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Icône : Victoria Romanova

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Deuxième « Icône », consacré à Victoria Romanova.

Son nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant Victoria Romanova commence à être assez reconnue aux Pays-Bas, particulièrement à Rotterdam et à Amsterdam. Victoria Romanova est née et a grandi en Russie, dans sa froide Sibérie natale. L’artiste est pourtant une jeune femme bouillonnante d’idées, qui a ensuite émigré avec sa famille dans les années 90 pour s’installer aux Pays-Bas. Sa peau laiteuse, son teint de porcelaine, ses yeux de lynx et son minois irrésistible ont attiré les photographes qui ont su capter l’élégance naturelle de cette femme slave aux charmes infinis.

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Il y a deux ans, j’ai eu la chance de la rencontrer deux fois dans un club d’Amsterdam qui s’appelle La Vie en Proost. La Vie en Proost est un club qui se trouve en plein centre ville et plus précisément en plein quartier rouge (en tout cas celui du quartier appelé De Wallen) tout au bout d’une minuscule rue dénommée Bethlemsteeg.  Alors que j’étais accoudé au bar une jeune femme est venue me sourire et me proposer une danse. Spécialiste de l’effeuillage, Victoria Romanova m’a proposé une danse torride, puis une autre que comme son parfum, je ne suis pas prêt d’oublier. La belle m’a ensuite parlé pendant quelques minutes.

J’ai découvert une femme qui a la tête sur les épaules et les pieds bien sur terre. Une jeune femme humble qui m’a parlé de ses projets, un petit peu de sa vie, avec un sourire constant, une décontraction de tous les instants et une simplicité tout simplement étonnante. Les hollandais embrassent trois fois sur la joue pour se saluer, se dire bonjour ou au revoir, et lorsque j’ai quitté le club elle n’a pas failli à cette tradition tout en me suivant du regard en direction de la sortie.

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Je suis ensuite parti à la recherche des clichés qu’elle avait réalisé pour des photographes. Alors que le film Tournée de Mathieu Amalric a obtenu la grande distinction du Prix de la mise en scène à Cannes, Victoria Romanova elle, écumait les clubs de shows burlesques dont depuis elle s’est fait une spécialité. Le théâtre burlesque est devenu pour elle une rampe et un second envol dans sa carrière artistique.

En décembre, en live

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Dernièrement en Novembre 2012, elle était à Toronto pour le Toronto Burlesque Festival. L’interview ci-dessous a été néanmoins réalisée en Juillet 2012. Dommage que le son du café couvre intégralement les paroles.

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Elle était à Paris en Octobre 2012 (je n’ai pas pu la voir sur scène à ce moment-là), où elle est arrivée Dauphine Miss Paris Burlesque 2012

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Ce n’est qu’une parmi ses nombreuses participations à ces évènements internationaux.

Le Champagne Tower par Victoria Romanova

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The Naughty Cake par Victoria Romanova

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En 2009 pour une séance photo à Aruva

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En 2010 à Rotterdam

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En 2011

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En regardant ces images et en voyant ses shows, je pense à Betty Page et aux pin-up autrefois célébrées et admirées pour leurs charmes et leur féminité. Un jour peut-être qu’un DVD/Blu-ray compilant ses shows sortira…

Elle a l’année dernière tourné dans un clip de 2 Unlimited rebaptisé Ray et Anita , célèbre groupe d’Eurodance du début des années 90, auteur des tubes No Limit, Tribal Dance, Maximum Overdrive, etc.

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Elle fait trois très courtes apparitions en forme de clin d’oeil à 0’46s, puis 1min 46′s jusqu’à 1 min 48′s, puis 2 min 29′s à 2min’30s. J’ai été jusqu’à acheté le Blu-ray (sans aucun sous-titres, sans bonus) du film intitulé Amsterdam Heavy pour qui le duo avait composé une chanson pour la BOF, et aussi médiocre soit-il, cela me fait plaisir de participer un petit peu à l’aventure cinématographique sous forme de clin d’oeil d’un groupe que j’ai toujours bien aimé et d’une artiste que j’affectionne également beaucoup. J’ai découvert il y a une semaine que le film a été mis en ligne au début de l’année, et en version française

 

http://www.youtube.com/watch?v=X9yn_Os-HFg

Elle a collaboré pour d’autres séances photos, dont deux particulièrement réussies avec TonyAmsterdam.

