Archive pour la Catégorie 'Nostalgi(k)'

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Alba : only music survives

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C’est une vidéo des années 80. En 1985 pour être précis. Sur le plateau de l’émission de Christophe Dechavanne, intitulé C’est encore mieux l’après-midi, la chanteuse italienne Alba fait sa première apparition sur une chaîne française. Elle y interprète (en playback) le titre Only Music survives. Christophe Dechavanne démarrait à la télé, c’était sur Antenne 2 avant la privatisation de TF1. Une époque où l’émission, en direct, pouvait accoucher de n’importe quelle situation, où un invité pouvait partir dans le politiquement incorrect et tordre le cou à certains codes. Cet après-midi là, Serge Gainsbourg était l’invité spécial. Il est à la fois charmant et il semble aussi sous l’effet de l’alcool, cru dans ses paroles mais aussi et paradoxalement pudique, ne disant pas un mot plus haut que l’autre avec son phrasé caractéristique tout en étant capable de verser la seconde d’après dans la provocation ou la vulgarité. Il y a eu un défilé de jeunes femmes quelques minutes avant, un défilé en sous-vêtements. Il a dit que les jeunes femmes « avaient un beau cul ». Il répète trois fois le mot au cas où les spectateurs n’auraient pas compris/entendu. Il les répète aussi parce qu’il est provocateur dans l’âme et qu’il sait manier les mots et leur sens comme peu. Parce qu’il est à son aise et en même temps dans une position un peu inconfortable.

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Ce jour-là, cet après-midi là, débarque une jeune italienne sculpturale de 20 ans à peine. Alba Parietti. Elle porte des gants de velours noirs, des talons hauts, une robe longue et un rouge à lèvres carmin qui dessine des lèvres pulpeuses. L’italienne, qui a des faux airs étranges de Jane Birkin quand elle avait elle-même vingt ans, reine de l’italo-disco (un genre très en vogue à l’époque) est ici sur le plateau comme une petite déesse de la pop qui vient s’immiscer dans l’univers du poète du Poinçonneur des Lilas reconverti en star funk avec son album Love on the beat qui vient de sortir. Le gris de ses cheveux et de son jean lavasse face à la beauté ensorcelante de cette jeune femme qui un charme épicé (elle cèdera vingt ans plus tard aux sirènes de la chirurgie esthétique).

A côté de Gainsbourg, de l’autre côté du canapé, se tient Gilles Verlant, personnalité attachante et véritable encyclopédie sur le chanteur, qui restera un ami proche et intègre (comme le fut le producteur Philippe Lerichomme auquel Gainsbourg rendra hommage par une chanson en 1989). Après les cris du loup à la Tex Avery et les mimiques d’un homme de 56 ans qui se laisse aller à la grivoiserie du geste, il y a un moment étonnant, sublime de simplicité et surtout de classe : Gainsbourg baise les mains -à la russe- de la chanteuse dans un geste de retenue en levant ses yeux admiratifs devant elle, en signe de respect profond et d’amour transi. Ce moment-là qui commence à 1min 52″secondes et ne dure quelques instants me touche infiniment. C’est pour ces moments-là, instantané incroyable que j’adore Gainsbourg, le poète derrière le provocateur parfois un peu énervant à force de ruminations. Ce Gainsbarre qui laisse la place au Lulu des débuts et au Gainsbourg qui aime les femmes. Sincèrement, entièrement.

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Only music survives

Premiers achats

Premiers achats dans Nostalgi(k) 115255940Un petit sujet pour aborder les premiers achats marquants dans le domaine de la musique, du cinéma, des arts en général.

