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[Attentats] Le 13 novembre 2015

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C’est difficile de s’exprimer (encore à chaud) sur un pareil sujet, d’autant plus quand on découvre, éberlué, comme ça été mon cas, avec cet effet de sidération qui saisit à la gorge, les infos le lendemain matin des évènements. A 5H12 je découvre donc les attentats à huit reprises via Le Parisien et je ne réalise pas tout de suite. Cet effet de sidération qui ramène au mois de janvier, quand les terroristes sont venus tirer dans les locaux de Charlie Hebdo. C’était seulement hier.

D’abord la peine, la stupéfaction aussi. Et à la lecture du nombre de morts, la compréhension de la dimension de la tragédie et son caractère ultra violent. Dans un lieu symbolique, celui d’une salle de concert, expression de l’art, avec des innocents en mire. La lâcheté à l’état pur, la folie aussi. Le dégoût, le premier sentiment, ainsi que celui qui l’accompagne, celui de la tristesse. Un peu plus tard l’incompréhension. Je connais le groupe qui jouait hier soir, je l’aime bien.

Un son stoner rock, un genre musical qui a explosé il y a vingt ans avec les albums de Kyuss, dont Josh Homme était le leader avant de devenir celui de Queens of the stone age. La filiation metal, la cool attitude, les tatouages, les litres de bières et les volutes de fumée. Un esprit provocateur, des paroles qui célèbrent une forme de sexualité débridée. Bref du rock’n'roll. Leur nouvel album (un bon disque) prend une tonalité extrêmement particulière désormais, je n’écouterai plus jamais ce groupe comme avant.

Les Eagles sont aujourd’hui sains et saufs (le groupe). Les nouvelles concernant le staff technique, leurs proches sont moins claires et le doute subsiste, ce qui est absolument terrible. Les pertes humaines sont déjà nombreuses. Une tragédie. Une heure après le début du concert les assaillants ont ouvert le feu, au hasard. Je ne pourrai jamais retranscrire l’horreur car je n’y étais pas et je me refuse à regarder les images de « l’évasion » des survivants, filmés par une caméra/appareil photo d’un journaliste du Monde.

Mais pour restituer le contexte : hier soir vers 17H45 j’ai pris un verre avec des collègues. Nous étions attablés à une terrasse d’un café du 13ème. Nous étions évidemment loin d’imaginer ce qui allait se passer ce soir là. Un vendredi 13. Je ne suis d’habitude pas superstitieux, mais ce matin là, hier matin donc je sentais moyennement ce vendredi là, quelque chose me disait que ça n’allait pas être un vendredi 13 comme les autres mais de là à imaginer pareil scénario.

La fin d’après-midi venue, une fois sortis du bureau, nous sommes donc retrouvés pour partager ce verre de l’amitié comme l’ont fait sans aucun doute ces mêmes victimes de la rue Charonne, du Bataclan, ou de la rue Bichat. Des femmes et des hommes qui voulaient simplement passer du bon temps, partager des choses, se raconter un peu leur vie. Et se dire aussi qu’ils s’aiment. Certains pour la dernière fois. C’est ce côté inéluctable qui me terrifie. C’est l’absence de remords des bourreaux, des tueurs qui est effroyable. Le côté froid, méthodique, implacable. Des innocents sont morts et leurs familles les pleure.

Hier soir j’avais décidé après ce long verre passé sur une terrasse qui respirait la quiétude avant le bruit infernal, chaotique des armes et des balles qui allaient siffler de rentrer chez moi, de quitter Paris pour la proche banlieue. Il était 21H. Une heure plus tard, l’assaut était donné. Au moment où je rentrais. J’aurais pu rester plus tard, aller manger quelque part du côté du XIème, de République, de Voltaire. Je ne sais pas. Mais aujourd’hui je pense à ces familles et à ces personnes disparues.

Films du mois (Juillet 2015)

 Films du mois (Juillet 2015) dans Cinéma Cinema

Film du mois

Darr (Yash Chopra, 1993)

Darr dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Un illustre inconnu (Mathieu Delaporte, 2014)  :  ♦

Un agent immobilier qui mène une vie qu’il juge terriblement terne usurpe l’identité des personnes qu’il croise jusqu’à commettre l’irréparable. Un thème intrigant, celui de l’usurpation d’identité associé au vertige criminel qui ici, se résume essentiellement à voir Matthieu Kassovitz jouer de son grimage sous une direction d ‘acteur qui surligne tous les effets. La postiche, le maquillage voyant rendent difficilement crédibles ses agissements tant on ne voit que la performance d’acteur au détriment de l’émotion. Un essai à moitié raté malgré les intentions louables. BR fr

 

Charlie et ses deux nénettes (Joël Séria, 1973) :   ♦♦♦

Un quadra emmène deux jeunes filles de 20 ans sur les marchés en région parisienne. Un film de Joël Séria qui nous rappelle que les années 70 avaient ce vent de fraîcheur et d’audace dans le ton et la forme même si on peut toujours discuter de l’esthétique de l’époque. Un film léger, sans doute moins abouti que Les Galettes de Pont-Aven, capitalisant sur la jeunesse et la spontanéité de ses jeunes interprètes et et sur l’assurance, royale comme d’habitude, de Jean-Pierre Marielle. Youtube.

