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Du nouveau chez Badlands [L'aiguille]

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Ce film kazakh est une vraie rareté, culte dans son pays d’origine mais totalement inconnu chez nous et pourrait ainsi trouver bientôt sa voie en France pour sa première édition en DVD sur notre territoire (il est sorti en Suède). Une grande première dont l’avancée laisse augurer du meilleur (le travail éditorial du tout jeune Badlands ayant été formidable pour le film de Lucile Hadzihalilovic -master restauré sous sa supervision, respect du format original, interviews, livret avec synopsis, etc). Le film de Rashid Nughmanov est sorti en 1988 et il a consacré localement son acteur principal.

Sylvain Perret le responsable de Badlands vient de dévoiler des news alléchantes quant à la sortie programmée du DVD sur lesquels des touches éditoriales sont actuellement en cours de finalisation

On avait proposé le film à L’Extreme cinema de Toulouse, et le programmateur a eu un coup de coeur : il a fait venir le réal, a montré l’Aiguille dans notre copie, et a même montré un autre film du réal. C’est la troisième fois que je voyais L’Aiguille : la première fut au festival des cinémas d’Asie de Vesoul, dans une copie 35 (sauf erreur) usée. La seconde, c’est en le revoyant avec mes collègues de Badlands pour le sous titrage, et enfin à Toulouse en novembre. Je l’ai « redécouvert », non seulement parce que le master restauré HD est somptueux (amis du grain cinéma, vous allez être ravis), mais en plus, les sous-titres ont été refaits et ça facilite la compréhension de certains points – une référence à Leone notamment…

Le public a été désarçonné par le film, n’a pas toujours tout saisi, on pense que ça va être le cas lors de sa sortie, mais le film vaut à notre sens le coup.

Aujourd’hui, où en est-on ? On a le master, le réalisateur veut peut-être revoir 2 ou 3 sous-titres sur L’Aiguille (Igla en VO – quel titre allons-nous garder ? je ne le sais pas encore). De plus, en bonus, on aura, de certain, une version alternative du film que le réal a sorti il y a quelques années (Igla Remix) et un documentaire sur la musique underground kazakhe dans les années 80 (Yahha) qui a été le déclencheur de L’Aiguille historiquement.

Il est question fortement d’autres courts métrages du réalisateur, de documentaire sur cette Nouvelle vague kazakhe. Pas de date de sortie, à l’heure actuelle, mais on avance…

Historiquement ce serait en effet merveilleux de pouvoir découvrir un tel film plus de vingt cinq ans après la chute du Mur de Berlin venant d’un pays qui faisait partie de l’ex-URSS avant l’indépendance de 1991. Culturellement, ce serait une véritable opportunité de faire découvrir un petit pan du cinéma mondial, kazakh en l’occurrence lequel ne trouve que très rarement le chemin des bacs de DVD et/ou des salles. Rien que l’annonce d’un documentaire sur la musique underground kazakhe est très alléchante.

Pas de date de sortie officielle annoncée pour le moment mais restons à l’affût des news.

BA

Chute du Mur de Berlin

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Il y a vingt cinq ans, jour pour jour, quasiment heure pour heure, le Mur de Berlin appelé aussi le Mur de la Honte tombait sous les coups des pioches de milliers de Berlinois. Les familles séparées depuis 1961 (Berlin ouest/Berlin est) pouvaient ainsi se retrouver après tant d’années passées de l’un ou l’autre côté du mur. A l’époque j’avais dix ans, un ordinateur CPC Amstrad 6128 avec moniteur couleur, et je me rappelle comme si c’était hier des images de ce mur s’affaissant au fur et à mesure, symbole d’une liberté retrouvée.

Les images de liesse populaire, de célébration, d’amour, Rostropovitch et son instrument de prédilection, la disparition d’une époque, le début d’une autre firent rapidement le tour du Monde. Les images étaient tellement fortes qu’elles sont restées en moi et je le sais en des millions d’autres personnes. Il nous arrive de vivre de grands moments historiques, et celui-là en était un d’une importance considérable.

