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L’aiguille de Rachid Nougmanov chez Badlands

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Deux mois après avoir lancé officiellement son premier DVD et offert une réussite éclatante en sortant La Bouche de Jean-Pierre dans une édition technique et éditoriale de haute volée, la toute jeune société Badlands sortira en 2014 sa deuxième galette. Le film en question, totalement invisible chez nous hormis en festivals, sera L’aiguille, un (premier) film punk kazakh réalisé par Rachid Nougmanov (interviewé l’année dernière par eastasia.fr), sorti à la fin des années 80, en 1988. Je n’en avais jamais entendu parler mais l’annonce faite par Badlands a instantanément suscité mon enthousiasme et attisé ma curiosité, m’intéressant, entre autres à la musique kazakh, mais aussi ouzbèke.

1303121994-620x477 dans FranceUne image tirée du film qui sert actuellement d’habillage à la page Facebook de Badlands, l’éditeur du film en France.

Le film inédit en France en DVD (et sans doute VHS ?) pourra ainsi bénéficier d’une belle promotion. C’est une prise de risque qui mérite les encouragements, je ne peux que louer l’initiative, d’autant que si le second disque de l’éditeur est aussi bon que l’était le premier, l’éditeur pourrait définitivement assoir sa réputation de dénicheur de séries B, pellicules décalées et autres œuvres oubliées bénéficiant d’une seconde vie sur support vidéo. On en saura bientôt plus sur les bonus de cette édition collector limitée.

Pour retrouver l’intégralité des informations c’est ici

Par ailleurs, l’équipe de Badlands est actuellement en cours de montage du documentaire consacré à Mad Movies et à une certaine idée du cinéma de genre…

 

La bouche de Jean-Pierre chez Badlands : Le DVD

La bouche de Jean-Pierre chez Badlands : Le DVD dans Cinéma 29a021b2e6209a479c475412dab601df

Il fût un temps où la télévision (même payante et cryptée) proposait des moments forts, des moments de découvertes cinématographiques, un espace audacieux, par le biais de ses émissions. Ce fut le cas en 1998, quand Nicolas Boukhrief (futur réalisateur de l’excellent Le Convoyeur) proposait dans le cadre de son Ciné Club sur Canal +, le moyen-métrage de Lucile Hadzihalilovic, La Bouche de Jean-Pierre.

Dix sept ans plus tard, le film est édité pour la première fois de son histoire en DVD, après être sorti sur support VHS. Ce qui lui permet de trouver une seconde vie par le biais de la vidéo. C’est avec une vraie curiosité et une vraie envie de redécouverte que j’ai donc acheté cette version, d’après un nouveau master supervisé par Lucile Hadzihalilovic et Gaspar Noé eux-mêmes. C’est l’occasion de (re)voir ce film emblématique qui marque les premiers pas au cinéma après le court-métrage La première mort de Nono en 1987, de la future auteure et réalisatrice d’Innocence.

Ce qui frappe d’abord en le regardant dans des conditions optimales compte tenu des limites du supports DVD (ici pleinement exploité), c’est l’absolue modernité du propos et la science géniale du montage et du découpage. D’un point de vue technique le film demeure impressionnant. Il n’y a quasiment pas un plan à jeter ou en trop.  Durant le tournage, Gaspar Noé assura le cadre et cela se voit : c’est à la fois techniquement hyper solide et parfois marqué par la propre inspiration du cinéaste sur Carne et Seul contre tous (caméra qui pivote à 360°, raccord dans l’axe, et un plan en début de film qui rappelle ceux de Seul contre tous quand la caméra effectue un pano très rapide).

