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Films du mois (Mai 2015)

Films du mois (Mai 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Super 8 (JJ Abrams, 2011) :   O

Dans les années 70, des gamins qui prennent du plaisir avec la caméra super 8mm de l’un d’eux sont confrontés à un grave accident ferré dont ils ignorent encore les conséquences. Le film de JJ Abrams paraphrase l’univers de Spielberg en empruntant à l’imaginaire (celui de E.T et Rencontres du troisième type), à un point où il semble ne plus être qu’une simple parodie, désincarnée, où les postiches et la reconstitution 70′s sonnent très faux. Le concept du film dans le film que tournent les gamins, le côté estampillé films d’aventures avec rebondissements dont celui de l’invasion extra-terrestre ne fonctionne à aucun moment, la faute à une absente totale d’émotion et d’implication. Je n’aime décidément pas le cinéma de ce réalisateur. DVD fr

 

Kurt Cobain, Montage of Heck (Brett Morgen, 2014) :  ♦♦

La vie du chanteur Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, depuis son enfance à Aberdeen jusqu’à sa disparition à Seattle au sommet de la gloire. Réalisé à partir des images privées du chanteur (tournées majoritairement en 8 mm à la fin des années 60-début des années 70 jusqu’à celles en vidéo des années 90) avec la participation de sa propre fille ici productrice,  ce documentaire met en images et en musiques la psyché d’un artiste longtemps torturé au fait de la gloire et devant faire bon gré mal gré avec le succès retentissant. Si les images d’archives sont très intéressantes pour leur rareté (portrait du groupe, interviews, images d’intimité) le montage des autres séquences qui mêle animations des textes, collages, images de concerts est très (trop) rapide,  frôlant souvent la pose et l’exercice de style ostentatoire, à l’exact opposé de la philosophie du groupe. Bref, très inégal, mais pas inintéressant pour l’éclairage qu’il apporte sur le statut de rock star et les aléas de la création quand gloire et éthique se confondent. Internet.

 

La famille Bélier (Eric Lartigau, 2014) :  ♦♦♦

Une famille de sourds, à l’exception de la jeune fille, peine à convaincre les habitants  de voter pour le mari au poste de Maire et ce, entre la vie au quotidien à la ferme locale et les aspirations de chanteuse de cette même adolescente qui doit monter à Paris. Le triomphe populaire passé, La Famille Bélier se révèle être une comédie drôle ou une drôle de comédie qui mêle passage de l’adolescence à l’âge adulte, premiers flirts, découverte de la sexualité, comédie familiale et musicale, film sur la ruralité, avec un zeste de politique et énormément d’entrain. L’abattage des comédiens, la confiance absolue dans leur alchimie, la révélation Louane (mais surtout celle de Roxane Duran), le cabotinage génial d’Eric Elmosnino en prof de musique revenu de tout en font une des meilleures comédies françaises de ces dernières années. Sans oublier, on est dans un mélo, les larmes et la joie mêlées avec l’idée, brillante, de jouer « Je vais t’aimer » en sourdine. Et puis c’est un bel hommage à Michel Sardou, interprète fabuleux. DVD fr

 

I spit on your grave 2 (Steven R Monroe, 2013) :  ♦♦♦

Une jeune americaine se laisse convaincre de poser pour quelques photos. Très vite, les hommes qui assurent le shooting abusent d’elle et lui font subir les pires outrages en la droguant et en l’emmenant à Sofia en Bulgarie. Depuis 1978 et le classique de Meir Zarchi avec Camille Keaton, le schéma reste le même dans ce type de production de série B d’exploitation : une jeune femme victime de sévices et de viols se venge de ses agresseurs jusqu’au dernier. Steven R Monroe officie une nouvelle fois derrière la camera et c’est avec Tom Six et Eli Roth un des réals les plus doués dans le genre. C’est ultra violent, sans second degré ou humour et la pression monte graduellement jusqu’à l’explosion finale. Un film radical, évidemment réservé à un public très averti. Même si je pense que le premier volet (donc le premier remake) lui était supérieur.  Youtube

 

