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Films du mois (Décembre 2014)

Films du mois (Décembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Image

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Vivre pour vivre (Claude Lelouch, 1967) :  ♦♦

A la fin des années 60, Lelouch croque la vie d’un couple qui ne s’aime plus et surtout le portrait d’un reporter doué dans son métier mais lâche en amour, trompant sa femme et multipliant les aventures au gré des reportages. Pas le film le plus essentiel de son réalisateur, mais une chronique douce-amère qui parle de manière franche d’un sujet délicat. Très beau DVD. Et une interview intéressante en bonus. DVD fr

Maléfique/Maleficent (Robert Stromberg) : ♦♦♦

Une version de la Belle au bois dormant dominée par la présence fascinante d’Angelina Jolie qui ne fait pas que vampiriser l’écran mais porte une très large partie du film sur ses épaules. L’univers convoque le merveilleux, l’imaginaire et l’onirisme et si l’on peut regretter certaines créatures qui ont un côté un peu trop plastique, c’est l’évasion qui prédomine soulignée par une action bien menée. Un conte très réussi. Br fr 3D

 Crazy Night (Shawn Levy, 2008) :  O

L’humour et surtout sa réception c’est quelque chose de subjectif. On peut adorer Louis de Funès pour les mêmes raisons qui font que d’autres le détestent. Ici, un couple qui se dit lui même banal décide de sortir dîner à Manhattan dans un restaurant très huppé. Ils s’incrustent et s’ensuit une série de péripéties qui se veulent drôles voire hilarantes. Je n’ai rien contre le duo d’acteurs, mais j’ai trouvé l’histoire très conventionnelle (le rendu vidéo HD horrible)  et surtout j’ai décroché peut-être un ou deux sourires en 1H40. Je préfère largement l’humour absurde d’un Dumb and Dumber, car ce Crazy Night se passe effectivement de nuit, mais n’a absolument rien de Crazy. BR fr

Predestination (Les Frères Spierig, 2014 ) :  

Les réalisateurs d’Undead, une pétite série B horrifique sorti il y a dix ans se retrouvent à Hollywood pour filmer une aventure de science fiction sur les passages temporels, épaulé par Ethan Hawke. Le plus intéressant dans ce film, ce n’est pas le voyage dans le temps, les failles spatio-temporelles et le visuel, c’est cette étrange ressemblance qu’entretient son héroïne principale avec Léonardo Di Caprio, tout du moins le Di Caprio du milieu des années 90. Pour le reste c’est assez sommaire dans sa réalisation et j’ai trouvé le temps un peu long. BR fr

Poltergeist (Toobe Hooper, 1980) :  ♦♦♦

Je ne l’avais jamais vu mais ce film était lié à un souvenir d’enfance en passant devant le vidéoclub et me demandant ce qui se cachait derrière la mystérieuse jaquette d’une enfant devant un poste de télé. C’est une oeuvre bicéphale qui est un exemple de collaboration artistique entre deux artistes aux univers différents, à savoir Spielberg et Hooper. Ce n’est pas la même chose que le duo Pressburger/Powell, mais l’un et l’autre se complètent avec l’horreur pure de l’un (Hooper) et la sens du merveilleux, du conte chez l’autre (Spielberg). C’est en somme la matrice contemporaine du film de maison hantée, après l’original de Wise en 1959. Un poste de télévision, une famille et des interventions surnaturelles. Il n’en faut pas plus à Spielberg pour écrire un script sur la peur enfantine, sur les revenants. Hooper nous gratifie de quelques plans gores inattendus (qui justifient l’interdiction aux moins de 16 ans). Un film qui possède ce charme fou des films à effets spéciaux bricolés avant l’arrivée une décennie plus tard du tout CGI. Le DVD est très minimaliste : chapitrage, choix des langues, et c’est tout. DVD fr

Lucy (Luc Besson, 2014) :  ♦

Luc Besson voit large et ambitieux dans son script new age (les pouvoir infinis,  l’intelligence artificielle, la terre, l’expansion de l’univers) mais combine curieusement le minimum syndical dans le traitement visuel de son film qui convoque le cinéma contemporain coréen, le blockbuster américain et les franchises françaises (dont Taxi pour les poursuites). Un film hybride, au ton solennel et moralisateur (les stock shots documentaires appuient cette idée), naïf et roublard. Et surtout dénué d’émotions. BR fr

Ishaqzaade (Habib Faisal, 2012) :  ♦

L’opposition clanique, les élections, la jeunesse confrontée à l’aspect réactionnaire des doyens, c’est le cœur du film de cette œuvre indienne produite par Aditya Chopra qui met en scène deux jeunes comédiens débutant peu convaincants. Dès l’intro le film hurle son souhait de différence tout en s’adressant à un public conquis d’avance : les jeunes locaux dynamiques de Mumbaï, mais aussi les NRI qui souhaitent s’embrasser sur la bouche sans complexe (ce qui n’était pas le cas dans les 70’s). Très inégal, un peu hystérique et déjà vu. BR indien

Nos Meilleures Vacances (Philippe Lellouche, 2013)  :  O

C’est pire que ce que je craignais au regard de la jaquette retouchée jusqu’à l’excès, mais j‘étais curieux. Les vacances en Bretagne d’une bande d’amis parisiens garde justement ce côté énervant de parisianisme regardant le villageois avec une certaine condescendance dans le propos (tout ce qui n’est pas parisien est étranger). Seuls demeurent assez bien croqués ces moments de découverte pré adolescente, premiers baisers doux, innocence et heureuses découvertes. Tout sonne faux à commencer par les postiches et les costumes qui ont ce côté « reconstitution » forcée. BR fr

Le cerveau (Gérard Oury, 1969)  : ♦♦

Cela commence comme une comédie façon swinging London, puis la comédie déroule son intrigue s’affichant le luxe de se faire côtoyer Bourvil, Belmondo et Niven au casting. C’est un film assez entrainant qui lorgne même du côté de La Panthère Rose de Blake Edwards, avec un comique de situation qui émerge de l’énormité du détail (ici la panthère et le décor de la maison qui s’écroule). Un film ancré dans les 60’s, mélangeant bonne humeur, détente et divertissement. Du cinéma d’artisan en somme. Admirable restauration HD.