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Mimi et Jean-Pierre, deux des personnages principaux de La Bouche de Jean-Pierre (1996)

Ce qui marque également et qui m’avait impressionné à l’époque déjà lors du visionnage sur Canal +, c’est la force du propos, l’audace de le mettre en images tout en faisant preuve d’un immense tact et d’une grande pudeur. LA scène entre Jean-Pierre et la petite Mimi, seuls dans l’appartement, cadrés en plan large fait encore son effet, non pas parce qu’elle serait simplement scabreuse, mais parce qu’elle laisse l’horreur de l’acte s’installer dans un cadre banal en osant le filmer sans recourir à une surenchère. C’est le côté pile de Lucile Hadzihalilovic, son regard féminin, lequel comme elle l’explique dans les suppléments, a parfois senti qu’elle était peut-être sur le point d’aller trop loin, mais qu’elle voyait aussi dans le jeu de cette actrice de 10 ans une force de caractère peu commune. La Bouche de Jean-Pierre, drame de la vie ordinaire dans une ville de banlieue parisienne est aussi un des témoignages cinématographiques les plus forts de cette période, le milieu des années 90 qui voit monter la peur xénophobe (la scène incroyable de l’ascenseur pris par Jean-Pierre au milieu de voisines parlant arabe, avec ce gros plan sur une oreille qui dit tout alors que lui reste muet mais rumine déjà son ressentiment, tout en menaçant plus tard physiquement les mêmes qui ne font pas de mal à une mouche), qui décrit cette peur ou ce rejet de l’autre tout comme un quotidien somme toute difficile dans un cadre qui semble pourtant a priori calme et accueillant.

«  Elles sont jolies tes poupées. »

Le personnage de Jean-Pierre dans La Bouche de Jean-Pierre (1996)

Une des scènes-clés du film : Jean-Pierre, le « héros » de l’histoire au milieu de voisines qu’il ne peut supporter du fait de leurs origines.

Mais voilà, le grain de sel dans la mécanique de cette histoire de tentative de suicide d’une mère larguée par son amant, c’est le portrait d’un homme qui refoule dans un premier temps ses pulsions, d’une tante envahissante et maniaque sur les détails et d’un environnement qui n’est pas des plus agréables, en dehors d’un cadre familial déjà étouffant. Le choix du format Scope 16mm a été inspiré par Star Suburb (court-métrage de Stéphane Drouot toujours inédit en DVD), et il propose paradoxalement un étouffement encore plus grand pour la petite Mimi, confinée, seule, à l’écart, que Noé cadre d’ailleurs parfaitement par la lumière verte dans une sorte de petite chambre ouverte sur l’espace minuscule du salon, mais fermée au regard des autres par un léger rideau.

Heureusement Lucile Hadzihalilovic ne cache rien des sentiments vécus, du poids de cette tante sur ses épaules de gamine, et du trouble, immense, prégnant, mais indicible de ces enfants victimes d’abus sexuels. Il était important aux yeux de la réalisatrice d’aborder un sujet tabou. J’ai redécouvert cette scène à la fois détachée de la tonalité du reste, et qui s’inscrit en même temps dans cette logique de rejet viscéral de l’autre : celle des musiciens, quand Mimi sort de l’appartement et s’en va rejoindre des hommes beaucoup plus inoffensifs que ne le sera plus tard Jean-Pierre au moment où la tante part en le laissant seul avec sa nièce une après-midi. Il y a dans La Bouche de Jean-Pierre la force du propos de Carne sans la violence physique et visuelle de ce dernier, et une originalité de ton quasi inédite pour son époque et rarement atteinte depuis. Et bien que le rythme soit volontairement lent, le charme vénéneux de ce film vient en grande partie de la qualité de son interprétation comme de sa mise en scène.

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La Bouche de Jean-Pierre par la rigueur de sa mise en scène annonce Seul contre tous (Gaspar Noé en cadrant un jour sur le film de Lucile Hadzihalilovic sera amené à cadrer pour le sien le jour d’après), par la précision de son montage, de son éclairage (Dominique Colin à l’oeuvre chez les deux cinéastes, est un directeur de la photo génial) surprend, continue aussi d’étonner par sa force tranquille, par sa douleur sourde, son angoisse et une forme de beauté aussi mystérieuse que conquérante : il est de ces moyens-métrages qui changent le cinéma français, le modernise instantanément.

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Bande-annonce proposée par Badlands (et 1kult).

Le DVD de Badlands.

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La jaquette du DVD, en tous points fidèle à celle d’origine (©Badlands)

318768956_640Capture d’écran du générique de début du film.