Vanishing Waves/ Aurora ( Kristina Buozyte, 2012)  :   ♦♦

Un scientifique entouré d’une équipe de chercheurs et collègues tente à ses risques et périls de s’introduire dans l’esprit d’une jeune femme plongée dans le coma. Ce film de SF lituanien qui convoque l’univers de Kubrick (2001 pour certains décors) et Lynch (celui de Mulholland Drive pour les séquences fantasmées) bénéficie d’une très belle photo, d’une direction d’acteurs intéressante et de séquences chorégraphiées intrigantes. Porté sur le sexe, parfois tenté par les digressions, il pourrait parfaitement figurer dans une galerie d’art contemporain en qualité d’installation. C’est parfois osé, assez original dans son traitement visuel, mais aussi imparfait, traînant parfois en longueurs dans sa deuxième partie. En tout cas il y a des idées, et une réalisatrice qui maîtrise la technique. Le plus étonnant est que ce film, diffusé en salles en France ne soit pas sorti sur support vidéo, SD ou HD. Et qu’il est uniquement dispo en import -UK ou Allemand-. J’imagine que le Blu Ray Allemand doit être splendide, mais il n’y a pas de sous-titres anglais. DVD UK

 

Piranhas 3D (Alexandre Aja, 2010) :  ♦♦

Trente cinq ans après la fameuse attaque du Squale sur les plages californiennes sous la houlette du génie Spielberg, Aja, aux USA fait son remake du film de Joe Dante. Il faut attendre quarante cinq minutes, le temps de voir avant un défilé d’alcools, de bières et de seins en gros plans pour que le massacre en CGI commence. Accumulant les effets gores, les morts et les cris d’effroi, Pinrahas répond assez bien au cahier des charges : faire de cette série B une efficace série B d’exploitation où le silicone est malheureusement très présent. Amusant, gore (étonnante interdiction aux -12 seulement) et 3D fun avec effets de jaillissement. BR 3D Belge.

 

Le jour où je l’ai rencontrée/ The art of getting by (Garvin Wiesen, 2012) :   ♦♦

Un jeune lycéen en terminale, timide, dilettante et gauche rencontre une jeune fille dont il tombe secrètement amoureux dans un New York qui n’a rien de la carte postale classique. Avec cette rom-com qui n’a rien absolument rien d’aimable, le réalisateur montre un passage à l’âge adulte qui se fait non sans une certaine douleur, principalement psychologique. La retenue presque droopienne du jeu de Freddie Highmore et ses innombrables atermoiements (amoureux, scolaires, familiaux) montre les étapes d’une vie qui se construit ici sur un mode retors : le film est loin d’être facile et pourrait même passer pour un lourd pensum accablant sur le spleen adolescent. Mais il y a le final et les ouvertures qu’il laisse deviner. Vraiment pas facile d’accès, mais rappelant aussi le premier amour, le plus important. BR fr

 

Aux yeux des vivants (Alexandre Bustillo, Julien Maury, 2013) :   O

Leur premier essai, A l’intérieur assumait pleinement son côté extrême dans le gore, notamment dans sa dernière partie. La photo plus léchée ici agît en trompe-œil : Aux yeux des vivants se base sur un script d’une inanité tel que rien ne peut le sauver, pas même les effets gores qui n’y peuvent rien. Les dialogues, bourrés d’insultes, déplorables, la mise en scène approximative et l’interprétation très moyenne achèvent de faire de Aux yeux des vivants une série B horrifique ratée. Pourtant je partais avec un a priori positif. BR fr

 

The Bling Ring (Sofia Coppola, 2012) :  ♦♦♦

Dans la banlieue de Los Angeles, dans une Californie dorée, un groupe d’adolescents s’introduit dans les maisons de stars du showbiz pour y voler leurs effets personnels. Inspirée de faits réels cette comédie de Sofia Coppola prend comme toujours chez la cinéaste des allures de spleen adolescent derrière l’apparente dorure du décor. Ce qui brille ici ce sont les bijoux, les effets à plusieurs milliers (voire millions) de dollars mais derrière le vernis apparaît la tristesse et l’insondable mélancolie d’une jeunesse un peu perdue, à l’image de Nicki Moore, personnage dont l’entourage, dévots d’une secte, a comme quelque chose d’une horreur sociale qui ne dit pas son nom. Une fable sur la célébrité, les feux de la rampe, les icônes et les idoles dont l’issue judiciaire a montré qu’il y avait une morale. DVD fr

 