Sur la deuxième série, réalisée en 2010, elle apparaît vêtue d’une robe longue en latex à zip qui lui va à ravir. Elle porte également un corset de la même matière

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Elle est aussi restée dans la tonalité burlesque, angélique durant cette même session

IMG_4397Voire même dans le (presque) plus simple appareil, rappelant aux meilleurs souvenirs de photographies de nu, en noir et blanc ou couleurs.

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La série intégrale se retrouve sur le site du photographe

http://www.tonyamsterdam.com/galleries/victoria-romanova/?album=31&gallery=69

 

L’artiste a un site facebook

https://www.facebook.com/RomanovaBurlesque

 

Et un site officiel

http://www.victoriaromanova.com/

 

Sa devise reste la même :  » Dare to be sexy. Enjoy being a woman. Teasing and pleasing. This is what I call Burlesque!!« 

Je ne saurais mieux lui donner raison !

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Mariage pour tous : mêmes droits pour tous

Mariage pour tous : mêmes droits pour tous dans Actualités Mariage-pour-tous-Ce-qui-fait-flipper-les-anti_exact780x585_l

C’est le débat du moment qui provoque l’ire de certains, l’incompréhension d’autres, et qui alimente surtout les discussions au café du coin (contre lequel je n’ai rien puisque je m’y rends régulièrement le midi pour y déjeuner) ou au sein des espaces de travail, lieux fascinants à décortiquer parce que révélant aussi la nature profonde des êtres que l’on y côtoie et qui se trouvent être des collègues.

Aussi, la semaine dernière je découvrais, interrogatif dans un premier temps, dépité ensuite, ces images de milliers de manifestants défilant au son d’une musique dite joyeuse pour au final accoucher d’un discours tout sauf progressiste, et pour tout dire imperméable au désir pourtant manifesté par les couples homosexuels : celui de donner de l’amour à un enfant pour l’adoption, sans pour le moment disposer des mêmes droits aux yeux de la loi que ceux qui défilaient contre eux. Le désir aussi de protéger l’être aimé(e).  Je me suis posé la question de savoir combien il y avait d’enfants de parents divorcés ( ces enfants-là qui portaient des affiches contre les homosexuels alors qu’ils sont en âge d’aller à l’école maternelle où l’on commence à inculquer les règles de la vie en communauté), d’enfants qui avaient connu des violences physiques ou morales au sein même de leur famille, combien d’enfants de familles recomposés (après un divorce, ou une séparation) et combien d’adultes qui sont célibataires et ne souhaitent eux-mêmes pas se marier ? Cela m’a stupéfait d’autant plus que je constate au jour le jour de plus en plus de cas de familles monoparentales (ayant donc accès à l’adoption, puisqu’un(e) célibataire le peut parfaitement) souvent constituées d’une mère célibataire ayant la garde de l’enfant, ce qui est rarement le cas d’un père. Dans les faits, les femmes ont plus souvent la garde de ou des enfants que les hommes.

manifestation_mariage_pour_tous_paris_8283_north_584x0 dans ActualitésManifestation en faveur du mariage pour tous par des membres du FEMEM.

Les chiffres sont toujours affaire de querelles de chapelles : on parlait de 300000, 350000 personnes selon la police, 1 million pour les organisateurs. 1 million de personnes qui défilent dans les rues de Paris c’est TRES impressionnant, et ça donne une idée de l’impact des émissions, appels à l’ordre, manifestations régionales qui ont fait aboutir et converger des cars entiers, des trains spéciaux (payés par qui ? comment ?) venus de la France entière pour défiler dans les rues de Paris parmi les plus fréquentées. C’est là que l’on voit à quel point le système de décentralisation voulu pour les régions ne trouve plus grand écho quand il s’agit de tout faire converger en politique centrale parisienne. Au-delà de cette question, c’est aussi la question sociologique qui est passionnante à analyser : quelle vision de la société, quel fossé aussi séparent les pour et les anti, les gays et les hétéros, comme si cette manifestation en filigrane séparait la France en deux entités alors qu’elle ne devrait en constituer qu’une seule : celle d’une France aux droits égalitaires qu’elle que soit l’orientation sexuelle. Tous à Paris était le mot d’ordre, à côté duquel trônait des slogans qui ressemblaient dans la forme et le fond à une croisade…

