Archive pour la Catégorie 'Inde'

Kajra Re

Afficher l'image d'origine

J’ai beau l’avoir vu plus d’une trentaine de fois, je ne m’en lasse pas. Le morceau de bravoure que constitue Kajra Re intervient en milieu de seconde partie du film Bunty aur Baubli. C’est un peu le clou du spectacle d’un film loin d’être majeur mais tout de même très regardable. Je me rappelle parfaitement le jour où je l’ai acheté, d’abord dans une petite échoppe du côté du boulevard de la Chapelle dans le 10ème. C’était en juillet 2005 et j’avais très envie de découvrir (même en qualité très moyenne, surtout au regard des standards HD d’aujourd’hui) ce film qui promettait exotisme, chorégraphies, aventures et comédies. Puis plus tard je l’ai racheté en DVD (Yash Raj) avec une qualité d’image supérieure. Je ne l’ai pas en Blu-ray mais la qualité dans ce format jaillit, dans la vidéo postée ci-dessous le gain qualitatif est flagrant.

Kajra Re est un morceau de bravoure (appuyé par une superbe musique de Shankar Ehsaan Roy faisant la part belle aux instrumentations classiques notamment à base de tablas et dhols)  autour de trois acteurs : Amitabh Bachchan, Abhishek Bachchan et Aishwarya Rai. L’ancienne Miss Monde n’était pas encore devenue Mme Bachchan, mais il est clair que leur union est en partie due à ce film. Il dure 8 minutes et est chorégraphié par Vaibhavi Merchant (qui allait signer celles de Aaja Nachle). L’intérêt vient de la gestion de l’espace, de la qualité et de l’ampleur des mouvements synchronisés et surtout du crescendo final qui aboutit à une forme d’apothéose.  En tout cas, en 2005 au moment de sa sortie en vidéo, Kajra Re tournait en boucle sur tous les écrans de toutes les boutiques indiennes spécialisées.

Image de prévisualisation YouTube

Kajra Re

Fan avec Shahrukh Khan

Afficher l'image d'origine

Le nouveau film de Shahrukh Khan après celui qu’il a tourné avec Kajol (un des couples les plus importants du cinéma hindi des vingt dernières années, particulièrement depuis le triomphe de Dilwale Dulhania Le Jayenge en 1995, et qui est toujours à l’affiche d’un cinéma de Mumbai) s’intitule Fan. Il y joue un double rôle : celui d’un fan éconduit qui montre une passion dévorante voire dangereuse à son encontre, et celui de la star du ciné qu’il est. Le film semble très intéressant sur le lien ténu entre être fan et devenir un fanatique, obsessionnel, compulsif voire criminel dans le pire des cas. Dans un de ses premiers rôles importants, en 1993, dans Darr, il interprétait un jeune homme littéralement fou amoureux de Juhi Chawla.

Pour l’histoire, et l’anecdote, j’ai eu l’occasion de voir ShahRukh Khan il y a dix ans maintenant en avril 2006 pour la sortie de Veer-Zaara. J’avais été surpris (dans le sens agréable) de voir autant de monde venu l’acclamer sur les Champs-Elysées à Virgin, et ensuite au cinéma le Grand Rex. J’avais aussi été très touché de voir l’importance qu’il donnait à chaque fan venu soit lui serrer la main, demander un autographe (il n’en a jamais refusé) ou une photo. D’une grande simplicité, toujours très humble, accroché à ses valeurs dont le respect du travail d’équipe (il avait plaisanté avec Rani Mukherjee -cousine de Kajol- et surtout Preity Zinta). J’en ai des images, des sons et des rires encore plein la tête.

Image de prévisualisation YouTube

Veer-Zaara (Yash Chopra, 2004)

Afficher l'image d'origine

Je reste attaché sentimentalement et cinématographiquement à ce grand mélo (le dernier grand mélo indien des années 2000 ? Sans doute), que j’ai vu la première fois en 2005, un après sa sortie, en DVD. Quand j’y repense, je l’ai découvert sur un écran cathodique (à l’époque il n’y avait pas encore la TNT), en DVD, dans une copie qui paraît aujourd’hui bien limite par rapport aux standards Blu-ray. Sauf qu’en 2005 le Blu-ray n’était pas encore commercialisé et découvrir un film indien (en hindi comme en tamoul parmi d’autres langues) était difficile, hormis par le biais de l’import dans le quartier indien de Paris ou sur Internet.