Inbred (Alex Chandon, 2012) :  ♦♦♦♦

Deux travailleurs sociaux et une bande de jeunes se retrouvent un week-end dans la campagne du Yorkshire auprès d’une population locale qui petit à petit va l’entraîner vers l’horreur après un malheureux concours de circonstance. Le cinéma anglais gore démontre avec ce Inbred (dont je n’ai appris l’existence qu’il y a quelques jours via le blog gorextreme) cette capacité quasi unique en Europe à marier un humour ultra noir à la violence graphique la plus débridée. Du postulat qui mixe Massacre à la tronçonneuse, les Chiens de Paille et Freaks, Inbred propose un film maîtrisé, où l’on rit de l’horreur et de l’ignoble. Certes les effets digitaux sont parfois trop voyants, mais l’énergie du film, l’inventivité des séquences d’effroi, le fait que l’on se demande jusqu’où le délire va être poussé en font un exemple de réussite, même si, en redoublant d’efforts j’ai quand même eu du mal à saisir tous les dialogues (Blu-ray sans sous-titres), avec ces accents à couper, surtout l’écossais.  BR UK

 

Dead Shadows (David Cholewa, 2011) :  ♦♦♦

Une comète s’abat sur Paris et crée l’Apocalypse. Le scénario se résume à cela, mais l’important comme on le dit parfois, se trouve ailleurs. Présenté dans quelques festivals (dont celui de l’Etrange Festival de Paris), Dead Shadows est resté pourtant longtemps invisible en support vidéo, HD ici qui plus (mais sorti aussi en DVD). C’est une chronique de Devildead et quelques autres papiers qui m’ont encouragé à le découvrir. C’est un premier film, avec les imperfections, les scories que l’on peut lui trouver, notamment des effets visuels parfois très (trop) voyants, surtout en haute définition où les défauts se voient davantage, une introduction pas très heureuse, des dialogues pas toujours très audibles. Mais, ce film, auto-produit, financé, écrit, réalisé, interprété au forceps impressionne par son idée principale de faire du cinéma de genre en France un genre respectable sur le principe du « Fais-le toi-même ». Derrière sa caméra, le jeune réalisateur et son acteur principal (qui font donc ici leurs armes) arrivent à maintenir un suspens horrifique fait parfois de bric et broc mais aussi et avant tout de cœur, de passion, sous influence 80′s. C’est  la naissance d’un réalisateur et il vaut le coup d’être vu ne serait-ce que pour la scène de l’araignée géante, absolument géniale. Une aubaine que ce film puisse être vu en vidéo après un parcours créatif compliqué. BR fr

 

A l’intérieur (Alexandre Bustillo, Julien Dupuy, 2007)  :  ♦♦

Quatre mois après un grave accident de voiture qui a coûté la vie de son compagnon, une jeune femme est harcelée la nuit du réveillon de Noël par une mystérieuse femme brune qui lui demande d’ouvrir sa porte…Un scénario un peu prétexte pour ce film de genre français, le premier pour son duo de réalisateurs. Si l’interprétation d’Alysson Paradis dans son premier rôle est bancale, en revanche celle de Béatrice Dalle qui a pour but d’embrasser des sujets qu’elle aime et qui fonctionne uniquement au coup de cœur est elle magnétique et quasi bestiale. A l’exemple de Trouble Every Day, A l’intérieur est un film radical dans son genre dans le sens où il va crescendo dans la violence graphique. Une véritable boucherie, une avalanche de gore, pour un film qui s’inscrit dans un genre assez décimé en France. Rien que pour ça il mérité d’être vu et aussi parce que malgré ses défauts, il possède une vraie franchise. DVD fr.

 

This is it (Kenny Ortega, 2009 ) :  ♦♦♦

Au printemps 2009 les dernières répétitions des 50 concerts à venir de la tournée intitulée This is it qui devait clôturer la carrière musicale et scénique de Michael Jackson. En confiant la mise en scène à Kenny Ortega c’est un Michael Jackson sur le point de revenir sur le devant de la scène que l’on voit dans ce documentaire saisissant qui montre l’artiste dans sa gestuelle, ses mimiques, sa décontraction, son exigence et son perfectionnisme. Les tubes, mondiaux, inoubliables sont là, et le génie de l’artiste qui invente sans arrêt, perfectionne ici et là un mouvement, met en avant ses musiciens et ses danseurs éclate à l’écran. Un très beau documentaire posthume, une déclaration d’amour à la musique et aussi une belle façon de voir la construction d’une chorégraphie, d’un tempo, d’un rythme. Il donne envie de réécouter ses albums et faire perdurer sa mémoire. BR UK

