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Films du mois (Mai 2015)

Films du mois (Mai 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Super 8 (JJ Abrams, 2011) :   O

Dans les années 70, des gamins qui prennent du plaisir avec la caméra super 8mm de l’un d’eux sont confrontés à un grave accident ferré dont ils ignorent encore les conséquences. Le film de JJ Abrams paraphrase l’univers de Spielberg en empruntant à l’imaginaire (celui de E.T et Rencontres du troisième type), à un point où il semble ne plus être qu’une simple parodie, désincarnée, où les postiches et la reconstitution 70′s sonnent très faux. Le concept du film dans le film que tournent les gamins, le côté estampillé films d’aventures avec rebondissements dont celui de l’invasion extra-terrestre ne fonctionne à aucun moment, la faute à une absente totale d’émotion et d’implication. Je n’aime décidément pas le cinéma de ce réalisateur. DVD fr

 

Kurt Cobain, Montage of Heck (Brett Morgen, 2014) :  ♦♦

La vie du chanteur Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, depuis son enfance à Aberdeen jusqu’à sa disparition à Seattle au sommet de la gloire. Réalisé à partir des images privées du chanteur (tournées majoritairement en 8 mm à la fin des années 60-début des années 70 jusqu’à celles en vidéo des années 90) avec la participation de sa propre fille ici productrice,  ce documentaire met en images et en musiques la psyché d’un artiste longtemps torturé au fait de la gloire et devant faire bon gré mal gré avec le succès retentissant. Si les images d’archives sont très intéressantes pour leur rareté (portrait du groupe, interviews, images d’intimité) le montage des autres séquences qui mêle animations des textes, collages, images de concerts est très (trop) rapide,  frôlant souvent la pose et l’exercice de style ostentatoire, à l’exact opposé de la philosophie du groupe. Bref, très inégal, mais pas inintéressant pour l’éclairage qu’il apporte sur le statut de rock star et les aléas de la création quand gloire et éthique se confondent. Internet.

 

La famille Bélier (Eric Lartigau, 2014) :  ♦♦♦

Une famille de sourds, à l’exception de la jeune fille, peine à convaincre les habitants  de voter pour le mari au poste de Maire et ce, entre la vie au quotidien à la ferme locale et les aspirations de chanteuse de cette même adolescente qui doit monter à Paris. Le triomphe populaire passé, La Famille Bélier se révèle être une comédie drôle ou une drôle de comédie qui mêle passage de l’adolescence à l’âge adulte, premiers flirts, découverte de la sexualité, comédie familiale et musicale, film sur la ruralité, avec un zeste de politique et énormément d’entrain. L’abattage des comédiens, la confiance absolue dans leur alchimie, la révélation Louane (mais surtout celle de Roxane Duran), le cabotinage génial d’Eric Elmosnino en prof de musique revenu de tout en font une des meilleures comédies françaises de ces dernières années. Sans oublier, on est dans un mélo, les larmes et la joie mêlées avec l’idée, brillante, de jouer « Je vais t’aimer » en sourdine. Et puis c’est un bel hommage à Michel Sardou, interprète fabuleux. DVD fr

 

I spit on your grave 2 (Steven R Monroe, 2013) :  ♦♦♦

Une jeune americaine se laisse convaincre de poser pour quelques photos. Très vite, les hommes qui assurent le shooting abusent d’elle et lui font subir les pires outrages en la droguant et en l’emmenant à Sofia en Bulgarie. Depuis 1978 et le classique de Meir Zarchi avec Camille Keaton, le schéma reste le même dans ce type de production de série B d’exploitation : une jeune femme victime de sévices et de viols se venge de ses agresseurs jusqu’au dernier. Steven R Monroe officie une nouvelle fois derrière la camera et c’est avec Tom Six et Eli Roth un des réals les plus doués dans le genre. C’est ultra violent, sans second degré ou humour et la pression monte graduellement jusqu’à l’explosion finale. Un film radical, évidemment réservé à un public très averti. Même si je pense que le premier volet (donc le premier remake) lui était supérieur.  Youtube

