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Films du mois (Mai 2015)

Films du mois (Mai 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Super 8 (JJ Abrams, 2011) :   O

Dans les années 70, des gamins qui prennent du plaisir avec la caméra super 8mm de l’un d’eux sont confrontés à un grave accident ferré dont ils ignorent encore les conséquences. Le film de JJ Abrams paraphrase l’univers de Spielberg en empruntant à l’imaginaire (celui de E.T et Rencontres du troisième type), à un point où il semble ne plus être qu’une simple parodie, désincarnée, où les postiches et la reconstitution 70′s sonnent très faux. Le concept du film dans le film que tournent les gamins, le côté estampillé films d’aventures avec rebondissements dont celui de l’invasion extra-terrestre ne fonctionne à aucun moment, la faute à une absente totale d’émotion et d’implication. Je n’aime décidément pas le cinéma de ce réalisateur. DVD fr

 

Kurt Cobain, Montage of Heck (Brett Morgen, 2014) :  ♦♦

La vie du chanteur Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, depuis son enfance à Aberdeen jusqu’à sa disparition à Seattle au sommet de la gloire. Réalisé à partir des images privées du chanteur (tournées majoritairement en 8 mm à la fin des années 60-début des années 70 jusqu’à celles en vidéo des années 90) avec la participation de sa propre fille ici productrice,  ce documentaire met en images et en musiques la psyché d’un artiste longtemps torturé au fait de la gloire et devant faire bon gré mal gré avec le succès retentissant. Si les images d’archives sont très intéressantes pour leur rareté (portrait du groupe, interviews, images d’intimité) le montage des autres séquences qui mêle animations des textes, collages, images de concerts est très (trop) rapide,  frôlant souvent la pose et l’exercice de style ostentatoire, à l’exact opposé de la philosophie du groupe. Bref, très inégal, mais pas inintéressant pour l’éclairage qu’il apporte sur le statut de rock star et les aléas de la création quand gloire et éthique se confondent. Internet.

 

La famille Bélier (Eric Lartigau, 2014) :  ♦♦♦

Une famille de sourds, à l’exception de la jeune fille, peine à convaincre les habitants  de voter pour le mari au poste de Maire et ce, entre la vie au quotidien à la ferme locale et les aspirations de chanteuse de cette même adolescente qui doit monter à Paris. Le triomphe populaire passé, La Famille Bélier se révèle être une comédie drôle ou une drôle de comédie qui mêle passage de l’adolescence à l’âge adulte, premiers flirts, découverte de la sexualité, comédie familiale et musicale, film sur la ruralité, avec un zeste de politique et énormément d’entrain. L’abattage des comédiens, la confiance absolue dans leur alchimie, la révélation Louane (mais surtout celle de Roxane Duran), le cabotinage génial d’Eric Elmosnino en prof de musique revenu de tout en font une des meilleures comédies françaises de ces dernières années. Sans oublier, on est dans un mélo, les larmes et la joie mêlées avec l’idée, brillante, de jouer « Je vais t’aimer » en sourdine. Et puis c’est un bel hommage à Michel Sardou, interprète fabuleux. DVD fr

 

I spit on your grave 2 (Steven R Monroe, 2013) :  ♦♦♦

Une jeune americaine se laisse convaincre de poser pour quelques photos. Très vite, les hommes qui assurent le shooting abusent d’elle et lui font subir les pires outrages en la droguant et en l’emmenant à Sofia en Bulgarie. Depuis 1978 et le classique de Meir Zarchi avec Camille Keaton, le schéma reste le même dans ce type de production de série B d’exploitation : une jeune femme victime de sévices et de viols se venge de ses agresseurs jusqu’au dernier. Steven R Monroe officie une nouvelle fois derrière la camera et c’est avec Tom Six et Eli Roth un des réals les plus doués dans le genre. C’est ultra violent, sans second degré ou humour et la pression monte graduellement jusqu’à l’explosion finale. Un film radical, évidemment réservé à un public très averti. Même si je pense que le premier volet (donc le premier remake) lui était supérieur.  Youtube

 