Premier vinyle : Melody, Y’a pas que les grands qui rêvent, 1989

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La chanson a été écrite par Guy Carlier (je l’ignorais complètement jusqu’à peu, en même temps j’avais dû zappé les crédits sur le verso), qui a été présent à la télé dans l’émission de Fogiel ainsi qu’à la radio. En 1989, quand ce titre est sorti et a été diffusé à la télé, j’en suis tombé amoureux. Comme je suis tombé amoureux de sa chanteuse, Melody, une jeune artiste qui avait 12 ans à l’époque, a poursuivi sa carrière avec deux ou trois autres titres puis a cessé ses activités artistiques. Plus tard elle est devenue vendeuse dans une boutique, puis maman.

C’est mon premier coup de foudre musical, j’avais une dizaine de francs en argent de poche, mes parents m’ont demandé ce que je voulais comme disque, j’ai eu une réponse instantanée : « J’aimerais avoir le disque de Melody. » Cette chanson rétrospectivement est sortie durant une année absolument fondamentale, l’année 1989 : second Amstrad, chute du Mur de Berlin, déménagement et arrivée dans une nouvelle école,  fin des années 80. C’était très fort, je sentais que beaucoup de choses arrivaient, sans en comprendre immédiatement la portée, mais c’était électrique. Elle me rappelle le bruit de la craie sur le tableau vert, les leçons de morale inscrites au dessus de ce même tableau, le parfum de la colle Cléopâtre, la couleur brunie des sièges en bois. L’enfance.

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Y’a pas que les grands qui rêvent, le premier titre de Melody, sorti en 1989.

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Une flèche en plein cœur

Le second vinyle c’était une compilation des tubes de l’année 1990 intitulée Boulevard des Hits 10.  Je me souviens qu’il y avait un titre de Phil Collins,  un de Gloria Estefan.

J’ai longtemps recherché la pochette originale, et l’ai enfin retrouvée

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Un mois après j’ai découvert et acheté un autre titre de Technotronic, Pump it up, Pump the jam. Cette chanson m’avait marqué par son rythme syncopé.

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Pump it up, Pump the jam

Premier single en CD : Zombie de The Cranberries.

Bien que sorti en 1994 en CD, je ne l’ai découvert qu’en 1995 à la télé. Je l’ai acheté en CD sans me poser trop de questions. Peu de temps après, j’ai découvert King for a day et j’ai acheté le single Digging the grave. C’était en 1995.

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The Cranberries

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Zombie

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Faith no More

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Digging the grave

Première VHS : Las Vegas Parano de Terry Gilliam (1998)

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Celle de Las Vegas Parano achetée dans un Espace Temps (les premiers DVD arrivaient dès fin 98 dans ce magasin que j’ai beaucoup fréquenté à la fin des années 90). J’ai pris le film, j’ai regardé les premières minutes, ai trouvé l’image extrêmement décevante, suis revenu au magasin avec le ticket de caisse et ai demandé le remboursement, prétextant que la cassette devait avoir un problème. Je fus remboursé alors même que j’avais trouvé un prétexte bidon, mais ça passait plutôt bien à l’époque. Un peu plus tard, j’ai acheté la VHS en VO sans sous-titres de Nowhere de Gregg Araki. Ce sont les deux seules VHS originales que j’ai achetées.

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Premier DVDMatrix des frères Wachowski, 1999

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Matrix, (1999)

Avec sept autres films, ce fut mon premier achat DVD. A l’époque, lorsque j’ai eu 45 ou 50 DVD, je suis allé à Paris, Avenue de Villiers, dans une petite boutique à l’accueil glacial qui a d’ailleurs failli me décourager d’y laisser mes films, pour y revendre une trentaine de DVD, si bien qu’il m’en restait une dizaine. J’en avais à l’époque retiré 500 francs, c’était au début de l’année 2000. Quand je suis rentré à la maison, j’ai eu soudain un pincement au cœur. C’est la seule et unique fois où j’ai revendu des DVD.