 

Toute première fois (Noémie Saglio, Maxime Govare, 2015) :  O

Un homme amoureux depuis plus de dix ans de son compagnon décide de se marier avec lui. Jusqu’au soir où il rencontre une jeune suédoise qui remet tout en question. L’orientation sexuelle est au coeur de ce film dont le personnage principal finit par rentrer dans une forme de « normalité » lors de séquence finale, précédée d’atermoiements incessants entre les blagues d’un associé hétéro beauf et cette volonté de sortir du coming out traditionnel (je suis gay et je le dis à mes proches) pour croquer un personnage homosexuel qui se découvre hétéro, car ici, il suffit d’un soir pour finalement le (re)devenir. Tout ça pour ça ? BR fr

 

Le temps d’aimer et le temps de mourir (Douglas Sirk, 1958)  : ♦♦

Un mélodrame américain tourné en Technicolor et en Scope à la fin des années 50 qui respecte les conventions du genre, parmi lesquelles celle d’une histoire d’amour contrariée dans un cadre qui l’est tout autant, celui de la Seconde Guerre Mondiale. Du travail d’artisan, avec ses figures certes imposées mais aussi une forme de lyrisme emprunte de mélancolie. Je ne suis pas un fervent admirateur du style du cinéaste (je préfère largement les mélos de feu Yash Chopra), mais le film évoque la Guerre, l’amour, la confrontation des sentiments avec une intelligence certaine. Et c’est amusant de revoir en clin d’oeil le débutant Klaus Kinski. DVD fr

 

Main dans la main (Valérie Donzelli, 2011) :  O

Rien de plus triste qu’une comédie que l’on estime pas drôle et qui dilue un pseudo charme surréaliste (ici un coup de foudre qui amène ses deux personnages principaux à restés collés l’un à l’autre) immédiatement après dix minutes qui laissent planer l’interrogation : est-ce possible de tenir devant un film que l’on juge insupportable ? Un long-métrage se voulant dansant, celui-ci m’a surtout paru très fabriqué et joué sur une musique branchée. Bref, à peu près tout ce que je déteste de la comédie française. BR fr

 

Darr (Yash Chopra, 1993)  :  ♦♦♦♦

Un masala comme en fait plus, qui respecte tous les codes du genre : un amour impossible, un triangle amoureux, une chorégraphie du geste, de la folie aussi, orchestrée de main de maître et de jeunes acteurs qui allaient exploser, ici dans des rôles délicats, notamment Shah Ruh Khan. La mise en scène de Yash Chopra, pape du genre, inventive, scrute la lente déréliction d’un jeune homme amoureux fou (ici au sens littéral) qui s’éprend de Juhi Chawla (sublime dans ses saris). Du cinéma populaire, qui allait en 1993 faire de Shah Rukh Khan une mégastar du grand écran. Bariolé, excessif, romantique. Un classique. DVD UK

 

Metro Manila (Sean Ellis, 2014) : ♦♦

La survie d’une famille de philippins qui quittent la rizière pour la métropole Manille, le père devenant convoyeur de fonds, tandis que la mère s’improvise danseuse dans un stripclub. Une vision noire du monde d’aujourd’hui et un portrait amer de la pauvreté avec des situations difficiles qui obligent certains à faire des sacrifices et ou des choix radicaux. La partie polar est la plus réussie dans ce film qui est tenu en suspens jusqu’à son final. Triste et réaliste. DVD fr

 

Black (Pierre Laffargue, 2009) :  ♦♦

Un gangster du 18ème arrondissement s’envole pour Dakar à la recherche d’un magot constitué de diamants purs. On avance ici en terrain connu et balisé avec les bons et les méchants, mais l’intérêt principal vient du casting, quasi exclusivement composé d’acteurs noirs. On y croises des russes, des mercenaires et des français venus de Paris en plus d’une flic d’Interpol. Un mélange assez efficace, parfois amusant, surtout quand on voit qu’il est réalisé par un metteur en scène blanc qui ressemble à BHL, mais en plus drôle et intelligent. DVD fr

 

La vie rêvée de Walter Mitty (Ben Stiller, 2014)  :  ♦♦♦

Un employé du service négatifs photos du très célèbre magazine Life dont la vie est brinquebalée entre rêveries et réalité décide de tout plaquer pour retrouver la photo qui a bouleversé sa vie et celle de ses collègues. Un film original, décalé, sentimental, mais surtout bercé par le sentiment de mélancolie et d’atermoiement dans ce film réalisé par Ben Stiller, de tous les plans. Soit le mix de Photo Obsession, La Magicien d’Oz et David Bowie, avec une pincée de Frank Capra. Un exercice d’équilibriste réussi et évocateur.  BR fr

 

L’aube Rouge ( Dan Bradley, 2012) :  ♦♦♦

Un remake d’un film de 1984 tourné au moment où le Mur de Berlin n’était pas encore tombé. Deux décennies plus tard, ce remake tendu dès sa séquence tient ses promesses : de l’action quasi non-stop sur fond d’invasion des USA par des militaires nord-coréens décidés à les faire vivre sous leur joug. Le film est très premier degré, martial et militariste (c’est son sujet même), mais c’est aussi pour cela qu’on le regarde, et de ce côté là il ne ment pas sur la marchandise. Une très bonne surprise.  BR fr

 

