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Le cinéma indien fête ses 100 ans (4ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (4ème partie) dans Inde veerzara-oct21

Le milieu des années 2000 a marqué un tournant pour le cinéma indien. On assiste aux dernières grandes fresques historiques et romantiques, dont le parangon est Veer-Zaara, réalisé par Yash Chopra. Le cinéma se diversifie, fait une place de plus en plus importante à la comédie, laquelle peut se révéler parfois bien lourdaude. On assiste également à la recrudescence de l’utilisation de l’anglais dans les dialogues, que ce soit au niveau des chansons qui commencent à perdre leur titre original en hindi au profit de l’anglais, et des dialogues qui mélangent à la fois l’hindi et l’anglais. D’où le terme d’hindglish, contraction des deux mots.  Les studio Yash Raj de Yash Chopra se tourne de plus en plus vers l’international, en ayant pour coeur de cible les NRI. Abhishek Bachchan parvient à se faire un nom et monte en puissance entre 2004, époque du premier Dhoom et Guru qui l’installera comme un acteur qui compte. Dhoom Machale est devenue une chanson culte.

Yash-Raj-Films dans Inde

Veer-Zaara

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Lodi

Dhoom

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Dhoom Machale

2005_Iqbal%209

Le milieu des années 2000 est aussi l’occasion de voir un cinéma indépendant, loin des standards de l’énorme industrie Filmcity. Deux réalisateurs vont s’illustrer à ce niveau :  Nagesh Kukunoor avec Dor et Anurag Kashyap futur auteur de Dev D, la relecture moderne de Devdas de 1953 puis 2002. My brother Nikhil est aussi un film important : scénario et réalisation beaucoup plus classiques, mais sujet en or et jeu d’acteurs très convaincant. Farhan Akhtar qui avait signé son premier film Dil Chahta Hai en 2001 revient à la réalisation avec Lakshya, un deuxième film certes moins réussi mais porteur toutefois des plus grands espoirs quant à ce cinéaste plein de promesses. Ce qu’il confirmera en 2006 avec le remake de Don.

df9f53ec-4579-44a5-b3c3-80a7ff036b43_625x352My brother Nikhil (2005)

Ashutosh Gowariker, réalisateur du chef-d’oeuvre Lagaan signe quant à lui Swades, fresque intimiste et sociale sur un ingénieur de la NASA qui vient installer un moteur hydraulique dans un village. Le film obtiendra un grand succès et démontre une fois de plus la versatilité de l’acteur Shahrukh Khan. C’est aussi le seul rôle à ce jour de Gayatri Joshi. Quand il a fait son casting, le réalisateur ne voulait absolument pas de star féminine pour ce rôle et a trouvé chez elle cette spontanéité de débutante qui transpire à l’image.

Swades_02Swades (2004, Ashutosh Gowariker)

Swades_05La magnifique Gayatri Joshi dans Swades, son unique rôle au cinéma.

Swades

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Yeh Tara Woh Tara

Lakshya

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Kitni Baatein

Bunty-aur-BabliBunty aur Babli (2005)

Je garde un assez bon souvenir de Bunty aur Babli, dans lequel se trouve la splendide Kajra Re.  Abhishek Bachchan consolide sa relation avec une certaine Aishwarya Rai qui deviendra par la suite son épouse. C’est un, sinon le premier DVD officiel (avec hologramme) que j’ai acheté. Le film est une comédie plus amusante que nombre de films qui viendront inonder les écrans (No Entry, Garam Masala). C’est aussi la période durant laquelle Vivek Oberoi va essayer de se frayer un chemin dans l’industrie tout en essuyant de sévères échecs commerciaux qui le pousseront à renoncer aux rôles et aux films principaux.

Bunty aur babli

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Kajra Re

Kisna

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Sun lo tum Chilman Uthegi Nahin

Iqbal

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Aashayein

Le cinéma indien fête ses 100 ans (3ème partie)

Le cinéma indien fête ses 100 ans (3ème partie) dans Inde lagaan,3

Dans cette troisième partie, nous aborderons dans un premier temps le début des années 2000.