Premier HD-DVDHitcher (Dave Meyers, 2007)

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Acheté à la boutique MK2 Bibliothèque Mitterrand en 2008, à laquelle je ne suis pas retourné depuis un bail (je n’aime pas l’endroit et n’apprécie guère plus le quartier avoisinant). Premiers pas dans la HD.  J’ai eu peur car je l’ai acheté un peu à l’aveugle, ne sachant pas vraiment si le disque était toutes zones, s’agissant d’un disque Warner il l’était par définition, mais c’était une édition avec DVD. Au final le film est lisible sur un lecteur français.Le film que j’ai trouvé excellent a été vilipendé à sa sortie en salles. La vidéo est une seconde chance et elle le prouve une fois de plus. Depuis j’ai découvert bon nombre de films par ce biais.

Premier Blu-ray : Et bien je ne m’en rappelle pas. :- )  (et c’est sérieux). J’essaierai de retrouver le titre, mais là, comme ça, ça ne me revient pas.

 

Magazines jeux-vidéo 90′s

Magazines jeux-vidéo 90's dans Nostalgi(k) 6128

Alors que je me remets doucement à la lecture des revues de cinéma après avoir lu régulièrement la presse internet et n’avoir pas ouvert de canard durant des années, je me suis replongé il y a quelques jours dans les souvenirs des magazines qui étaient sortis il y a tout juste vingt ans (voire un peu plus) au début des années 90. Je n’ai jamais lu Tilt mais cette revue est culte, parce qu’elle est arrivée en 1982 au début de l’ère de l’informatique à domicile et des jeux sur consoles, alors naissants.

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©abandonware.org

En 1990, j’ai eu en cadeau d’anniversaire un Amstrad 6128. Cela correspondait à la Coupe du Monde 1990, la première que j’ai véritablement suivie, avec ses héros comme Roger Milla et Toto Squillacci. Je n’achetais pas de revue informatique, mais j’aimais passer des heures, principalement le week-end pour découvrir sur cassette/disquette des jeux divers qui me transportaient dans un univers loin de mon quotidien d’écolier.

En cette année 1990, quelques mois seulement après la chute du Mur de Berlin qui fut pour moi un évènement majeur, images que j’avais vues en direct et qui m’avaient, m’ont et continuent de me marquer, les magazines spécialisés ont commencé à fleurir. Je ne les citerais pas tous et cet article n’a pas pour but d’être exhaustif, mais simplement de rappeler quelques très bons souvenirs d’une presse qui se développait (avant « jeux-vidéo magazine » sur papier que j’ai beaucoup aimé au début des années 2000) avant qu’elle ne stagne.

Il y avait plusieurs magazines consacrés aux jeux sur Amstrad et ce dès 1985 à la sortie de l’ordinateur. Amstrad 100%, Amstrad PC Mag et Amstrad Magazine. Rappelons qu’à l’époque l’Amiga et l’Atari ST étaient disponibles, et que j’ai fantasmé sur les jeux qui sortaient alors sur ces deux ordinateurs lesquels me paraissaient largement supérieurs techniquement parlant. Mais jamais je n’eus ni l’un ni l’autre. Je me rappelle avoir été dans un supermarché et y avoir trouvé la disquette de Barbarians sur Amstrad que l’on m’a acheté, un grand moment.

En parcourant le net, je suis tombé sur un site formidable, mine d’informations, fruit du travail d’un passionné qui a consacré un site aux parutions des années 90, que ce soit sur consoles comme PC de bureau. abandonware.org propose ainsi l’intégralité de certains numéros de Consoles +. Les photos reproduites ici sont celles du site que je cite.

Le premier numéro d’Amstrad 100% ressemblait à ça

©abandonware.org

Le premier numéro d’Amstrad Magazine est lui paru en 1985, avec en couverture le jeu Daley Thompson qui connut un franc succès.

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Au tournant 1992, 1993, en avril de l’année 1992, j’ai reçu la Game Boy classique en cadeau. J’ai découvert Paperboy, R-Type, Castlevania  et d’autres jeux qui ont bercé mes soirées de printemps et sur lesquels j’ai passé un certain temps, avide d’en découvrir toujours plus, malgré la difficulté parfois rebutante de certains jeux (imprécision de la jouabilité de Castlevania entre autres).

