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[Hand] Rio 2016 : les Bleues en finale

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Elles y sont. Elles ? Les bleues. Celles de l’équipe de handball féminin emmenées par Allison Pineau et son numéro 7, avant-centre élue meilleure joueuse du monde il y a quelques années et qui aujourd’hui (enfin demain) se retrouveront face à la Russie pour la première finale olympique de leur histoire. Oui, je me suis dit (et n’étais pas le seul) que cela allait être très compliqué contre l’Espagne en milieu de seconde période, quand l’avantage était de + 7 pour les ibériques.

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Mais les françaises (sans doute repoussées dans leurs retranchements à la pause dans les vestiaires par Siraba Dembélé, la même qui avait piqué sa gueulante en 2009) y ont cru jusqu’au bout, soulevant une montagne (il fallait surmonter la défense en 0-6 des espagnoles, une défense si rugueuse en 1ère période) pour s’offrir une demi-finale. Une demi-finale qui avait échappé aux Bleues à deux reprises, consécutivement en 2008 et 2012, éliminées de manière abrupte (le principe même des matchs couperet après les poules). Aux bords des demi et donc d’une possible médaille en cas de victoire.

Alors un petit topo rapide pour l’histoire. En 1999, elles jouent leur première finale. Leur premier championnat du Monde et la première médaille d’argent car la Norvège, même sur un seul but d’écart au bout de la prolongation était trop forte. Elle qui rempila pour gagner deux titres olympiques et à peu près tout ce qui se fait au niveau international. Bref une équipe légendaire qui vient pourtant d’être éliminée par la Russie à ces mêmes Jeux de Rio.

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1999, le début de la grande histoire

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2003, le premier sacre Mondial

Motivée et remontée comme jamais la France, fait, à ce jour, le plus beau match de son histoire, car un Mondial quand on a 20 ans ça ne s’oublie jamais, qu’on soit joueur ou spectateur. Mais joueur c’est une toute autre dimension. En 2003, rivé devant l’écran en décembre, le 14 du même mois, j’assiste stupéfait à la plus prodigieuse remontée (plus que celle contre l’Espagne Mardi dernier c’est dire) face à des Hongroises archi favorites, qui croyaient avoir plié le match à quinze minutes de la fin.

Mais la génération Nicolas, Pecqueux-Rolland, Lejeune, n’avait pas dit son dernier mot. 7 buts remontés en 7 minutes. Une intensité hors du commun et des hongroises qui craquent. A l’époque, une certaine Anita Görbicz venait d’avoir vingt ans et enchaîne les bévues. Et les fautes. Qui coûteront cher à son équipe. C’est à mes yeux la plus grande joueuse de l’histoire, mais à l’époque, par péché de jeunesse et par orgueil elle commet l’irréparable en provoquant un jet de 7 mètres à 5 secondes du terme.

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Le public furieux assista à l’impensable dix minutes avant : voir la France repasser en tête et arracher des prolongations (comme contre l’Espagne) qu’elle finira par gagner. Görbicz n’a sans doute jamais oublié son geste qui la sanctionna d’un carton rouge et permit aux françaises de recoller. Elle s’illustra ensuite comme une joueuse caractérielle mais et aussi géniale. Au point de devenir une icône en Hongrie.

Retour en 2016, les Bleues sont en finale après la victoire contre les Pays-Bas (à noter d’ailleurs que le Roi était en tribune et a même lâché un petit sourire à la fin de la deuxième période).

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Une victoire qui doit aussi beaucoup à l’arrêt déterminant de Laura Glauser

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Le potentiel est là. Dans tous les cas de figure, elles auront une médaille. Reste à en connaître la couleur . Ce sera l’argent ou l’or. L’argent serait déjà fantastique. L’or serait grandiose. Après la défaite, là encore en prolongations de la Norvège, les espoirs sont permis (la Norvège est redoutable et connaît parfaitement la compétition). Bien sûr il faudra qu’elles donnent tout pour le match de leur vie.

Je pourrai alors les remercier de m’avoir fait vibrer- et si l’or au bout -de conclure une des plus belles pages de l’histoire du sport collectif français. C’est déjà un fantastique parcours, victoires en matchs de poule, victoire à l’arrachée en quart, victoire difficile en demi. Restent les Russes. Une montagne, emmenée par l’hyper énergique et gouailleur Trefilov, sélectionneur emblématique d’une Russie qui respecte beaucoup la France mais qui ne lui fera aucun cadeau.

Et si l’or était au bout (elles iront pour), ce serait une sacrée belle page de l’histoire du hand féminin qui s’écrirait. Verdict demain. J’en connais déjà un qui frétille d’impatience.