Wolverine, le combat de l’immortel (James Mangold, 2013) :  ♦♦

Un spin-off de X-Men avec le personnage de Wolverine ici au coeur de l’histoire (et de l’image). Un film qui repose sur le charisme et la gouaille de Hugh Jackman, ici dans un rôle qui lui intime de jouer avec les répliques mais aussi avec le spectre de la mortalité. Un voyage au Japon mené tambour battant, avec des effets spéciaux qui tiennent la route et un certain humour. Tao Okamoto est sublime. BR fr

 

Exodus : Gods and Kings (Ridley Scott, 2014 ) : O

Le film de Ridley Scott est un peu l’archétype de ce qu’est devenu une partie du cinéma dit à gros spectacle hollywoodien : celui d’un cinéma lissé à l’extrême qui engloutit des millions de dollars dans son visuel et sa recherche du spectaculaire à tout prix au détriment de l’implication émotionnelle. Acteurs en roue libre, cabotinage des acteurs principaux, tout tend ici vers l’exposition puis le déroulement d’une intrigue inspirée des Dix Plaies d’Egypte (Ramsès ordure intégrale, Moïse pieux et dévoué à son peuple) et des Dix Commandements purement illustrative. Un spectacle sans aucune saveur. BR fr 3D.

 

Elmer le remue-méninge/Brain Damage (Frank Henenlotter, 1987) : ♦♦♦

Une créature entre dans la vie d’un garçon sans histoire et lui fournit de la drogue en immisçant un liquide hallucinatoire dans son cerveau à la condition qu’il lui fournisse des cerveaux humains. Un souvenir de la pré-adolescence avec ce film que j’avais découvert en VHS en français il y a plus de vingt ans. Le revoir, c’est le redécouvrir, avec ses scènes mémorables (la première apparition d’Elmer, la scène de la pipe, extrêmement osée pour l’époque, celle du lavabo). C’est une série B comme on en fait plus, culottée qui raconte de façon originale l’addiction. Amusant et surtout fait avec de l’animatronique et beaucoup d’imagination. Youtube.

 

Peur Bleue/Deep Blue Sea (Renny Harlin, 1999) :  ♦♦♦

Sur une base maritime où des scientifiques ont fait des expériences sur des requins les rendant très agressifs, ces derniers se révoltent. Un scénario qui lors des séquences d’ouverture rappelle Les Dents de la Mer, mais très vite, cette production vire au film de divertissement non-stop à une époque charnière où le CGI commence à faire sa place après celle du numérique. C’est donc un tournant dans l’histoire du blockbuster américain, ici dévoué corps et âme à l’action et à son sens de la pyrotechnie avant qu’il ne cède à la facilité et aux remakes  à la chaîne. Et puis c’est l’occasion de revoir Saffron Burrows. Une série B diablement efficace. BR UK

 

Grand Piano (Eugenio Mira, 2013) :  ♦

Un pianiste paralysé par le trac, qui n’a pas donné de concert depuis 5 ans se voit obligé de sauver sa femme et surtout de ne pas faire une seule fausse note. Une intrigue tarabiscotée pour ce film inédit en salle sorti directement en vidéo, dans lequel Elijah Wood interprète un pianiste sur le retour menacé par la présence en voix off de John Cusack. Soit un film aux rebondissements téléphonés jusqu’à un final grotesque qui verse dans la série Z. BR fr

 

Le magicien d’Oz/ Wizard of Oz ( Victor Fleming, 1939) :   ♦♦♦

Un classique américain du film fantastique et du cinéma tout court que je n’avais jamais vu. Outre sa performance technique (surimpressions, trucages optiques, dynamique de la mise en scène et des mouvements de caméra), Le Magicien d’Oz est un trip dans la tête d’une ado qui quitte (involontairement) son Kansas natal pour rejoindre un monde féerique où les rêves peuvent se réaliser. Si certaines chansons, le jeu du Lion, certains décors tendent vers le kitsch et le criard, la bonhomie, l’enthousiasme général (c’est une comédie musicale) emportent l’adhésion d’un film qui a marqué des générations entières. BR fr

 

Préparez vos mouchoirs (Bertrand Blier, 1978) :  ♦♦♦

Un des Blier des 70 que je n’avais pas encore vu. Une histoire d’amour entre un homme et une femme qui ne peuvent avoir d’enfant, avec l’iruption d’un inconnu, et surtout la présence d’un ado de 13 ans qui vient chambouler tout ce petit monde et dont l’héroïne tombe amoureuse. Après la provoc’ misogyne de Calmos, Blier aborde le thème de la lassitude et de l’incapacité de se parler dans le couple qui amène au malentendu. Depardieu, Dewaere sont étonnants mais c’est surtout Riton, en gamin surdoué, qui découvre sa sexualité (et celle des adultes) qui vole la vedette. Un film ancré dans son époque, quand on pouvait provoquer alors qu’aujourd’hui un tel film aurait du mal à être produit, moralisme à tous les étages oblige.  DVD fr

 