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C’est un des derniers grands évènements historiques de la fin du XXème siècle, qui annonçait la chute du communisme, l’ouverture à l’ouest des pays de l’Est. Un mois plus tard, le jour de Noël, Nicolae Ceaucescu et sa femme Elena étaient, après avoir été jugés sommairement, exécutés en direct à la télévision (par la télé roumaine dont les images furent reprises par celles du monde entier). Je n’ai jamais oublié ces images non plus. Je venais pourtant à peine de sortir de l’enfance. Vingt cinq ans plus tard, les Berlinois se sont de nouveau rassemblés, pour ne jamais oublier le passé mais aussi célébrer l’avenir.

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Journal Radio Canada

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Vivre avec le Mur de Berlin

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Documentaire sur le Mur de Berlin

 

Films vus (Mai 2013)

Films vus en Mai

 

***** : Chef-d’oeuvre

**** : Excellent

*** : Très bon

** : Bon

* : Moyen

O : Mauvais

 

Film du mois

 

The Hike (2011) de Rupert Bryan

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Films vus

 

The Hike (Rupert Bryan, 2011) :  *****

Le  genre du survival semble usé jusqu’à la corde et pourtant il nous arrive d’être encore surpris par ce genre de bobine (premier film qui plus est) venue de nulle part ou presque (du Royaume-Uni en réalité) qui agrippe le spectateur sans crier garde (la séquence d’ouverture à couper le souffle) et ne démord pas ensuite de son objectif : faire peur avec trois fois rien, tout en évitant les sempiternelles histoires de fantômes ou de revenants, pour aller dans l’horreur sèche : celle du quotidien ici malmené dès que les héroïnes de l’histoire arrivent en forêt. La forêt qui est un lieu culte et référentiel du film d’horreur : depuis Evil Dead jusqu’à nos jours, c’est un théâtre rêvé pour les sorties horrifiques nocturnes. The Hike part de pas grand chose, avec un groupe de cinq filles façon The Descent et se retrouve après une demi-heure de présentation dans le vif du sujet façon Détour Mortel. L’intérêt de l’histoire vient de son premier changement de ton et son premier coup de théâtre qui arrive alors même que l’on pensait que le(s) tueur(s) de l’histoire pouvai(en)t être tout autre(s). La photographie (travail sur caméra HD Red au rendu splendide de jour comme de nuit), l’utilisation du format Scope, et bien sûr, l’implication des acteurs qui font de ce film d’horreur un film très premier degré rappellent ce que Morituris aurait pu être s’il n’avait versé dans la complaisance et la surenchère ce à quoi The Hike répond par la montée de l’angoisse et la gestion de la terreur par petites touches. Surtout, le film va au bout de son idée, peut-être même plus que The Descent qui s’achevait sur une fin ouverte, et c’est une de ses grandes forces. Quelque part, il s’agit ici du petit frère de The Woman. Même énergie, même capacité à faire monter la tension et mêmes critiques acerbes voire virulentes contre lui (avec la critique de la misogynie voire même du sexisme, entre autres, petit florilège ici). Radical et prenant. Et ravi une fois de plus que ce soit Emylia qui l’ait distribué (Evil Angel, The Woman, Little Deaths précédemment). BR Fr

 

Dylan Dog (Kevin Munroe, 2010)  :  **

Si vous vous demandiez ce que faisait Brandon Routh depuis l’excellent (à mon sens) Superman Returns, Dylan Dog est l’une des réponses. Le jeune acteur incarne ici un inspecteur privé très particulier qui oeuvre pour éviter une guerre des monstres entre lycanthropes et bêtes coriaces de trois mètres de haut. Le film ne se prend vraisemblablement pas au sérieux (sauf dans son dernier tiers) et l’humour du film est assez agréable. Le décor de fond est lui aussi assez original, puisque le film se déroule intégralement à la Nouvelle-Orléans, dans le Bayou et de nuit. Ce qui semble logique vu le sujet. J’ai toutefois quelques réserves : une deuxième partie moins habile et plus bavarde, un côté « films de potes » qui a ses limites, notamment par rapport au personnage de Gabriel qui devient trop envahissant et peu de surprises sur la fin. Mais c’est assez divertissant. BR fr

 

