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Top Albums 2014 (4ème partie)

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Nous y sommes, dans la dernière ligne droite, celle de mes 10 albums préférés de l’année 2014. Je n’ai pas compté les heures d’écoute, mais cela a été un plaisir de découvrir chaque jour ou presque un nouveau titre, puis un EP, puis un album. Les promesses des uns ont été tenues, les révélations pour d’autres aussi.

L’année musicale 2014 se referme donc laissant derrière elle les espoirs réunis d’une scène suédoise qui se développe à vitesse grand V et n’en finit pas de séduire et d’étonner. Sur la formidable inspiration française aussi, déjà présente dans les EPs, avec à titre d’exemple, ceux remarquables, frais, audacieux de Grand Blanc et The Pirouettes pour citer deux parmi ceux que j’ai adorés.

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Christine and The Queens

2014 ce fut aussi, et c’est souligné en ce moment même par les bilans de la presse professionnelle, notamment Les Inrocks qui la consacrent comme l’artiste française de l’année, celle de Christine and The Queens qui passait en février en live pour Les Victoires de la Musique, et se retrouve dix mois après comme l’une des révélations majeures de cette année électro pop. Son disque Chaleur Humaine a fait quasiment l’unanimité critique, ses concerts bénéficient d’un excellent bouche à oreille et l’artiste impose une patte personnelle en puisant dans des influences diverses, dont celle évidente de Michael Jackson.

Future-Islands

Future Islands

C’est aussi le son pop rock de Future Islands, bercé par cette pochette énigmatique, cette robe sans visage, et cette mer qui semble porter les notes mélodiques à l’infini. Un excellent disque porté par la voix rocailleuse, mix atypique de Joe Cocker et Henry Rollins, la chaleur de la voix rauque montant très haut dans les graves ou les aigus. Les chansons sont très accrocheuses, les singles bien sûr, soulignés par ces lignes de basse enveloppantes quasi charnelles mais aussi des morceaux qui portent le disque vers une dimension très poétique comme Sun in the morning ou comment déclarer sa flamme en musique…

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Tennis

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Alvvays

Deux autres groupes se classent aussi parmi les 10 meilleurs disques : celui du duo américain Tennis et le premier album de Alvvays. Dans les deux cas un sens inné de la pop, bourré de compositions qui entrent dans la tête (sans la prendre), bénéficiant là aussi de belles voix féminines en accord avec des accords griffés.  On retrouve d’ailleurs la même chose chez les Dum Dum Girls, qui ont porté ce même flambeau d’une pop aux mélodies très simples et donc parfaitement accessibles, telles que Too True ou Rimbaud Eyes un des plus beaux singles de l’année.

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Clean Bandit

J’ai été étonné par la variété du disque de Clean Bandit qui mixe jazz, fusion, funk, hip-hop, électro, pop, rock, avec pas moins de douze collaborations, ce qui en fait le disque sur lequel il y en a eu le plus cette année. Largement plus que sur un disque de rap, genre qui n’en est pourtant pas avare en général.

J’ai adoré le single Espada (mon préféré) de Javiera Mena. Son album synthpop est aussi très bon. Le gros regret que j’ai concerne le choix de cette pochette en noir et blanc, alors que je me disais qu’elle choisirait peut-être des couleurs en accord avec le côté pétillant, décalé, camp, ouvertement gay friendly et même clairement lesbien de ses clips. Une artiste chilienne que je suis toujours avec autant de plaisir depuis deux ans.

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Javiera Mena

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Sky Ferreira

Les premières places reviennent à Sky Ferreira pour son premier album. Elle a su et pu condenser en douze titres, de la pop, du post grunge, du rock, une dose d’électro dans un disque qui convoque les démons de l’adolescence, les affres et les atermoiements de cet âge difficile, et en même temps une maturité étonnante qu’on pourrait penser un peu hautaine si l’on en jugeait par les seules photos. Mais il y a derrière la personnalité de l’artiste que je devine un peu provocatrice, quelque chose d’attachant dans sa façon d’aborder la musique : comme une vitalité première et une ironie, un détachement qui lorgnent du côté de l’enfance tout en restant dans les pas d’une adulte. Un excellent disque.

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Beatrice Eli

Deuxième place pour Beatrice Eli dont on entend parler davantage en Suède (nommée dans le top de Gaffa) et dans les pays scandinaves qu’en France où elle est quasiment ignorée pour le moment. D’un certain point de vue cela me fait plaisir, car j’aime aussi m’attacher à des artistes dont on entend pas forcément le titre toutes les 15 minutes à la radio. Je ne peux que souhaiter du succès à quelqu’un en général, de vendre des albums dans le cas présent, elle n’en vendra pas des millions et c’est aussi pour cela que j’aime sa musique.