 

Perfect Mothers (Anne Fontaine, 2013) :  O

En Australie, la passion trouble entre deux amis d’enfance et leurs mères respectives dont les deux garçons sont tombés amoureux. Le récit d’un amour impossible vu par la réalisatrice Anne Fontaine. Le soi-disant trouble annoncé par le scénario (l’amour de deux jeunes hommes pour deux femmes mûres)  n’arrive malheureusement qu’en toute fin de film, celui-ci se résumant à un interminable atermoiement amoureux et à une histoire de passion qui n’a justement rien de troublant ou de touchant si ce n’est sa justification moralisatrice dans son dernier tiers. La photo a beau être solaire, le traitement est glacial et les sentiments éteints. Dommage, car Robin Wright est excellente. Beaucoup plus que les autres acteurs. BR fr.

 

Le labyrinthe (Wes Ball, 2014) :  O

De jeunes ados se retrouvent enfermés dans un labyrinthe dont ils doivent tous s’échapper. La figure du dédale est sur le papier passionnant, surtout la manière dont on peut en sortir. Las, cette production destinée avant tout à un jeune public adolescent est tellement lisse, tellement propre sur elle qu’elle n’expose aucune blessure, aucune égratignure et donne l’impression d’arriver vingt ans trop tard, après Cube et The Truman Show (pour l’idée de l’isolement). Le personnage de Gally, taillé à la serpe est à l’image de presque tous les autres : peu attachant voire insupportable. Un exemple de bon sujet ruiné par sa réalisation. BR FR

 

Sexe entre amis (Will Gluck, 2013) :  ♦♦

On sait dès le début comment tout cela va se terminer, cette façon de mettre en scène l’atermoiement, le questionnement amoureux, la vie en couple, le sexe pour le sexe. Mais l’intérêt principal de cette comédie dans laquelle les dialogues sont dits à un débit mitraillette, c’est ben l’abattage exceptionnel de Mila Kunis, ici terriblement sexy. Justin Timberlake est loin d’être mauvais, la complicité se ressent, mais on peut regretter que le film ne dure pas qu’1H20, il en aurait gagné en concision. Au demeurant, une comédie joyeuse et enlevée bien qu’un peu convenue. BR Fr

 

Happiness Therapy (David O Russell, 2013) :   ♦♦

Un homme qui a tout perdu, séparé de sa femme, vivant chez ses parents par contrainte rencontre une jeune femme tout aussi perturbée avec laquelle il noue un lien de plus en plus intime. Le cinéma de David O Russell est très particulier, et ce film ci le montre une nouvelle fois. Ce n’est pas tant le jeu de Bradley Cooper plutôt bon, ni certaines qualités d’écriture mais plutôt le jeu à oscar de l’actrice Jennifer Lawrence qui l’obtint précisément pour ce rôle qui m’a fait tiquer : on ne voit que la performance d’actrice ici dans la pure représentation. Très moyen, pas franchement convaincant, très bavard, jusqu’à sa résolution finale assez jolie. BR Bénélux

 

Eyjafjallojökull (Alexandre Coffre, 2013) :  O

Un couple divorcé se retrouve pour l’union de leur fille en Grèce. Mais l’éruption du volcan en Islande les oblige à dévier de leur trajet initial pour passer par l’Allemagne, l’Albanie puis la Grèce. Je n’en attendais pas forcément grand chose mais j’y allais à la curiosité. Le film qui a plus de vingt ans de retard au démarrage (déjà vu en dix fois mieux et bien avant lui avec La Guerre des Rose) veut tirer parti de la dualité du duo principal. Mais la mayonnaise ne prend jamais et le film ne m’a arraché qu’un seul très léger sourire. C’est très peu pour cette comédie vacharde, qui parle encore des petites roumaines qui sucent probablement pour 5 euros lors d’un dialogue assez douteux et l’humour (s’il y en a) ne décolle jamais. Une catastrophe. A oublier très vite. BR Bénélux.

