Archive pour la Catégorie 'Inde'

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Rab Ne Bana Di Jodi

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Rab Ne Bana Di Jodi est à mes yeux un des plus beaux films du monde et un des meilleurs films en langue hindie sortis ces dix dernières années. Il est sorti après une période durant laquelle son réalisateur, Aditya Chopra n’avait fait que produire pour la société de production Yash Raj, société crée à l’origine par son père, le regretté Yash Chopra. Après Mohabbatein en 2000, il revenait derrière la caméra fin 2008.

 dans Inde

Sorti en décembre 2008, en plein hiver, ce film marquait la fin d’un cycle, celui de ce cinéma des années 2000 et le dernier film de cette même industrie m’ayant laissé un souvenir durable et fort. C’est l’histoire simple d’un employé d’une compagnie d’électricité indienne du Punjab  appelé Surinder, qui mène une vie très calme, sans relation amoureuse sérieuse.

Un jour, le destin fait qu’il rencontre une jeune femme Taani, promise à son futur époux qui meurt juste avant la célébration des noces.  Le père du défunt qui a invité Surinder au mariage fait alors promettre à la jeune femme qu’elle l’épousera. Le couple s’intalle dès lors à Amritsar, où se trouve les temples sacrés du sikhisme pour y vivre après leur union. 

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Taani qui n’a pas épousé Surinder par amour s’ennuie dans sa vie d’épouse, jusqu’au jour où elle décide de prendre des cours de danse. Elle y rencontre alors un garçon au style débridé, qui est l’exact inverse de Surinder…sauf qu’en réalité, sous les lunettes de soleil, la pose de playboy, se cache ni plus ni moins que son époux, à savoir Surinder qu’elle ne reconnaît pas.

Le film met alors en exergue le fait que Taani va lentement tomber amoureuse d’un homme qui s’est travesti pour lui plaire mais dont la nature aimante et attentionnée lui permettra de la séduire sur la durée. Surinder désire être aimé pour ce qu’il est profondément, non pour ce qu’il représente quand il arbore un autre style vestimentaire.

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J’ai vu Rab Ne Bana Di Jodi au cinéma,  dans une salle où le chauffage ne fonctionnait pas, où le son n’était pas toujours au top et sur une copie où la traduction laissait apparaître de nombreuses fautes. C’était avant l’expansion des sorties indiennes en salles françaises (depuis 2010-2011), avant les sorties en Blu-ray, et avant que ce cinéma perde de sa qualité première : celle d’émerveiller, de sortir du quotidien, tout en proposant des codes universels.

Il a un peu perdu en spontaneité, en spectacle et en inventivité technique ce qu’il a gagné en moyens, en marketing et en remake/suites se suivant les uns les autres. Même si cette industrie continue de produire des pépites et des films qui méritent clairement l’attention. Et un ciné pour lequel j’aurais toujours une affection particulière.

Rab Ne Bana Di Jodi c’est un film sur les jeux d’apparence, d’humour, sur la séduction, l’intemporalité et l’universalité des sentiments, le travestissement, la filiation. Des thèmes qui font toujours recette. Voici les séquences musicales du film. En espérant qu’Aditya Chopra revienne derrière la caméra pour réaliser un autre film. La musique (formidable) est signée du duo Salim-Sulaiman qui sont frères et très doués.

Bande-annonce

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Haule Haule

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Dance Pe Chance

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Phir Milenge Chalte Chalte

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Tujhe Main Rab Dikhta Hai

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Tujhe Main Rab Dikhta Hai (version féminine)

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Dancing Jodi

 

 

 

Le cinéma indien fête ses 100 ans (6ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (6ème partie) dans Inde Om-Shanti-Om-Wallpaper-2

Le virage 2007 est important pour le cinéma hindi. C’est durant cette année là que se succèderont certains des meilleurs films de la décennie. 2007 est une année charnière et probablement la dernière contemporaine à donner dans une qualité constante ou presque, avec quasiment quatre ou cinq chefs-d’œuvre sortis cette année-là, ce qui est assez énorme. C’est aussi une année de contraste, puisque des films comme Jhoom Babarar Jhoom ou Aaja Nachle seront des échecs commerciaux tandis qu’Om Shanti Om un triomphe. Idem pour Taare Zameen Paar que je n’ai toujours pas vu. Vous pouvez retrouver les cinq parties précédentes à l’adresse Inde