Seuls Two (Eric et Ramzy, 2008) : ♦♦

Paris, deux hommes. Seuls au monde ou presque. Le scénario est amusant mais pas sur toute la longueur, avec une histoire qui est surtout prétexte à l’abattage du duo principal qui reprend le comique de péripéties et le sens de la répartie. Sympathique mais un peu trop long pour tenir la distance.
BR fr

Les Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2014) :  O

Ce n’est pas tant l’humour, l’ironie, le ton au second et troisième degré qui m’ont agacé dans ce film de science fiction mais davantage son esthétique, ses costumes et sa soif d’en mettre plein la vue. Au bout d’une demi-heure je savais que cela ne me plairait pas tant j’ai trouvé le bestiaire vite repoussant. Idem pour le choix des couleurs et ces incessants changements de format vidéo passant du Scope au 1.85:1 lors des scènes d’action. Je préfère largement les originaux de Star Wars dont l’univers et l’imaginaire me parlaient beaucoup plus. BR fr 3D

La planète des singes (Matt Reeves, 2014 :  O

L’intérêt de la nouvelle version de 2010 résidait dans la multitude de rebondissements, l’affinement des caractéristiques des personnages, un rythme soutenu. Tout l’inverse ici, d’abord dans le choix d’un format 1.85:1, d’une 3D quelconque et surtout d’une mise en place d’intrigue s’étirant au-delà de l’heure. Un blockbuster qui contredit l’effet de surprise du premier volet et qui  provoque l’ennui. Très oubliable. BR fr 3D

Stars 80 (Frédéric Forestier, Thomas Langmann, 2012)  :  ♦

La troupe des années 80 composée, entre autres de Desireless, Jean-Pierre Madère, François Feldman, Début de Soirée, Emile et Images se reconstitue pour une tournée à travers toute la France. L’ironie du début qui veut qu’elle soit refusée partout – y compris par le producteur Valery Zeitoun- laisse ensuite la place à un film très lisse, comme en pilotage automatique. Jean Luc Lahaye semble être celui qui s’amuse le plus de son image. Divertissant même si très mineur, racontant en filigrane cette gageure de ne pas se moquer des artistes et du public qui les aime tout en montrant des chanteurs qui apparaissent en playback et chantent toujours le même tube.  BR fr

Kebab Connection (Anno Saul, 2005) :  ♦♦

Une comédie allemande qui décrit les relations entre une jeune fille allemande et un jeune homme turc dont elle est amoureuse et dont elle attend un enfant. La peur de l’engagement, la responsabilité de la paternité, les tensions inter-religieuses sont au cœur de cette sympathique comédie allemande tournée à Hambourg. Avec une dose d’humour, des répliques amusantes, un peu de karaté et surtout du döner. Acheté il y a quelques années à Amsterdam sur un marché je le gardais bien au chaud en attendant de le découvrir. DVD Benelux.

Crawlspace (Justin Dix, 2010) :  ♦♦

Depuis Alien et plus récemment Cube, enfin il y a de cela déjà une quinzaine d’années l’enfermement est propice à décrire toutes les peurs, qu’elles soient de nature biologique et ou guerrière. Ici on se retrouve avec une troupe de soldats coincés sous la terre. Ambiance poisseuse, cadrage au cordeau qui en font un film loin d’être original mais correctement ficelé. Je me suis aussi demandé si l’orange des costumes de certains personnages n’étaient pas au regard du film une métaphore sur les prisonniers de Guantanamo et le sort qui leur est réservé. BR fr.

20 ans d’écart (David Moreau, 2013) :  ♦♦♦

Une comédie romantique qui met en scène un jeune étudiant en architecture et une rédactrice de mode de vingt ans son aînée. Un film drôle, enlevé sur les dessous (impitoyables, mais ce n’est pas une suprise, ils étaient bien  décrits dans Le Diable s’habille en Prada) de la mode et sur le sentiment amoureux entre un homme naïf, maladroit mais touchant qui met du peps et de l’originalité dans la vie d’une future (quadra) incarnée par une pétillante Virginie Efira. Il est d’ailleurs amusant de la voir jouer à ce point sur son image, tandis que Pierre Niney excelle dans son rôle (et a tout le talent pour devenir un grand acteur). DVD fr

La Belle et la Bête ( Christophe Ganz, 2014) :  ♦

Au mystère et à l’onirisme du film de 1946, Christophe Ganz préfère la toute puissance des CGI et des décors (époque oblige). Si je ne n’aime pas trop le film de 1946 je lui reconnais un très beau maquillage et une belle utilisations des trucages d’optique. Ici, cette relecture du film de Cocteau propose plus de rebondissements et d’action mais moins de mystère. Léa Seydoux m’a paru trop jeune pour le rôle et Vincent Cassel grimé par  les effets spéciaux ne fait pas peur. Je n’ai compris la présence des géants de pierre qui ajoute du spectaculaire là où ce n’était pas nécessaire. Br FR

Reflets dans un œil d’or (John Huston, 1967) :  ♦

Deux heures ou presque de frustrations sexuelles, de sous-entendus et d’énergie érotique (négative) dans ce film qui convoque la psychanalyse en décrivant les relations entre trois personnages : une femme, un soldat voyeur et un officier gradé. La photo est belle, Marlon Brando ne fait rien mais reste monstrueux de charisme, mais le film est d’une langueur qui a finit par me décourager au bout d’une heure. Et le Blu-ray affiche une image au contraste trop mou, donnant l’impression de voir le film avec un voile constant.. BR fr