Le quatrième pouvoir (Dennis Gansel, 2012)  :  *

J’adore ce qu’a fait Gensel avec son histoire de vampires femmes dans Nous sommes la nuit. Mais beaucoup moins ce qu’il a fait du film d’espionnage (l’ombre de Les hommes du président et de Les trois jours du condor planent sur le film) politique qui dans sa première partie, grosso modo sa première demi-heure frôle le médiocre. Heureusement, il se rattrape dans sa deuxième partie, plus nerveuse. La caricature de la presse muselée, le jeu des acteurs pas forcément au diapason (le rôle du journaliste n’est pas franchement campé avec conviction, dommage parce que Kasia Smutniak vue aussi dans Room in Rome s’en sort bien) ne sont pas épargnés, même si le fond du film possède une certaine force, malgré tout assez mal exploitée (pas mal de longueurs et des effets pas toujours heureux, notamment dans la façon de filmer les scènes d’action ou le ralenti). Je suis déçu, parce que j’en attendais bien plus, mais ce faux pas du réalisateur allemand ne remet pas en cause la générosité de son précédent film qui est absolument à (re)découvrir. Ni même l’insolence de son Girls and Sex BR fr

 

Pour elle (Fred Cavayé, 2008 ) :  **

Dans ce film de Fred Cavayé, Vincent Lindon (impeccable et ultra minéral dans son jeu) incarne un prof de français confronté à l’accusation de meurtre que sa femme aurait commis sur sa chef. Le film s’échine à montrer comment un homme peut tout mettre en place (y compris l’évasion d’une prison) pour la sauver. La réalisation est très nerveuse et le film ne contient quasiment aucun temps mort. Il est entièrement porté par son duo d’acteurs. Diane Kruger joue d’abord un second rôle, celui de la mère de famille, emprisonnée durant une bonne partie du long-métrage en prison et qui ne verra son fils que par le biais des visites écourtées. Le reste du temps est concentré sur l’énergie que son mari déploie pour la sortir de cet enfer (quoi de pire que d’être accusé et condamné pour ce que l’on a pas fait ?). Si je regrette une photo hyper froide (choix artistique), et une ambiance qui l’est parfois tout autant, le film se révèle entièrement dans la fin de sa deuxième partie. Dire qu’il n’est même pas sorti en France chez Wild Side Video qui l’avait pourtant distribué en DVD. Un des mystères de la HD, car le couple d’acteurs est loin de ne pas être connu. Le blu-ray est en revanche sorti en Allemagne. BR Allemand

 

The Roommate (Christian Christensen, 2010)  :  *

Un film prévisible de bout en bout, dont on devine l’issue dès les premières minutes, il n’y a à ce titre aucun suspens, mais c’est un portrait parfois pas mal fichu sur cette obsession que peut avoir une personne envers une autre en virant au mimétisme et au crime passionnel. La question du transfert (Rebecca s’idéalisant en Sarah dès le début) est ici traitée parfois avec de grosses ficelles, et il n’y a absolument aucune scène qui soit originale, mais ce n’est pas non plus un mauvais film. BR allemand.

 

One Day (Lone Sherfig, 2011) :  O

Qu’est-il arrivé à la réalisatrice du splendide Une éducation ? Et bien elle a tourné ce One Day qui est probablement la comédie romantique la plus indigente que j’ai vue ces derniers mois/années, et c’est d’autant plus pénible à l’écrire, que je suis un fan des comédies romantiques (j’adore Love Actually, entre autres). Mais là, au bout de vingt minutes, j’ai eu l’impression que ça ne se terminerait jamais, d’autant que la réalisatrice a choisi un rôle principal masculin absolument insupportable, rendant son jeu et le film insupportable par la même occasion. Les poncifs sont là, les clichés aussi (le couple dévoyé, la femme qui trompe son mari, la différence générationnelle qui fait que le père se met en tête de ne rien lâcher à son fils, l’errance dans la drogue du présentateur télé beau gosse qui couche avec toutes les premières venues). Trop, c’est trop, et le film, qui aurait pu me faire fondre (en larmes et/ou d’émotion) m’a au contraire passablement énervé avec sa couleur frelatée, ses coupes, ses voitures et sa musique d’époque (François Feldman se retrouve sur la bande-son, très années 80).Vraiment une grosse déception. BR benelux

 