Amsterdamned (Dick Maas, 1988) :  ♦♦♦

Dans la ville d’Amsterdam, un tueur en série décime ses victimes dans les eaux des canaux. L’idée, ici géniale, de transposer les actions du requin de Les Dents de la Mer dans les canaux de la Venise du Nord prend tout son sens grâce à la ciné-génie très particulière de la capitale de la Hollande. Une enquête rondement menée, doublée d’un bon film à suspense de la fin des années 80, qui n’a pratiquement pas pris de rides et atteint son sommet lors de l’hallucinante séquence de poursuite en bateaux. Amusant hommage (ou clin d’oeil) à Freddy les griffes de la nuit, l’original, lors du meurtre de la jeune femme dans sa bouée. Intéressant également de revoir la ville à cette période, de jour comme de nuit. Youtube

 

Situation amoureuse, c’est compliqué (Manu Payet, 2014) :  ♦♦

Les affres, atermoiements d’un jeune trentenaire réalisateur de films de mariage qui hésite à se marier avec la fille qu’il aime quand celle dont il était fou amoureux au collège et lycée débarque de nouveau dans sa vie. Une comédie, une rom-com à la française, avec des situations et des dialogues parfois bien vus,  un jeu d’acteurs prenant et un rythme soutenu. Pas un chef-d’oeuvre mais une comédie assez pétillante avec les jolies Anaïs Demoustier et Emmanuelle Chriqui. BR fr

 

Die Menschenfresserin/Cannibal (Benjamin Viré, 2010)  :  O

Un club de golf, une jeune femme évanouie qui se révèle être cannibale, un gang de mafieux. Ce film belge, au script sinueux est certes atypique, mais il en joue tellement avec son image délavée tournée en numérique, qui passe sans raison dans sa dernière moitié au noir et blanc, sa volonté affichée de perdre le spectateur, qu’il en devient rapidement pénible. La démarche tient la route trente minutes avant de tomber dans les travers du film indépendant qui se veut très décalé. BR allemand

 

Jack au royaume des filles ( Riad Sattouf, 2014) :  ♦♦

Dans un royaume de type dictatorial, les garçons portent la burqa, les filles l’uniforme et les armes. Un jeune homme tente d’approcher son Excellence, la fille de la Générale afin de l’épouser. Le vernis de bande dessinée du film, le second de Riad Sattouf prête plus à sourire par rapport à ce qu’il montre (l’image de la toute puissance dictatoriale, l’inversion des rôles, le plan final en pied de nez) qu’à ce qu’il raconte dans les dialogues. Une oeuvre originale et amusante sur la forme donc, moins sur le fond, avec une Charlottte Gainsbourg inspirée et géniale qui s’aventure dans des registres très différents. BR fr

 

Thriller, a cruel picture/ Crime à froid (Bo Arne Vibienus, 1974) :  ♦

Il faut sans doute prendre le film tel qu’il est : un film matriciel dans le genre du rape & revenge (de l’original de I spit on your grave à son remake en 2012). Avec une actrice principale qui incarne l’innocence avant la prise d’armes, la belle Cristina Lindberg dans un rôle ici uniquement muet. Pour le reste, le film a pris un sacré coup de vieux esthétique, même s’il inspira Kill Bill, et je mettais sans doute imaginé une oeuvre toute autre depuis le temps que j’en entends parler, beaucoup plus radicale, extrême sans doute. En soi il n’est pas mauvais, le choix du ralenti dans les scènes d’explosion de violence étant une idée intéressante, mais il y a aussi bien mieux. Youtube.

 

La Horde (Yannick Dahan, Benjamin Rocher, 2010) :  ♦

Ancien journaliste de Mad Movies et Positif, Yannick Dahan passe derrière la caméra pour son 1er long. Une histoire basique, saupoudrée de dialogues blindés d’insultes dont l’intérêt principal est de voir le délitement d’un groupe au sein d’un immeuble infesté par des zombies. Soit un argument de série B qui aurait pu être jubilatoire sans l’utilisation abusive de ralentis chichiteux et d’une caméra qui vire à l’hystérie alors même qu’elle n’en aurait pas besoin car le sujet, la forme et le principe même du zombie ici c’est déjà de courir vite et de mordre tout ce qui bouge. Une occasion ratée de faire un film entraînant même si intrinsèquement la démarche est louable et la passion palpable. BR fr

 

Gemma Bovery (Anne Fontaine, 2014 ) :  ♦♦♦

La raison principale de voir Gemma Bovery c’était celle de découvrir, réunis pour la première fois deux de mes acteurs préférés : Fabrice Luchini et Gemma Arterton. La jeune actrice anglaise fait des merveilles et parle un français avec cet accent britannique qui me fait fondre, dans cette relecture contemporaine, un poil cynique et amère de Madame Bovary de Flaubert. Certes le personnage d’Elsa Zylberstein est insupportable, mais la narration de cet amour adultère est assez savoureuse et constitue même le meilleur film d’Anne Fontaine depuis longtemps. DVD fr

 

Taken 3 (Olivier Mégaton, 2015) :  ♦♦

La mécanique est désormais bien (trop?) huilée dans ce troisième volet qui déroule son intrigue faite d’invraisemblances en tous genres pour le seul plaisir de voir son personnage principal se sortir des situations les plus compliquées. Le film repose essentiellement sur le charisme de Liam Neeson, le montage hystérique et le côté bâclé des séquences d’action le rendant moins attachant que les deux précédents. Mais c’est tout de même rondement mené. BR fr 

 