 

Vanishing Waves/ Aurora ( Kristina Buozyte, 2012)  :   ♦♦

Un scientifique entouré d’une équipe de chercheurs et collègues tente à ses risques et périls de s’introduire dans l’esprit d’une jeune femme plongée dans le coma. Ce film de SF lituanien qui convoque l’univers de Kubrick (2001 pour certains décors) et Lynch (celui de Mulholland Drive pour les séquences fantasmées) bénéficie d’une très belle photo, d’une direction d’acteurs intéressante et de séquences chorégraphiées intrigantes. Porté sur le sexe, parfois tenté par les digressions, il pourrait parfaitement figurer dans une galerie d’art contemporain en qualité d’installation. C’est parfois osé, assez original dans son traitement visuel, mais aussi imparfait, traînant parfois en longueurs dans sa deuxième partie. En tout cas il y a des idées, et une réalisatrice qui maîtrise la technique. Le plus étonnant est que ce film, diffusé en salles en France ne soit pas sorti sur support vidéo, SD ou HD. Et qu’il est uniquement dispo en import -UK ou Allemand-. J’imagine que le Blu Ray Allemand doit être splendide, mais il n’y a pas de sous-titres anglais. DVD UK

 

Piranhas 3D (Alexandre Aja, 2010) :  ♦♦

Trente cinq ans après la fameuse attaque du Squale sur les plages californiennes sous la houlette du génie Spielberg, Aja, aux USA fait son remake du film de Joe Dante. Il faut attendre quarante cinq minutes, le temps de voir avant un défilé d’alcools, de bières et de seins en gros plans pour que le massacre en CGI commence. Accumulant les effets gores, les morts et les cris d’effroi, Pinrahas répond assez bien au cahier des charges : faire de cette série B une efficace série B d’exploitation où le silicone est malheureusement très présent. Amusant, gore (étonnante interdiction aux -12 seulement) et 3D fun avec effets de jaillissement. BR 3D Belge.

 

Le jour où je l’ai rencontrée/ The art of getting by (Garvin Wiesen, 2012) :   ♦♦

Un jeune lycéen en terminale, timide, dilettante et gauche rencontre une jeune fille dont il tombe secrètement amoureux dans un New York qui n’a rien de la carte postale classique. Avec cette rom-com qui n’a rien absolument rien d’aimable, le réalisateur montre un passage à l’âge adulte qui se fait non sans une certaine douleur, principalement psychologique. La retenue presque droopienne du jeu de Freddie Highmore et ses innombrables atermoiements (amoureux, scolaires, familiaux) montre les étapes d’une vie qui se construit ici sur un mode retors : le film est loin d’être facile et pourrait même passer pour un lourd pensum accablant sur le spleen adolescent. Mais il y a le final et les ouvertures qu’il laisse deviner. Vraiment pas facile d’accès, mais rappelant aussi le premier amour, le plus important. BR fr

 

Aux yeux des vivants (Alexandre Bustillo, Julien Maury, 2013) :   O

Leur premier essai, A l’intérieur assumait pleinement son côté extrême dans le gore, notamment dans sa dernière partie. La photo plus léchée ici agît en trompe-œil : Aux yeux des vivants se base sur un script d’une inanité tel que rien ne peut le sauver, pas même les effets gores qui n’y peuvent rien. Les dialogues, bourrés d’insultes, déplorables, la mise en scène approximative et l’interprétation très moyenne achèvent de faire de Aux yeux des vivants une série B horrifique ratée. Pourtant je partais avec un a priori positif. BR fr

 