Sans identité (Jumae Collet Sera, 2012) :  **

Liam Neeson (à son aise et charismatique comme d’habitude) joue ici un homme dont le passé semble s’effacer aussi vite que son  identité après un accident de voiture. S’il n’atteint pas la puissance d’un Taken 1 ou 2, ce film mis en scène par l’espagnol Collet-Sera joue à fond la carte de l’invraisemblance et de la pluie de rebondissements qui permettent de maintenir l’action jusqu’au bout. On se fiche des révélations sur le pourquoi de l’histoire, même s’il est assez amusant de retrouver l’acteur principal du film La Chute, celui de The Box (le vieil homme mystérieux), ainsi que Diane Kruger dans un rôle de réfugiée clandestine. D’ailleurs le film se passe intégralement à Berlin, décor peu commun du genre blockbuster, avec certaines de ses arcanes, notamment son côté un peu underground.  Efficace en somme. BR Fr

 

Un plan parfait (Pascal Chaumeil, 2012)  :  ****

J’avais détesté L’arnacoeur, comédie que je trouvais trop bling-bling, sans véritable enjeu, bref la comédie française comme je peux l’exécrer. C’est exactement l’inverse avec Un plan parfait. L’idée d’associer Diane Kruger et Danyboon est une excellente idée, parce qu’elle se base sur des complémentarités. La spontanéité de l’une devant le pataud attendrissant de l’autre. En l’état, le rythme échevelé de cette comédie sur les superstitions (une jeune femme ne veut pas rater son premier mariage comme d’autres avant elle dans sa famille, prend l’avion pour Copenhague et se retrouve avec un homme gauche mais attachant au final, qui va lui réserver plus d’une surprise). La mayonnaise prend immédiatement et l’on sent une réelle complicité entre les deux acteurs. Les scènes comiques se suivent, et celle de la fausse call-girl à une soirée de prestige en Russie vaut à elle seule le visionnage. Mais il y a plus cela : il y a aussi en filigrane, cette question rampante, obsédante même de l’amour détourné, celui-là qui fait qu’une personne aimée est déjà avec quelqu’un et en manipule à sa manière une autre. Le con dans l’histoire devient au final le héros, romantique, sincère jusqu’au vertige…de l’amour. C’est cela que montre cette comédie dans l’air du temps, où une jeune femme finalement se plaît davantage dans la surprise, l’inattendu, plutôt que dans la linéarité d’un mariage tracé d’avance, avec les mêmes plats, les mêmes désirs et les mêmes sorties. Le duo d’acteur porte totalement le film sur ses épaules. Diane Kruger, belle, intelligente, versatile, confirme tout le bien que je pensais déjà d’elle (quand les détracteurs ne voyaient en elle qu’une potiche). C’est une actrice formidable et apparemment très simple dans la vie (très intéressant making-of). Elle me fait un peu penser à Florrie. Une comédie très charmante, une vraie bonne surprise. BR fr.

 

Rio (Carlos Saldanha, 2011) :  ***

La formidable séquence d’ouverture donne immédiatement le ton : la réalisation, certes intégralement réalisée par ordinateur, permet une chorégraphie sans entrave et ça va très vite. Un peu trop même. Les vingt premières minutes m’ont rappelé au meilleur de Toy Story, à savoir raconter une histoire avec des personnages forts et un tonalité émouvante : ici un oiseau qui ne sait pas voler et une libraire du Minnesota qui s’est prise très tôt d’affection pour lui. Je regrette juste que l’humour s’invite parfois dans de trop longues tirades, car visuellement c’est très beau et techniquement très abouti. Un très agréable film d’animation. BR Fr.