Vanishing Waves/ Aurora ( Kristina Buozyte, 2012)  :   ♦♦

Un scientifique entouré d’une équipe de chercheurs et collègues tente à ses risques et périls de s’introduire dans l’esprit d’une jeune femme plongée dans le coma. Ce film de SF lituanien qui convoque l’univers de Kubrick (2001 pour certains décors) et Lynch (celui de Mulholland Drive pour les séquences fantasmées) bénéficie d’une très belle photo, d’une direction d’acteurs intéressante et de séquences chorégraphiées intrigantes. Porté sur le sexe, parfois tenté par les digressions, il pourrait parfaitement figurer dans une galerie d’art contemporain en qualité d’installation. C’est parfois osé, assez original dans son traitement visuel, mais aussi imparfait, traînant parfois en longueurs dans sa deuxième partie. En tout cas il y a des idées, et une réalisatrice qui maîtrise la technique. Le plus étonnant est que ce film, diffusé en salles en France ne soit pas sorti sur support vidéo, SD ou HD. Et qu’il est uniquement dispo en import -UK ou Allemand-. J’imagine que le Blu Ray Allemand doit être splendide, mais il n’y a pas de sous-titres anglais. DVD UK

 

Piranhas 3D (Alexandre Aja, 2010) :  ♦♦

Trente cinq ans après la fameuse attaque du Squale sur les plages californiennes sous la houlette du génie Spielberg, Aja, aux USA fait son remake du film de Joe Dante. Il faut attendre quarante cinq minutes, le temps de voir avant un défilé d’alcools, de bières et de seins en gros plans pour que le massacre en CGI commence. Accumulant les effets gores, les morts et les cris d’effroi, Pinrahas répond assez bien au cahier des charges : faire de cette série B une efficace série B d’exploitation où le silicone est malheureusement très présent. Amusant, gore (étonnante interdiction aux -12 seulement) et 3D fun avec effets de jaillissement. BR 3D Belge.

 

Le jour où je l’ai rencontrée/ The art of getting by (Garvin Wiesen, 2012) :   ♦♦

Un jeune lycéen en terminale, timide, dilettante et gauche rencontre une jeune fille dont il tombe secrètement amoureux dans un New York qui n’a rien de la carte postale classique. Avec cette rom-com qui n’a rien absolument rien d’aimable, le réalisateur montre un passage à l’âge adulte qui se fait non sans une certaine douleur, principalement psychologique. La retenue presque droopienne du jeu de Freddie Highmore et ses innombrables atermoiements (amoureux, scolaires, familiaux) montre les étapes d’une vie qui se construit ici sur un mode retors : le film est loin d’être facile et pourrait même passer pour un lourd pensum accablant sur le spleen adolescent. Mais il y a le final et les ouvertures qu’il laisse deviner. Vraiment pas facile d’accès, mais rappelant aussi le premier amour, le plus important. BR fr

 

Aux yeux des vivants (Alexandre Bustillo, Julien Maury, 2013) :   O

Leur premier essai, A l’intérieur assumait pleinement son côté extrême dans le gore, notamment dans sa dernière partie. La photo plus léchée ici agît en trompe-œil : Aux yeux des vivants se base sur un script d’une inanité tel que rien ne peut le sauver, pas même les effets gores qui n’y peuvent rien. Les dialogues, bourrés d’insultes, déplorables, la mise en scène approximative et l’interprétation très moyenne achèvent de faire de Aux yeux des vivants une série B horrifique ratée. Pourtant je partais avec un a priori positif. BR fr

 

The Bling Ring (Sofia Coppola, 2012) :  ♦♦♦

Dans la banlieue de Los Angeles, dans une Californie dorée, un groupe d’adolescents s’introduit dans les maisons de stars du showbiz pour y voler leurs effets personnels. Inspirée de faits réels cette comédie de Sofia Coppola prend comme toujours chez la cinéaste des allures de spleen adolescent derrière l’apparente dorure du décor. Ce qui brille ici ce sont les bijoux, les effets à plusieurs milliers (voire millions) de dollars mais derrière le vernis apparaît la tristesse et l’insondable mélancolie d’une jeunesse un peu perdue, à l’image de Nicki Moore, personnage dont l’entourage, dévots d’une secte, a comme quelque chose d’une horreur sociale qui ne dit pas son nom. Une fable sur la célébrité, les feux de la rampe, les icônes et les idoles dont l’issue judiciaire a montré qu’il y avait une morale. DVD fr