C’est la jeune et enthousiaste équipe de Badlands qui prend l’initiative heureuse et plus que bienvenue de sortir ce moyen-métrage en DVD, dans une édition limitée à 1000 exemplaires (qui deviendra par conséquent forcément collector à un moment ou un autre). Le site 1Kult et Sylvain Perret en particulier se sont associés pour promouvoir la sortie de ce premier DVD qui en appelle d’autres. Comme Le Chat qui fume il y a quelques années, voici un éditeur à suivre. En regardant les bonus présents sur le disque, on voit très nettement la différence entre les images originales (celles de Canal à l’époque de sa diffusion télé ?) vues dans le document Les amis de Jean-Pierre et celles du DVD qui ont profité d’une restauration, avec retouches à la palette et autres dispositifs visant à gommer certains artefacts, points blancs, tout en conservant le grain caractéristique d’un format déjà très original en soi. Le film se lance à partir d’un menu animé et sonore. C’est aussi une belle présentation, après celle permettant de lire le synopsis original présenté sous un format rectangulaire de couleur jaune (en respectant l’affiche originale). D’ailleurs, la jaquette du DVD elle-même reprend le visuel d’époque (typographie et design). Quand on voit le nombre de films qui sortent en DVD et Blu-ray avec des nouvelles compositions graphiques, parfois beaucoup moins heureuses, c’est déjà un excellent point.

Image : Un format 2.66:1 Scope 16 mm d’origine respecté. Un format proposé ici en 16/9, plus large encore que ne le sont les films qui furent tournés dans les années 50 et 60 en 2.55:1 dont Brigadoon par exemple, avant que le format 2.35:1 ne le remplace, donnant un aspect de confinement vertigineux alors même que ce format ferait des miracles pour filmer des grands espaces. C’est un choix technique et artistique qui convenait surtout parfaitement aux deux auteurs que sont Hadzihalilovic et Noé, en référence à Star Suburb, mais aussi parce que c’était une solution économique. Le rendu de l’image est saisissant, compte tenu une fois de plus des limites techniques du support. L’image conserve bien heureusement son grain d’origine, mais surtout la compression est invisible, le détail est là (textures, profondeur de champ, rendu naturaliste ou impressionniste des couleurs, particulièrement le jaune et le vert mis très largement en avant durant tout le film et qui ne bavent jamais). On ne peut pas faire mieux, à moins de passer en HD, mais en l’état c’est la meilleure copie du film à ce jour et c’est un excellent travail de restauration.

Son : Le mixage en 2.0 d’origine français a été conservé lui aussi et il est d’une clarté parfaite. Son cristallin, spatialisation riche et principalement mise en avant lors des passages les plus planants du film (arrivée finale à l’hôpital, panoramiques rapides, bruits éparses ou insistants d’éléments de décor). Là encore, du travail d’excellente facture qui permet de mettre principalement à l’honneur les dialogues et l’ambiance sonore. Seul bémol : pas de sous-titres français pour sourds et malentendants mais des sous-titres anglais. Les deux auraient été encore mieux.

Les bonus sont très intéressants et montrent un véritable investissement en terme de politique éditoriale. Il ne s’agit pas véritablement de sortir un film de l’oubli dans lequel il aurait été plongé depuis des années, mais de permettre au public de le (re)découvrir aujourd’hui dans les meilleures conditions, accompagné d’anecdotes croustillantes, techniques, amicales et parfois même touchantes.