J’ai regardé ces images, j’ai écouté les interviews (de Civitas à Frigide Barjot, laquelle m’agace profondément mais c’est un autre problème, en passant par certaines associations catholiques homosexuelles elles-mêmes opposées à ce projet), j’ai épluché la presse de quelque bord qu’elle soit (de l’extrême gauche à l’extrême droite) écouté les débats. Et puis je me suis dit : mais où est la place des enfants de couples homosexuels, de familles monoparentales ? Qui leur donne la parole ? Et pour cela il fallait aller du côté du web, et en particulier le chaîne LCP pour y voir l’audition particulièrement éloquente, parce que pleine de sensibilité, de bon sens et d’ouverture de quatre participants principaux, enfants d’homos qui ne réclament pas mordicus ou manu militari les mêmes droits, mais ont l’élégance de le demander dans un cadre légal, se conformant ainsi au principe de citoyenneté, tout en posant la question au législateur de la reconnaissance de leur statut, et surtout de celui d’une tierce personne, en l’occurrence le conjoint ou la conjointe du père/mère adoptif/ve qui en cas de décès du parent n’a justement aux yeux de la loi aucun droit sur l’enfant alors qu’il l’a éduqué dans l’amour.

J’ajoute que l’ouverture de ces droits aux couples de même sexe ne m’enlèverait nullement les miens en tant qu’hétérosexuel et que curieusement on ne demande quasiment jamais à un hétéro de se justifier quant à sa sexualité. Cela constituerait au bout du compte une modification du code civil. Et puis il y a des symboles qui personnellement m’agacent : voir des Marianne porter le code civil en guise de défense du mariage civil dans une manifestation où les catholiques (dont certains pas franchement ouverts à la discussion mais plutôt harponnés à leurs idées) défilaient n’était pas franchement pour me plaire.

Marianne-anti-mariage-pour-tousDes Marianne anti-mariage pour tous défilent à Paris avec le code civil le 13 janvier 2012

Si Benoît (prenons ce prénom au hasard) disparaît alors que c’est lui qui a obtenu l’agrément d’adoption pour l’enfant Igor (au hasard encore), son compagnon homosexuel Fabrice n’aura aucun droit. Et il faut à l’heure actuelle que Benoît donne la capacité à Fabrice d’aller chercher Igor à la crèche car Fabrice seul n’existe pas légalement on peut tout à fait lui refuser le droit d’aller le chercher. C’est sur ce sujet-là, ainsi que celui de la procréation médicalement assistée que se situe le coeur, l’enjeu principal de la loi pour le mariage pour tous. Davantage que le sujet de l’homosexualité en tant que telle (dépénalisée en France dans les années 70), c’est celui de l’adoption et de la procréation qui posent le plus vif débat. Même si certains s’en sont défendu, il y avait aussi des homophobes dans cette marée humaine du 13 janvier, je le crois, j’en suis convaincu.

La vidéo dure 2h49, mais c’est un document passionnant, parce qu’il révèle une peur institutionnelle (le parti démocrate chrétien de Christine Boutin en ligne de front pour s’y opposer à tout prix, au risque même de détourner les croyants homosexuels de leur foi) et religieuse  (une partie de l’Eglise qui s’immisce dans un débat civil et nullement religieux), non pas basée sur l’irrationnel, mais sur une vision clairement judéo-chrétienne et très conservatrice : la définition du couple par exemple ou l’obsession de la procréation dans le couple, alors que l’on sait que la loi actuelle accorde le droit à l’adoption pour une femme ménopausée hétérosexuelle, qui par définition ne peut concevoir et donc donner la vie.

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Pour le coup, la manifestation du 13 janvier 2012 m’a fait peur pour les relents qu’elles véhiculaient, et ce tous âges confondus et certainement toutes origines sociales : celle d’une France qui a peur de l’autre au final, qui ne lui accorde pas un droit qui paraît à d’autres comme étant évidents si l’on considère que la France est la patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, portés au pinacle par ces mêmes responsables politiques, religieux qui évoquent « une aberration anthropologique » en évoquant l’homosexualité. Ce genre de propos, au 21ème siècle, me terrifient. Littéralement.

Ce qui ne m’a nullement surpris en revanche c’est de voir l’amour, sincère, entier qui se dégageait des reportages que j’ai vus des couples homosexuels, de ces femmes et hommes prêts à donner de l’amour à autrui, aux gens du même sexe qu’elles et eux et ce désir d’enfant, d’adoption qui étaient le leur. J’en étais et reste convaincu. J’ai autour de moi des ami(e)s et collègues homosexuel(le)s qui sont aussi opposé(e)s au mariage homosexuel pour des raisons qui leurs sont propres, mais elles aimeraient aussi avoir le choix. Avoir le choix de ne pas se marier, et avoir ce choix inscrit légalement. Et d’autres personnes proches qui le souhaitent ardemment (se marier, adopter) et qui ne le peuvent pas aujourd’hui.