 

Cheerful weather for the wedding (Donald Rice, 2012):   **

Je n’ai pris et vu ce film que pour une seule raison : Felicity Jones. L’actrice britannique est un coup de coeur depuis Oh My God ! et est en passe de devenir un de ces jeunes pousses que j’affectionne, tout comme Gemma Arterton. Le film se déroule en 1932 dans la bourgeoise anglaise du Devon, et l’on suit les ultimes préparatifs du mariage de Dolly, entourée de ses proches. Le film est charmant, porté par ses interprètes et par un humour dont seul les anglais ont le secret. Ce n’est pas aussi fort que Tamara Drewe ou Albatross mais le film jouit néanmoins d’un travail de direction artistique remarquable. Felicity, je vous suivrai, c’est sûr !   BR anglais

124 heures (Danny Boyle, 2010) :   *

Le sujet est plus intéressant que le traitement par l’image qui en est fait. Ce fait divers réel, qui est arrivé au Colorado (un homme s’est retrouvé seul coincé dans un canyon) montre les limites du dispositif de mise en scène de Boyle qui use et abuse des effets de montage, faisant de son film une publicité pour les accélérés et ralentis d’image dans un contexte dramatique, mettant ainsi toute émotion de côté à ce moment-là. C’est dommage, car James Franco, tout seul, le bras coincé par un rocher, qui sort sa caméra Sony (beau placement produit) est charismatique et toujours aussi sexy. Je préfère l’énergie bouillonnante et le montage au corps à corps justifié de Slumdog Millionaire pour le coup. TV.

 

The Story Of Joanna (Gerard Damiano, 1975)  :  ***

Le réalisateur Gerard Damiano s’attaque ici à la figure du Pygmalion qui vire ici au sadomasochisme. L’interprétation, la photo, la direction artistique de haute qualité rappellent que le cinéma porno des années 70, réalisé majoritairement avec de la pellicule argentique avait par moments rien à envier au cinéma traditionnel. Le film, s’il est moins fort et définitif à mes yeux que ne l’est le chef-d’oeuvre de Radley metzger, The Opening of Misty Beethoven, est toutefois très bon, même si la trame le rapproche effectivement du film de Metzger, et intrinsèquement de My Fair Lady de Cukor (que je n’ai jamais aimé). Et au milieu des années 70, il était encore rare de voir une scène de sexe non simulée entre deux hommes dans une production hétéro. Casey Donovan lui déclenchera un mini-scandale avec la scène de strapon, un an plus tard dans The Opening of Misty Beethoven. Internet

 

Faites le mur ! (Banksy, 2010) :  ****

Un documentaire d’une richesse vertigineuse sur la place de l’artiste dans le quotidien, en prenant comme fil conducteur l’histoire proprement incroyable de Banksy, artiste ayant favorisé la popularité de l’art de rue (street art), dissimilant son visage et son identité depuis des années, ici au coeur du film. Le documentaire s’ouvre sur le portrait de Thierry Guetta, un homme vivant  à Los Angeles depuis l’âge de 15 ans dont l’obsession première est de filmer chaque minute de sa vie, croquant les portraits de ses proches et de lui-même à tout moment, accumulant des milliers d’heures enregistrées sur cassette. On croise ensuite des artistes de l’art de rue, voguant entre la légalité et l’illégalité d’un art qui sort des musées pour se retrouver dans la rue, sur les murs. Dès lors Guetta et Banksy se rencontrent et l’artiste anglais de convier sa vision de l’art au moment où l’art de rue s’invite sur les marchés aux enchères, le gratin hollywoodien commençant à s’arracher ses toiles et ses pièces de graf’. Ou comment l’art du graffiti jeté à l’opprobre devient si tendance qu’il intéresse celles et ceux qui le rejetaient violemment. Un documentaire qui a des airs de cinéma : personnages attachants, scénario inventif, mise en lumière des contradictions d’une époque, fresque intimiste et grandiose sur l’humain, portraits d’artistes sans cesse sur le fil du rasoir, puis promus génies contemporains. Sociologiquement, philosophiquement, artistiquement, un des meilleurs documentaires de ces dernières années avec le formidable Rize de la Chapelle pour qui aime le street art ou pas. Banksy qui a signé la pochette de Blur Think Tank plonge aussi dans ce vertige créatif : il rappelle par sa mise en scène, les canulars d’Andy Kaufman, tout comme Marcel Duchamp ou encore Warhol. Youtube.