  • Les souvenirs de Jean-Pierre (35 min) est un documentaire dans lequel les actrices et acteurs du film se souviennent de l’ambiance de tournage beaucoup plus chaleureuse que ne l’est le film dans sa teneur. Des anecdotes nombreuses, et surtout le sentiment que le film les a marqué individuellement, pour des raisons parfois personnelles (Sandra Sammartino n’avait que dix ans et tourner une scène comme celle de la douche devant un adulte était loin d’être évidente) ou collectives (la projection à Cannes comme récompense de trois années d’efforts, l’obtention du Prix Très Special). Surtout, ce bonus nous permet de voir des images du tournage du film, Noé manipulant la caméra, Colin s’occupant de la lumière tandis que les acteurs se meuvent dans le décor loué pour l’occasion. Indispensable.
  • Les amis de Jean-Pierre (52 min) est essentiellement axé sur les réflexions de journalistes, amis et techniciens de cinéma qui sont devenus par la suite réalisateurs comme c’est le cas pour Fabrice du Welz. Boukhrief fut en effet le premier à le programmer et il indique qu’il s’agit pour lui d’un film qui a changé le cinéma français à sa sortie. Le film était également sorti au Japon comme un long-métrage, chose qui serait rarissime de nos jours, surtout à une époque où les cinémas affichent vingt films par semaine. Intéressant, bien que les Souvenirs me semble être un document fondamental par ses rares archives et les interventions de la réalisatrice et des techniciens autour du film.
  • Le DVD propose également le court-métrage pornographique Good boys use condoms (6 min). L’histoire, cadrée toujours en Scope par Noé d’un jeune homme qui se retrouve au lit avec deux sœurs jumelles. Il changera de préservatif entre chaque rapport jusqu’à la montée de l’orgasme. Conçu à l’époque pour une campagne de promotion du préservatif et de lutte contre le Sida. De son côté, Noé réalisera Sodomites avec Coralie et Marc Barrow.  Un film toujours aussi beau et sensoriel, qui mettait en avant deux jeunes actrices de la fin des années 90, célèbres pour avoir tourné dans quelques productions Private.
  • On retrouve également la Bande-annonce du film Innocence, film que j’avais vu et apprécié à sa sortie en salles en 2004. Les prémisses de ce film sont déjà là dans La Bouche de Jean-Pierre.
  • Dommage qu’il n’y ait pas le document qu’avait réalisé 1kult montrant la restauration sur le film à l’oeuvre. 1kult l’avait pourtant mis en ligne sur son site.

Une excellente première galette et un galon d’essai qui mérite les éloges pour permettre aux fans et aux curieux de découvrir ce moyen-métrage qui a compté et continue de le faire, en influençant de jeunes cinéastes.

 

 

 

 

 

 

Le cinéma indien fête ses 100 ans (6ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (6ème partie) dans Inde Om-Shanti-Om-Wallpaper-2

Le virage 2007 est important pour le cinéma hindi. C’est durant cette année là que se succèderont certains des meilleurs films de la décennie. 2007 est une année charnière et probablement la dernière contemporaine à donner dans une qualité constante ou presque, avec quasiment quatre ou cinq chefs-d’œuvre sortis cette année-là, ce qui est assez énorme. C’est aussi une année de contraste, puisque des films comme Jhoom Babarar Jhoom ou Aaja Nachle seront des échecs commerciaux tandis qu’Om Shanti Om un triomphe. Idem pour Taare Zameen Paar que je n’ai toujours pas vu. Vous pouvez retrouver les cinq parties précédentes à l’adresse Inde

Le Blu-ray n’était pas encore arrivé sur le marché, mais les distributeurs qui avaient vu venir (et échouer) le HD-DVD, Eros notamment, préparait dans ses cartons la sortie officielle de ce qui allait être le premier film indien en HD, Heyy Babyy. J’ai acheté beaucoup de DVD en 2007. Les sorties étaient régulières et je me procurais mes galettes rue Jarry. Les saveurs de l’encens, l’odeur des ladoos, le poulet tikka, les couleurs des saris, firent aussi partie de mes escapades à la sortie du travail en semaine, ou alors les week-end qui m’amenaient également dans le quartier de la Chapelle où l’on pouvait encore trouver des VCD (mais sans sous-titres, c’est comme cela que j’ai pu me procurer Jeans avec Aishwarya Rai, pour le plaisir de la collection).

Aaja Nachle est l’un des grands mal-aimés de l’année et de la décennie. C’était le retour de Madhuri Dixit, danseuse exceptionnelle et très bonne comédienne. Le film est chorégraphié par la talentueuse Vaibavhi Merchant. Mais le film fut un four. Et l’écarta du cinéma pendant des années. Il y a des échecs comme ceux-là qui sont durs à encaisser. Pourtant le film mérite bien mieux que la pluie de critiques négatives qu’il a eu. Et même d’être revu dans les meilleures conditions, sachant qu’il s’agit d’un des rares films modernes du catalogue Yash Raj à ne pas avoir eu droit au Blu-ray. Un signe ?