Colt 45 (Fabrice du Welz, 2014) :  ♦♦

Un jeune armurier du Quai des Orfèvres devient tireur d’élite en intégrant l’unité spécialisée de la BRI. Ce n’est peut-être pas le film que Welz désirait au fond de lui-même, notamment en raison des conflits avec la production (Warner en bâcla la sortie),mais il tient relativement bien la route même si son schéma classique d’ascension lui permet tout sauf l’originalité. Un polar assez tendu, notamment dans son dernier tiers avec un casting assez impressionnant (Prestia, Nahon, Lanvin, Starr, Arkabian, etc). BR fr

 

Garde à vue (Claude Miller, 1981) :  ♦♦♦

A partir d’un scénario qui convoque le pire de l’horreur (les viols et meurtres de deux fillettes), Claude Miller réalisé un huit-clos -la quasi intégralité du film- dans lequel s’affrontent deux monstres sacrés : Michel Serrault (génial) et Lino Ventura (tout autant). Un suspens basé sur la confrontation verbale, les joutes et une exploration de la psychologie de personnages dans un bras de fer tendu comme un arc. Seul regret, le côté un peu pénible du personnage de Guy Marchand. Youtube

Il y a dix ans, le cinéma hindi

Il y a dix ans, le cinéma hindi dans Cinéma

Au moment où j’écris ces lignes cela fait exactement dix ans que j’ai découvert le cinéma indien. En commençant par le cinéma du Nord, c’est-à-dire le cinéma en hindi, car l’Inde compte des cinémas dans les langues régionales, en tamoul, en telugu, en malayalam, en punjabi, en ourdou, etc. Ce n’était pas le hasard, j’en suis convaincu, même si l’effet de surprise n’en était que plus grand de découvrir dans un bac de DVDs en solde, là, au milieu de films vendus pour quelques euros, celui, lui aussi en promotion, en fait à prix sacrifié de Hum Aapke Hain Kaun.

C’était le 8 février 2005, dans une petite boutique de province,  il devait être 16H25, 16H30. Je ne saurai peut-être jamais comment ce magasin avait mis la main sur un film hindi des années 90, distribué par Eros dans une édition double DVD, mais je fus le premier surpris à le découvrir. Ma main se dirigea vers ce film dont j’ignorais tout. J’étais loin d’imaginer qu’il avait été le plus grand succès commercial du cinéma hindi des 90′s, en dépassant le milliard de crores de recettes.

 dans Cinéma

Hrithik Roshan, Amitabh Bachchan, Sharukh Khan dans Kabhi Khushi Kabhi Gham (2001)

Il fit ainsi entrer le marché du cinéma indien dans une autre dimension, celle dite des blockbusters, ceux qui allaient suivre : Dilwale Dulhania Le Jayenge, Kuch Kuch Hota Hai, Mohabbatein, La Famille Indienne.  Avec un peu de recul, ces quatre films sont les chefs-d’oeuvre qui ont bâti l’identité puis la première évolution du cinéma familial, à grand spectacle (scénique et chorégraphique) du cinéma indien de la moitié des années 90 jusqu’au début des années 2000, avec la dernière fresque en date, Veer-Zaara qui est le dernier grand mélodrame du cinéma en hindi.

La BA de Veer-Zaara

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La BOF du film en intégralité

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L’ancienne étiquette- pour en revenir à cet achat déterminant-  sur le cellophane d’Hum Aapke Hain Kaun (littéralement « Qui suis-je pour toi ? »)  dévoilait le prix de 36 €, prix d’origine. Et le deuxième sticker celui de 3 €. Je n’eus aucune hésitation. J’espérais avoir simplement le film au format respecté, à savoir du 2.40:1 16/9, sachant qu’il a été tourné en Cinémascope (générique d’ouverture, ratio de 2.55:1). Je m’apercevrais plus tard que ce n’était pas le cas, qu’il était recadré et surtout que des bandes noires fluctuantes (et au noir imprécis) se baladaient et scintillaient en haut et en bas trahissant une retouche de l’image que l’on pourrait qualifier d’hasardeuse. Mais peu importe, le DVD était là et c’était mon premier achat d’un film indien. D’une comédie musicale de 3H16 avec Madhuri Dixit -danseuse de barat natyam- et de Salman Khan alors immense star en 1994, année durant laquelle le film sortit, lui qui avait commencé sa carrière en 1989.

Madhuri Dixit dans Hum Aapke Hain Kaun (1994)

Pourtant je n’ai pas regardé tout de suite le film, je n’en ai regardé que quelques extraits, le début avec la partie de cricket, les premières présentations des deux familles respectives (un grand classique narratif). Et puis la fameuse séquence, devenue depuis culte de Didi Tera Devar Deewana où une jeune femme se grime en homme pour se moquer de lui. Un certain art du travestissement dans un film très pieux.

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Le plus amusant dans l’histoire, c’est que je ne suis jamais parvenu à trouver un DVD (et encore moins un Blu-ray) qui soit de la qualité de la vidéo présentée dans celle que je mets en ligne. J’ai toujours eu droit (malgré quatre ou cinq achats différents, dont le DVD Dei qui me faisait tant espéré) à des images légèrement recadrées, moins pétillantes, un peu pixellisées.  Bien sûr j’aimerais pouvoir le (re)découvrir dans les meilleures conditions, en BR, et avec une image au format ENFIN respecté et aux couleurs aussi vives que la vidéo ci-dessus.