The Bling Ring (Sofia Coppola, 2012) :  ♦♦♦

Dans la banlieue de Los Angeles, dans une Californie dorée, un groupe d’adolescents s’introduit dans les maisons de stars du showbiz pour y voler leurs effets personnels. Inspirée de faits réels cette comédie de Sofia Coppola prend comme toujours chez la cinéaste des allures de spleen adolescent derrière l’apparente dorure du décor. Ce qui brille ici ce sont les bijoux, les effets à plusieurs milliers (voire millions) de dollars mais derrière le vernis apparaît la tristesse et l’insondable mélancolie d’une jeunesse un peu perdue, à l’image de Nicki Moore, personnage dont l’entourage, dévots d’une secte, a comme quelque chose d’une horreur sociale qui ne dit pas son nom. Une fable sur la célébrité, les feux de la rampe, les icônes et les idoles dont l’issue judiciaire a montré qu’il y avait une morale. DVD fr

 

Inbred (Alex Chandon, 2012) :  ♦♦♦♦

Deux travailleurs sociaux et une bande de jeunes se retrouvent un week-end dans la campagne du Yorkshire auprès d’une population locale qui petit à petit va l’entraîner vers l’horreur après un malheureux concours de circonstance. Le cinéma anglais gore démontre avec ce Inbred (dont je n’ai appris l’existence qu’il y a quelques jours via le blog gorextreme) cette capacité quasi unique en Europe à marier un humour ultra noir à la violence graphique la plus débridée. Du postulat qui mixe Massacre à la tronçonneuse, les Chiens de Paille et Freaks, Inbred propose un film maîtrisé, où l’on rit de l’horreur et de l’ignoble. Certes les effets digitaux sont parfois trop voyants, mais l’énergie du film, l’inventivité des séquences d’effroi, le fait que l’on se demande jusqu’où le délire va être poussé en font un exemple de réussite, même si, en redoublant d’efforts j’ai quand même eu du mal à saisir tous les dialogues (Blu-ray sans sous-titres), avec ces accents à couper, surtout l’écossais.  BR UK

 

Dead Shadows (David Cholewa, 2011) :  ♦♦♦

Une comète s’abat sur Paris et crée l’Apocalypse. Le scénario se résume à cela, mais l’important comme on le dit parfois, se trouve ailleurs. Présenté dans quelques festivals (dont celui de l’Etrange Festival de Paris), Dead Shadows est resté pourtant longtemps invisible en support vidéo, HD ici qui plus (mais sorti aussi en DVD). C’est une chronique de Devildead et quelques autres papiers qui m’ont encouragé à le découvrir. C’est un premier film, avec les imperfections, les scories que l’on peut lui trouver, notamment des effets visuels parfois très (trop) voyants, surtout en haute définition où les défauts se voient davantage, une introduction pas très heureuse, des dialogues pas toujours très audibles. Mais, ce film, auto-produit, financé, écrit, réalisé, interprété au forceps impressionne par son idée principale de faire du cinéma de genre en France un genre respectable sur le principe du « Fais-le toi-même ». Derrière sa caméra, le jeune réalisateur et son acteur principal (qui font donc ici leurs armes) arrivent à maintenir un suspens horrifique fait parfois de bric et broc mais aussi et avant tout de cœur, de passion, sous influence 80′s. C’est  la naissance d’un réalisateur et il vaut le coup d’être vu ne serait-ce que pour la scène de l’araignée géante, absolument géniale. Une aubaine que ce film puisse être vu en vidéo après un parcours créatif compliqué. BR fr

 