 

Rabat (Jim Taihuttu, Victor Ponten, 2013) :   ♦♦♦

De la Belgique au Maroc, en passant par la France, les aventures comico-dramatiques de trois amis dont l’un d’eux doit ouvrir un commerce et épouser une fille qui lui est promise par mariage arrangé. Beaucoup d’humour, un poil de nostalgie, et un regard lucide sur l’engagement en amitié comme en amour dans ce film (avec le refus du mariage arrangé), road-movie au sens le plus noble du terme, dans lequel on parle l’anglais, l’arabe, le néerlandais, le français, l’espagnol. Une belle réussite, solaire, avec la participation d’une jeune actrice française. BR Bénélux

 

De l’autre côté du périph (David Charhon, 2013) :  ♦♦

La confrontation classique sous forme de buddy movie, héritée des années 70-80 entre le flic parisien arrogant et celui de banlieue. L’interprétation d’Omar Sy qui s’amuse de son image (mais ne la tord pas), et le rythme soutenu permettent de passer un bon moment dans cette comédie sur fond d’homicides, de trafics d’influence et détournements. BR Benelux.

 

Heimat (Edgar Reitz, 2013) :  ♦♦♦

Derrière l’apparent vernis austère (noir & blanc, durée de 3H50, entièrement tourné en allemand, sujet) Heimat, dès sa séquence d’ouverture déploie sa technique magistrale et réalise un tour de force : celui de rendre au romantisme allemand du 19ème siècle son souffle romanesque dans le portrait d’une génération de paysans du Hünsruck. Composé comme une longue suite de plans-séquences patiemment découpés et chorégraphiés (grâce au très bon travail de steadycam), ce film d’une belle ambition surprend. On est happé dès les premiers instants dans une description romanesque et naturaliste d’une province allemande vivant au gré des saisons, des récoltes tourmentées, habitée par le désir d’exil. Il met à l’honneur l’artisanat, les métiers oubliés en réalisant le prodige de marier la technique la plus aboutie au sens du détail. BR Benelux.

 

Ginger & Rosa (Sally Potter, 2013) :  ♦

Malgré les bonnes intentions du script (celle de montrer le passage de l’adolescence à l’âge adulte avec les rites générationnels dont celle du premier amour), le film reste uniquement en surface des choses et survole un sujet passionnant d’initiation. La facilité se ressent même au niveau des noms des personnages, l’héroïne étant rousse se nommant Ginger. Le manque d’empathie ne permet pas au film de décoller. C’est dommage parce qu’il y a des moments assez tendres et bien vus. DVD Benelux.

 

Films du mois (Décembre 2014)

Films du mois (Décembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Image

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Vivre pour vivre (Claude Lelouch, 1967) :  ♦♦

A la fin des années 60, Lelouch croque la vie d’un couple qui ne s’aime plus et surtout le portrait d’un reporter doué dans son métier mais lâche en amour, trompant sa femme et multipliant les aventures au gré des reportages. Pas le film le plus essentiel de son réalisateur, mais une chronique douce-amère qui parle de manière franche d’un sujet délicat. Très beau DVD. Et une interview intéressante en bonus. DVD fr

Maléfique/Maleficent (Robert Stromberg) : ♦♦♦

Une version de la Belle au bois dormant dominée par la présence fascinante d’Angelina Jolie qui ne fait pas que vampiriser l’écran mais porte une très large partie du film sur ses épaules. L’univers convoque le merveilleux, l’imaginaire et l’onirisme et si l’on peut regretter certaines créatures qui ont un côté un peu trop plastique, c’est l’évasion qui prédomine soulignée par une action bien menée. Un conte très réussi. Br fr 3D

 Crazy Night (Shawn Levy, 2008) :  O

L’humour et surtout sa réception c’est quelque chose de subjectif. On peut adorer Louis de Funès pour les mêmes raisons qui font que d’autres le détestent. Ici, un couple qui se dit lui même banal décide de sortir dîner à Manhattan dans un restaurant très huppé. Ils s’incrustent et s’ensuit une série de péripéties qui se veulent drôles voire hilarantes. Je n’ai rien contre le duo d’acteurs, mais j’ai trouvé l’histoire très conventionnelle (le rendu vidéo HD horrible)  et surtout j’ai décroché peut-être un ou deux sourires en 1H40. Je préfère largement l’humour absurde d’un Dumb and Dumber, car ce Crazy Night se passe effectivement de nuit, mais n’a absolument rien de Crazy. BR fr