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Madhuri Dixit à l’affiche d’Aaja Nachle (2007)

 

Aaja Nachle

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Aaja Nachle

Autre échec public et semi-critique, Jhoom Barabar Jhoom. Il a pour avantage de compter sur Abhishek Bachchan dont la carrière, débutée par Refugee en 2000 était en train de décoller, ce que confirmera le succès de Guru, ainsi que Lara Dutta et Preity Zinta. Malheureusement après une semaine d’exploitation le film ne bénéficiera pas d’un bon bouche-à-oreille. Certes ce n’est pas la catastrophe commerciale qu’a connu Shakalaka Boom Boom (un des pires films que j’ai vus tout simplement), mais ce fut une réelle déception pour Yash Raj, surtout avec celui d’Aaja Nachle. Pourtant j’aime le côté très cool du film, son énergie, et ses dialogues. Le film a été en partie tourné à Paris, au Louvre. Lara Dutta y est craquante avec sa perruque coupe au carré et sa petite jupe blanche sur ses talons hauts. Abhishek qui porte le t-shirt du Che imprime aussi le détachement du film.

 

Jhoom Barabar Jhoom

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Jhoom Barabar Jhoom

Jhoom Barabar Jhoom

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Ticket to Hollywood

Anwar sort sur les écrans. Mais aussi Manorama Six Feet Under ou encore le premier film de Reema Kagti, intitulé Honeymoon Travels. Autrement dit, parmi ce qui se fait de meilleur dans le cinéma d’auteur. Ca attire peu de monde dans les multiplexes, mais une nouvelle génération de cinéastes et d’acteurs crèvent l’écran, et c’est essentiel.

 

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Anwar

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Maula

Manorama Six Feet Under

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Woh Bheege Pal

Honeymoon Travels

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Pyaar Ke Yeh Kahaani

 

L’un des rares comédies que j’arrive à supporter voire que j’aime bien est Heyy Babby, ni plus ni moins que le remake de Trois hommes et un couffin. Et avec Akshaye Kumar ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Avec le recul c’était un vrai tremplin pour la carrière de Viday Balan qui se retrouve aujourd’hui jurée à Cannes.

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Heyy Babyy

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Mast Kalandar

 

Après avoir laissé espérer le meilleur avec Kal Ho Naa Ho (New York Masala), Nikhil Advani réalise le film le plus long de l’année et l’un des plus longs de la décennie avec sa romance-fleuve Salaam-E-Ishq, littéralement « Bonjour à l’amour ». Je me rappelle encore de ma séance de cinéma ce samedi soir de janvier 2007 à Aubervilliers. Pas de chauffage ou si peu, et surtout un siège qui était tombé par terre juste à côté de moi, trop vétuste. Peu de spectateurs. Au bout de deux heures trente je me dis que quelque chose ne va peut-être pas, car je ne vois pas arriver le générique de fin et je suis en train de souffrir devant le pensum dégoulinant que je regarde. Il ne m’était pas alors venu à l’idée que le film durerait une heure de plus et frôlerait les quatre heures. Oui 224 minutes au chronomètre, et l’heure qui peine à défiler. Arrivé à 16 heures je suis ressorti à un peu plus de 20heures. Nikhil avait fait joujou avec ses caméras et ses acteurs. Mais pas moi ! Même Taran Ardash, critique chez Bollywoodhungama dira que l’un des principaux défauts de Salaam e Isqh est sa durée excessive. Et ce sera un échec cuisant au niveau du public. Le réalisateur reviendra avec Chandni Chowk To China que le public détestera comme la critique mais que j’aimerai beaucoup ! Comme quoi…

 

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Salaam-E-Isqh (2007) de Nikhil Advani.

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Salaam-E-Ishq

 

2007 est surtout marquée pour moi par deux films aux antipodes l’un de l’autre mais qui ont apporté quelque chose. Om Shanti Om est un hommage au cinéma des années 70 (les quinze premières minutes citent pêle-mêle les vedettes de l’époque) et une histoire de réincarnation inspirée de Karz datant de 1980. Il fit débuter au cinéma Deepika Padukone (dont le père était joueur de badminton professionnel auquel la réalisatrice rend hommage dans la séquence Dhoom Taana). Ah le souvenir de Shantipriya ! Om Shanti Om c’est du cinéma avec un grand C, un festival de couleurs et d’idées, un spectacle de tous les instants que j’ai eu la chance de découvrir sur grand écran, toujours à Aubervilliers, en compagnie d’Adeline

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Dhoom Taana

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Deewangi Deewangi

 

A noter que dans la précipitation du succès du film en salles, Eros sortira un de ses DVDs les plus calamiteux dans un gros coffret orange, très vite dépassé par le Blu-ray du film. Coffret devenu collector que je possède.