 

Prostitution (Jean-François Davy, 1976) : ***

Réalisateur de films pornographiques dans les années 70 et de deux documentaires focalisés sur l’actrice Sylvia Bourdon avec Exhibition, Davy filme ici, quasi exclusivement sous la forme d’interviews qui n’incluent jamais de champ contre champ le quotidien de prostituées féminines d’âges et d’origines sociales différentes. Davy a manifestement gagné la confiance de ces femmes qui parlent à la fois crûment et pudeur de leur métier, de leurs espoirs, de leurs mauvais plans, certaines vivant bien leur profession, d’autres beaucoup moins. On assiste aux premières assises des prostituées qui se terminent en foire d’empoigne. On s’intéresse, on écoute, on entend des témoignages qui n’hésitent jamais à dévoiler les coulisses du métier, et le documentaire s’autorise aussi les touches d’humour comme lorsque Eva (la principale interviewée, et une ancienne actrice de porno, Claude Janna) se rend dans la petite usine de machines à coudre avec les employées qui se livrent sur le métier et ce qu’elles en pensent. Le rôle d’Eva est d’ailleurs étonnant : elle était véritablement actrice au milieu des années 70 et a été probablement prostituée (dans quelle mesure est-ce mis en scène ?) au tout début de la décennie. La note finale est optimiste et emmenée par Grisélidis Réal qui avec le panache, l’humour, la petite folie contagieuse et surtout terriblement humaine qui la caractérisaient y va de son petit refrain libertaire. Youtube

Premiers achats

Premiers achats dans Nostalgi(k) 115255940Un petit sujet pour aborder les premiers achats marquants dans le domaine de la musique, du cinéma, des arts en général.

Premier vinyle : Melody, Y’a pas que les grands qui rêvent, 1989

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La chanson a été écrite par Guy Carlier (je l’ignorais complètement jusqu’à peu, en même temps j’avais dû zappé les crédits sur le verso), qui a été présent à la télé dans l’émission de Fogiel ainsi qu’à la radio. En 1989, quand ce titre est sorti et a été diffusé à la télé, j’en suis tombé amoureux. Comme je suis tombé amoureux de sa chanteuse, Melody, une jeune artiste qui avait 12 ans à l’époque, a poursuivi sa carrière avec deux ou trois autres titres puis a cessé ses activités artistiques. Plus tard elle est devenue vendeuse dans une boutique, puis maman.

C’est mon premier coup de foudre musical, j’avais une dizaine de francs en argent de poche, mes parents m’ont demandé ce que je voulais comme disque, j’ai eu une réponse instantanée : « J’aimerais avoir le disque de Melody. » Cette chanson rétrospectivement est sortie durant une année absolument fondamentale, l’année 1989 : second Amstrad, chute du Mur de Berlin, déménagement et arrivée dans une nouvelle école,  fin des années 80. C’était très fort, je sentais que beaucoup de choses arrivaient, sans en comprendre immédiatement la portée, mais c’était électrique. Elle me rappelle le bruit de la craie sur le tableau vert, les leçons de morale inscrites au dessus de ce même tableau, le parfum de la colle Cléopâtre, la couleur brunie des sièges en bois. L’enfance.

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Y’a pas que les grands qui rêvent, le premier titre de Melody, sorti en 1989.

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Une flèche en plein cœur

Le second vinyle c’était une compilation des tubes de l’année 1990 intitulée Boulevard des Hits 10.  Je me souviens qu’il y avait un titre de Phil Collins,  un de Gloria Estefan.

J’ai longtemps recherché la pochette originale, et l’ai enfin retrouvée

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Un mois après j’ai découvert et acheté un autre titre de Technotronic, Pump it up, Pump the jam. Cette chanson m’avait marqué par son rythme syncopé.

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Pump it up, Pump the jam

Premier single en CD : Zombie de The Cranberries.

Bien que sorti en 1994 en CD, je ne l’ai découvert qu’en 1995 à la télé. Je l’ai acheté en CD sans me poser trop de questions. Peu de temps après, j’ai découvert King for a day et j’ai acheté le single Digging the grave. C’était en 1995.

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The Cranberries

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Zombie

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Faith no More

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Digging the grave

Première VHS : Las Vegas Parano de Terry Gilliam (1998)

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Celle de Las Vegas Parano achetée dans un Espace Temps (les premiers DVD arrivaient dès fin 98 dans ce magasin que j’ai beaucoup fréquenté à la fin des années 90). J’ai pris le film, j’ai regardé les premières minutes, ai trouvé l’image extrêmement décevante, suis revenu au magasin avec le ticket de caisse et ai demandé le remboursement, prétextant que la cassette devait avoir un problème. Je fus remboursé alors même que j’avais trouvé un prétexte bidon, mais ça passait plutôt bien à l’époque. Un peu plus tard, j’ai acheté la VHS en VO sans sous-titres de Nowhere de Gregg Araki. Ce sont les deux seules VHS originales que j’ai achetées.