A l’intérieur (Alexandre Bustillo, Julien Dupuy, 2007)  :  ♦♦

Quatre mois après un grave accident de voiture qui a coûté la vie de son compagnon, une jeune femme est harcelée la nuit du réveillon de Noël par une mystérieuse femme brune qui lui demande d’ouvrir sa porte…Un scénario un peu prétexte pour ce film de genre français, le premier pour son duo de réalisateurs. Si l’interprétation d’Alysson Paradis dans son premier rôle est bancale, en revanche celle de Béatrice Dalle qui a pour but d’embrasser des sujets qu’elle aime et qui fonctionne uniquement au coup de cœur est elle magnétique et quasi bestiale. A l’exemple de Trouble Every Day, A l’intérieur est un film radical dans son genre dans le sens où il va crescendo dans la violence graphique. Une véritable boucherie, une avalanche de gore, pour un film qui s’inscrit dans un genre assez décimé en France. Rien que pour ça il mérité d’être vu et aussi parce que malgré ses défauts, il possède une vraie franchise. DVD fr.

 

This is it (Kenny Ortega, 2009 ) :  ♦♦♦

Au printemps 2009 les dernières répétitions des 50 concerts à venir de la tournée intitulée This is it qui devait clôturer la carrière musicale et scénique de Michael Jackson. En confiant la mise en scène à Kenny Ortega c’est un Michael Jackson sur le point de revenir sur le devant de la scène que l’on voit dans ce documentaire saisissant qui montre l’artiste dans sa gestuelle, ses mimiques, sa décontraction, son exigence et son perfectionnisme. Les tubes, mondiaux, inoubliables sont là, et le génie de l’artiste qui invente sans arrêt, perfectionne ici et là un mouvement, met en avant ses musiciens et ses danseurs éclate à l’écran. Un très beau documentaire posthume, une déclaration d’amour à la musique et aussi une belle façon de voir la construction d’une chorégraphie, d’un tempo, d’un rythme. Il donne envie de réécouter ses albums et faire perdurer sa mémoire. BR UK

 

Perfect Mothers (Anne Fontaine, 2013) :  O

En Australie, la passion trouble entre deux amis d’enfance et leurs mères respectives dont les deux garçons sont tombés amoureux. Le récit d’un amour impossible vu par la réalisatrice Anne Fontaine. Le soi-disant trouble annoncé par le scénario (l’amour de deux jeunes hommes pour deux femmes mûres)  n’arrive malheureusement qu’en toute fin de film, celui-ci se résumant à un interminable atermoiement amoureux et à une histoire de passion qui n’a justement rien de troublant ou de touchant si ce n’est sa justification moralisatrice dans son dernier tiers. La photo a beau être solaire, le traitement est glacial et les sentiments éteints. Dommage, car Robin Wright est excellente. Beaucoup plus que les autres acteurs. BR fr.

 

Le labyrinthe (Wes Ball, 2014) :  O

De jeunes ados se retrouvent enfermés dans un labyrinthe dont ils doivent tous s’échapper. La figure du dédale est sur le papier passionnant, surtout la manière dont on peut en sortir. Las, cette production destinée avant tout à un jeune public adolescent est tellement lisse, tellement propre sur elle qu’elle n’expose aucune blessure, aucune égratignure et donne l’impression d’arriver vingt ans trop tard, après Cube et The Truman Show (pour l’idée de l’isolement). Le personnage de Gally, taillé à la serpe est à l’image de presque tous les autres : peu attachant voire insupportable. Un exemple de bon sujet ruiné par sa réalisation. BR FR

 

Sexe entre amis (Will Gluck, 2013) :  ♦♦

On sait dès le début comment tout cela va se terminer, cette façon de mettre en scène l’atermoiement, le questionnement amoureux, la vie en couple, le sexe pour le sexe. Mais l’intérêt principal de cette comédie dans laquelle les dialogues sont dits à un débit mitraillette, c’est ben l’abattage exceptionnel de Mila Kunis, ici terriblement sexy. Justin Timberlake est loin d’être mauvais, la complicité se ressent, mais on peut regretter que le film ne dure pas qu’1H20, il en aurait gagné en concision. Au demeurant, une comédie joyeuse et enlevée bien qu’un peu convenue. BR Fr

 