Predestination (Les Frères Spierig, 2014 ) :  

Les réalisateurs d’Undead, une pétite série B horrifique sorti il y a dix ans se retrouvent à Hollywood pour filmer une aventure de science fiction sur les passages temporels, épaulé par Ethan Hawke. Le plus intéressant dans ce film, ce n’est pas le voyage dans le temps, les failles spatio-temporelles et le visuel, c’est cette étrange ressemblance qu’entretient son héroïne principale avec Léonardo Di Caprio, tout du moins le Di Caprio du milieu des années 90. Pour le reste c’est assez sommaire dans sa réalisation et j’ai trouvé le temps un peu long. BR fr

Poltergeist (Toobe Hooper, 1980) :  ♦♦♦

Je ne l’avais jamais vu mais ce film était lié à un souvenir d’enfance en passant devant le vidéoclub et me demandant ce qui se cachait derrière la mystérieuse jaquette d’une enfant devant un poste de télé. C’est une oeuvre bicéphale qui est un exemple de collaboration artistique entre deux artistes aux univers différents, à savoir Spielberg et Hooper. Ce n’est pas la même chose que le duo Pressburger/Powell, mais l’un et l’autre se complètent avec l’horreur pure de l’un (Hooper) et la sens du merveilleux, du conte chez l’autre (Spielberg). C’est en somme la matrice contemporaine du film de maison hantée, après l’original de Wise en 1959. Un poste de télévision, une famille et des interventions surnaturelles. Il n’en faut pas plus à Spielberg pour écrire un script sur la peur enfantine, sur les revenants. Hooper nous gratifie de quelques plans gores inattendus (qui justifient l’interdiction aux moins de 16 ans). Un film qui possède ce charme fou des films à effets spéciaux bricolés avant l’arrivée une décennie plus tard du tout CGI. Le DVD est très minimaliste : chapitrage, choix des langues, et c’est tout. DVD fr

Lucy (Luc Besson, 2014) :  ♦

Luc Besson voit large et ambitieux dans son script new age (les pouvoir infinis,  l’intelligence artificielle, la terre, l’expansion de l’univers) mais combine curieusement le minimum syndical dans le traitement visuel de son film qui convoque le cinéma contemporain coréen, le blockbuster américain et les franchises françaises (dont Taxi pour les poursuites). Un film hybride, au ton solennel et moralisateur (les stock shots documentaires appuient cette idée), naïf et roublard. Et surtout dénué d’émotions. BR fr

Ishaqzaade (Habib Faisal, 2012) :  ♦

L’opposition clanique, les élections, la jeunesse confrontée à l’aspect réactionnaire des doyens, c’est le cœur du film de cette œuvre indienne produite par Aditya Chopra qui met en scène deux jeunes comédiens débutant peu convaincants. Dès l’intro le film hurle son souhait de différence tout en s’adressant à un public conquis d’avance : les jeunes locaux dynamiques de Mumbaï, mais aussi les NRI qui souhaitent s’embrasser sur la bouche sans complexe (ce qui n’était pas le cas dans les 70’s). Très inégal, un peu hystérique et déjà vu. BR indien

Nos Meilleures Vacances (Philippe Lellouche, 2013)  :  O

C’est pire que ce que je craignais au regard de la jaquette retouchée jusqu’à l’excès, mais j‘étais curieux. Les vacances en Bretagne d’une bande d’amis parisiens garde justement ce côté énervant de parisianisme regardant le villageois avec une certaine condescendance dans le propos (tout ce qui n’est pas parisien est étranger). Seuls demeurent assez bien croqués ces moments de découverte pré adolescente, premiers baisers doux, innocence et heureuses découvertes. Tout sonne faux à commencer par les postiches et les costumes qui ont ce côté « reconstitution » forcée. BR fr

Le cerveau (Gérard Oury, 1969)  : ♦♦

Cela commence comme une comédie façon swinging London, puis la comédie déroule son intrigue s’affichant le luxe de se faire côtoyer Bourvil, Belmondo et Niven au casting. C’est un film assez entrainant qui lorgne même du côté de La Panthère Rose de Blake Edwards, avec un comique de situation qui émerge de l’énormité du détail (ici la panthère et le décor de la maison qui s’écroule). Un film ancré dans les 60’s, mélangeant bonne humeur, détente et divertissement. Du cinéma d’artisan en somme. Admirable restauration HD.