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Premier DVDMatrix des frères Wachowski, 1999

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Matrix, (1999)

Avec sept autres films, ce fut mon premier achat DVD. A l’époque, lorsque j’ai eu 45 ou 50 DVD, je suis allé à Paris, Avenue de Villiers, dans une petite boutique à l’accueil glacial qui a d’ailleurs failli me décourager d’y laisser mes films, pour y revendre une trentaine de DVD, si bien qu’il m’en restait une dizaine. J’en avais à l’époque retiré 500 francs, c’était au début de l’année 2000. Quand je suis rentré à la maison, j’ai eu soudain un pincement au cœur. C’est la seule et unique fois où j’ai revendu des DVD.

Premier HD-DVDHitcher (Dave Meyers, 2007)

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Acheté à la boutique MK2 Bibliothèque Mitterrand en 2008, à laquelle je ne suis pas retourné depuis un bail (je n’aime pas l’endroit et n’apprécie guère plus le quartier avoisinant). Premiers pas dans la HD.  J’ai eu peur car je l’ai acheté un peu à l’aveugle, ne sachant pas vraiment si le disque était toutes zones, s’agissant d’un disque Warner il l’était par définition, mais c’était une édition avec DVD. Au final le film est lisible sur un lecteur français.Le film que j’ai trouvé excellent a été vilipendé à sa sortie en salles. La vidéo est une seconde chance et elle le prouve une fois de plus. Depuis j’ai découvert bon nombre de films par ce biais.

Premier Blu-ray : Et bien je ne m’en rappelle pas. :- )  (et c’est sérieux). J’essaierai de retrouver le titre, mais là, comme ça, ça ne me revient pas.

 

Tatiana Heghea : Eu te iubesc

Tatiana Heghea : Eu te iubesc dans Moldavie tricolor-eurovision-6

Le salut de la musique roumaine viendrait-il de sa voisine (et cousine) la Moldavie, à en écouter le single de Tatiana Helgea née et vivant de nos jours à Chishinau, la grande ville du pays ? L’histoire de la Moldavie est concomitante  à celle de la Roumanie avec laquelle elle partage la même langue (le roumain, langue latine, un des rares exemples de pays latin au milieu de pays slaves d’ailleurs, de la Hongrie à la Pologne). Territoire auparavant rattaché à la Roumanie (sa partie la plus au Nord Est), la Moldavie a obtenu son indépendance en 1991 peu de temps après la chute de l’URSS la même année. Incidemment la chute du mur de Berlin a eu des retentissements importants en terme de frontières de territoires alors ouvertes, tout le bloc ex-soviétique ayant peu à peu obtenu son indépendance, de la Biélorussie à l’Estonie en passant par la Lettonie ou la Lithuanie.

La Moldavie est aussi connue sous son nom actuel de République de Moldavie avec à sa tête le Président Nicolae Timofti, élu en 2012.

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Tatiana Heghea est une artiste moldave qui a sorti il y a quelques mois son titre Eu te iubesc. Moi qui suis souvent peiné d’entendre des chanteuses et des chanteurs roumains chanter dans une autre langue que leur langue maternelle (en l’occurrence en anglais et désormais de plus en plus en espagnol à l’instar de Mandinga), en écoutant Tatiana Heghea j’ai retrouvé ces airs de folklore plus traditionnels, ces intonations et cette mélodie qui nous fait voyager en terres agricoles, sinon villageoises loin de la capitale roumaine Bucarest mais aussi de Chisinau.

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Eu te iubesc

Il y a un an, Tatiana Heghea participait à l’émission moldave « Fii Tanar »

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Elle participait aussi un mois avant en mars 2012 à « Vedete la bis »

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En 2010, elle avait essayé de représenter la Moldavie avec son titre Aminterele Dor, mais il n’avait pas été retenu

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