Dès lors que j’ai regardé ces extraits de Hum Aapke Hain Haun je me suis découvert un intérêt certain, puis une passion grandissante, non pas charnelle mais culturelle, cinéma, musicale pour l’univers du cinéma indien, sa toute puissante croyance en l’idée d’un cinéma total qui fusionne danse, théâtre, musique. J’ai toujours adoré la danse, depuis mon plus jeune âge, ai toujours trouvé fascinants les danseurs, aussi ai-je été stupéfait de voir que l’on pouvait marier l’univers de la danse et la technique cinématographique

Cela tombait pile avec le cycle Bollywood que Arte lança à la même période. En 2005, une partie de la population française a pu avoir accès, à des horaires raisonnables, à une représentation du cinéma commercial en hindi. Il y eût et il y a toujours le formidable travail de l’équipe de Fantastikindia qui a pu et su parler simplement du cinéma hindi et des autres cinémas de l’Inde. Pour un occidental vivant en banlieue parisienne, monter à Paris pour rechercher des films inédits en DVD officiel en France pouvait paraître extraordinaire, en tout cas atypique, longtemps avant la démocratisation du support HD (pas de HD-DVD, pas de Blu-ray, pas d’ADSL Haut débit ou fibre optique, de TNT à l’époque).  Pourtant ce fut mon quotidien. Et j’en ai gardé une certaine fierté.

Shahrukh Khan et Kajol dans Kuch Kuch Hota Hai (1998)

Kajol rêveuse dans Kuch Kuch Hota Hai (1998)

Il y eût les après-midis, souvent le samedi, parfois en semaine mais moins régulièrement, plutôt en début de soirée, passés à essayer de dénicher les petites perles, les films oubliés, les séries B légèrement érotiques, les films d’horreur, d’exploitation, dans ces bacs à la fois mystérieux et excitants de la rue Jarry, de la Gare du Nord, de la Chapelle, l’odeur des échoppes, du poulet tandoori, du lassi à la mangue, la beauté des saris, des femmes, la boutique dans la rue Jarry dans laquelle chaque week-end je faisais mes emplettes, essayant aussi de faire partager autour de moi les découvertes « exotiques » venus du continent Asiatique, les larmes versées aux premières paroles de Ude Jab Jab Zulfen Teri, au final de Dilwale Dulhania Le Jayenge, Kuch Kuch Hota Hai

J’ai beaucoup découvert (jusqu’à 4 films par semaine), curieux de tout, tout a commencé avec Dil Se (1998) de Mani Ratnam (le Spielberg indien), puis Kuch Kuch Hota Hai (1998), Main Hoon Na (2004), la chorégraphie de Chale Jaise Hawaien, piqué au vif par la curiosité d’une affiche par ci, de la sortie d’un album par là, essayant de suivre l’actualité de comédiens qui avaient commencé leur carrière dix ans plus tôt et dont je partageais les aventures romantico-tragiques sur petit écran. Avant d’avoir la chance de voir Shahrukh Khan dans ce qui était alors encore le Virgin des Champs-Elysées, en 2006. Découvrir Om Shanti Om à Pantin dans une copie d’Eros sous-titrée anglais à un moment où le réseau Annaa Films n’existait pas encore.

Un petit best of pour résumer les découvertes majeures, ces films qui ont pris une place particulière dans mon cœur et dans ma mémoire. J’ai conservé tous les DVDs que j’ai achetés (environ 300), j’avais acheté des copies mais devant leur état parfois déplorable, j’avais souvent racheté le même film en version officielle, originale, avec hologramme, ainsi que les Blu-ray qui se sont ajoutés à la collection

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Mehandi Laga Ke Rakhna

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Lodi

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Soni Soni

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Dhol Yaara Dhol

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Chaiya Chaiya

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Jab Bhi Cigarette

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Banke Tera Jogi

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Kuch Kuch Hota Hai

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Satyam Shivam Sundaram

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Bole Chudiyan

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Yeh Tara Woh Tara

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N° 1 Punjabi

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Aaj Ki Rat

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Aaja Nachle

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 Kehna Hi Kya

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Baazigar Oh Baazigar

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Isqh Bina

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Dola Re Dola

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Ude Jab Jab Zulfen Teri

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Kuch Kariye

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Kajra Re

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Maahi Ve

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Chale Jaise Hawaien

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Aankhon Mein Teri

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Aye Mere Humsafar

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Socha Hai

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Jane Kyun Log

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Radha Kaise Na Jale

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Tujh Mein Rab Diktha Hai

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Jhoom Barabar Jhoom

 

Le top 5 :

1) Dilwale Dulhania Le Jayenge

2) Naya Daur

3) Kuch Kuch Hota Hai

4 ) Rab Ne Bana Di Jodi

5 ) Kabhi Khushi Kabhi Gham

Journée à Paris

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Je ne suis pas parisien, ne l’ai jamais été. Le week-end et le samedi en particulier est une occasion de revoir un grand ami, rêveur. Ce fut le cas samedi, dernier jour de février pour une balade au sein des rayons culturels de la capitale. Paris n’offre plus la même magie et découverte pour moi comme cela était le cas il y a une vingtaine d’années quand je découvrais ces arcanes, ces rues piétonnes où l’on pouvait encore entrer dans un petit café pour ne pas y dépenser plus de 5 F pour un chocolat ou une boisson,  où la presse se portait encore (relativement) bien, où l’on pouvait acheter des cassettes audio et des VHS avant l’arrivée du DVD. Où l’on ne payait pas 15 € pour une raclette avec quatre morceaux de fromage et à peine plus de patates. Être situé au cœur d’un quartier historique n’excuse pas tout. Même si du point de vue des restaurateurs si.