 

Inbred (Alex Chandon, 2012) :  ♦♦♦♦

Deux travailleurs sociaux et une bande de jeunes se retrouvent un week-end dans la campagne du Yorkshire auprès d’une population locale qui petit à petit va l’entraîner vers l’horreur après un malheureux concours de circonstance. Le cinéma anglais gore démontre avec ce Inbred (dont je n’ai appris l’existence qu’il y a quelques jours via le blog gorextreme) cette capacité quasi unique en Europe à marier un humour ultra noir à la violence graphique la plus débridée. Du postulat qui mixe Massacre à la tronçonneuse, les Chiens de Paille et Freaks, Inbred propose un film maîtrisé, où l’on rit de l’horreur et de l’ignoble. Certes les effets digitaux sont parfois trop voyants, mais l’énergie du film, l’inventivité des séquences d’effroi, le fait que l’on se demande jusqu’où le délire va être poussé en font un exemple de réussite, même si, en redoublant d’efforts j’ai quand même eu du mal à saisir tous les dialogues (Blu-ray sans sous-titres), avec ces accents à couper, surtout l’écossais.  BR UK

 

Dead Shadows (David Cholewa, 2011) :  ♦♦♦

Une comète s’abat sur Paris et crée l’Apocalypse. Le scénario se résume à cela, mais l’important comme on le dit parfois, se trouve ailleurs. Présenté dans quelques festivals (dont celui de l’Etrange Festival de Paris), Dead Shadows est resté pourtant longtemps invisible en support vidéo, HD ici qui plus (mais sorti aussi en DVD). C’est une chronique de Devildead et quelques autres papiers qui m’ont encouragé à le découvrir. C’est un premier film, avec les imperfections, les scories que l’on peut lui trouver, notamment des effets visuels parfois très (trop) voyants, surtout en haute définition où les défauts se voient davantage, une introduction pas très heureuse, des dialogues pas toujours très audibles. Mais, ce film, auto-produit, financé, écrit, réalisé, interprété au forceps impressionne par son idée principale de faire du cinéma de genre en France un genre respectable sur le principe du « Fais-le toi-même ». Derrière sa caméra, le jeune réalisateur et son acteur principal (qui font donc ici leurs armes) arrivent à maintenir un suspens horrifique fait parfois de bric et broc mais aussi et avant tout de cœur, de passion, sous influence 80′s. C’est  la naissance d’un réalisateur et il vaut le coup d’être vu ne serait-ce que pour la scène de l’araignée géante, absolument géniale. Une aubaine que ce film puisse être vu en vidéo après un parcours créatif compliqué. BR fr

 

A l’intérieur (Alexandre Bustillo, Julien Dupuy, 2007)  :  ♦♦

Quatre mois après un grave accident de voiture qui a coûté la vie de son compagnon, une jeune femme est harcelée la nuit du réveillon de Noël par une mystérieuse femme brune qui lui demande d’ouvrir sa porte…Un scénario un peu prétexte pour ce film de genre français, le premier pour son duo de réalisateurs. Si l’interprétation d’Alysson Paradis dans son premier rôle est bancale, en revanche celle de Béatrice Dalle qui a pour but d’embrasser des sujets qu’elle aime et qui fonctionne uniquement au coup de cœur est elle magnétique et quasi bestiale. A l’exemple de Trouble Every Day, A l’intérieur est un film radical dans son genre dans le sens où il va crescendo dans la violence graphique. Une véritable boucherie, une avalanche de gore, pour un film qui s’inscrit dans un genre assez décimé en France. Rien que pour ça il mérité d’être vu et aussi parce que malgré ses défauts, il possède une vraie franchise. DVD fr.