Si vous recherchez sur la toile, sur Youtube ou autres des reportages sur la question, vous en verrez pléthore. Vous y verrez de l’amour, cet amour authentique, qui je le conçois peut être le même chez un couple homo comme hétéro. Et ces jeunes gens, filles adoptées, chéries, aimées, désirées aussi (chez les couples lesbiens) qui vivent leur vie, et ne semblent nullement souffrir de leur situation d’enfants de couples gays et lesbiens. Pour tordre le cou aux clichés, parfois nourris par les journalistes eux-mêmes et aux idées préconçues sur le déséquilibre supposé dans l’éducation d’enfant(s) par un couple de même sexe, alors que cette idée est peu discutée lorsqu’il s’agit d’un couple hétéro, par définition pour certains, beaucoup plus équilibré.

Je suis pour le mariage pour tous, l’adoption pour les couples de même sexe, la PMA. Je suis aussi pour la reconnaissance d’un statut légal des transexuels souvent oubliés dans le débat. Et pour la reconnaissance des mêmes droits que les couples cités ci-dessus. En somme pour atteindre à l’indifférence, c’est-à-dire à l’absence de distinction et au droit commun. Mêmes droits pour tous.


 

Souvenirs d’Amsterdam (novembre 2012)

Souvenirs d'Amsterdam (novembre 2012) dans Pays-Bas

1ère partie

Amsterdam est une très belle ville.

Je crois que je n’oublierai jamais cet instant où j’ai découvert le tramway et le sud de la ville après une journée passée à Bruges avant de rejoindre Düsseldorf et Bonn.

Et je suis frappé par cette odeur d’herbe sous forme de volutes qui transpire de la gare centrale à chaque arrivée et à chaque départ. Par la beauté des regards bleu azur/vert pâle et par ces taches de rousseur que l’on voit sur le nez des jeunes femmes qui se baladent dans la rue et ne sont pas en permanence rivées sur leur portable.

La ville en elle-même n’est pas gigantesque, on peut même en faire le tour à pieds en quelques jours. Cela dit, elle recèle de petites ruelles et de canaux qui méritent d’être découverts petit à petit. L’air est marin, et selon les saisons, la brise qui se fait sentir dès lors que l’on sort d’Amsterdam Centraal, la gare centrale, est plus ou moins importante. La ville est partagée en quartiers qui ont tous leur singularité, leur identité, du nord au sud et de l’est à l’ouest. Il y a plus de deux cents ponts. La ville est extrêmement agréable, et mieux extrêmement accueillante. Où que vous soyez, et surtout si vous avez le sentiment d’être perdu(e), une personne viendra vous informer gentiment et vous guider pour retrouver votre chemin dans le dédale de ruelles et canaux qui constituent une des riches architectures de la ville. On peut admirer Amsterdam pour ses canaux comme pour ses façades, avec ces pierres anciennes, vestige d’un temps de commerçants et de marins, témoignage unique de ce qui fait un des charmes les plus atypiques de cette Venise du Nord. Amsterdam est une ville originale, très animée (de jour comme de nuit), célèbre pour ses coffeeshops et ses vitrines aux néons rouges, pour ses musées et pour son esprit de liberté et de libre arbitre.

canal dans Pays-Bas

Ainsi, parmi les deux cent cinquante coffeeshops que compte la ville, nombre d’entre eux continuent d’accueillir les touristes du monde entier. On n’y boit pas d’alcool, mais on peut y siroter un jus de fruits, un coca ou un fanta, un thé, et également des pâtisseries, dont le fameux space cake. Le choix d’Amsterdam et de ses autorités a été de permettre aux choses dites d’abord alternatives mais ensuite entrées dans les moeurs d’être visibles, telle que la prostitution en vitrine et bien sûr la consommation d’herbe et de haschich sans jamais pourtant légaliser. Le fait commun et le contrôle de la production et de la vente ont été installés depuis bientôt quarante ans, le premier coffee ayant ouvert ses portes en 1973. Les habitants sont très pragmatiques sur la question et en parlent ouvertement. Ce qui est caché est enclin à permettre la clandestinité et donc l’absence de contrôle et de régulation.