De son côté No Smoking annonce Dev D. Refus d’une narration classique, refus de certains codes, extraordinaire travail visuel sur les couleurs, sur les tonalités, le cadre lui-même, et une bande-son expérimentale qui fait de ce film la première pierre de l’édifice moderne d’un cinéma qui verra bientôt naître le film Shaitan.

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Jab Bhi Cigaret

 

Le troisième chef-d’oeuvre c’est Guru de Mani Ratnam qui conforte encore la collaboration Mani Ratnam/AR Rahman que l’on pourrait comparer à celle de Spielberg/Williams. Abhishek Bachchan y gagne définitivement ses galons d’acteur.

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Tere Bina

 

Grande année que cette année 2007.

 

 

La bouche de Jean-Pierre en DVD

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Derrière ce titre quelque peu étrange, se cache le second film après La première mort de Nono en 1987, de Lucile Hadzihalilovic, compagne de Gaspar Noé et futur réalisatrice de Innocence, sorti en 2004. Ce moyen-métrage dure 52 minutes.

Longtemps invisible en vidéo, puisque non édité en VHS et DVD jusqu’à 2013, le film va enfin avoir droit à son édition vidéo le 11 mars, une première, sous l’égide de la société 1kult, qui se lance donc dans l’édition. Le site sous la férule de son créateur Sylvain Perret décortique l’actualité du bis, chronique les dernières sorties vidéo, annonce les nouveautés du genre, et se lance donc, dans l’édition vidéo. Comme Stéphane Bouyer, du site Devildead.com qui se lança il y a cinq ans avec Le chat qui fume.

Le film de Lucile Hadzihalilovic est monté et cadré par Gaspar Noé. Le DVD proposera un nouveau master, et des suppléments qui semblent très alléchants sur le papier. La sortie du film fait l’objet d’un article sur le site d’1Kult

http://www.1kult.com/2013/02/11/dvd-la-bouche-de-jean-pierre-toutes-les-infos/

La liste des bonus

  • Les souvenirs de Jean-Pierre (35 minutes) : l’équipe du film se retrouve pour nous livrer les secrets d’un tournage atypique. En plus de la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic, on y croise les acteurs Sandra Sammartino, Denise Schropfer et Michel Trillot, mais aussi le chef opérateur Dominique Colin, le cadreur et producteur Gaspar Noé et l’ingénieur son Olivier Do Huu. Surprise, on y croisera de très rares images filmées durant le tournage.
  • Les Amis de Jean-Pierre (52 minutes) : cinéastes, journalistes et autres personnalités du cinéma nous parlent du film et de sa réalisatrice. Dans le désordre, on aura Christophe Gans, Nicols Boukhrief, Fabrice du Welz, Alanté Kavaïté, Christophe Lemaire, Douglas Buck, Laurent Aknin, Bruno Forzani et Hélène Cattet, Stéphane Derderian et Joyce A. Nashawati.
  • Good boys use condoms, un court-métrage de 6 minutes réalisé par Lucile Hadzihalilovic
  • La bande-annonce de Innocence, dernier film à ce jour de la cinéaste
  • Un livret de 40 pages avec le scénario original et des photos de tournage

C’est un premier pas dans le marché assez complexe de l’édition vidéo, et je souhaite  à  l’équipe bon courage !

J’ai découvert La Bouche de Jean-Pierre sur Canal+ il y a une quinzaine d’années. Film visuellement impressionnant, très anxiogène, qui aborde le sujet très délicat de la pédophilie au cinéma.

Mimi est une petite fille dont la mère tente de se suicider. Sa tante l’héberge alors. Mais Mimi est marquée par l’arrivée de Jean-Pierre, le fiancé de sa tante, jusqu’à en perdre le sommeil.

Il était important qu’une cinéaste se colle à ce sujet et le traite avec frontalité. Plus tard dans Innocence elle parlera aussi de l’amour.