Plus tard en 1993, j’ai commencé à acheter Consoles +, à l’époque dirigé par Alain Huygues-Lacour aka AHL, dont les éditos me faisaient souvent sourire. Surtout les tests étaient complets, les articles intéressants et bien rédigés ce qui permettait aussi de revoir l’orthographe, d’apprendre les règles d’accord par le biais de ces textes divertissants et éducatifs (en plus des cours à l’école bien sûr).  Le premier numéro de Consoles + est sorti en novembre 1991. C’était l’âge d’or des consoles portables et de salon avant l’arrivée de la 3DO, de la Saturn et des Game Cube ou encore Nintendo 64. Mais on pouvait jouer sur Mega Drive puis plus tard MegaCD, Nintendo et Super Famicom. En 1993, la Super Nintendo a fait ses preuves et si je voulais une Lynx et une Pc Engine, j’eus à la place la Super Nintendo qui combla toutes mes attentes.

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Le premier numéro de Consoles + en 1991 ©abandonware.org

Le numéro de juin 1992 est resté célèbre pour son test de Street Fighter 2 (auquel j’avais joué en arcade et auquel je préfère néanmoins Mortal Kombat, surtout le 2, fantastiquement adapté sur Super Nintendo) et qui avait obtenu la note de 96 %, soit Super Hit.

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Etant très fan de Mario, j’attendais beaucoup des futures articles de Super Mario World. Je n’ai en revanche, et là, ce sont les choix qui font qu’on était plutôt orienté Super Nintendo ou Megadrive, que rarement joué à Sonic. Et j’ai découvert Zelda beaucoup plus tard que les autres copains qui passaient des heures à essayer de trouver la solution pour passer au niveau supérieur.

En 1993 j’ai accroché immédiatement aux premiers jeux Super Nintendo offerts avec la console. Là encore, souvent des cadeaux d’anniversaire ou de Noël. Il me fallait faire tous mes devoirs pour pouvoir jouer une heure ou deux avant de décrocher et de partir rejoindre Morphée. J’attendais ensuite la fin de la journée et les devoirs de nouveau terminés pour pouvoir sortir la console. Quel plaisir que de retrouver alors l’univers de Starwing ou encore Super Mario World, deux de mes jeux préférés toutes époques et consoles confondues qui m’ont profondément marqué.

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J’avais d’ailleurs entendu parler de Super Mario World un an avant, ce qui  m’avait donné envie d’avoir une Super Nintendo quand j’avais lu le Banzzai du mois d’octobre. Un magazine au format A3 qui lui donnait ce côté magazine de la presse quotidienne.

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En 1995-1996, alors au lycée professionnel j’ai découvert un peu par hasard à la sortie de la gare dans la presse-tabac un journal intitulé Joystick. Le magazine paraissait depuis quelques années déjà mais je ne me l’étais jamais acheté. J’ai adoré la maquette et la typographie, le graphisme en général du magazine, d’autant plus qu’il était fourni avec un CD-rom, ce qui était novateur pour l’époque. Ciné Live quand il démarra en 1997 proposait lui aussi un CD et s’appuya là dessus pour se vendre.

Il faut se remémorer le fait que Joystick qui a paru à la fin des années 80 proposait des numéros spéciaux, surtout ceux de Noël absolument énormes, avec le numéro de décembre 1991 de plus de 324 pages !

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Les numéros de Joystick que j’ai adorés sont les suivants :

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Duke Nukem était un jeu génial, iconoclaste, techniquement impeccable et bourré d’humour, et ce bien avant Grand Thieft Auto. Mais le jeu qui m’a le plus impressionné sur PC était Ripper de Take Two Entertainment. C’était un film intéractif avec des intrigues à résoudre, précalculé, dans un univers cyberpunk à la Gibson, avec des acteurs de premier plan dont Christopher Walken et John Rhys-Davis. J’ai passé de longues soirées d’hiver à le finir et ce fut une expérience vidéo ludique inoubliable.

