoj Bajpai bien loin de son personnage beaucoup plus lisse dans Veer Zaara, Gangs of Wasseypur souffre tout de même de longueurs, est parfois un peu difficile à suivre, et ne propose rien de réellement nouveau (à l’inverse de Dev D tout aussi ambitieux formellement mais qui se permettait surtout des bousculer les conventions et de traiter de sujets peu explorés jusque là dans le ciné hindi). Ce n’est pas vraiment le cas pour ce Gangs of Wasseypur, qui traite d’affaires politiques comme nombre d’autres films avant lui, même si sur le papier et à l’écran certaine fulgurances surprennent, dont la scène finale, filmée au ralenti, incarnation de l’ascension et de la chute d’un homme si chers à Scorsese. Le film fut sélectionné à Cannes mais pas en compétition officielle. Blu-ray indien.

 

Albatross (Niall MacCormick, 2011) : ***

Le savoir-faire irrésistible des anglais pour la comédie de moeurs se vérifie une fois de plus avec ce film qui derrière le vernis d’un humour parfois placé au-dessous de la ceinture décrit aussi une belle histoire d’amitié entre deux jeunes filles anglaises que tout oppose. Un film sensible sur les fractures de l’adolescence, sur les fêlures aussi qui font que la vie n’est pas si simple. Les acteurs sont au diapason et s »échangent des répliques bien senties, drôles, osées parfois. J’ai y aussi entendu un des jeux de mots les plus drôles de ces dernières années :  » I give peas a chance ». Jeux de mots sur les fameuses paroles de la chanson de John Lennon « Give peace a chance ». C’est surtout la confirmation du talent de la jeune actrice Felicity Jones, découverte dans Oh My god !, et qui pourrait bien devenir une des futures grandes du cinéma anglais. Une belle comédie enlevée, après Tamara Drewe, We want sex equality et Oh my god ! Le cinéma anglais est toujours vivant, et sans doute même plus vivant que jamais ! DVD anglais.

 

Switch (Frédéric Schoendorffer, 2011) :  ***

Après l’échec cinglant de son (pour moi) très mauvais Truands, Schoendorffer revient à un thriller carré et bien moins prétentieux. Le film accumule les invraisemblances à une vitesse et un degré d’implication si jouissif que le film se suit sans quasiment aucun temps mort après la très tranquille séquence d’ouverture. Le scénario mêle filiation, amours contrariées, génétique, meurtres répulsifs avec un tel sens de la dynamique et du rebondissement qu’on pardonne à peu près tout ce qui devrait normalement sauter aux yeux en terme d’impossibilité et d’incongruité. Ce film, mené tambour battant rappelle par certains aspects, dans son côté chasse à la homme (ici à la femme), le Piégée de Soderbergh : efficacité et nervosité. Et Eric Cantona est assez bon dans son rôle de commissaire qui ne lâche absolument rien.  BR fr

 

Very cold trip (Dome Karukoski, 2011) : *

Même si la presse a voulu en faire une sorte de petit frère des films d’Apatow nordique, cette comédie autour d’un trio d’amis garde une forte identité nordique et donc européenne. Le film raconte les mésaventures d’un jeune finlandais oisif qui risque de se faire larguer par sa copine s’il ne trouve pas un décodeur afin de pouvoir regarder Titanic. Les aventures en Laponie commencent alors dans cette course contre la montre prévisible, un tantinet longuette et se perdant en longueurs dans sa dernière partie. Reste néanmoins le décor unique de la Finlande d’aujourd’hui, la tradition et les coutumes locales dont la place importante du sauna dans la vie quotidienne, des moments loufoques comme cette équipe de rugby féminine dans la piscine, ce personnage d’amoureux transi à lunettes transi, la langue finnoise bien sûr et une séquence karaoké qui reprend du Marie Myriam. Sympathique. A noter de mauvais sous-titres affichés une fois sur deux dans un carré blanc sur fond blanc (les lettres). DVD fr




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