Le Blu-ray n’était pas encore arrivé sur le marché, mais les distributeurs qui avaient vu venir (et échouer) le HD-DVD, Eros notamment, préparait dans ses cartons la sortie officielle de ce qui allait être le premier film indien en HD, Heyy Babyy. J’ai acheté beaucoup de DVD en 2007. Les sorties étaient régulières et je me procurais mes galettes rue Jarry. Les saveurs de l’encens, l’odeur des ladoos, le poulet tikka, les couleurs des saris, firent aussi partie de mes escapades à la sortie du travail en semaine, ou alors les week-end qui m’amenaient également dans le quartier de la Chapelle où l’on pouvait encore trouver des VCD (mais sans sous-titres, c’est comme cela que j’ai pu me procurer Jeans avec Aishwarya Rai, pour le plaisir de la collection).

Aaja Nachle est l’un des grands mal-aimés de l’année et de la décennie. C’était le retour de Madhuri Dixit, danseuse exceptionnelle et très bonne comédienne. Le film est chorégraphié par la talentueuse Vaibavhi Merchant. Mais le film fut un four. Et l’écarta du cinéma pendant des années. Il y a des échecs comme ceux-là qui sont durs à encaisser. Pourtant le film mérite bien mieux que la pluie de critiques négatives qu’il a eu. Et même d’être revu dans les meilleures conditions, sachant qu’il s’agit d’un des rares films modernes du catalogue Yash Raj à ne pas avoir eu droit au Blu-ray. Un signe ?

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Madhuri Dixit à l’affiche d’Aaja Nachle (2007)

 

Aaja Nachle

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Aaja Nachle

Autre échec public et semi-critique, Jhoom Barabar Jhoom. Il a pour avantage de compter sur Abhishek Bachchan dont la carrière, débutée par Refugee en 2000 était en train de décoller, ce que confirmera le succès de Guru, ainsi que Lara Dutta et Preity Zinta. Malheureusement après une semaine d’exploitation le film ne bénéficiera pas d’un bon bouche-à-oreille. Certes ce n’est pas la catastrophe commerciale qu’a connu Shakalaka Boom Boom (un des pires films que j’ai vus tout simplement), mais ce fut une réelle déception pour Yash Raj, surtout avec celui d’Aaja Nachle. Pourtant j’aime le côté très cool du film, son énergie, et ses dialogues. Le film a été en partie tourné à Paris, au Louvre. Lara Dutta y est craquante avec sa perruque coupe au carré et sa petite jupe blanche sur ses talons hauts. Abhishek qui porte le t-shirt du Che imprime aussi le détachement du film.

 

Jhoom Barabar Jhoom

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Jhoom Barabar Jhoom

Jhoom Barabar Jhoom

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Ticket to Hollywood

Anwar sort sur les écrans. Mais aussi Manorama Six Feet Under ou encore le premier film de Reema Kagti, intitulé Honeymoon Travels. Autrement dit, parmi ce qui se fait de meilleur dans le cinéma d’auteur. Ca attire peu de monde dans les multiplexes, mais une nouvelle génération de cinéastes et d’acteurs crèvent l’écran, et c’est essentiel.

 

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Anwar

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Maula

Manorama Six Feet Under

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Woh Bheege Pal

Honeymoon Travels

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Pyaar Ke Yeh Kahaani

 

L’un des rares comédies que j’arrive à supporter voire que j’aime bien est Heyy Babby, ni plus ni moins que le remake de Trois hommes et un couffin. Et avec Akshaye Kumar ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Avec le recul c’était un vrai tremplin pour la carrière de Viday Balan qui se retrouve aujourd’hui jurée à Cannes.