Seuls Two (Eric et Ramzy, 2008) : ♦♦

Paris, deux hommes. Seuls au monde ou presque. Le scénario est amusant mais pas sur toute la longueur, avec une histoire qui est surtout prétexte à l’abattage du duo principal qui reprend le comique de péripéties et le sens de la répartie. Sympathique mais un peu trop long pour tenir la distance.
BR fr

Les Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2014) :  O

Ce n’est pas tant l’humour, l’ironie, le ton au second et troisième degré qui m’ont agacé dans ce film de science fiction mais davantage son esthétique, ses costumes et sa soif d’en mettre plein la vue. Au bout d’une demi-heure je savais que cela ne me plairait pas tant j’ai trouvé le bestiaire vite repoussant. Idem pour le choix des couleurs et ces incessants changements de format vidéo passant du Scope au 1.85:1 lors des scènes d’action. Je préfère largement les originaux de Star Wars dont l’univers et l’imaginaire me parlaient beaucoup plus. BR fr 3D

La planète des singes (Matt Reeves, 2014 :  O

L’intérêt de la nouvelle version de 2010 résidait dans la multitude de rebondissements, l’affinement des caractéristiques des personnages, un rythme soutenu. Tout l’inverse ici, d’abord dans le choix d’un format 1.85:1, d’une 3D quelconque et surtout d’une mise en place d’intrigue s’étirant au-delà de l’heure. Un blockbuster qui contredit l’effet de surprise du premier volet et qui  provoque l’ennui. Très oubliable. BR fr 3D

Stars 80 (Frédéric Forestier, Thomas Langmann, 2012)  :  ♦

La troupe des années 80 composée, entre autres de Desireless, Jean-Pierre Madère, François Feldman, Début de Soirée, Emile et Images se reconstitue pour une tournée à travers toute la France. L’ironie du début qui veut qu’elle soit refusée partout – y compris par le producteur Valery Zeitoun- laisse ensuite la place à un film très lisse, comme en pilotage automatique. Jean Luc Lahaye semble être celui qui s’amuse le plus de son image. Divertissant même si très mineur, racontant en filigrane cette gageure de ne pas se moquer des artistes et du public qui les aime tout en montrant des chanteurs qui apparaissent en playback et chantent toujours le même tube.  BR fr

Kebab Connection (Anno Saul, 2005) :  ♦♦

Une comédie allemande qui décrit les relations entre une jeune fille allemande et un jeune homme turc dont elle est amoureuse et dont elle attend un enfant. La peur de l’engagement, la responsabilité de la paternité, les tensions inter-religieuses sont au cœur de cette sympathique comédie allemande tournée à Hambourg. Avec une dose d’humour, des répliques amusantes, un peu de karaté et surtout du döner. Acheté il y a quelques années à Amsterdam sur un marché je le gardais bien au chaud en attendant de le découvrir. DVD Benelux.

Crawlspace (Justin Dix, 2010) :  ♦♦

Depuis Alien et plus récemment Cube, enfin il y a de cela déjà une quinzaine d’années l’enfermement est propice à décrire toutes les peurs, qu’elles soient de nature biologique et ou guerrière. Ici on se retrouve avec une troupe de soldats coincés sous la terre. Ambiance poisseuse, cadrage au cordeau qui en font un film loin d’être original mais correctement ficelé. Je me suis aussi demandé si l’orange des costumes de certains personnages n’étaient pas au regard du film une métaphore sur les prisonniers de Guantanamo et le sort qui leur est réservé. BR fr.