 

This is it (Kenny Ortega, 2009 ) :  ♦♦♦

Au printemps 2009 les dernières répétitions des 50 concerts à venir de la tournée intitulée This is it qui devait clôturer la carrière musicale et scénique de Michael Jackson. En confiant la mise en scène à Kenny Ortega c’est un Michael Jackson sur le point de revenir sur le devant de la scène que l’on voit dans ce documentaire saisissant qui montre l’artiste dans sa gestuelle, ses mimiques, sa décontraction, son exigence et son perfectionnisme. Les tubes, mondiaux, inoubliables sont là, et le génie de l’artiste qui invente sans arrêt, perfectionne ici et là un mouvement, met en avant ses musiciens et ses danseurs éclate à l’écran. Un très beau documentaire posthume, une déclaration d’amour à la musique et aussi une belle façon de voir la construction d’une chorégraphie, d’un tempo, d’un rythme. Il donne envie de réécouter ses albums et faire perdurer sa mémoire. BR UK

 

Perfect Mothers (Anne Fontaine, 2013) :  O

En Australie, la passion trouble entre deux amis d’enfance et leurs mères respectives dont les deux garçons sont tombés amoureux. Le récit d’un amour impossible vu par la réalisatrice Anne Fontaine. Le soi-disant trouble annoncé par le scénario (l’amour de deux jeunes hommes pour deux femmes mûres)  n’arrive malheureusement qu’en toute fin de film, celui-ci se résumant à un interminable atermoiement amoureux et à une histoire de passion qui n’a justement rien de troublant ou de touchant si ce n’est sa justification moralisatrice dans son dernier tiers. La photo a beau être solaire, le traitement est glacial et les sentiments éteints. Dommage, car Robin Wright est excellente. Beaucoup plus que les autres acteurs. BR fr.

 

Le labyrinthe (Wes Ball, 2014) :  O

De jeunes ados se retrouvent enfermés dans un labyrinthe dont ils doivent tous s’échapper. La figure du dédale est sur le papier passionnant, surtout la manière dont on peut en sortir. Las, cette production destinée avant tout à un jeune public adolescent est tellement lisse, tellement propre sur elle qu’elle n’expose aucune blessure, aucune égratignure et donne l’impression d’arriver vingt ans trop tard, après Cube et The Truman Show (pour l’idée de l’isolement). Le personnage de Gally, taillé à la serpe est à l’image de presque tous les autres : peu attachant voire insupportable. Un exemple de bon sujet ruiné par sa réalisation. BR FR

 

Sexe entre amis (Will Gluck, 2013) :  ♦♦

On sait dès le début comment tout cela va se terminer, cette façon de mettre en scène l’atermoiement, le questionnement amoureux, la vie en couple, le sexe pour le sexe. Mais l’intérêt principal de cette comédie dans laquelle les dialogues sont dits à un débit mitraillette, c’est ben l’abattage exceptionnel de Mila Kunis, ici terriblement sexy. Justin Timberlake est loin d’être mauvais, la complicité se ressent, mais on peut regretter que le film ne dure pas qu’1H20, il en aurait gagné en concision. Au demeurant, une comédie joyeuse et enlevée bien qu’un peu convenue. BR Fr

 

Happiness Therapy (David O Russell, 2013) :   ♦♦

Un homme qui a tout perdu, séparé de sa femme, vivant chez ses parents par contrainte rencontre une jeune femme tout aussi perturbée avec laquelle il noue un lien de plus en plus intime. Le cinéma de David O Russell est très particulier, et ce film ci le montre une nouvelle fois. Ce n’est pas tant le jeu de Bradley Cooper plutôt bon, ni certaines qualités d’écriture mais plutôt le jeu à oscar de l’actrice Jennifer Lawrence qui l’obtint précisément pour ce rôle qui m’a fait tiquer : on ne voit que la performance d’actrice ici dans la pure représentation. Très moyen, pas franchement convaincant, très bavard, jusqu’à sa résolution finale assez jolie. BR Bénélux

 

Eyjafjallojökull (Alexandre Coffre, 2013) :  O

Un couple divorcé se retrouve pour l’union de leur fille en Grèce. Mais l’éruption du volcan en Islande les oblige à dévier de leur trajet initial pour passer par l’Allemagne, l’Albanie puis la Grèce. Je n’en attendais pas forcément grand chose mais j’y allais à la curiosité. Le film qui a plus de vingt ans de retard au démarrage (déjà vu en dix fois mieux et bien avant lui avec La Guerre des Rose) veut tirer parti de la dualité du duo principal. Mais la mayonnaise ne prend jamais et le film ne m’a arraché qu’un seul très léger sourire. C’est très peu pour cette comédie vacharde, qui parle encore des petites roumaines qui sucent probablement pour 5 euros lors d’un dialogue assez douteux et l’humour (s’il y en a) ne décolle jamais. Une catastrophe. A oublier très vite. BR Bénélux.