Happiness Therapy (David O Russell, 2013) :   ♦♦

Un homme qui a tout perdu, séparé de sa femme, vivant chez ses parents par contrainte rencontre une jeune femme tout aussi perturbée avec laquelle il noue un lien de plus en plus intime. Le cinéma de David O Russell est très particulier, et ce film ci le montre une nouvelle fois. Ce n’est pas tant le jeu de Bradley Cooper plutôt bon, ni certaines qualités d’écriture mais plutôt le jeu à oscar de l’actrice Jennifer Lawrence qui l’obtint précisément pour ce rôle qui m’a fait tiquer : on ne voit que la performance d’actrice ici dans la pure représentation. Très moyen, pas franchement convaincant, très bavard, jusqu’à sa résolution finale assez jolie. BR Bénélux

 

Eyjafjallojökull (Alexandre Coffre, 2013) :  O

Un couple divorcé se retrouve pour l’union de leur fille en Grèce. Mais l’éruption du volcan en Islande les oblige à dévier de leur trajet initial pour passer par l’Allemagne, l’Albanie puis la Grèce. Je n’en attendais pas forcément grand chose mais j’y allais à la curiosité. Le film qui a plus de vingt ans de retard au démarrage (déjà vu en dix fois mieux et bien avant lui avec La Guerre des Rose) veut tirer parti de la dualité du duo principal. Mais la mayonnaise ne prend jamais et le film ne m’a arraché qu’un seul très léger sourire. C’est très peu pour cette comédie vacharde, qui parle encore des petites roumaines qui sucent probablement pour 5 euros lors d’un dialogue assez douteux et l’humour (s’il y en a) ne décolle jamais. Une catastrophe. A oublier très vite. BR Bénélux.

 

Rabat (Jim Taihuttu, Victor Ponten, 2013) :   ♦♦♦

De la Belgique au Maroc, en passant par la France, les aventures comico-dramatiques de trois amis dont l’un d’eux doit ouvrir un commerce et épouser une fille qui lui est promise par mariage arrangé. Beaucoup d’humour, un poil de nostalgie, et un regard lucide sur l’engagement en amitié comme en amour dans ce film (avec le refus du mariage arrangé), road-movie au sens le plus noble du terme, dans lequel on parle l’anglais, l’arabe, le néerlandais, le français, l’espagnol. Une belle réussite, solaire, avec la participation d’une jeune actrice française. BR Bénélux

 

De l’autre côté du périph (David Charhon, 2013) :  ♦♦

La confrontation classique sous forme de buddy movie, héritée des années 70-80 entre le flic parisien arrogant et celui de banlieue. L’interprétation d’Omar Sy qui s’amuse de son image (mais ne la tord pas), et le rythme soutenu permettent de passer un bon moment dans cette comédie sur fond d’homicides, de trafics d’influence et détournements. BR Benelux.

 

Heimat (Edgar Reitz, 2013) :  ♦♦♦

Derrière l’apparent vernis austère (noir & blanc, durée de 3H50, entièrement tourné en allemand, sujet) Heimat, dès sa séquence d’ouverture déploie sa technique magistrale et réalise un tour de force : celui de rendre au romantisme allemand du 19ème siècle son souffle romanesque dans le portrait d’une génération de paysans du Hünsruck. Composé comme une longue suite de plans-séquences patiemment découpés et chorégraphiés (grâce au très bon travail de steadycam), ce film d’une belle ambition surprend. On est happé dès les premiers instants dans une description romanesque et naturaliste d’une province allemande vivant au gré des saisons, des récoltes tourmentées, habitée par le désir d’exil. Il met à l’honneur l’artisanat, les métiers oubliés en réalisant le prodige de marier la technique la plus aboutie au sens du détail. BR Benelux.