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En 1998, dans le cadre d’un projet collectif de courts-métrages pour la lutte contre le SIDA, Lucile et Gaspar ont filmé deux courts-métrages, le premier intitulé Sodomites et le second Good boys use condoms. Dans ce film, la réalisatrice narre l’ébat sexuel d’un jeune homme entouré de deux soeurs jumelles, lequel change de préservatif entre chaque rapport avec des partenaires différents. Il était là aussi important de revenir sur cette problématique de santé publique, à une époque, aujourd’hui, où celle-ci est assez scandaleusement absente de l’espace public ou s’y fait en tout cas très timide. Ce court-métrage Good boys use condoms n’était visible nulle part depuis sa diffusion sur Canal+, à l’exception des sites pornographiques comme xhamster sous le titre sofianne & vivianne. C’est donc une aubaine qu’il soit disponible sur le DVD de La Bouche de Jean-Pierre. J’en avais d’ailleurs parlé à Sylvain Perret, en souhaitant vivement sa présence, ce qu’il a confirmé il y a quelques mois.

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Miss France 2013 : Marine Lorphelin.

Miss France 2013 : Marine Lorphelin. dans Actualités Miss-France-2013-decouvrez-Miss-Bourgogne-Marine-Lorphelin-!_portrait_w674

C’est elle. Miss France 2013. Marine Lorphelin, 19 ans, Miss Bourgogne, étudiante en médecine, souhaitant devenir pédiatre. Elle a été couronnée à 00H18 par Alain Delon et son jury, devant 33 autres candidates. Mon cher rêveur lunaire atypique avait vu juste. Dès le début. Bravo à toi. 

Dans mes pronostics, deux des Miss que j’avais identifiées parmi mes préférées se retrouvent dans les dauphines : c’est le cas de Miss Nord-Pas-de-Calais et Miss Pays de Loire (qui joue au handball, et non, je le jure ce n’était pas un parti pris). La troisième, Miss Bourgogne elle est sacrée. La jeune femme n’a pu retenir ses larmes à l’annonce du couronnement. 

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Marine Loprhelin au moment de son couronnement le 09 décembre 2012

La cérémonie en elle-même était plutôt réussie du côté des chorégraphies et du mix musical. Ca bougeait assez bien, et on sentait que les Miss avaient longuement répété pour que les tableaux soient agréables à regarder. En fait, j’avais fait de Miss Lorraine ma préférée, mais on ne l’a quasiment pas vu, car elle a été sortie du concours dès la phase des 12 demi-finalistes à laquelle elle n’a pas pris part. Pas le temps de vraiment l’apprécier en direct, mais cette fille avait un petit quelque chose, sans doute dû au fait qu’elle arborait une chevelure couleur noir de jais comme je les aime, un brun foncé voire très noir.

L’arrivée de Jamel Debbouze et Gad Elmaleh est arrivée comme un cheveu sur la soupe au moment d’une chorégraphie sur des costumes empruntant à l’imaginaire de Le Diable s’habille en Prada. Je ne l’ai trouvée ni réussie, ni drôle. Mais surtout trop longue, voire interminable. Je me suis mis à la place des Miss qui devaient se demander quand tout cela allait bien pouvoir se terminer.  Le petit discours de Miss Côte d’Azur laissa d’abord Jean-Pierre Foucault  bouche bée avant qu’il ne lui dise Thank you, grazzie, ciao. Elle venait de perdre le concours en une minute.

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Il semblerait que Miss Tahiti ait été le choix du public et certains médisent déjà le fait qu’elle n’ait pas été élue. Elle avait un beau regard, et une dose d’exotisme qui transporte un peu le public au delà du quotidien. Elle termine 1ère dauphine et a obtenu un beau succès. La nouvelle Miss France Marine Lorphelin a  les yeux verts, de très beaux yeux, avec cette couleur plutôt rare pour une brune, j’aimerais désormais  la revoir sous un autre éclairage que celui du maquillage très marqué et des spots de lumières artificiels de la télé. Là, au naturel, les sentiments peuvent changer. En négatif, comme en positif. Ce qui est sûr c’est que sa vie ne sera plus jamais la même après ce soir du 09 décembre 2012.

Les dauphines de Miss France

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Le sacre

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