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Heyy Babyy

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Mast Kalandar

 

Après avoir laissé espérer le meilleur avec Kal Ho Naa Ho (New York Masala), Nikhil Advani réalise le film le plus long de l’année et l’un des plus longs de la décennie avec sa romance-fleuve Salaam-E-Ishq, littéralement « Bonjour à l’amour ». Je me rappelle encore de ma séance de cinéma ce samedi soir de janvier 2007 à Aubervilliers. Pas de chauffage ou si peu, et surtout un siège qui était tombé par terre juste à côté de moi, trop vétuste. Peu de spectateurs. Au bout de deux heures trente je me dis que quelque chose ne va peut-être pas, car je ne vois pas arriver le générique de fin et je suis en train de souffrir devant le pensum dégoulinant que je regarde. Il ne m’était pas alors venu à l’idée que le film durerait une heure de plus et frôlerait les quatre heures. Oui 224 minutes au chronomètre, et l’heure qui peine à défiler. Arrivé à 16 heures je suis ressorti à un peu plus de 20heures. Nikhil avait fait joujou avec ses caméras et ses acteurs. Mais pas moi ! Même Taran Ardash, critique chez Bollywoodhungama dira que l’un des principaux défauts de Salaam e Isqh est sa durée excessive. Et ce sera un échec cuisant au niveau du public. Le réalisateur reviendra avec Chandni Chowk To China que le public détestera comme la critique mais que j’aimerai beaucoup ! Comme quoi…

 

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Salaam-E-Isqh (2007) de Nikhil Advani.

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Salaam-E-Ishq

 

2007 est surtout marquée pour moi par deux films aux antipodes l’un de l’autre mais qui ont apporté quelque chose. Om Shanti Om est un hommage au cinéma des années 70 (les quinze premières minutes citent pêle-mêle les vedettes de l’époque) et une histoire de réincarnation inspirée de Karz datant de 1980. Il fit débuter au cinéma Deepika Padukone (dont le père était joueur de badminton professionnel auquel la réalisatrice rend hommage dans la séquence Dhoom Taana). Ah le souvenir de Shantipriya ! Om Shanti Om c’est du cinéma avec un grand C, un festival de couleurs et d’idées, un spectacle de tous les instants que j’ai eu la chance de découvrir sur grand écran, toujours à Aubervilliers, en compagnie d’Adeline

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Dhoom Taana

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Deewangi Deewangi

 

A noter que dans la précipitation du succès du film en salles, Eros sortira un de ses DVDs les plus calamiteux dans un gros coffret orange, très vite dépassé par le Blu-ray du film. Coffret devenu collector que je possède.

De son côté No Smoking annonce Dev D. Refus d’une narration classique, refus de certains codes, extraordinaire travail visuel sur les couleurs, sur les tonalités, le cadre lui-même, et une bande-son expérimentale qui fait de ce film la première pierre de l’édifice moderne d’un cinéma qui verra bientôt naître le film Shaitan.

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Phoonk De

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Jab Bhi Cigaret

 

Le troisième chef-d’oeuvre c’est Guru de Mani Ratnam qui conforte encore la collaboration Mani Ratnam/AR Rahman que l’on pourrait comparer à celle de Spielberg/Williams. Abhishek Bachchan y gagne définitivement ses galons d’acteur.

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Tere Bina

 

Grande année que cette année 2007.

 

 

Le cinéma indien fête ses 100 ans (5ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (5ème partie) dans Inde donparty

2006 est une année contrastée en terme de thématiques dans le ciné hindi. Les grosses productions se bousculent au portillon, et si les cris révolutionnaires de Rang de Basanti (qui est un film que je déteste) trouvent un écho chez le jeune public urbain, la tendance est aussi à l’hommage à un cinéma fleuri des années 70 dont Don est la parfaite illustration. C’est alors une donne qui ne changera pas : Aamir Khan connaîtra un triomphe commercial année après année. L’industrie commence à mes yeux à connaître un léger déclin, même si la donne sera très nette à partir de 2009. C’est aussi l’année où Fanaa réussit un joli score au box-office, tandis que Dhoom 2 demeure le carton de l’année pour un film pourtant ô combien médiocre, Yash Raj produisant beaucoup, voire trop et surtout sans être trop regardant : le casting compte davantage que le scénario ou la mise en scène. Tendance qui ira grandissante dans les années à venir jusqu’à fin 2008 et le retour d’un cinéma plus traditionnel dans l’âme avec le merveilleux Rab Ne Bana Di Jodi.