 

Ginger & Rosa (Sally Potter, 2013) :  ♦

Malgré les bonnes intentions du script (celle de montrer le passage de l’adolescence à l’âge adulte avec les rites générationnels dont celle du premier amour), le film reste uniquement en surface des choses et survole un sujet passionnant d’initiation. La facilité se ressent même au niveau des noms des personnages, l’héroïne étant rousse se nommant Ginger. Le manque d’empathie ne permet pas au film de décoller. C’est dommage parce qu’il y a des moments assez tendres et bien vus. DVD Benelux.

 

Achats (musicaux) de Printemps

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Hier était l’occasion avec rêveur de passer une journée sur Paris. Et d’aller faire un tour du côté des enseignes musicales pour y trouver quelques CDS. Voici donc la liste des achats printaniers. Avec le souhait initial de trouver des albums vus et écoutés sur le net, mais aussi de laisser un peu la place au hasard et d’acheter sur des paris. En espérant que ce soit payant.

rêveur a trouvé en Lucius sa plus belle pochette de l’année et je découvre le duo, la musique est belle et c’est une découverte très intéressante. Personnellement j’ai jeté immédiatement mon dévolu sur le CD de musique pop/synth/électro « Bad Case of Fabulous » de Junksista, mais aussi sur Billie, dont c’est le premier album. J’ai flashé sur le single et sur le clip. Une jeune artiste française qui a eu les honneurs d’une interview récente par Amalgame Musical.

J’ai pris le CD de la chanteuse espagnole Luz totalement au hasard,  j’aimais bien la pochette. Idem pour HeartsRevolution même si j’ai écouté un peu leur disque à la Fnac. Et puis j’ai aussi pris des albums que je n’avais pas encore (Lilly Allen, le Blur, Wanderlust de Sophie-Ellis Bextor, etc). Je ne connais absolument pas 54 Nude Honeys, mais ça m’intrigue.

 

Luz

Luz+Casal+-+Luz dans Actualités

 Luz

54 Nude Honeys

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54 Nude Honeys

Lily Allen

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Alright Still

Sophie Ellis-Bextor

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Wanderlust

The Runaways

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And now… The Runaways

Heartsrevolution

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Ride or Die

Mustang

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Ecran Total

Sky Ferreira

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Night Time, My Time

Eagle Death Metal

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Death by Sexy

Exotica

LA-VIERGE-ET-LE-LYON

La Vierge et le Lion

The Pirouettes

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L’importance des autres

BIPPP

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French synth pop 1979/1985

The Corrs

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Talk on Corners

A-Ha

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Hunting High and Low

Billie

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Le Baiser

Blur

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Leisure

Owlle

Sortie-CD-Owlle

France

Junksista

Bad case of fabulous

Future Islands

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Singles

Dum Dum Girls

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Too True

Polly Scattergood

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Les anglais sont décidément très forts. Je ne suis fermé à aucun style musical et évidemment à aucune nationalité. Les musiques du monde entier m’intéressent, même si j’ai, comme tout un chacun, mes préférences, mes centres d’intérêts pouvant aussi varier selon les circonstances, le contexte dans lequel je peux me trouver au moment d’une écoute. Et cela est aussi valable pour le cinéma.

On s’amuse, on surfe sur le net, et puis à un moment donné, on tombe sur une vidéo de Polly Scattergood.

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Wanderlust

Je vais être honnête, et citer la source sur laquelle j’ai trouvé ce clip hors du commun, c’est leschicsclips. Il se trouve que la chanteuse de la chanson Wanderlust n’a que vingt cinq ans. Soit presque le même âge qu’une personnalité comme Xavier Dolan qui est déjà à son troisième film, dont son dernier, Laurence Anyways est à mes yeux le plus abouti. On est dans cette génération de talents bruts qui s’illustrent chacun dans leur art respectif. Le plus fort, le plus intense c’est lorsque les arts convergent et réunissent les talents. Quand un réalisateur signe le clip d’une artiste musicale ou qu’un cinéaste réalise un film tout en étant acteur et compositeur de la BO. En France, ces croisements sont parfois mal perçus, voire rejetés, mais l’addition fait souvent la qualité et la distinction.