Stuck (Stuart Gordon, 2009 : ♦♦

L’enchaînement de péripéties, la tension nerveuse, l’ironie cinglante qui culmine dans le final grand guignolesque font de cette série B un conte métaphorique sur l’horreur quotidienne celle qui s’immisce et qui montre une certaine forme de lâcheté derrière le masque apparent de la tranquillité et la sociabilité. C’est signé Stuart Gordon un maître du genre à qui l’on doit Re-Animator.  Je me demande néanmoins ce que ça aurait pu donner avec Brian Yuzna aux commandes (réalisateur du formidable Society). BR fr

 

Supercondriaque (Dany Boon, 2014) :  ♦♦

Dany Boon s’appuie sur un sujet (l’hypocondrie) pour dérouler sa mécanique comique qui fonctionne bien dans le premier tiers et rebondit ensuite avec la fausse usurpation d’identité. C’est rythme, assez drôle parce qu’il en fait des tonnes, tout en mimiques, expressions et joue aussi avec la représentation des Balkans, de la guerre civile et des imbroglios. Le film rappelle un peu par moment et j’ignore s’il l’a vu Rab Be Bana Di Jodi sur la thématique de l’identité usurpée ou plutôt du masque que l’on porte pour éviter d’être soi-même tout en désirant l’amour de l’autre. Et Alice Pol est vraiment très charmante. BR fr

Made In USA (Jean-Luc Godard, 1966) :  ♦

Godard signe un film conceptuel comme il a souvent eu l’occasion de le faire, s’appuyant sur la puissance visuelle de son film pour entraîner son héroïne et égérie Anna Karena aux U.S.A. Le film mêle politique (en plein conflit du Vietnam et avant Mai 68), discours sur l’image et le son -avec cette voix-off omniprésente-, trouvailles visuelles (le mot liberté criblé de balles), et ces panneaux typographiques qui seront plus tard par Gaspar Noé. C’est visuellement beau (photographie superbe), très pop, mais le propos peut paraître aussi un peu obscur et laisser de marbre d’autant que l’héroïne n’a pas vraiment le beau rôle. DVD UK

La Chasse (Thomas Vinterberg, 2011) :  ♦♦

Le film de Thomas Vinteberg remarqué et salué à Cannes en 1998 avec Festen (son meilleur film),  est l’histoire d’un mensonge perpétré par une enfant qui met en vrac la vie d’un adulte travaillant auprès des enfants dans une crèche. Quelque peu prévisible, le film fait lentement monter une pression qui concentre l’énergie du désespoir de l’anti-héros vers une conclusion percutante. C’est bien interprété, cela rappelle aussi Les risques du métier de Cayatte, a photo est superbe (et le Blu-ray tout autant), mais au final je préfère la noirceur de Festen et le propos de ce dernier. BR f

Films du mois (Novembre 2014)

Films du mois (Novembre 2014) dans Cinéma Cinema

Film du mois

 Dog Pound

DogPound dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

The Raid 2 (Gareth Evans, 2014) :  ♦

L’exemple typique du film survendu sur son soi-disant potentiel spectaculaire. Ou comment le marketing prend la place sur la qualité. J’aurais pu mettre O mais le film possède deux ou trois scènes (dont la dernière) qui relève un peu le niveau d’un film interminable, d’une irrationnelle durée de 2H30 pour raconter finalement peu de choses et prendre la pose quasiment tout le temps. La surprise du premier venait de la reprise des codes du jeu vidéo pour aller d’une scène à une autre (affrontements multiples jusqu’au boss final). Ici, le scénario rajoute une couche sur l’autre dans le film de mafia, et l’interprétation globalement mauvaise n’arrange rien. Le recours à la caméra portée devient aussi un peu énervant à la longue. Bref, un film qui aurait pu être bien plus efficace s’il avait duré 1h30.  Apparemment il est dit qu’il s’agit déjà d’un film culte, ah bon ? BR fr

 

GO (Doug Liman, 1998) : ♦♦♦

Un film générationnel qui m’a permis de revoir avec presque vingt ans de recul les seconds pas au cinéma de Katie Holmes, Sarah Polley (sortie de De Beaux Lendemains) ou encore James Duval (Nowhere, The Doom Generation,) ainsi que Nathan Bexton qui jouait lui aussi dans le film Nowhere de Gregg Araki. C’est le premier film de Doug Liman, et la structure qui montre la même histoire avec trois points de vue différent possède une certaine originalité. La musique collait à l’esprit et à la bande-son de l’époque, c’est à la fois fun et assez bien ficelé, on parle beaucoup de drogues et l’on en consomme, de sexe aussi. Ca m’a permis de voir un vieux DVD que je gardais donc au chaud, sorti en 1999, avec menu fixe, mais déjà format 16/9 ce qui n’était pas toujours le cas des premières galettes sorties en France en 1997/1998. Toute une époque. DVD fr

 

Dragons 2/ How to train a Dragon 2 (Dean DeBlois, 2014) : ♦♦♦

On prend les mêmes et on recommence. Certes l’histoire n’est pas aussi originale que le premier volet qui apportait son lot de surprises dans le genre du film d’animation largement dominé par Pixar, mais ce second volet reprend les forces du premier film et nous emmène dans des sphères peu explorées ces dernières temps, à l’exception du médiocre Rio 2 (le vol, la voltige et l’humour). A l’inverse de Rio 2, ce film-ci ne se base pas uniquement sur sa technique et prend le temps de développer ses personnages ainsi sur les intéractions. On se prend d’émotion pour ce récit initiatique (un gamin qui devient chef), parcouru, et c’est l’essentiel, d’une maestria technique de tous les instants. C’est beau, virevoltant (la 3D en met plein la vue mais sans aucun effet de gratuité), et lorsque le film pourrait basculer dans le piège de la surenchère, il distille des pauses, des moments de silence et de contemplation. Une réussite, d’autant plus impressionnante qu’elle laisse imaginer des possibilités encore plus grande d’évasion par le cinéma. BR 3D fr