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Aaj Ki Raat

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Fanaa

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Des Rangila

A l’époque Sunidhi Chauhan est une chanteuse très en vue qui commence à participer à beaucoup de BOF, plus tard elle apparaîtra même dans un film sur deux.  Mais ma préférence ira à Shilpa Rao et Shreya Ghoshal. L’art du doublage d’actrice au chant est une industrie à elle-seule, et les compositeurs se succèdent les uns aux autres. Certains émergent ou demeurent des valeurs sûres, se distinguant par la qualité de leurs compositions (Jatin-Lalit, Salim-Suleiman en tête, Shankar Ehshaan Loy), d’autres font du basique, du banal voire se livrent à un pompage éhonté de certaines musiques orientales (Pritam).

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2006 c’est aussi une année spéciale, durant laquelle j’ai pu rencontrer, enfin voir, le terme est plus exact à Paris, au Virgin des Champs-Elysées en séance d’autographes les stars Shahrukh Kan, Preity Zinta et Rani Mukherjee. Je pensais naïvement que j’aurais largement le temps d’y aller en début d’après-midi. Sauf que je reçois un texto à 12H40, alors que je n’étais pas encore dans le train qui me dit que c’est noir de monde devant le Virgin et que ça va se jouer au coude-à-coude pour pouvoir se frayer un chemin. Le même jour Tom Cruise défile aussi à Paris avant de donner des interviews, mais la presse et les journaux du soir mettront en avant Shahrukh Khan qui crée sans doute plus l’évènement que l’américain. Du jamais vu ! A cette occasion l’acteur découvrira sa statue de cire installée au Musée Grévin.

Durant la même semaine le cinéma du Grand Rex a organisé des projections des films de Karan Johar. J’ai revu pour la troisième, parfois quatrième fois La famille Indienne, Kuch Kuch Hota Hai. Le même mois, avec des ami(e)s de Lille nous avons aussi fait des soirées cinéma indien, et un jour d’Août 2006 revenant des emplettes effectuées dans une boutique spécialisée de la grande ville du nord et après un excellent repas traditionnel, nous mettons le disque (qui venait de sortir chez Adlabs dans une copie resplendissante quasiment simultanément à sa sortie salles Inde) du film Krrish à 23H30, ce qui nous fit terminer la soirée vers 03H00, repus des rires et du cinéma surréaliste, ce moment autre, totalement décalé que vous venions de voir. Un beau souvenir.

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Shahrukh Khan à Paris au Grand Rex le 26 avril 2006 pour la projection de Veer-Zaara de Yash Chopra

avtprembw1dqYash Chopra, Rani Mukherjee, Preity Zinta, Shahrukh Khan et Pamela Chopra au Grand Rex le 26 avril 2006

Cette année-là comme le chanter Claude François, Karan Johar est revenu sur le devant de la scène avec son pensum Khabhi Alvida Na Kehna, partant dans un mélo sirupeux et moralisateur, saupoudré de séquences de danses très techniques. Mais la magie de son cinéma avait dès lors quasiment disparu après avoir flatté l’oeil et les sens dans ses réalisations précédentes, en particulier Kuch Kuch Hota Hai, miracle de premier film, et Kabhi Khushi Khabie Gham. Vishal Bardwaj sort l’un des deux seuls films que j’aime de lui pour le moment : Omkara, belle relecture de l’univers de Shakespeare, comme il l’avait fait avec Maqbool. Macbeth et Othello sont toujours adaptés à la sauce hindie. Mes coups de coeur de l’année iront à Zindaggi Rocks, complètement boudé par le public et rejeté par la critique. Pourtant c’est le meilleur rôle de Sushmita Sen (la prof de chimie dans Main Hoon Na) et Dor de Nagesh Kukunoor qui s’était déjà fait connaître avec Iqbal.