La décennie 2000 commence assez mal pour la superstar ShahRukh Khan. Éculé par quelques échecs au box-office, et visé par une presse d’extrême-droite qui le compare à Hrithik Roshan (lequel débute en 2000 au cinéma avec Kaho Na Pyaar Hai, à mes yeux un navet, mais son succès fut retentissant, et Hrithik tourne sous la direction de son père Rakesh Roshan) L’acteur va progressivement renouer avec le succès. Hrithik émoustille les jeunes femmes et devient très populaire. Un autre grand acteur finit lui aussi à ce moment-là sa longue traversée du désert après des années 80 aux succès aléatoires. Amitabh Bachchan sera propulsé sur le devant de la scène par un jeune cinéaste qui croit encore en lui : Aditya Chopra, auteur du film le plus populaire des années 90 : Dilwale Dulhania Le Jayenge. Le film en question s’intitule Mohabbatein et dure 3h 40. Il contient les séquences chantées et dansées qui serviront de base aux futures réalisations des années 2000 par leur technique époustouflante.

Lagaan dans Inde

Le triangle amoureux de Lagaan, 2001. On reprend un schéma classique, mais le film transcende totalement son sujet.

Les années 2000 est une décennie très contrastée : elles commencent par des films-fleuves, dans lesquels la cinématographie déborde d’énergie, en faisant du masala un genre roi. C’est une décennie de chefs-d’œuvre et de ratages intégraux, la période faste des films patriotiques qui versent parfois dans les excès les plus discutables/contestables. Le film Gadar en est le prototype, même s’il demeure un succès colossal. A l’inverse Lagaan est l’incarnation d’un cinéma profondément indien ouvrant néanmoins  son sujet à l’universalité par ses thématiques et sa réalisation. Plus tard durant la décennie les durées vont s’amoindrir, la production de plus en plus s’occidentaliser voire se « hollywoodiser », reprenant les formules marketing et même la façon de filmer des grosses productions hollywoodiennes. La saveur si particulière du cinéma hindi va perdre peu à peu de son goût et de son exotisme.

Dil-Chahta-Hai

Dil Chahta Hai : la naissance d’un cinéaste, la révélation de Preity Zinta (après Dil Se en 1998 et Dil Hai Tumharaa), Saïf Ali Khan.

On assiste à des scènes tournées  en Suisse (popularisée par Yash Chopra dans le milieu des années 70), mais aussi et de plus en plus à Londres, les cinéastes voulant non seulement toucher le public indien local, mais également, puis surtout le public NRI, les personnes qui vivent à l’étranger et font partie de la diaspora. Et où trouve-t-on nombre de ces NRI ? A Londres et en Angleterre.  Jusqu’au milieu des années 2000, nous aurons droit à des fresques souvent très belles, avec moult personnages, chorégraphies et chansons. C’est l’époque reine des BOF de Jatin-Lalit, Shankar Ehsaan Loy, puis Vishal-Shekhar et Salim Merchant. C’est aussi la naissance du cinéaste Farhan Akhtar qui comptera beaucoup.

devdas2Devdas, 2002. Le film Sanjay Leela Bhansali fut projeté à Cannes en présence de toute l’équipe.

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Une scène issue du film Kal Ho Naa Ho, 2003 : Mahi Ve. Explosion de couleurs, d’entrain derrière le vernis dramatique du film. Celui-ci sera projeté deux ans après sa sortie en salles en Inde en France. Kajol y fait une apparition amicale.

Voici donc un top 10 du début des années 2000 :

 

Phir Bhi Dil Hai Hindustani

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Phir Bhi Dil Hai Hindustani

Mohabbatein

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Soni Soni

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Pairon Mein Bandha Hai

Kabhi Kushi Kabhie Gham

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Suraj Hua Maddam

Chori Chori Chupke Chukpe

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N° 1 punjabi

Lagaan

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Radha Kaise Naa Jale

Dil Chahta Hai

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Jaane Kyu

Shakti

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Ishq Kamina

Devdas

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Dola Re Dola

Kal Ho Naa Ho

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Mahi Ve

Main Hoon Na

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Chale Jaise Hawaien

En bonus, Kannathil Muthamittal, un des films tamouls les plus importants de la décennie, réalisé par Mani Ratnam.

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Les Dvds de Chori Chori Chupke Chupke, Kuch Kuch Hotai Hai, Kabhi Kushi Kabhie Gham, Dil Se et Lagaan furent les cinq premiers DVD que j’ai achetés dans le quartier indien de Paris. Celui de Chori Chori Chupke Chupke était honteusement recadré en 1.37:1, rognant une large partie de l’image en haut et en bas du format Scope d’origine. Mais cela ne m’a pas empêché d’en acheter une centaine dans les mois qui suivirent.

 

 




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