 

De guerre lasse (Olivier Panchot, 2013)  :  ♦♦

Un ancien de la Légion (Jalil Lespert), déserteur, revient à Marseille dans le milieu. Un scénario qui n’a rien d’original et une réalisation qui l’est tout autant, mais ce film sur le retour au milieu d’un jeune homme dont l’avenir semble tracé d’avance est habilement conduit, avec en ligne de mire la mafia locale, ses actions, sa main mise sur la vie quotidienne. On n’est certainement pas dans un Marseille de carte postale, et la description de la violence ordinaire a quelque chose des films de Coppola (sans l’envergure dramatique et le sens de la tragédie). Pas mal. BR fr

 

Alceste à Bicyclette (Philippe le Guay, 2013) :  ♦♦

Un acteur de fictions télé va rendre visite à un ami acteur sur le départ, retiré en Province. C’est autour de la pièce Le Misanthrope de Molière, que se développe cette fable sur la solitude, la mise à mal de l’amitié entre deux acteurs (Luchini génial, Wilson également) qui lorgne aussi du côté de la petite critique du monde du cinéma, de ses idéaux et surtout de ses faux-semblants/fausses amitiés/trahisons. Si le style formel est simple, c’est surtout la jubilation du verbe, le geste de comédien, le plaisir de la répartie dans des décors naturels (la Rochelle, l’Ile de Ré, le vélo, très photogéniques) qui l’emportent. Et les acteurs de se régaler. BR fr

 

Les Trois Mousquetaires (Paul W S Anderson, 2010) :  O

On peut faire fi de l’anachronisme (éhonté) qui fait faire du karaté à des mousquetaires au XVIIème siècle, aux tics de langage et à une certaine désinvolture, notamment lors de la scène d’ouverture, la seule qui provoque un semblant de stimuli. Pour le reste, représenter le roi sous les traits d’un jeune con, Richelieu à la ramasse, une galerie de personnages secondaires sans intérêt, avec ce côté potache, tordant le cou à l’histoire avec un grand H pour servir une soupe hollywoodienne indigeste finit par devenir lassant. Y compris dans un film de divertissement. Avant son Pompéi, Paul W S Anderson s’amusait donc avec ses histoires et ses ralentis. Mais la sauce ne prend jamais. BR fr 3D

 

Dog Pound (Kim Chapiron, 2010) :  ♦♦♦♦

Le quotidien dramatique (dans tous les sens du terme) de prisonniers adolescents incarcérés pour des crimes et délits. Pour son deuxième film, Kim Chapiron change de fusil d’épaule et laisse de côté le ton potache de Sheitan qui a révélé Olivier Barthélémy (une de mes comédies préférées de ces quinze dernières années). Il faut saluer l’investissement de l’acteur principal; Adam Butcher, extraordinaire. Son personnage vit tout du long une colère contenue qui contribue à électriser un film qui ne cesse d’être sur la corde raide entre la douleur et le sublime. Ce sont ces adolescents qui se frappent, se violentent et finissent aussi par s’accepter que filme la caméra d’un Kim Chapiron impressionnant de maîtrise.  Tout le film, tendu comme un arc, file vers sa résolution, explosive et irréversible. BR Fr

 

A bout portant ( Fred Cavayé, 2010) :  ♦♦

Fred Cavayé est sans doute le meilleur réalisateur français de polar aujourd’hui. Comme Pour elle, il va droit au but, et réalise avec sècheresse des films qui se suivent sans temps mort. Ici l’histoire d’un aide-soignant pris dans un engrenage et qui tente de retrouver sa femme enceinte kidnappée. Un scénario loin d’être original, mais la réalisation fait -et bien- le boulot. Gérard Lanvin est génial en vieux loup cynique de la PJ. Très efficace en somme. BR fr

 

Pompéi (Paul W Anderson, 2014)  :  ♦

Le début du film est un croisement entre Gladiator (que je déteste) et Spartacus (que j’adore). En général plus le méchant est réussi meilleur est le film comme le disait Hitchcock, sauf qu’ici Kiefer Sutherland cabotine plus que de raison dans son rôle de Sénateur. Les quarante premières minutes sont parasitées par des tunnels de dialogues et des jeux d’arène où se confondent souffrance et violence à l’épée. Le clou du spectacle, attendu, arrive avec l’éruption du volcan et la destruction de Pompéi. Le film prend alors des airs de film catastrophe, gonflé par ces CGI en cascade et ses décors fondant sous la lave. Dommage qu’il y ait ce rythme inégal, cette musique pompière et ses ralentis incongrus. Le film vaut le coup d’être vu en 3D, laquelle est très aboutie. BR Fr 3D

 

Timber Falls ( Tony Giglio, 2007) :  ♦♦

Ce petit film d’horreur qui commence comme une ballade champêtre se transforme très vite en cauchemar. Point de maison hantée, de démon, mais une gémellité avec le film de Kevin Smith, le remarquable Red State : celle de mettre en lumière des bigots obsédés par la pureté et qui ici tentent de trouver le couple idéal pour les forcer à copuler et ainsi procréer, ce que la femme du shérif (troublante ressemblance avec Ségolène Royal) n’a jamais pu faire. Si le film dérange c’est pour son côté viscéral, avec ces scènes de torture (morale et physique). Un film radical, qui met mal à l’aise et qui laisse malheureusement une pointe de suspens s’installer dans le tout dernier plan alors que ce ne n’était pas nécessaire. BR fr

 

