Archive pour la Catégorie 'France'

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Karen Cheryl « Si »

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Un petit air d’Olivia Newton John avec ce titre de Karen Cheryl intitulé Si.

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Si

Live RFI de Grand Blanc

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Superbes interprétations live de trois titres de Grand Blanc pour RFI.

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L’amour fou

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Surprise Party

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Samedi la nuit

Kassos humour animé

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Je découvre cette série animée qui jongle avec les clichés, la vulgarité, un esprit incorrect. J’ai pensé à Lascars, l’excellent film d’animation. Ici quelques extraits de leur humour particulier, qui ne peut évidemment pas plaire à tout le monde.

 

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[Chronique] Grand Blanc « Mémoires Vives »

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Il est de ces albums qui vous scotchent et vous accompagnent, vous inspirent, inspirent les autres groupes et s’imposent ensuite comme des références, des classiques. J’avais envie de poser ce texte sans trop me poser de questions mais l’album flatte à la fois la réflexion et l’instinct, la pulsion et le lâcher prise. Tout à fait à l’image du son de ce jeune groupe lorrain d’origine, vivant à Paris désormais, un groupe à la fois spontané et à la démarche artistique très structurée.

Il ne faut pas plus de trois secondes à Grand Blanc sur son premier essai, sur la longue distance du LP pour accrocher l’oreille de l’auditeur. Sur l’intro de Surprise Party quelques notes de synthé suffisent pour transporter dans un univers musical fondé sur les paradoxes, les contraires, soufflant ainsi pêle-mêle le chaud et le froid, l’altérité, l’organique et le synthétique, la douceur extrême et une forme de rugueur, l’urgence et le temps de poser les choses.

L’organique d’abord avec la voix des deux chanteurs principaux, Benoît David et Camille Delvecchio. L’une, féminine, celle de Camille, quasi éthérée, parfois passée au filtre synthétique justement (Bosphore) sur des paroles frappantes, écrites par l’autre, celle masculine de Benoît, chaude, rauque ou sensuelle et ce jusqu’au vertige. L’inspiration de Bashung et Joy Division souvent considérés comme les figures tutélaires feraient trop vite oublier l’influence d’autres artistes ou de courants musicaux des années 80.

J’ai pensé à The Cure (la basse de A Forest, le son aiguisé, les aigus, où la gravité assurée de l’instrument  permet à Robert Smith de marier les sentiments contradictoires, les lettres d’amour -Lovesong- en modernisant la cold wave de l’époque) à Elli & Jacno (les paroles murmurées sur des airs synthétiques entraînants). Et même à LaRoux sur l’intro, les toutes premières notes et l’instantanéité de pouvoir retenir la mélodie (même si très différente) de In for the kill. Comme quoi on ne peut pas décrire Grand Blanc uniquement comme du rock sombre. Et surtout ils composent une musique singulière qui définit leur patte, leur propre identité.

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Le clip de Surprise Party

Il serait trop réducteur de dire qu’ils ne font que du Joy Division ou du Alain Bashung, références citées un peu partout et dont pourtant ils ne crient pas l’influence majeure, loin s’en faut. Ne pas oublier également que Benoit David est très fan de Mano Solo. Et cela se ressent. On pourrait aussi croire que leur musique est glaciale à la première écoute. Mais elle n’empêche pas l’émotion de poindre (Les abonnés absents, l’Amour fou) ainsi qu’une forme d’humour que n’auraient pas renié les surréalistes.

Après la Surprise Party et son écho final, place à Bosphore et Disque Sombre, trois titres de suite étourdissants de maîtrise qui semblent annoncer un disque échevelé. C’est pour mieux marquer la pause avec Tendresse. Voix caverneuse presque sépulcrale, laquelle une fois encore rappelle cette dualité constante dans leur musique, celle de marier les  sentiments contradictoires, opposés, l’alternance de tristesse et de joie diffuse, l’attente de l’explosion (celle du refrain), cette capacité à provoquer le beau, à jouer des et avec les mots (la formation littéraire de Benoît David). D’ailleurs Grand Blanc peut aussi bien ravir les fans de rock dur, de synthpop et de pop. Le son rocailleux croise un son plus épuré. Les notes électro se succèdent tandis qu’au détour d’un couplet révélateur, une guitare abrasive, soudain hurle.