Quand j’y repense, je me revois en train de le découvrir un lassi à la mangue et avec un naan cheese. Je l’ai ainsi vu deux fois de suite, puis une troisième fois et une quatrième, cette fois sur grand écran, lors de la présentation exclusive et prestigieuse au Grand Rex en avril 2006, en présence des acteurs (dont ShahRukh Khan désarmant de simplicité et d’humilité malgré son statut de superstar ou justement parce qu’il sait d’où il vient et aime mettre en avant ses partenaires). C’était grandiose, en Scope sur un écran de 10 mètres dans une salle bondée et bigarrée.

Le film est un immense mélo avec ses grandes qualités plastiques, techniques (j’ai su que je n’allais jamais décrocher du film dès le plan pano à partir de 2min’18 de la chanson Aisa Desh Hai Mera) , et surtout il mettait en avant  le fait faire de la paix un élément essentiel dans la relation parfois tendue entre l’Inde et le Pakistan, un film de dialogue, traversé de fulgurances, de danses chorégraphiées (un fabuleux Lodi) porté par une superbe musique et un amour au cinéma illustré de la plus belle manière qui soit par le dernier grand technicien indien, Yash Chopra. Je n’ai jamais vu plus beau depuis en terme de mélodrame et c’est un film qui compte beaucoup pour moi.

Image de prévisualisation YouTube

Do Pal Roka Khabo Ka Karwan

Image de prévisualisation YouTube

Lodi

Image de prévisualisation YouTube

Yeh Hum Aa Gaye Hain Kahaan

Image de prévisualisation YouTube

Aisa Desh Hai Mera

Image de prévisualisation YouTube

Tere Liye

Image de prévisualisation YouTube

Hum To Bhai Se Hain

Image de prévisualisation YouTube

Main Yahaan Hoon

[Om Shanti Om] Deewangi Deewangi

Afficher l'image d'origine

 

Il y a presque dix ans, j’attendais avec impatience le nouveau film de ShahRukh Khan intitulé Om Shanti Om dont j’ai toujours le poster, le premier DVD, la BOF du film et le Blu-ray. La deuxième réalisation de Farah Khan, chorégraphe autodidacte à l’origine, qui a mis en scène Main Hoon Na, avec cet extraordinaire plan-séquence en 2004 avant de signer Om Shanti Om en 2007. Le film de trois heures contient un long clip de près de 9 minutes dans lequel les stars du ciné hindi d’hier (et encore d’aujourd’hui) se réunissent pour chanter et danser sur le titre Deewangi Deewangi composé par le duo Vishal-Shekhar. On y voit ce qui faisait le sel du cinéma commercial hindi quand il joue à fond le registre du spectacle, du clinquant, de la paillette, du gloss.

Bref du rêve sur celluloïd, ici immortalisé par les images en Scope. Le génie de ShahRukh Khan c’est de ne pas se mettre en scène exclusivement pour sa petite personne mais de mettre en avant les autres en s’effaçant derrière ses aînés et en laissant aussi une place importante aux femmes. J’ai vu le film au cinéma Quatre Chemins de Pantin, c’était en Hiver, il faisait assez froid dans la salle, une salle bigarrée. C’était beau et enivrant.

Image de prévisualisation YouTube

Deewangi Deewangi

Prem Ratan Dhan Payo

Afficher l'image d'origine

C’est avec la musique originale du film le retour à davantage de traditionnel dans les percussions (dhols, tablas) et à l’instrumentation classique plutôt qu’au recours à l’électronique. Et cela faisait un petit bout de temps même si Ram Leela de Sanjay Leela Bhansali proposait déjà cela il y a deux ans. Pour quelle raison ce retour au traditionnel ?

Parce qu’il y a Sooraj R Barjatya derrière la caméra, l’auteur et réalisateur du grand classique hindi des 90′s Hum Aapke Hain Koun (que l’on peut d’ailleurs aimer ou détester). Mais voilà, l’uniformisation de plus en plus prégnante du modèle de cinéma Hollywood dans celui du cinéma hindi commençait à se faire grandement ressentir.

C’est Himmesh Reshammiya capable du pire (surtout en tant que chanteur, voix nasillarde s’il en est) comme du meilleur qui signe cette BOF, et là il est inspiré.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

123



Dans les vignes |
Penchylabidouille |
Mycustomsavagex46 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | VintageVoyageur
| Chateau de Mouchac
| Maisons Arlogis Chartres, c...