Massacre à la tronçonneuse 3D (John Luessenhop, 2013) : ♦

Le premier demeure le plus grand film d’horreur de ces cinquante dernières années, un maitre étalon de l’horreur viscérale,parce qu’elle s’inspire justement de faits réels. Cette petite série B qui reprend le schéma narratif du premier, avec les mêmes péripéties, décline la peur sous l’angle de la jeunesse et de l’héritage familial. Les bimbos sont de sortie, on fume et on boit, puis vient Leatherface, un personnage monstre (par son influence et son impact dans le cinéma d’horreur) et la petite musique gore se met en route. Le film est plutôt rigolo et ne fait pas peur (le premier si, justement parce qu’il ne montrait presque rien de l’horreur graphique hormis dans le dernier quart d’heure mais reposait sur une mécanique de la tension inégalée). La 3D est spectaculaire, une des meilleures que j’ai vues. C’est cela : l’effet d’un grand huit  oublié sitôt vécu. BR fr 3D

 

Le dernier tango à Paris (Bernardo Bertolucci, 1972) :   ♦♦

Je l’avais vu une première fois il y a dix ans en DVD. Je pensais avoir affaire à un film très érotique et l’avais trouvé beaucoup moins bon que sa réputation ne le laissait penser. Le revoir dix ans après me permet de le reconsidérer par rapport à l’histoire du cinéma, au cinéma des 70′s, avec un autre œil. C’est une œuvre qui tourne autour d’une relation impossible, qui pourrait être banale s’il n’y avait pas cette différence d’âge et le propos parfois cru, direct, d’un homme quinquagénaire envers une très jeune femme. En 1972, juste avant la libération des mœurs et avant le mouvement MLF, c’est un film qui était en droit de choquer. Parler de sexualité, du sexe et de la mort ici intimement liés crée une sorte de malaise diffus et la relation intime est ici montrée sous un jour tout sauf reluisant. C’est un amour impossible, une histoire triste qui se conclut tragiquement. Marlon Brando est impressionnant sans presque rien faire, mais l’audace vient de la jeune Maria Schneider, confondante de spontanéité, ici littéralement à nue. Un film de son époque et une vision crue d’un amour presque bestial. BR fr

 

Piégé (Yannick Saillet, 2014)  :  ♦

Une mission en Afghanistan se transforme en carnage. Un soldat se retrouve piégé, le pied posé sur une mine. C’est le synopsis de ce film minimaliste (cinq personnages, un lieu unique, le désert afghan, la chaleur implacable) dans sa durée et sa forme. Pascal Elbé joue aux côtés d’un Laurent Lucas qui vocifère pendant vingt minutes. Cadré minutieusement et jouant sur le suspens (survivra ? survivra pas? ), le film fait un peu penser à du Katherine Bigelow, sans la shaky camera et la production hollywoodienne. Je ne comprends pas pourquoi certaines scènes n’ont pas été sous-titrées en français quand on passe à l’anglais ? BR fr

 

 A perdre la raison (Joachim Lafosse, 2012)  :  ♦♦♦

Joachim Lafosse confirme après Elèvre libre la singularité de son cinéma. Le film est entièrement tendu vers sa conclusion dramatique en faisant lentement monter une pression tant interne (le personnage de Murielle bout sans crier garde), qu’externe (les rapports difficiles, parfois tendus avec son mari, ses proches). L’interprétation de Niels Arestrup, de Tahar Brahim et bien sûr d’Emilie Dequenne (mémorable scène de voiture sur la chanson « Femmes je vous aime » de Clerc) et très bonne, et le réalisateur scrute le délitement progressif, structuré, du cadre familial, la folie qui bruisse. DVD fr

 

Rio 2 (Carlos Saldanha, 2014) :  ♦

On prend les mêmes et on recommence, cette fois-ci au coeur de la jungle. L’animation est belle et fluide, le visuel travaillé, mais en 2014, à l’inverse d’un Toy Story en 1995, cela n’a plus rien de révolutionnaire. Le hic du film c’est de se baser sur un rythme effréné rendant l’ensemble très vite cacophonique. Les séquences musicales m’ont vite tapé sur le système, sauf celle qui reprend les codes visuels de Bubsy Berkeley. Pour le reste, l’humour, trop lourd, tombe à plat, il n’y a aucune nouveauté, l’originale paraissant beaucoup plus recherché et vif. Une vraie déception.

 

Sueurs Froides/Vertigo (Alfred Hitchcock, 1958) :  ♦♦♦

J’ai moyennement accroché à la première partie du film (que je découvre maintenant), laquelle pose pourtant les bases ce qui va suivre, le mélange d’obsession (pour une femme, par rapport à la peur du vertige) et de sentiments forts (l’amour d’un homme pour une femme qui ne cesse de poursuivre), mais j’ai beaucoup aimé la seconde à partir de l’apparition du personnage de Judy, où le romantisme exacerbé se marie bien avec le fantastique et l’inventivité visuelle. Plastiquement le film est superbe, avec sa photo travaillée et l’on sent une méticulosité de tous les instants, portée par la maestria technique. Hitchcock invente le plan réutilisé plus tard dans Les dents de la mer quand Brody s’aperçoit qu’il y a un danger au loin, la séquence du rêve a inspiré cinquante ans de cinéma, et l’histoire se suit avec un plaisir manifeste de manipuler. Un très bon Hitchcock mais pas mon préféré.  BR fr

 

3 Days To Kill (Mcg, 2013) :  ♦♦

Un agent de la CIA buriné et souffrant s’engage dans une ultime mission. Revoir Kostner sur grand ou petit écran est toujours sympathique. L’acteur promène ici son allure fatiguée comme le veut son personnage mais s’amuse aussi, à la manière d’un Liam Neeson à jouer avec son image. Le film s’ouvre sur une extraordinaire séquence d’action (c’était déjà le cas il y a quinze ans avec le premier volet de Charlie’s Angels). Ensuite le film trouve ses marques, use et abuse de certains clichés, livre un film d’action parfois inégal, à la photo assez dure dans ses tons, filmée en HD dans un Paris très touristique. C’est efficace, carré, avec un scénario très léger. Une série B assez bien fichue en somme, mais sans l’étincelle qui en ferait un grand film d’action. BR fr

 