Ce texte commence à respirer la nostalgie, je le sais, mais on se construit aussi des souvenirs par rapport au vécu et aux belles choses que l’on a pu croiser, aimer sur le moment, dont on se souvient et qu’on laisse dans un coin de sa mémoire. Même si la modernité (en musique, dans le ciné, et dans les arts en général) a souvent du bon, on forge aussi le futur sur le passé. Au regard de tout cela, la fermeture de Virgin a eu des conséquences mine de rien. Les Champs-Élysées ne possèdent désormais plus de lieu où l’on puisse à la fois lire, écouter de la musique, faire des achats audio et vidéo.

Le tout en une journée avant de manger un petit encas/gâteau à la cafétéria du deuxième étage, cafétéria qui montrait déjà un autre virage entamé par l’enseigne avant que celle-ci ne ferme ses portes, notamment parce que le premier étage avait été repensé (plus de vidéos, uniquement les accessoires, BDs et la restauration). Mine de rien, cette fermeture symbolique (socialement, économiquement, historiquement) reste(ra) comme un tournant important du début des années 2010.

Elle évoque aussi  les habitudes de consommation qui évoluent que la place de plus en plus importante du dématérialisé dans la vie des gens. Et il n’y aura sans doute bientôt plus de CDs dans les rayons avec l’arrivée de futures clés-USB qui remplaceront tout cela et des fichiers PDF en guise de pochette et livret. Avant cela je veux profiter du support physique, de la joie simple, quasi enfantine à laquelle j’ai dû mal à renoncer, de retirer le film cellophane et d’avoir l’objet en main après des semaines d’attente. A l’heure de l’immédiateté (infos, vidéos, audio), cela reste un moment de plaisir qui pourrait bien être dans une dizaine d’années une madeleine de Proust

Je me suis donc fait plaisir et ai acheté des CDS au coup de cœur, à l’envie, après des découvertes confirmées pour continuer d’essayer de faire vivre très modestement,à ma mesure, des musiques que j’aime tout simplement. J’ai été très content de pouvoir trouver un cd en import allemand de 2 Unlimited, avec une compile de leurs tubes à Gibert Joseph. Il reste encore de bonnes affaires. Après vérification, celle-ci est sur Amazon à 24 € (!) et je l’ai eue pour 2€90. J’adore ce groupe comme Culture Beat. J’ai aussi été très agréablement surpris de voir que Le Couleur et leur EP Dolce Désir ( à quand l’album ?) était mis en évidence à la Fnac des Halles et qu’il y avait une petite dizaine d’exemplaires. Pour peu, je les ai aurais tous pris pour montrer l’exemple :- )

Très content d’avoir pu faire d’une pierre deux coups en prenant à la volée l’album de La Féline, superbe 1er album, et celui de Robi. Deux des personnalités féminines de la pop françaises les plus attachantes. Et cela fait son petit effet de pouvoir trouver des disques comme ceux-là aussi facilement en rayon (comme c’était aussi le cas pour The Pirouettes). Je n’ai pas réussi à trouver The Age of Consent à un bon prix, celui-ci était dispo à la Fnac mais à plus de 17 €. Il y a certaines promos pas mal en ce moment à la Fnac avec des disques à 7 €.

Achats

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Mes 30 albums préférés (4ème partie)

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Quatrième partie consacrée à mes albums préférés, après les parties 1, 2 et 3. Une française à l’honneur cette fois-ci, un musicien,chanteur, chorégraphe, compositeur au célèbre gant blanc, qui dansait le moonwalk, faisait trépigner les fans dans des salles de concerts immenses, a vendu des millions de disques dans le monde, un groupe américain très important qui a aussi marqué de son empreinte la musique pop rock. Et un français qui est aujourd’hui parrain de la jeune scène française.

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Michael Jackson

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R.E.M

Voici les places 14 à 10

14) The Cure / Disintregration (1989, Angleterre)

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Album des ruptures (de tons), majoritairement mélancoliques, basé sur des transitions (changements de membres), Disintegration est un album sombre et profond. Un exemple singulier et frappante de goth rock continuant d’influencer des générations entières. On y retrouve Pictures of you, Lullaby qui eût un tel succès qu’il connût même une parodie par les Inconnus, et une des plus belles chansons de l’univers, Lovesong, écrite spécialement pour Mary. C’est aussi la plus belle pochette des albums du groupe.