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Ripper

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Peu à peu à partir de 1997, 1998 j’ai arrêté de lire les magazines spécialisés et j’ai arrêté de jouer vers 2002. Mais ces périodes du début et milieu des années 90 étaient à la fois amusantes, riches, entraînantes, originales et variées.

Nostalgi(k): séries années 90

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Un très beau sujet de rêveur atypique lunaire à propos de Code Quantum, une des, sinon sa série fétiche m’a inspiré celui-ci.

C’est parti pour la Madeleine de Proust d’autant plus que je n’ai pas suivi une seule série depuis Six Feet Under et Sex and The City. Parmi toutes les séries qui ont déferlé sur les écrans français dans les années 90, que ce soit par le biais des chaînes nationales ou du câble (en particulier Canal Jimmy qui a largement contribué à leur diffusion, même si je n’ai eu le satellite qu’à la fin 1997), quatre ont particulièrement retenu mon attention, et je les suivais avec assiduité. Ce ne sont pas Beverly Hills ou Alerte à Malibu (et je n’ai jamais été fan de Pamela Anderson), ni même Buffy contre les vampires, mais Parker lewis ne perd jamais, Sauvés par le gong, Angela 15 ans et Hartley coeurs à vif.

Chacune m’a profondément marqué pour des raisons différentes ou communes : le sens de l’humour, parfois de la dérision voire de l’autodérision, un dialogue qui me parlait à l’époque, des personnages fins, de la technique et des trouvailles visuelles, du charme, un zeste d’érotisme, les premiers fantasmes fétichistes, une certaine vision de l’Amérique ou d’une contrée loin de l’Europe, l’Australie pour Hartley. Et évidemment, le thème central de l’adolescence à l’époque où je vivais moi-même la mienne.

Parker Lewis était porté par Corin Nemec. L’inspiration de la série vient du film Fuerris Bueller réalisé en 1986.  L’acteur jouait un jeune adolescent fantaisiste et insouciant qui n’arrivait pas à se débarrasser d’une petite soeur chippie et turbulente, absolument insupportable, mais lien humoristique évident dans la narration des épisodes de la série. Il était entouré de ses amis Joey et Mikey, beau brun ténébreux pour le premier et jeune ado intello pour le second. Tandis que Kubiak lui imposait sa taille gigantesque et se nourrissait parfois de sardines crues.

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Joey, Mikey, Parker et Kubiak.

La série n’était cependant pas moqueuse mais simplement ironique à son égard. Bien sûr Parker Lewis n’aurait pas été la série qu’elle était sans sa bande-son, ses effets visuels ( le rail de travelling arrière, les ralentis, les accélérés d’images,etc), sa fameuse « synchronisation des montres » et surtout Miss Musso, la principale du lycée. Tailleur strict, cheveux soigneusement coiffés, vernis à ongle, rouge à lèvres pimpant, elle affichait clairement son opposition à Parker et lui faisait « mordre la poussière », en le convoquant régulièrement dans son bureau et en effectuant son fameux claquement de doigts qui suffisait à affirmer son autorité.

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Miss Musso, inoubliable personnage féminin de principale de lycée au style martial et sexy en diable.

La même en 2011

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Autorité soulignée par les explosions de vitres systématiques de son bureau. Un vrai délice de fantasme fétichiste que la belle incarna durant trois ans ! La série permit aussi de découvrir celle qui allait incarner Jeanne D’arc sous la direction de Luc Besson et l’héroïne des futures Resident Evil : Milla Jovovich

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Milla Jovovich dans Parker Lewis.

 

 

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Bien que Sauvés par le Gong ait été initialement crée à la fin des années 80 (en 1989), cette série est arrivée sur les écrans français début 1991 sur Antenne 2. Elizabeth Berkley ne montrait pas un jeu absolument génial, mais la jeune fille avait ce petit quelque chose, ce charisme et cette fraîcheur juvénile que Verhoeven allait cinq ans plus tard transfigurer dans Showgirls.