 Scream 4 (Wes Craven, 2011) :  O

J’aurais pu mettre ♦ pour Neve Campbell qui quinze ans après se remet à jouer dans le film qui a fait d’elle une star. Mais ce type de cinéma de l’horreur entièrement voué à l’exercice de style virant au métacinéma,  interrogeant le spectateur sur un ton un peu hautain, se parodiant lui-même, et ressassant toujours les mêmes formules a quelque chose d’agaçant à la longue. Le cinéma américain est connu pour aimer les remakes, en faire régulièrement. Ce quatrième volet en est un énième, avec une conclusion facile, des portes qui se claquent et un couteau qui fend la chair. Mais il lui manque le côté trivial du premier, et c’est beaucoup trop long. Mais bon j’aurais essayé. BR fr

 

Les Kaira (Franck Gastambide, 2012) :  ♦♦♦

L’exagération volontaire du dialogue et des situations qui en découlent provoquent un rire franc, Les Kaira étant une comédie qui revient sur tous les clichés du film de banlieue (phrasé, musique, tenues, communautés) depuis l’explosion de La Haine (dans un registre beaucoup plus dramatique) en 1995 que le film cite en hommage  tout en se reposant sur une exceptionnelle alchimie dans son interprétation, grâce à son formidable trio d’acteurs. C’est un premier film et pourtant il y a là un sens du cadre, du tempo qui reposent sur le comique de situation (dont les scènes drôlissimes du karaoké, de la prostituée entourée de chats, le final sur la musique r’n'b, le -faux-casting porno avec François Damiens) et de verbe. Un verbe qui fuse, court, ne se tarit jamais. Un film qui  joue sur la dérision et l’autodérision réinventant mine de rien, à sa manière, la façon d’aborder le genre de la  comédie populaire française. BR fr

Top clips 2014 (5ème partie)

Top clips 2014 (5ème partie) dans Top clips 2014 (5ème partie)

Nous en sommes à la cinquième partie du top consacré aux meilleurs clips de l’année. Les choses sérieuses ont commencé dès le titre 80 (il n’y a pas de petite place ou de place qui soit déshonorable), mais on se rapproche aussi doucement du top 20 et du top 10. Cette cinquième partie est également marquée par la présence de trois titres français et de trois artistes hexagonaux qui se sont ainsi illustrés cette année dans le domaine de la pop et de la musique en général.

On retrouve de jeunes talents émergents qui ont déjà écumé pas mal de scènes (locales, régionales et nationales, le groupe La Femme a d’ailleurs commencé comme cela avant d’entamer une importante tournée aux USA), parmi lesquels Lou Marco dont l’album Sous la peau a été co-écrit avec le regretté Nikola Acin, guitariste et chroniqueur rock que j’avais eu l’occasion de voir à la télé il y a plus de dix ans pour une émission sur le rock sur le satellite.

Le clip de Sous la peau est très réussi et j’avais donc envie de le citer en plus de la performance vocale puissante. L’année dernière elle avait déjà sorti Don’t care qui figurait parmi mes préférés de 2013.

Portrait-Lou-Marco dans Top clips 2014 (5ème partie)

Lou Marco

Fakear, DJ de son état et promoteur d’une électro/house planante livre quant à lui un exercice de style là aussi réussi car son clip de La lune rousse (joli titre) nous montre une jeune femme filmée de dos pendant l’intégralité du clip – à l’exception de la première minute où elle s’échappe d’un cours dont elle trouve sans doute l’atmosphère trop lourde puis un ou deux dans le train- puis déambuler dans le métro, les rues et arriver au bord de la mer. 

Je ne pouvais pas passer à côté d’une citation de mon groupe préféré de l’année dernière, Le Couleur, un trio d’un charme fou qui compose des chansons pop comme je les aime (et remarquables sur l’EP Voyage Love). Leur clip de Jukebox tape dans le mille. La découverte récente de Nuit, un groupe au son qui pourrait être un croisement de Joy Division et Editors montre un talent de composition certain.

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Kubalove, chanteuse anglaise a aussi livré un bel EP et est une artiste à suivre de près, de même que le trio Boy Names (qui a sorti un EP en cassette audio) dont j’adore la nonchalance étoilée de Slow, un clip pailleté qui arrive à nous faire voyager avec trois fois rien. Petite touche de fantaisie enfin avec ce côté Jean-Paul Gautier années 80 croisé avec l’exubérance d’une Lio de Banana Split pour Yelle et son Complètement fou.

Kubalove

Voici les places 40 à 31

40 ) Fakear / La lune rousse (France)

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39) Valeria Gastaldi / Mover tu cama (Argentine)

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38) Lou Marco/ Sous la peau (France)

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37) Rafa Spunky / Y de noche (Espagne)

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36) Kubalove / All I Want (Angleterre)

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35) Boy Names / Slow (Angleterre)

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34) Le Couleur / Jukebox (Canada)

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33) Nuit / I feel love (France)

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32) Yelle / Complètement fou (France)

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31) Shura / Touch (Angleterre)

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Films du mois (Septembre 2014)

Films du mois (Septembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011)

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Films vus

 

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ :  Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Godzilla (Gareth Edwards, 2014) :  ♦

Certes il y a les effets spéciaux (mais en 2014, il n’y a rien de révolutionnaire), certes le film prend son temps pour installer son intrigue (déjà connue). Mais la transparence du casting, l’absence de véritable surprise qui viendrait dynamiter un ensemble très lisse ont eu un peu raison de moi. Les séquences d’action sont bien réalisées et lisibles, mais il y a ce quelque chose de fondamentalement américain dans l’exécution (depuis le design de Godzilla jusqu’à la mise en scène des séquences de peur panique) qui fait que le film remplit son cahier des charges tel un métronome. C’est donc lisse, on n’échappe pas à une caractérisation caricaturale du scientifique japonais (qui passe tout son temps à jouer l’ahuri de service), et l’accumulation de méchants (dont Godzilla, venu protéger les humains au final) devient lassante. Très deçu malgré une belle 3D. Br fr 3D