 

Rabat (Jim Taihuttu, Victor Ponten, 2013) :   ♦♦♦

De la Belgique au Maroc, en passant par la France, les aventures comico-dramatiques de trois amis dont l’un d’eux doit ouvrir un commerce et épouser une fille qui lui est promise par mariage arrangé. Beaucoup d’humour, un poil de nostalgie, et un regard lucide sur l’engagement en amitié comme en amour dans ce film (avec le refus du mariage arrangé), road-movie au sens le plus noble du terme, dans lequel on parle l’anglais, l’arabe, le néerlandais, le français, l’espagnol. Une belle réussite, solaire, avec la participation d’une jeune actrice française. BR Bénélux

 

De l’autre côté du périph (David Charhon, 2013) :  ♦♦

La confrontation classique sous forme de buddy movie, héritée des années 70-80 entre le flic parisien arrogant et celui de banlieue. L’interprétation d’Omar Sy qui s’amuse de son image (mais ne la tord pas), et le rythme soutenu permettent de passer un bon moment dans cette comédie sur fond d’homicides, de trafics d’influence et détournements. BR Benelux.

 

Heimat (Edgar Reitz, 2013) :  ♦♦♦

Derrière l’apparent vernis austère (noir & blanc, durée de 3H50, entièrement tourné en allemand, sujet) Heimat, dès sa séquence d’ouverture déploie sa technique magistrale et réalise un tour de force : celui de rendre au romantisme allemand du 19ème siècle son souffle romanesque dans le portrait d’une génération de paysans du Hünsruck. Composé comme une longue suite de plans-séquences patiemment découpés et chorégraphiés (grâce au très bon travail de steadycam), ce film d’une belle ambition surprend. On est happé dès les premiers instants dans une description romanesque et naturaliste d’une province allemande vivant au gré des saisons, des récoltes tourmentées, habitée par le désir d’exil. Il met à l’honneur l’artisanat, les métiers oubliés en réalisant le prodige de marier la technique la plus aboutie au sens du détail. BR Benelux.

 

Ginger & Rosa (Sally Potter, 2013) :  ♦

Malgré les bonnes intentions du script (celle de montrer le passage de l’adolescence à l’âge adulte avec les rites générationnels dont celle du premier amour), le film reste uniquement en surface des choses et survole un sujet passionnant d’initiation. La facilité se ressent même au niveau des noms des personnages, l’héroïne étant rousse se nommant Ginger. Le manque d’empathie ne permet pas au film de décoller. C’est dommage parce qu’il y a des moments assez tendres et bien vus. DVD Benelux.

 

Des perles russes

Des perles russes  dans Russie 09e04fd5c-1

Le duo russe Pearl est composé de deux artistes féminines. En ce début de février 2014 elles dévoilent le clip de leur nouveau single qui est en train de connaître un beau succès en Russie. Le titre est На одном дыхании ce qui signifie « Dans un souffle » en français. Une mélodie simple, et un rythmique qui l’est tout autant.

Cependant on est dans le registre d’une production dynamique qui est promise à bien fonctionner auprès de leurs fans (et ils sont nombreux en Russie). Reste au duo à se frayer un petit chemin sur les ondes françaises, tout du moins sur le net.

Les deux artistes sont aussi actives sur le réseau VK, qui est pour la Russie, et quelques autres pays russophones aux alentours, une occasion de se faire connaître en ligne, car VK est l’équivalent de Facebook.

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На одном дыхании

Ziyoda et Muniza

Ziyoda et Muniza dans Ouzbékistan 450350869

Alors qu’il semblerait que certains n’aient toujours pas digéré que Gérard Depardieu soit parti faire de la promo pour l’office de tourisme en Azerbaidjan en avril dernier, et entretiennent donc la rancœur tenace, voici les clips récents de deux artistes, qui ne sont pas azéries mais ouzbèkes.