En choisissant la voie inverse, les néerlandais ont préféré opter pour le contrôle, la régulation plutôt que l’interdiction et le développement des marchés parallèles sans gage de qualité. Le débat sur la possibilité de réserver l’achat et la consommation limitée (à cinq grammes) d’herbe et de haschich aux touristes étrangers a été discuté au début et milieu de l’année, mais le maire d’Amsterdam (Bourgmestre) s’est prononcé contre en soulignant les éléments flous de cette loi souhaitée par une partie des politiciens mais majoritairement rejetée par les habitants eux-mêmes, les propriétaires des coffeeshops, et les touristes évidemment. Dans le sud du pays, à Maastricht où le wietpass a été voté et installé, les violences urbaines et la présence de dealers en nombre dans la rue posent problème alors que la situation était plus réglementée auparavant.

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A Amsterdam, il y a des endroits-clés et des monuments incontournables. La statue sur Damsquare, Madame Tussauds en face, le Palais Royal à côté de l’église luthérienne. Le Quartier du Jordaan pour ses boutiques à l’achalandage tentant, les rues de Dam, Spui, Rokin, Reguliersbreestraat, Oudezijds Achterburgwal pour y voir défiler les nombreux touristes mais aussi les locaux, qui mangent à toute heure, s’assoient à des terrasses de café pour y parler de la vie quotidienne, dans ces endroits insolites que l’on appelle les cafés bruns (dû au fait que les murs sont repus de la fumée de cigarette, car à Amsterdam l’on fume aux terrasses et aussi dans les cafés, mais pas dans les administrations publiques).

Le marché aux fleurs de Muntplein, le quartier de Nieuwmarkt, quartier chinois de la ville et son temple bouddhiste, le marché aux puces de Waterlooplein, le Musée Van Gogh, les stands ambulants vendeurs de hot-dog ou de broodjes (sandwichs hollandais), sont quelques uns des tableaux atypiques de cette ville cosmopolite. Lorsque l’on marche dans la rue en tant que simple quidam on remarque plusieurs choses frappantes. D’abord en terme de civisme : les voitures s’arrêtent systématiquement au passage clouté. Le civisme hollandais demande le même civisme en retour vis-à-vis des vélos, très nombreux qui partent et arrivent de partout. Les piétons sont priés de les laisser passer, de même que les véhicules. Les vélos eux en retour ne roulent pas sur les trottoirs, s’arrêtent au feu rouge et laissent ainsi à ce moment là passer les piétons. Mais attention lorsque le feu est vert, car là la priorité est absolue. Il faut une certaine gymnastique pour s’y habituer, mais lorsque c’est entré dans la tête, tout roule !

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Pour quelles raisons Amsterdam dénote et étonne ? Pour son quartier rouge, qui légende tenace oblige laisse planer une image de quartier un peu glauque et dépravé. On y croise des hommes et des femmes, beaucoup de couples d’ailleurs curieux de découvrir les arcanes de cette petite ville dans la ville, dans laquelle les femmes qui travaillent de façon réglementée bénéficient de la venue d’employées communales qui de passage leur apporte gel lubrifiant, préservatifs, nourriture et autres. La Police veille aussi au grain, à cheval, à moto, ou à pieds, effectuant des rondes régulières. Cela conforte ce sentiment d’activité régulée et surveillée plutôt que celui d’un métier enclin à toutes sortes de débordements dans lequel la fille ne peut plus compter que sur elle-même, même si évidemment tout n’est pas rose.

La présence policière est rassurante, d’autant que certaines policières à la longue chevelure attachée en queue de cheval sont sacrément sexy ! A aucun moment, je ne me suis senti en danger ou en insécurité dans le quartier rouge, comme dans tout Amsterdam, et ce alors même que certaines rues de Paris ne m’inspirent pas confiance même à 19 heures ! Alors que je peux me balader tranquillement (et avec les précautions d’usage) à 2h du matin en plein quartier rouge, cela ne me viendrait même pas à l’esprit sur Paris dans certains quartiers et pourtant des quartiers de Paris j’en ai adoré ! Comme quoi l’image d’Epinal reste tenace concernant ce quartier d’Amsterdam toujours considéré par certains comme dangereux, alors qu’il s’agit d’une des villes les plus sûres. Amsterdam est aussi une ville très familiale. Les longues marches matinales servent aussi à découvrir les parcs.