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Laurence Anyways (2012)

Wanderlust s’appuie me semble-t-il sur la dynamique du rêve. En tout cas c’est comme cela que je l’interprète. Ce clip de 3 min 33s met en scène une jeune femme qui semble de prime abord passer une audition pour un rôle. Un espace confiné avec une porte, des chaises vides l’accueille. Elle se meut dans l’espace, fait quelques gestes, dont celui de rejeter quelqu’un ou quelque chose, puis ouvre la porte et la referme. Cette scène se répète cinq ou six fois jusqu’à la fin du clip. C’est tout ? Oui et non. La mise en scène se base effectivement sur l’effet de répétition (ce qui n’est autre que la réalité du rêve où une scène peut se répéter à l’infini. Cela donne le sentiment que ça dure des heures, mais en fait ça ne dure que quelques minutes, répétées en boucle) et sur la dilatation du temps, avec l’utilisation du ralenti. Le tout avec un travelling latéral de gauche à droite à la façon de ce que l’on pouvait trouver dans les jeux-vidéos dit plateforme des années 90. Rappelez-vous sur Mario Bros, il s’agissait avant tout de cela, de pouvoir passer d’un niveau à l’autre, horizontalement, avant d’affronter le méchant de niveau.

Mario Bros (1985)

L’effet de ralenti est plus stupéfiant que la prise de vue en temps réel, parce qu’elle suspend les mouvements et donne cette impression de lévitation, de suspension. C’est un effet très cinématographique qui permet de figer ou de souligner une émotion et un état d’esprit alors que l’image elle se remplit au fur et à mesure (d’abord la jeune femme seule au milieu des chaises puis les personnages se mettent à envahir l’écran au fur et à mesure que le temps passe). On ne sait pas si la jeune femme va réussir à ouvrir la porte et à passer à autre chose, justement parce qu’elle ne passe pas  à autre chose, et que le clip se fonde là dessus. Vu une fois il ne semble pas livrer comme ça ses astuces, mais ça s’éclaire à la deuxième vision où les pièces s’assemblent. L’oeil de la chanteuse incarné par le poste de télévision nous observe et l’observe elle aussi. Tout comme le tourbillon du début, la mire déformée, figure récurrente des rêves et de l’isolation. Comme dans Sueurs Froides de Hitchcock.

Vertigo_(affiche_originale_-_1958)Sueurs froides (Alfred Hitchcok, 1958)

Surtout ce clip m’a rappelé à certains films traitant du rêve ou du cauchemar, dont David Lynch par exemple s’est fait un spécialiste. Particulièrement avec Eraserhead, cauchemar éveillé imprimé sur pellicule, un des films les plus effrayants, dont Kubrick dira plus tard que c’était le seul film qu’il aurait aimé réaliser. Mais aussi Lost Highway avec les séquences introductives, la figure de la blonde et de la brune, le crime qui s’insinue dans la narration, les effets visuels, un film qui échappe à l’explication rationnelle et qui offre, c’est rare, la possibilité d’interprétations en fonction de chaque individu. Ce clip de Polly Scattergood m’a aussi rappelé à la sensation ressentie devant le film Triangle, qui traitait de la répétition d’un même évènement sur un bateau pendant une heure trente avec une succession de boucles temporelles.

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Lost Highway (1997)

Si l’on essaie de sortir son esprit de la réalité et qu’on essaie de la modifier par l’ingestion de substances hallucinogènes ou qui altèrent la perception des sens (espace, vue, odorat, ouïe), on en arrive à voir des déformations, des altérations, des dilations des objets et du temps. Cela s’appelle parfois un bad trip, qui peut prendre mille et une formes différentes. On peut se sentir en mesure de le tester, ou essayer de l’éviter à tout prix, selon la personnalité, l’énergie, l’envie du moment. En tout cas les altérations de la réalité mêlées à l’hypnotique de certaines images me font penser aux clips qui ont pu en être tirés. Il y avait quelques années dans le cadre de la télévision et l’Oeil du cyclone une fausse émission d’hypnose réalisée par Gaspar Noé. 