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Khabi Alvida Na Kehna

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Rockn’roll Soniye

Krrish

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Dil Na Diya

Omkara

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Beedi

I see you

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Subah Subah

Zindaggi Rocks

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Humko Chhoone Paas Aayiye

Dor

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Yeh Honsla

 

 

Le cinéma indien fête ses 100 ans (4ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (4ème partie) dans Inde veerzara-oct21

Le milieu des années 2000 a marqué un tournant pour le cinéma indien. On assiste aux dernières grandes fresques historiques et romantiques, dont le parangon est Veer-Zaara, réalisé par Yash Chopra. Le cinéma se diversifie, fait une place de plus en plus importante à la comédie, laquelle peut se révéler parfois bien lourdaude. On assiste également à la recrudescence de l’utilisation de l’anglais dans les dialogues, que ce soit au niveau des chansons qui commencent à perdre leur titre original en hindi au profit de l’anglais, et des dialogues qui mélangent à la fois l’hindi et l’anglais. D’où le terme d’hindglish, contraction des deux mots.  Les studio Yash Raj de Yash Chopra se tourne de plus en plus vers l’international, en ayant pour coeur de cible les NRI. Abhishek Bachchan parvient à se faire un nom et monte en puissance entre 2004, époque du premier Dhoom et Guru qui l’installera comme un acteur qui compte. Dhoom Machale est devenue une chanson culte.

Yash-Raj-Films dans Inde

Veer-Zaara

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Lodi

Dhoom

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Dhoom Machale

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Le milieu des années 2000 est aussi l’occasion de voir un cinéma indépendant, loin des standards de l’énorme industrie Filmcity. Deux réalisateurs vont s’illustrer à ce niveau :  Nagesh Kukunoor avec Dor et Anurag Kashyap futur auteur de Dev D, la relecture moderne de Devdas de 1953 puis 2002. My brother Nikhil est aussi un film important : scénario et réalisation beaucoup plus classiques, mais sujet en or et jeu d’acteurs très convaincant. Farhan Akhtar qui avait signé son premier film Dil Chahta Hai en 2001 revient à la réalisation avec Lakshya, un deuxième film certes moins réussi mais porteur toutefois des plus grands espoirs quant à ce cinéaste plein de promesses. Ce qu’il confirmera en 2006 avec le remake de Don.

df9f53ec-4579-44a5-b3c3-80a7ff036b43_625x352My brother Nikhil (2005)

Ashutosh Gowariker, réalisateur du chef-d’oeuvre Lagaan signe quant à lui Swades, fresque intimiste et sociale sur un ingénieur de la NASA qui vient installer un moteur hydraulique dans un village. Le film obtiendra un grand succès et démontre une fois de plus la versatilité de l’acteur Shahrukh Khan. C’est aussi le seul rôle à ce jour de Gayatri Joshi. Quand il a fait son casting, le réalisateur ne voulait absolument pas de star féminine pour ce rôle et a trouvé chez elle cette spontanéité de débutante qui transpire à l’image.

Swades_02Swades (2004, Ashutosh Gowariker)

Swades_05La magnifique Gayatri Joshi dans Swades, son unique rôle au cinéma.

Swades

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Yeh Tara Woh Tara

Lakshya

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Kitni Baatein

Bunty-aur-BabliBunty aur Babli (2005)

Je garde un assez bon souvenir de Bunty aur Babli, dans lequel se trouve la splendide Kajra Re.  Abhishek Bachchan consolide sa relation avec une certaine Aishwarya Rai qui deviendra par la suite son épouse. C’est un, sinon le premier DVD officiel (avec hologramme) que j’ai acheté. Le film est une comédie plus amusante que nombre de films qui viendront inonder les écrans (No Entry, Garam Masala). C’est aussi la période durant laquelle Vivek Oberoi va essayer de se frayer un chemin dans l’industrie tout en essuyant de sévères échecs commerciaux qui le pousseront à renoncer aux rôles et aux films principaux.

Bunty aur babli

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Kajra Re

Kisna

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Sun lo tum Chilman Uthegi Nahin

Iqbal

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Aashayein

Le cinéma indien fête ses 100 ans (3ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (3ème partie) dans Inde lagaan,3

Dans cette troisième partie, nous aborderons dans un premier temps le début des années 2000.