Une artiste assez brut de décoffrage, piercing au nez, cheveux mi-rasés mi lissés, yeux bleus éclatants et surtout jolie voix qui fait penser à Courtney Love, Gwen Stefani et elle-même. Parce qu’il y a le grain Beatrice Eli, sa petite touche de folie girl power, ouvertement homosexuelle, qui parle d’amour, de sexe entre filles tout en pouvant évidemment intéresser les garçons (gays, hétéros, bi). J’en parle en détail ici

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La Féline

Première place enfin pour la chanteuse La Féline. Révélation pour cette artiste, normalienne, agrégée de philosophie, qui convoque les beautés de la langue française, l’interroge, joue avec, comme le faisaient en leur temps, avec cette poésie de l’évidence et de l’instant présent, Apollinaire et Mallarmé. Il y a quelque chose de très beau, de très profond dans le texte, et la mélodie accompagne toujours, pour souligner l’émotion, une voix qui ne ressemble à aucune autre ce qui devient de plus en plus rare.

C’est un disque très accessible, ce qui le rend attachant, que l’on peut conseiller au plus grand nombre. Pas de théorisation du genre (le sens premier de la pop c’est d’être populaire), pas d’élément qui en ferait un album conceptuel ou un eden impossible à atteindre, se regardant composer sans livrer ses secrets. Il y a quelque chose de très humain et chaleureux dans cette façon de raconter le quotidien, l’amour, l’enfance (d’où le titre éponyme du disque). Un brin de mystère et le mystère en général, surtout quand il est féminin, me fascine, a fortiori avec une artiste féminine.

Un univers varié et original, porté par 11 titres, dont un premier enchaînement de 5 titres mémorables, préambule à des plages plus calmes (Rêve de terre, Moderne). On peut parler de prodige quand on peut écrire, composer et interpréter un tel album à 20 ans.

La donne est aussi vraie quand on le fait avec une guitare électrique, une inspiration de tous les instants, une écriture et un visuel cinématographiques,  une façon de croquer la banlieue d’une manière onirique comme peu l’ont fait dernièrement, avec Les Fashionistes (au loin), et cela à 35 ans.

C’est Rimbaud qui écrivait « Il faut être absolument moderne ». Dans la vie comme en art, certains mettent du génie dans leur vie et du talent dans leur art. Il y a cela chez La Féline, qui s’appuie sur une production épurée qui n’étouffe ni la technique, ni les compositions, les laissant au contraire s’exprimer. En même temps celle-ci est parfaitement dans l’ère du temps, du moins de celle qui réjouit parce qu’elle satisfait la curiosité. La ligne de basse mémorable, sublime de l’intro de Zone porte ce morceau parmi les plus beaux de l’année.

Mais ce n’est pas tout. Le disque porte la même marque de fabrique : celle d’une beauté qui mûrit doucement et tranquillement, qui ne se jette pas à l’oreille de l’auditeur comme s’il fallait jouer les dernières notes le plus rapidement possible. La Féline construit son œuvre sans se précipiter, patiemment.

La beauté de ce disque qui montre le travail d’évolution artistique d’un groupe qui existe depuis 2008 mais dont on entend vraiment parler maintenant via ce premier album,  c’est sa fantastique qualité d’écriture, son ambiance, ses plages de synthé hypnotiques, cette façon aussi de convoquer une cold wave des années 80 (on pense énormément à The Cure sur Midnight, morceau exceptionnel) tout en restant très français dans la production et le choix justement de la langue de Molière. Il se trouve qu’Agnès Gayraud alias La Féline écrit aussi sur la musique. Pari risqué, osé, et parfaitement réussi dont elle parle ici . Grand disque.

Les places 10 à 1

10) Christine and The Queens / Chaleur Humaine (France)

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9) Clean Bandit / New Eyes (Angleterre)

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8) Alvvays / Alvvays  (Canada)

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7) Tennis / Ritual in repeat (Etats-Unis)

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6) Javiera Mena / Otra Era (Chili)

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5) Future Islands / Singles (Etats-Unis)

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4) Dum Dum Girls / Too True (Etats-Unis)

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3) Sky Ferreira / Night time my time (Etats-Unis)

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2) Beatrice Eli / Die another day (Suède)

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1) La Féline / Adieu l’enfance (France)

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