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La première s’appelle Ziyoda

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Baxt to`la

La seconde Munisa Rizaeva

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Dema Dema

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Sekin Asta

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Ayrilma Yor

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Ko’zlarim yana

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Daydi

 

 

Sélection musicale (Août 2013)

Sélection musicale (Août 2013) dans Actualités 1_LeCouleur_LePetitRusse

La rentrée musicale annonce une série de sorties qui devraient ravir à peu près toutes les oreilles. Voilà deux semaines que la majorité des canards papier ou web se fendent d’articles mentionnant ici le retour magistral d’un groupe, là celui très attendu d’un ou d’une artiste qui a provoqué une polémique ou un remous sur la toile, ou encore les promesses des premiers albums qui vont aussi tenter de se frayer un chemin.

Cela rappelle forcément la rentrée littéraire et sa folie volumineuse avec pas moins de 550 nouveaux bouquins attendus chez les libraires et les grandes surfaces.  Les années précédentes nous avons eu « droit » à quelques scandales/polémiques qui permettent de faire davantage que d’ordinaire avant la grand messe du Prix Goncourt en novembre.

 dans Actualités

Côté musique, le mois d’Août a été pour moi l’occasion de découvrir un quatuor québécois qui ravive la flamme pop des années 80 tout en s’inscrivant dans une très belle modernité, un mélange par conséquent savamment dosé entre influences (Ladytron, un peu de Daho qui revient à l’automne avec un nouvel album précédé d’échos flatteurs et un single enthousiasmant) et style particulier porteur de chansons qui accrochent immédiatement l’oreille et le cœur. C’est encore mieux quand on est transporté par une mélodie qui fait venir une émotion sincère et chaleureuse, comme à l’écoute de Voyage amoureux ou Jukebox.

Je le dis sans passer par quatre chemins, pour moi Le couleur est l’une des meilleurs choses qui soient arrivées à la synthpop depuis au bas mot cinq ans. Et ce n’est pas uniquement en raison de leur citation de popkotidien sur leur Facebook que je le dis (puisque j’avais déjà parlé d’eux en mai dernier en indiquant à quel point j’avais été impressionné par leur musique).

Leur EP Voyage Love a de quoi transporté bien des cœurs légers/mélancoliques/romantiques/enthousiastes.

le-couleurLe clip de Les vacances de 87 de Le Couleur

Mais il ne faut pas s’arrêter simplement à cela. Il y a aussi le premier LP, intitulé Origami qui contient la deuxième chanson qui m’ait fait venir les larmes aux yeux ces derniers jours, Tendresse particulière. Vous aurez en lisant les autres lignes, l’autre chanson qui m’a titillé émotionnellement. Je précise que Le couleur est un de ces groupes qui a mis en ligne sur son site officiel l’intégralité de ses chansons en écoute. C’est bien et ça donne encore plus envie de les soutenir.

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Femme

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Les vacances de 87

Le couleur amène à l’écoute de French Horn Rebellion et aussi de Lafayette qui a revisité pour son clip de La Glanda, le mythe de la sirène, qui ici apparaît sous les yeux d’une femme aux charmes aussi étranges que séduisants

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 La Glanda

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Le retour de Franz Ferdinand était lui aussi attendu par la nuée de fans qui se sont précipités fin Août à Rock en Seine afin de les applaudir. Pour avoir lu le compte-rendu de Profondo (qui a beaucoup aimé leur performance, et beaucoup moins celle du duo New-Yorkais MS MR dont j’avais parlé un peu ici). Le public du parc de Saint-Cloud leur a réservé un accueil triomphal et je n’ai lu que des dithyrambes au sujet de Right thoughts, right words, right action

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Love illumination

Le mois d’Aôut c’était aussi la découverte Avril Margaux qui sort Instantanés, un bel album, frais et entraînant porté par les singles Lunatique, l’Air de rien et Encore une histoire. La jeune femme s’est aussi exprimée sur ses choix et sa vision artistique lors d’une interview (à noter qu’elle porte un tatouage sur son bras gauche disant que « Ça vaut toujours le coup »)

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Lunatique

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L’air de rien

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Encore une histoire

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Interview

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Le trio Théodore, Paul et Gabriel

Celle de Théodore, Paul et Gabriel sur la foi de la vue d’une affiche dans le métro, une affiche qui me faisait clairement de l’oeil avant que je ne décide de m’intéresser de plus près à ce trio féminin. Leur clip de Slow Sunday m’a beaucoup ému.