La graine de talent et de cinégénie est là, elle allait éclore sur la durée. La série était emblématique d’une certaine jeunesse américaine, ça sentait l’americana. La lumière est californienne, les amis sont inséparables et se rendent au lycée Bayside. Le sel venait principalement du fait que beaucoup de temps était passé dans le bureau du principal Richard Belding en raison de la loufoquerie de leurs actes. La série révéla également la piquante brune Tiffany Thielssen. D’ailleurs à l’époque, au collège, il y avait deux écoles : les fans de la brune Tiffany et de la blonde Elizabeth. Il y eût 86 épisodes.

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 Tiffany Amber

http://www.dailymotion.com/video/x35ln6

 

 

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Angela 15 ans est la série qui m’a le plus marqué. Angela était interprétée par Claire Danes qui se fit connaître mondialement grâce à cette série. Elle incarnait le personnage éponyme en quête de repères, essayant de trouver son identité, en quête d’amour, laquelle se teint les cheveux dès le premier épisode pour marquer sa différence. Le générique de début me mettait parfois les larmes aux yeux, et j’attendais avec impatience les épisodes suivants pour savoir si elle allait par sa force de caractère arriver à s’extirper d’une mauvaise situation. La série révéla aussi Jared Leto futur lui aussi acteur de cinéma, interprétant ici Jordan. La série était portée par une attention particulière aux dialogues, à la vie de famille quotidienne, aux conflits qui peuvent y naître comme à l’amour profond, sentimental, paternel et maternel qui y transparaît, malgré les oppositions voire les ruptures.

56068477Angela, ici incarnée par Claire Danes

 

catalanoJordan, dont Angela va peu à peu tomber amoureuse.

Pour les ados de l’époque c’était une série emblématique parce qu’elle reflétait ce que l’on pouvait rechercher, vivre, connaître, expérimenter. Angela était pour moi un personnage fort. Le personnage qui m’avait également marqué était celui de Rickie, personnage doux et réservé, homosexuel, que l’intelligence du scénario ne confina pas à un rôle de faire-valoir. Au contraire, il avait un rôle de premier ordre, à la fois confident et meilleur ami, surtout après sa brouille avec Rayanne dont il fut le meilleur ami. Le personnage de Brian était lui aussi fort : il était amoureux d’Angela qui tombait amoureuse de Jordan, personnage mystérieux.

La quête de Brian était perdue d’avance et c’est cela qui pimentait aussi la série, dans le sens où l’une des pires choses qui puisse arriver en amour c’est d’aimer quelqu’un qui aime quelqu’un d’autre.  Les thématiques n’ont absolument pas vieilli, la série était originale dans son traitement (je ne me rappelle pas d’une série qui mettait en avant l’homosexualité adolescente, et l’homosexualité tout court dans une série grand public)  et j’aimerais bien la redécouvrir en DVD. Elle dura uniquement une saison (19 épisodes). Autant dire que chaque épisode est précieux.

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La famille d’Angela, ici entourée de ses parents et de sa petite soeur.

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Rickie avec son costume rouge aux côtés de Jordan et des autres personnages de la série.

http://www.dailymotion.com/video/x4awul

 

 

Hartley Coeurs à vif était elle aussi une série très originale, avec des personnages aux origines diverses et des histoires de coeur qui faisaient tout l’intérêt des épisodes. J’avais complètement craqué pour le personnage interprété par l’actrice Ada Nicodemou qui interprète le personnage de Katarina. Et il me semble qu’à l’époque, c’était la première fois aussi qu’on voyait évoluer les relations d’un couple de lesbiennes dans une série diffusée sur une chaîne française. Les relations professeurs-élèves y aient également très bien développées, sachant que la série a connu 210 épisodes.

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 http://www.dailymotion.com/video/xs2hze

 

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