 

De l’huile sur le feu (Nicolas Benamou, 2011) :  ♦♦

Contrairement à ce que laisserait penser sa jaquette (la rencontre entre Jean-Marie Poiré et un ersatz des films de Bruce Lee), cette comédie française sur la rivalité de deux restaurants (l’un chinois, l’autre arabe) n’est pas une série Z franchouillarde dénuée d’intérêt. Au contraire, il y a l’énergie des acteurs, des répliques parfois bien senties, un cadre amusant. Pas de la gastronomie mais du ciné comique qui se suit sans mal (et avec quelques rires). BR fr

 

The Amazing Spiderman 2 (Marc Webb, 2014) :  ♦♦

Une suite tout aussi efficace et rondement menée que le premier volet de la nouvelle trilogie Spiderman, la surprise en moins. Andrew Garfield se défend une nouvelle fois très bien, passant du statut de lycéen  à celui d’étudiant. Du fun, de l’action, mais malheureusement trop de punchlines durant les scènes de combat qui réduisent un peu l’impact de la dramaturgie (trop « d’humour » tue parfois l »humour). Un blockbuster plaisant qui se termine sur une note dramatique inattendue. Br Fr

 

Non Stop (Jaume Collet-Serra, 2014) :  ♦♦

 Liam Neeson égale à lui-même (monstrueux de charisme) à bord d’un avion doit déjouer les plans d’un mystérieux individu qui menace de faire sauter l’avion. Les prises d’otage et demandes de rançon sont un des schémas classiques du cinéma pop corn américain des vingt dernières années.  Combien sont-ils ? Que veulent-ils ? Cela, c’est Liam qui doit le découvrir. Celui-ci est techniquement abouti, complètement invraisemblable, mais c’est le rythmé constant, les péripéties nombreuses, la nervosité du tout qui emportent l’adhésion. C’est un peu comme Taken mais sans histoire de mafia, et cette fois-ci dans un avion. Br FR

Nurse 3D (Douglas Aarniokoski, 2013)  :  ♦♦♦

 Une jeune infirmière incendiaire assassine les petits copains et maris infidèles. Le trauma d’enfance est bien présent, on pourrait craindre un ton moralisateur, mais le film est surtout une série B joyeusement débridée, qui permet à Paz de la Huerta (très rentre-dedans et charismatique, souvent dénudée) de jouer, un méchant de cinéma vue sous l’angle féminin, avec un côté Betty Boop et Petty Page très amusant. Le film est gore, bénéficie d’une photo agréable et de meurtres assez graphiques. Je n’ai pas regardé le film en 3D, mais même en 2D quelques effets sont bien sentis. Une bonne série B à l’ancienne. Br fr

 

Les Gazelles (Mona Achache, 2014) : O

Un film dont je ne connaissais rien, pas même la BA. Un film qui pourtant m’attirait beaucoup étant assez curieux de voir comment des actrices de théâtre allaient s’immerger dans le monde du ciné sur un sujet déjà battu et rebattu. Dès le début hélas, le film ne fait qu’aligner les poncifs les plus éculés sur les célibataires trentenaires (ici toutes des femmes) à base de rires gras, d’histoires de cul ratées ou décevantes, de vies faites de soirées arrosées qui pourraient être amusantes si elles étaient mieux dialoguées. J’espérais beaucoup plus de nuances et de finesse, mais la lourdeur de l’ensemble a eu très tôt raison de moi, et très vite, l’ambiance hystérique, tout sauf drôle, alliée à la platitude de la réalisation, m’ont agacé au plus haut point. Surtout, du film émerge la sensation, le sentiment d’un parisianisme aigu, arrogant. BR fr 

 

Les Cinq Légendes (Peter Ramsey, 2012) : ♦

Par l’équipe qui a produit Dragons. (excellent au passage). Le premier est devenu un classique, et si j’ai trouvé la technique remarquable (par moments), très vite l’effet de trop plein m’a agacé  car le film semble à chaque instant vouloir à tout prix en mettre plein les yeux au détriment d’un scénario très axé sur l’enfantin mais qui n’en dépasse quasiment jamais le stade. Malgré l’illustration géniale des rêves par le marchand de sable, une belle idée visuelle, le film est comme une attraction de fête foraine : une fois terminée, on peut passer très vite à autre chose. Dommage. J’en espérais la profondeur et la beauté d’un Toy Story 2 inégalé à mon sens à ce jour. Br fr

 

Suck (Rob Rafeniuk, 2010) :  ♦♦

Une comédie vampirique (écrite, jouée et réalisée par un seul homme) qui réussit l’exploit de réunir des stars du heavy metal, du punk et de l’électro pop dans un seul et même film, lequel a été tourné avec peu de moyens mais visiblement pas mal de coeur à l’ouvrage. On y retrouve Iggy Pop, Alice Cooper, Henry Rollins, Malcolm Macdowell (dans un rôle qui ressemble à celui qu’il tenait dans l’excellent Doomsday), et c’est presque trop beau sur le papier. Malgré des problèmes de rythme, des effets spéciaux minimalistes, un film qui marie avec humour sur le schéma du road-movie, la comédie, l’horreur et une forme de dérision. Sympa. Br FR

 

Voisins du troisième type (Akiva Shaffer, 2012) :  ♦

Une intro géniale, décalée, qui montre la banlieue américaine avec des quiproquos qui fonctionnent, et puis très vite, le film dérive vers le ton de la comédie fantastique (avec des aliens alors qu’avant tout était suggéré) et s’enlise dans une (quasi) interminable chasse aux extra-terrestres qui voudrait renouer avec le ton de Sos Fantômes (1984). Ben Stiller est à peu près le seul à tirer son épingle du jeu. BR fr

 