La décennie 2000 commence assez mal pour la superstar ShahRukh Khan. Éculé par quelques échecs au box-office, et visé par une presse d’extrême-droite qui le compare à Hrithik Roshan (lequel débute en 2000 au cinéma avec Kaho Na Pyaar Hai, à mes yeux un navet, mais son succès fut retentissant, et Hrithik tourne sous la direction de son père Rakesh Roshan) L’acteur va progressivement renouer avec le succès. Hrithik émoustille les jeunes femmes et devient très populaire. Un autre grand acteur finit lui aussi à ce moment-là sa longue traversée du désert après des années 80 aux succès aléatoires. Amitabh Bachchan sera propulsé sur le devant de la scène par un jeune cinéaste qui croit encore en lui : Aditya Chopra, auteur du film le plus populaire des années 90 : Dilwale Dulhania Le Jayenge. Le film en question s’intitule Mohabbatein et dure 3h 40. Il contient les séquences chantées et dansées qui serviront de base aux futures réalisations des années 2000 par leur technique époustouflante.

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Le triangle amoureux de Lagaan, 2001. On reprend un schéma classique, mais le film transcende totalement son sujet.

Les années 2000 est une décennie très contrastée : elles commencent par des films-fleuves, dans lesquels la cinématographie déborde d’énergie, en faisant du masala un genre roi. C’est une décennie de chefs-d’œuvre et de ratages intégraux, la période faste des films patriotiques qui versent parfois dans les excès les plus discutables/contestables. Le film Gadar en est le prototype, même s’il demeure un succès colossal. A l’inverse Lagaan est l’incarnation d’un cinéma profondément indien ouvrant néanmoins  son sujet à l’universalité par ses thématiques et sa réalisation. Plus tard durant la décennie les durées vont s’amoindrir, la production de plus en plus s’occidentaliser voire se « hollywoodiser », reprenant les formules marketing et même la façon de filmer des grosses productions hollywoodiennes. La saveur si particulière du cinéma hindi va perdre peu à peu de son goût et de son exotisme.

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Dil Chahta Hai : la naissance d’un cinéaste, la révélation de Preity Zinta (après Dil Se en 1998 et Dil Hai Tumharaa), Saïf Ali Khan.

On assiste à des scènes tournées  en Suisse (popularisée par Yash Chopra dans le milieu des années 70), mais aussi et de plus en plus à Londres, les cinéastes voulant non seulement toucher le public indien local, mais également, puis surtout le public NRI, les personnes qui vivent à l’étranger et font partie de la diaspora. Et où trouve-t-on nombre de ces NRI ? A Londres et en Angleterre.  Jusqu’au milieu des années 2000, nous aurons droit à des fresques souvent très belles, avec moult personnages, chorégraphies et chansons. C’est l’époque reine des BOF de Jatin-Lalit, Shankar Ehsaan Loy, puis Vishal-Shekhar et Salim Merchant. C’est aussi la naissance du cinéaste Farhan Akhtar qui comptera beaucoup.

devdas2Devdas, 2002. Le film Sanjay Leela Bhansali fut projeté à Cannes en présence de toute l’équipe.

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Une scène issue du film Kal Ho Naa Ho, 2003 : Mahi Ve. Explosion de couleurs, d’entrain derrière le vernis dramatique du film. Celui-ci sera projeté deux ans après sa sortie en salles en Inde en France. Kajol y fait une apparition amicale.

Voici donc un top 10 du début des années 2000 :

 

Phir Bhi Dil Hai Hindustani

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Phir Bhi Dil Hai Hindustani

Mohabbatein

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Soni Soni

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Pairon Mein Bandha Hai

Kabhi Kushi Kabhie Gham

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Suraj Hua Maddam

Chori Chori Chupke Chukpe

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N° 1 punjabi

Lagaan

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Radha Kaise Naa Jale

Dil Chahta Hai

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Jaane Kyu

Shakti

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Ishq Kamina

Devdas

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Dola Re Dola

Kal Ho Naa Ho

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Mahi Ve

Main Hoon Na

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Chale Jaise Hawaien

En bonus, Kannathil Muthamittal, un des films tamouls les plus importants de la décennie, réalisé par Mani Ratnam.

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Les Dvds de Chori Chori Chupke Chupke, Kuch Kuch Hotai Hai, Kabhi Kushi Kabhie Gham, Dil Se et Lagaan furent les cinq premiers DVD que j’ai achetés dans le quartier indien de Paris. Celui de Chori Chori Chupke Chupke était honteusement recadré en 1.37:1, rognant une large partie de l’image en haut et en bas du format Scope d’origine. Mais cela ne m’a pas empêché d’en acheter une centaine dans les mois qui suivirent.

 

 

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