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Une expérience d’hypnose télévisuelle (Gaspar Noé)

Dans le clip, on trouve aussi ceux de Afrika Pseudobruitismus ou Cardinal Perplexogram réalisés par Stanley Sunday qui reprennent des images célèbres issues des Studio Disney (donc familiales) pour les détourner, les triturer en collant des images ironiques, décalées.

 

Best of musical 2012 : Les clips (4ème partie)

Dans cette quatrième partie consacrée aux clips de l’année, la place sera faite aux diamants qui brillent dans le ciel, à une artiste américaine qui il y a dix ans sortait un disque tout simplement magnifique, son premier, Songs in A minor, à la République de Balkarie, aux sonorités serbes, à un clip hongrois comme on en voit quasiment pas sur nos écrans, à du décalé, de l’étrange mais aussi du charme avec la jeune suédoise Amanda Mair.

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Comme précédemment, un seul clip cité pour chaque artiste, bien que l’envie ne manque pas d’en ajouter deux ou trois, mais je me tiens à la règle et pas de classement préférentiel.

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Cette fois-ci 20 clips, donc 10 de plus que la 3ème partie.

 

Amanda Mair

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House

Ruslana

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Це – Ей-форі-Я!

Silbermond

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Ja

Rihanna

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Diamonds

Beach House

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Lazuli

Laurita

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Новое поколение

Iza Lach

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Chociaz Raz

Alicia Keys

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This girl is on fire

Sirusho

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Pregomesh

Anna Victoria

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Yo no Lloro por Llorar

Sanja Tavic

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Gde Ljubav Putuje

Georgina

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Rara

Alphabeat

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Love sea

Hania Stach

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Moda

Serebro

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Mama Ljuba

(Je ne sais pas comment s’appelle ce duo, mais j’ai aimé cette chanson et ce clip)

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Soerii & Poolek

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Brutális Nyár

Stig

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Puumaa mä metsästän

Moein

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Majnoon

Die Antwoord

Baby’s on fire

 

Best of musical 2012 : les clips (3ème partie)

Après la poussière, l’univers d’un hall d’aéroport, les mélodies lettones, des clowns tristes et des flashs d’appareils photos, voici la troisième partie du best of musical 2012 consacré aux clips. La subjectivité est toujours de mise.

Best of musical 2012 : les clips (3ème partie) dans Actualités Ana-Matronic-May-2012-1

On y verra cette fois-ci des couleurs qui flashent (en référence à la VHS et à la Betacam, cette dernière ayant été historiquement la grande perdante dans le duel de l’époque au début des années 80 quand le format VHS s’imposa commercialement/vingt cinq ans plus tard c’est le Blu-ray qui a détrôné le HD-DVD),  des lettres en surimpression pour un groupe américain qui a connu un grand succès grâce à Heavy Cross, des chevaux qui courent au ralenti, une française qui a laissé de côté les tubes composés par Boutonnat quand tout le monde l’a prenait pour une Lolita, de la musique Finlandaise encore et toujours. Comme c’était déjà le cas avant, une seule citation par artiste.

dzhena dans Actualités

Pas d’ordre de préférence, juste des citations.

 

VHS or Beta

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Breaking Bones

Alizée

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A cause de l’automne

Scissor Sisters

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Only the horses

Gossip

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Move in the right direction

Jannika B

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Hulluksi onnesta

Lovedrug

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Dinosaur

Soap&Skin

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Voyage Voyage

Djena

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 Da vidia kakvo e

Kasia Bażenowa

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Spasiba Tobie Lieto

Gabrielle

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Høster

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