Defender (Rakesh Roshan, 2013) :  ♦♦

Après Koi Mil Gaya (2003), Krrish (2006) voici le dernier volet de la trilogie consacrée au super-héros indien. Rakesh Roshan une nouvelle fois derrière la caméra (la même équipe technique et presque les mêmes comédiens), louvoie clairement sur le type de production, d’écriture et de distribution du blockbuster américain (au point d’être vendu sous un titre traduit en anglais) tout en distillant des touches purement indiennes (danses chorégraphiées, musique, rituels religieux). Du spectacle qui lorgne entre Batman Forever par moments, Superman et Batman à d’autres (l’homme de l’ombre qui doute), sans réel surprise mais se montrant assez divertissant. Avec un surjeu de Hrithik Roshan qui vire au comique. BR fr

 

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011) :  ♦♦♦

Une troupe d’artistes, de performeuses plus exactement, se produit aux quatre coins de l’Europe, de Berlin à Copenhague en passant par Paris. Emilie Jouvet, la réalisatrice a choisi des personnalités singulières, issues de la scène undergound (San Francisco notamment), du porno (Judy Minx ex pornstar), pour illustrer cette idée du dépassement de soi dans l’art, en croisant la musique, la performance scénique, l’humour et le féminisme pro-sexe. En découle un film d’une rare liberté même s’il répond aux canons du genre du road-movie (une journée, une date, une performance), tout en représentant une certaine idée du féminisme : celui de porter les voix féminines au dessus du tout venant. Libre, radical, rock’n'roll. Internet

Sélection musicale (Août 2014)

Sélection musicale (Août 2014) dans Actualités Kaleida

Les vacances sont finies. C’est l’heure de la rentrée. Professionnelle, politique, sociale, ciné, littéraire, musicale, etc. L’occasion de parler des chansons écoutées tout au long du mois. Malgré les apparences (Paris un peu déserté, métro et RER moins bondés que d’habitude, touristes parcourant les ruelles, les boulevards), le mois musical aura été riche. Très riche. Au point que la sélection musicale mensuelle est pour moi un peu particulière car j’ai écouté des tubes quasiment tous les jours ou presque. En tout cas j’en avais le sentiment Le travail de sélection oblige ensuite à faire des choix, puisque choisir c’est renoncer, et il n’est pas dit que certains titres vieilliront très bien, mais dans l’instant T, certains avaient/ont un potentiel de hits.

 dans Actualités

Ji Nilsson

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Tove Lo

La nette domination des pays scandinaves, et en particulier de la Suède est la première chose qui m’a frappé lorsque que j’ai relu mes notes pour aboutir à la sélection. Il y a bel et bien (et ce depuis environ 6 mois), un renouvellement sinon une nouvelle mouvance d’une pop suédoise majoritairement très jeune qui marche dans les pas de Robyn (qui a elle explosé sur la scène musicale dès 1995-1996). Ses héritières se nomment Tove Lo (qui ne m’avait pas vraiment intéressé jusqu’à maintenant, pourtant à l’honneur d’un article de Cheek Magazine), Marlene, Ji Nilsson, Beatrice Eli, Julia Spada, Své, pour n’en citer que quelques unes. Elles jouent dans un domaine dans lequel beaucoup de stars de la pop les ont précédé et chantent majoritairement en anglais. Sauf Min Stora Sorg qui chante en suédois.

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La chanteuse Femme

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Le duo écossais de Honeyblood

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Pamela Llosa

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The Pirouettes

 Le mois d’Août c’était aussi l’occasion de découvrir le nouveau clip très vintage de The Pirouettes, celui en studio de Kate Boy révélation nordique mise en exergue par notre Owlle nationale, le rock indie/garage fait avec une guitare et une batterie de Honeyblood les joyeuses écossaises, une Charlie XCX qui veut briser des règles, le rock slovène de RockFlock, des musiques venues du Turkmenistan/Kurdistan/Ouzbekistan, le duo néo-zélandais de Broods, un frère et une soeur qui se connaissent et le montrent en musique.

Ce fut aussi celui de Kaleida, la pépite pop de Javiera Mena qui incarne cinq femmes dans la même vidéo, la révélation Mood Robot, un drôle de clip de terreur estivale avec Wunder Wunder, réécouter Christine and The Queens & son titre « Saint Claude », Ulrika Uma qui s’amuse entre filles, des nouvelles de la musique turque avec Funda, Femme et sa musique deep/house r’n'b, le rock catalan de La Iaia pour un clip sur les premiers émois. Et d’autres encore.

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Ulrika Uma

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 Javiera Mena

Difficile de faire une sélection drastique, voici donc le bouquet final, 35 titres.

Helly Luv

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Shammame

Kaleida

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Think

Beatrice Eli

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Girls

Javiera Mena

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La Joya

Marlene

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Stay Awake

Ji Nilsson & Marlene

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Love You Anyway

Christine and The Queens

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Saint Claude

White Lung

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In Your Home

Dënver

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Revista de gimnasia

Mara Tremblay

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Aurait-il plu

Zhala

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I’m in love

Kate Boy

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Self Control

Broods

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Bridges

Charli XCX

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Break the rules

Rock Flock

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Tulipani

White Sea

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Prague

Bebe Rexha

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I can’t stop drinking about you

Ulrika Uma

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Golden

Mood Robot

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Stupid Cowboy

The Polyphonic Spree

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Hold yourself up

Honeyblood

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Super Rat

Avec Sans

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All of time

Pamela Llosa

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Se Que Quieres

Moxxi

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Ransom

Svi Na Prod

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Sekunda

Vérité

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Week-end

Yulduz Nizomova

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Mish Mish

Femme

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Double Trouble

La iaia

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L’ÓS

Noblesse oblige

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Voices in my head

Lauren Lyon

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Indian Summer

The Pirouettes

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Chanter sous les cocotiers

Funda

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Deli et Beni

Milk & Bone

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Coconut Water

Où sont les filles ?

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Mon bain

Bonus

Wunder Wunder

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Hail the madmen

 

 

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