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A Amsterdam il n’est pas rare de voir des homosexuels s’embrasser et se tenir la main dans la rue. Pas rare de les voir au bar du Café Montmartre, un haut lieu (cela dit très simple) de la communauté gay/lesbienne et pour faire plus large LGTB de la ville. Pourtant pas de délimitation ou de quartier réservé même si certaines rues concentrent une activité diurne et noctambule homosexuelle. Le plus important étant ici le droit à l’indifférence acquis depuis de nombreuses années. Les homos s’aiment et se montrent dans les mêmes quartiers que les hétéros. Les cafés gay et gay-friendly portent le drapeau arc-en-ciel à peu près partout dans la ville et donc pas forcément qu’à des endroits « étiquetés » homo. On pourra croiser des homos plutôt cuir dans Warmoesstraat (une de mes rues préférées) et découvrir le club Dirty Dicks, le cinéma Adonis, ou près de Zeedjik, dans un bar surplombant un joli canal. La ville fourmille d’activités en tous genres.  Il y a le jour et la nuit. Amsterdam calme, quasi bucolique le jour, changeant totalement d’atmosphère une fois la nuit venue avec ses lumières incroyables, qu’elles soient naturelles ou artificielles. Les reflets dorés sur l’eau, cette liberté de pouvoir flâner, s’installer sur un banc, fumer une cigarette ou boire un verre en face du Café de Jaren et simplement sentir cet air différent participent à ce charme atypique que procure la ville.

Au début du mois de novembre en passant dans ses rues, j’ai réalisé quelques photos. Cliquer dessus pour obtenir une photo pleine page.

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 Un scooter et des vélos. Que serait la ville d’Amsterdam sans ces vélos ? Une ville sans doute très différente. Ce qui était marrant c’est de voir un intrus au milieu des vélos. Dont acte.

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Le Coffeeshop Sheeba et sa devanture avec un coeur rouge. Original et décalé. Comme nombre de coffeeshops de la ville. A noter la présence de Jimi Hendrix et Eric Clapton à l’intérieur

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Un des plus grands restaurant chinois d’Amsterdam. Situé ici entre OZA (Oudezijds Achterburgwal) et Oude Hoogstraat. Il est sur trois étages, l’attente y est particulièrement longue puisqu’il affiche quasi complet tous les soirs et les plats peu avenants au final. Mais sur le plan décoratif, c’est le plus beau.

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Warmoesstraat est l’une de mes rues préférées. J’en aime quasiment chaque recoin, et la plupart des détails. C’est une rue très animée de jour comme de nuit, qui se métamorphose à la nuit tombée. On y retrouve bon nombre de coffeeshops bien sûr, mais aussi beaucoup de restaurants et d’hôtels. C’est aussi un point névralgique de l’activité estudiantine de la ville, car son club y est situé. On y trouve des magasins, sex shops, cinémas LGBT (cuir/fétichisme, etc).

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Les hollandais ont beaucoup d’humour. Et celui-ci porte aussi en dessous de la ceinture. Les choses du sexe ne sont pas cachées mais plutôt montrées et discutées avec pas mal d’esprit. Ici, c’est le cas avec la Condomerie dans laquelle on peut trouver toutes sortes de préservatifs (à toutes les tailles). Le magasin comme nombre de sex shops de la ville est tenu par des filles. Et je ne peux décemment pas détester un magasin qui fasse aussi bien la promotion du safe sex.

sint-antoniebreestraats-colorsSint Antoniesbreestraat est une rue très atypique d’Amsterdam. Proche du quartier chinois (Nieuwmarkt au bout de la rue ici photographiée). On y croise des badauds et des vélos, et surtout des couleurs variant du rose saumon au vert d’eau. Variantes incroyable au sein d’un si petit espace avec escaliers en colimaçon, boutiques de vêtements et même une boutique vendant des numéros de Salut les copains!

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La devanture du café In De Waag que j’ai captée avec une lumière plongeante sur les pierres anciennes. 

canal-waterloopleinUn jeudi après-midi de novembre, lumière en contre-jour, tout près de Rembrandthuis, la maison natale de Rembrandt.

dam-squareDamSquare par une mâtinée venteuse. Les policiers effectuaient leur ronde et les passants défilaient les uns derrière les autres, avant de rejoindre Rokin ou Damstraat.

rokin1Sur Rokin, une des principales artères du centre-ville, menant à Muntplein et Rembrandtplein.

canalUn des très nombreux canaux de la ville tout près d’Amsterdam Centraal.

 


 

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