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13) Alizée / Une enfant du siècle (2010, France)

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Presque dix ans après ses friandises de Lolita (dont la marraine était Mylène Farmer), Alizée revenait avec ce disque écrit et composé en grande partie par Château-Marmont. Massivement boudé par le public et la critique, Une enfant du siècle est pourtant un bijou pop moderne, et plus précisément synthpop, alchimie de paroles travaillées et de mélodies accrocheuses qui ose le concept album comme le faisait Gainsbourg dans les années 70 et 80. La voix de la chanteuse, son côté candide sont parfaitement mis en valeur que ce soit pour Les collines, Limelight, Grand Central. Même s’il fut un échec cuisant pour l’artiste qui revint ensuite à une pop plus traditionnelle (avec la sortie quelques années plus tard de Blonde), l’album est culte au Chili, pays latin qui vénère la chanteuse. C’est aussi l’exemple typique d’une artiste peu appréciée chez elle qui triomphe à l’étranger ici en Amérique latine. Pourtant il y a de la matière à trouver de l’émotion derrière la glace apparente du vernis synthpop : Eden Eden, La Candida, A coeur fendre. Très court (36 minutes), mais magistral. A réévaluer, c’est certain.

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12) Michael Jackson / Thriller (1983, Etats-Unis)

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En un album, après un disque disco (dont on sent encore l’écho avec Baby Be Mine), Michael Jackson révolutionne le clip qu’il permet de populariser, est propulsé au sommet des hits-parades, place trois singles parmi les chansons les plus écoutées et vendues au monde. Derrière les chiffres vertigineux il y a la personnalité du chanteur, qui parvient à écrire des mélodies entêtantes et surtout très accessibles. La danse certes, les performances scéniques aussi, des lignes de basse légendaires, mais avant tout le chanteur, chorégraphe qui capte l’air du temps et anticipe les modes tout en les créant. Pas étonnant qu’il représente une figure incontournable de la pop, mais derrière les images, il est important de ressentir l’émotion poindre, le vertige s’inviter, les mélodies s’exprimer.

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Wanna be startin something

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Baby Be Mine

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The Girl is Mine

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Thriller

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Beat it

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Billie Jean

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Human Nature

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The Lady In My life

 

11) R.E.M / Monster (1994, Etats-Unis)

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J’aurais pu citer Green qui est un excellent disque pop de la fin des 80′s, Out of time qui marque celle du début des années 90 ou encore Automatic for the people sorti en 1992. Mais c’est Monster qui garde une place particulière pour moi. C’est l’album le plus rock du groupe au sens où il le souhaitait tel quel avec des riffs aiguisés, une batterie trépidante, une voix habitée. On peut tergiverser sur le choix de la pochette (aucune pochette de R.E.M ne trouve grâce à mes yeux), sur celui du livret et de l’odeur de ce papier. Il reste ce disque : abrasif (la chanson Circus Envy), très caractéristique de son époque, porté par What’s the frequency Kenneth ? Star 69, I took your name (écrit par le batteur Bill Berry), le stupéfiant King of Comedy (un titre électro/rock aux chœurs magnifiques). Un très grand album, parfois décrié par certains fans. Leur meilleur à mes oreilles. Le dernier disque que j’ai écouté avant d’aller au lycée.

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Etienne Daho /La Notte, La Notte (1984, France)

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Second disque de Etienne Daho sorti au même moment que Love on the beat de Serge Gainsbourg. C’est mon préféré du chanteur avec Paris Ailleurs sorti en 1991. J’ai découvert à la télé en 1987 sur M6 la chanson Week-end à Rome. C’est comme ça que je suis entré dans son univers. Tout le style de Daho est là : un charme un peu suranné, une voix chaude, de la pop légère et emballante, immédiatement accrocheuse et surtout accessible au plus grand nombre. Il y a la pochette devenue légendaire de Pierre et Gilles, le son du disque, et puis les succès . Avec cet album, Daho imposait un style, un style qui ne ressemble qu’à lui. Trente ans plus tard il est parrain de la jeune scène française (Aline, La Femme, The Pirouettes) et ce n’est que justice que son aura soit ainsi reconnue.

 

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Week-end à Rome

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Laisse tomber les jaloux

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Le grand sommeil

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Poppy Gene Tierney

 

10) Lady Gaga / Fame + The Fame Monster(2008/2009)

Le premier album de la chanteuse est aussi son meilleur. D’abord sorti sous l’édition Fame en 2009, l’édition spéciale en 2010 regroupait Fame + Fame Monster qui est un EP en soi de 6 titres. Lady Gaga s’était faite connaître avec Just Dance en 2008, à l’automne. Elle n’inventait rien mais elle proposait une pop pimpante capable de rassembler les générations dans laquelle, sur ce disque il n’y a quasiment rien à jeter (The Fame Monster est impressionnant de ce point de vue) : Monster, Alejandro, So Happy I Could Die, Speechless, Bad Romance. Ce n’est que deux ans après qu’elle a commencé à afficher de plus en plus d’égocentrisme. Mais les débuts, même sous son vrai nom sont les plus touchants parce qu’ils exaltent une pop dance qui recherche la fougue de la Madonna des années 80 et le modernisme. J’aime beaucoup Fame mais j’ai une préférence pour The Fame Monster qui est un concentré de tubes, de ces morceaux qui donnent envie de danser et dont on retient sans mal les paroles, un vrai petit chef-d’oeuvre d’électro/dance/pop comme on en entend peu finalement dans une décennie. Et quels souvenirs, notamment pour la chanson So happy I could die qui correspondait exactement à mon état d’esprit lors de voyages et de sorties nocturnes faites à la même époque que la sortie du disque.

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Bad Romance

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Monster

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Speechless

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Telephone

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Dance in the dark

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So Happy I could die

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Teeth

 

 

 

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