20 ans d’écart (David Moreau, 2013) :  ♦♦♦

Une comédie romantique qui met en scène un jeune étudiant en architecture et une rédactrice de mode de vingt ans son aînée. Un film drôle, enlevé sur les dessous (impitoyables, mais ce n’est pas une suprise, ils étaient bien  décrits dans Le Diable s’habille en Prada) de la mode et sur le sentiment amoureux entre un homme naïf, maladroit mais touchant qui met du peps et de l’originalité dans la vie d’une future (quadra) incarnée par une pétillante Virginie Efira. Il est d’ailleurs amusant de la voir jouer à ce point sur son image, tandis que Pierre Niney excelle dans son rôle (et a tout le talent pour devenir un grand acteur). DVD fr

La Belle et la Bête ( Christophe Ganz, 2014) :  ♦

Au mystère et à l’onirisme du film de 1946, Christophe Ganz préfère la toute puissance des CGI et des décors (époque oblige). Si je ne n’aime pas trop le film de 1946 je lui reconnais un très beau maquillage et une belle utilisations des trucages d’optique. Ici, cette relecture du film de Cocteau propose plus de rebondissements et d’action mais moins de mystère. Léa Seydoux m’a paru trop jeune pour le rôle et Vincent Cassel grimé par  les effets spéciaux ne fait pas peur. Je n’ai compris la présence des géants de pierre qui ajoute du spectaculaire là où ce n’était pas nécessaire. Br FR

Reflets dans un œil d’or (John Huston, 1967) :  ♦

Deux heures ou presque de frustrations sexuelles, de sous-entendus et d’énergie érotique (négative) dans ce film qui convoque la psychanalyse en décrivant les relations entre trois personnages : une femme, un soldat voyeur et un officier gradé. La photo est belle, Marlon Brando ne fait rien mais reste monstrueux de charisme, mais le film est d’une langueur qui a finit par me décourager au bout d’une heure. Et le Blu-ray affiche une image au contraste trop mou, donnant l’impression de voir le film avec un voile constant.. BR fr

Stuck (Stuart Gordon, 2009 : ♦♦

L’enchaînement de péripéties, la tension nerveuse, l’ironie cinglante qui culmine dans le final grand guignolesque font de cette série B un conte métaphorique sur l’horreur quotidienne celle qui s’immisce et qui montre une certaine forme de lâcheté derrière le masque apparent de la tranquillité et la sociabilité. C’est signé Stuart Gordon un maître du genre à qui l’on doit Re-Animator.  Je me demande néanmoins ce que ça aurait pu donner avec Brian Yuzna aux commandes (réalisateur du formidable Society). BR fr

 

Supercondriaque (Dany Boon, 2014) :  ♦♦

Dany Boon s’appuie sur un sujet (l’hypocondrie) pour dérouler sa mécanique comique qui fonctionne bien dans le premier tiers et rebondit ensuite avec la fausse usurpation d’identité. C’est rythme, assez drôle parce qu’il en fait des tonnes, tout en mimiques, expressions et joue aussi avec la représentation des Balkans, de la guerre civile et des imbroglios. Le film rappelle un peu par moment et j’ignore s’il l’a vu Rab Be Bana Di Jodi sur la thématique de l’identité usurpée ou plutôt du masque que l’on porte pour éviter d’être soi-même tout en désirant l’amour de l’autre. Et Alice Pol est vraiment très charmante. BR fr

Made In USA (Jean-Luc Godard, 1966) :  ♦

Godard signe un film conceptuel comme il a souvent eu l’occasion de le faire, s’appuyant sur la puissance visuelle de son film pour entraîner son héroïne et égérie Anna Karena aux U.S.A. Le film mêle politique (en plein conflit du Vietnam et avant Mai 68), discours sur l’image et le son -avec cette voix-off omniprésente-, trouvailles visuelles (le mot liberté criblé de balles), et ces panneaux typographiques qui seront plus tard par Gaspar Noé. C’est visuellement beau (photographie superbe), très pop, mais le propos peut paraître aussi un peu obscur et laisser de marbre d’autant que l’héroïne n’a pas vraiment le beau rôle. DVD UK

La Chasse (Thomas Vinterberg, 2011) :  ♦♦

Le film de Thomas Vinteberg remarqué et salué à Cannes en 1998 avec Festen (son meilleur film),  est l’histoire d’un mensonge perpétré par une enfant qui met en vrac la vie d’un adulte travaillant auprès des enfants dans une crèche. Quelque peu prévisible, le film fait lentement monter une pression qui concentre l’énergie du désespoir de l’anti-héros vers une conclusion percutante. C’est bien interprété, cela rappelle aussi Les risques du métier de Cayatte, a photo est superbe (et le Blu-ray tout autant), mais au final je préfère la noirceur de Festen et le propos de ce dernier. BR f




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