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Sonne alors L’évidence. L’évidence de la collaboration Benoît/Camille pour un couplet murmuré et un refrain percutant de la chanteuse. C’est sans doute sur Les abonnés absents que s’exprime le plus, de la façon la plus aboutie, l’alchimie des deux voix, qui dans ce morceau apparaît beaucoup plus claire que sur les autres titres (parfois triturée au filtre synthétique comme sur Bosphore). Alors que l’on pourrait reprocher aux paroles d’être parfois difficiles à comprendre (bien que cela ajoute aussi un certain mystère, du moins  une certaine ambiance et atmosphère) sur ce titre, porté par un son de synthétiseur sonnant comme un appel lancinant, les voix sont parfaitement audibles et surtout se complètent merveilleusement dans le couplet et le refrain.

Un petit mot enfin sur les jeux de mots, nombreux, sur la prosodie, la versification et le travail de césure, d’allitération du groupe. C’est essentiellement le travail de Benoît David. Les jeux sont constants, les rimes nombreuses, en « al » en « el » (Verticool et son refrain dément),  en « V » sur Bosphore (envie, dérive, dévore). Un réel talent de composition, d’alternances de formes et de sons qui va jusqu’à l’électro dans une danse proche de la trance avec Désert désir.

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On peut remercier le groupe de chanter en français comme le font La Femme, Mustang, Aline, et Bagarre (un impressionnant groupe qui modernise le rap et la pop avec une insolente fraîcheur)  autres groupes essentiels de la scène française. L’avantage du disque est aussi de ne pas « se donner » tout de suite, pas complètement, d’être accessible tout en étant exigeant (Tendresse, Désert Désir et son escalade vocale finale).

Mémoires Vives est une magnifique révélation. Une révélation d’autant plus percutante quand on suit le groupe depuis ses débuts, depuis les premiers titres et le premier EP qui laissaient déjà augurer du meilleur. Un album qu’on écoute (au casque de préférence pour toutes les subtilités et le formidable mixage) en hochant de la tête, en tapant du pied par terre, en dansant, en chantant les refrains (« Bosphore faut s’y faire »). Puissant, jouissant d’une singulière maturité et d’une écriture (textes et mélodies) remarquable.

Je ne pouvais pas ne pas aimer un disque qui me rappelle à quel point la musique que l’on peut avoir en tête dans les moments les plus joyeux, doux, sensuels de notre vie, ceux auxquels on pense quand on tombe amoureux par exemple, de quelque chose ou de quelqu’un est importante. Pour l’Amour fou, morceau sublime refermant ce disque aux promesses inouïes qui me rappelle justement tout cela.

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Quand Luchini danse

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Quatre talents réunis à l’écran. C’était en 1984 dans le film d’Eric Rohmer Les nuits de la pleine lune. J’ai pensé à écrire ici après avoir lu le texte de mon ami Tom Peeping sur son excellent blog (sniff and puff, lisez le vous ne le regretterez pas !). Ce n’est pas mon préféré du cinéaste (même si je le préfère de loin à La Collectionneuse le seul que je déteste) mais il est des films qui marquent toute une génération.

Je ne l’ai pas vu à sa sortie (j’étais un gamin de 5 ans), ni même en VHS, mais en DVD il y a six ans. On y voit quatre talents réunis à l’écran : Fabrice Luchini qui se déhanche pour l’occasion, Pascale Ogier, une très jeune actrice qui allait remporter le Prix d’Interprétation à Venise avant de disparaître à seulement 25 ans, Elli du duo Elli &Jacno et puis Rohmer bien sûr derrière la caméra.

Ces instants suspendus, de danse, cette chorégraphie d’une minute 50, un moment qui capte l’essence même des années 80. Il faut laisser les gens s’exprimer devant la caméra, les diriger aussi mais sans en faire trop, laisser respirer le mouvement, les silhouettes. Voir des gens danser, quand ils aiment cela et le font bien c’est toujours un plaisir.

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Les nuits de la pleine lune/ Elli & Jacno

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