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Slow Sunday

Julien Doré revient avec le clip de Paris Seychelles

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Paris Seychelles

Kumisolo elle se dévoile avec son titre Transports en commun

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Transports en commun

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Un mois très français ce mois d’Août ? Oui sans doute. Un mois aussi bercé par le nouveau single de Jula Fabiszewska

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Ślad

Et puis il y a un groupe russe qui m’a aussi intrigué, Gogol Bordello. Du rock qui a un côté bordélique de prime abord, mais qui est au contraire très maîtrisé et propose un son intéressant.

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Je ne peux m’empêcher de conclure ce billet en pensant à la situation imminente de déclaration de guerre contre la Syrie qui devrait intervenir dans les heures/jours qui viennent, dont on ne mesure absolument pas les conséquences (une deuxième guerre d’affilée pour François Hollande après celle du Mali, de mémoire du jamais vu dans l’histoire contemporaine de la France qui l’isole plus que jamais en Europe, la majorité des pays européens étant opposés à cette intervention). Je pensais encore naïvement il y a quelque temps que la musique pouvait adoucir les mœurs. Ce n’est à l’évidence pas aussi simple que cela. C’est surtout le constat de l’échec diplomatique qui prévaut aujourd’hui. Curieuse époque…

 

NikitA et Erika sont de retour !

NikitA et Erika sont de retour ! dans Ukraine Nikita

En octobre dernier j’évoquais les singles de NikitA et d’Erika. Il ne s’agit pas d’un duo, mais de quatre musiciennes. Le groupe NikitA comptent trois jeunes femmes et Erika est une artiste solo connue pour son titre Paparazzi qui a remporté un joli succès en Ukraine.

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Le groupe NikitA tourne et enregistre des disques depuis quelques années déjà. Aucun de leurs disques n’est sorti officiellement en France et il faut se reporter sur l’import ou sur les sites spécialisés, principalement russes ou ukrainien pour se procurer leurs CDs.

En 2012, NikitA et sa chanteuse Dasha Astafieva font parler d’elle. Dans le clip Avocado, celle-ci se fait littéralement raser les cheveux sans aucun trucage. La belle pleure à la fin du clip et son image crâne rasé a fait le tour du web (en tout cas du web musical s’intéressant à la musique ukrainienne). Le clip d’Avocado en lui-même est un de mes clips préférés de 2012 et un de mes préférés de ces dernières années. C’est derrière le cliché classique des trois jeunes héroïnes passant au crible certains fantasmes masculins et féminins, une ode, sous la forme de métaphores visuelles à un certain plaisir féminin et à certaines pratiques orales (dont notamment celles des caresses intimes sur le sexe féminin). En tout cas c’est comme cela que je l’ai vu.

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Avocado

Les mains en losange, les zooms intempestifs sur les bouches et les lèvres écarlates sont à ce sujet assez explicites. Et ce clip m’a rappelé, d’une autre manière, une autre chanson, celle intitulée Variations sur Marilou, un chef-d’œuvre, décrivant en filigrane une ode à l’onanisme féminin, avec le jean de Levi’s sur fond de Lewis Caroll. Un festival de jeu de mots, de variations, d’images qui est une des plus belles chansons du grand Serge Gainsbourg.

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Après ce clip fantastique, NikitA revient avec deux autres titres et deux autres singles. Et elles font dans une autre forme de provocation en reprenant les images qui détournent celles de la chapelle Sixtine (elle-même objet de scandale à son époque de sa création et de son exposition).

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СИНЕЕ ПЛАТЬЕ

Leur clip le plus récent, où elles s’amusent avec des néons gris est celui de ИГРА

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Quant à Erika, après son clip de Paparazzi elle revient aussi avec le titre

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В последний раз

Le single plus récent

Под снежным серебром

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Et le nouveau single

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Небо пополам

Et en bonus, un titre de Santa Dimopulos

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When we move

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