 

Films du mois (Février 2015)

Films du mois (Février 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Pride_poster dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’œuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Kiss Myg, Une histoire suédoise (Alexandra-Therese Keining, 2011) :  O

Pour célébrer son futur mariage, Mia se rend avec son fiancé chez son père au sein d’une famille recomposée. Là elle y tombe amoureuse de  la fille de la nouvelle femme du père de son fiancé. Le sujet de l’infidélité est un terme qui n’a rien d’original en soi, car souvent traité au cinéma, mais ce qui m’a dérangé dans ce film dans lequel on boit dans quasiment chaque scène ou presque, c’est la médiocrité de l’interprétation, la platitude de la mise en scène, et le côté très moralisateur des dialogues et du script. Il pourrait y avoir une étincelle mais je me suis beaucoup ennuyé devant ce film qui se traîne en longueurs, et dont la résolution finale possède ce côté calculé dans la montée progressive de la musique comme celle des sourires. Vraiment une grande déception car je m’attendais à bien mieux. DVD fr

 

Cold Prey 2 (Mats Stenberg, 2008)  :   ♦

C’est un peu mieux que le premier (vraiment mauvais à mon sens), est-ce dû au changement de réalisateur, peut-être ? Avec cette fois-ci une photo digne de ce nom et une atmosphère un peu plus singulière puisque basée uniquement sur l’enfermement dans un hôpital. On n’échappe pas toujours au cliché éculé des portes refermées violemment et du son monté en épingle pour faire peur, mais la mise en scène est plus lisible que dans le premier film. Reste néanmoins une aberration de scénario qui fait que si l’on part du principe que le mystérieux tueur n’est pas réanimé par l’équipe médicale il n’y a plus de film. Sauf qu’il fallait apparemment une suite pour aligner les morts. A défaut d’être convaincant, c’est juste moyen. BR fr

 

Pride (Matthew Wachrus, 2014)  :  ♦♦♦♦♦

La lutte concomitante des ouvriers miniers et des communautés lesbiennes/gays dans l’Angleterre et le Pays de Galles  de 1984 sous le gouvernement de Thatcher pour obtenir plus de droits. L’intelligence suprême du film est de ne pas verser dans le simple film à thèse et de pointer du doigt les hétérosexuels, mais de montrer que la solidarité entre deux communautés a priori sans rapport sur le papier pointe pourtant les mêmes stigmates : ceux d’avoir eu à souffrir d’injustices criantes et de rejet. Tous les comédiens sans exception sont formidables, on voyage dans le passé sans être passéiste, et sous ses airs de feel good movie (ce qu’il est aussi réellement), Pride est un film sur l’initiation (celle du photographe amateur Joe notamment), sur le coming out, l’acceptation (plus que la tolérance), la différence sans jamais forcer le trait. Un film à la photographie pop, pétillant de tous les pores de la pellicule, rafraîchissant avec son casting intergénérationnel. Pas étonnant qu’il ait remporté la Queer Palm au festival de Cannes. Un film qui emporte tout sur son passage par son énergie communicative et qui nous interroge aussi par son militantisme sans tomber dans le prosélytisme sur le regard que certains portent sur d’autres, du fait de leur simple orientation sexuelle, de leur milieu social et professionnel d’origine. Et la BOF est fantastique. BR fr

 

Hercule (Brett Ratner, 2014) :  O

Il y avait pourtant le potentiel pour faire de ce film un film d’aventures/action palpitant, au rythme effréné, soigné visuellement. C’est exactement l’inverse qui se produit avec Brett Ratner aux commandes (je me suis dit que je faisais un dernier essai). Le réalisateur a beau parler de sa passion pour le mythe à longueur d’interviews, la réalité, bien autre, celle de son film, touche au navet friqué. Et c’est bien le plus énervant : avoir des moyens importants au service d’un film à la réalisation aussi terne. Il ne se passe quasiment rien pendant près d’une heure avant l’arrivée des Cerbères. Reste alors le clou du spectacle dans un déluge de SFX au rendu douteux. L’interprétation, le scénario qui laisse les rôles féminins aux abonnés absents, la laideur du rendu HD, tout concourt à en faire un film dont la médiocrité se renouvelle plan après plan. A côté, le Pompéi de Paul WS Anderson, pourtant pas un grand film est un chef-d’oeuvre. BR fr

 

Cold Prey 1 (Roar Uthaug , 2006) :  O

Cinq amis font une excursion dans la montagne norvégienne là où se trouve un tueur à crochet. La seule originalité si l’on peut lui en trouver une de ce film est de nous montrer un décor norvégien balayé par une tempête de neige. Pour le reste le scénario d’une terrible banalité ne fait qu’aligner des poncifs et des effets de terreur vus et revus, déjà entendus mille fois ailleurs, dont le tintamarre sonore finit par saouler au bout de trente minutes, l’effroi supposé ne reposant que sur le volume sonore. Un mauvais slasher qui ne me donne pas forcément envie de voir la suite, et il y en a deux autres. BR fr

 

Légitime Défense (Pierre Lacan, 2011) :  ♦♦

Jean-Paul Rouve que l’on retrouve souvent dans des comédies est ici l’anti-héros au premier plan de cette histoire de manigance, de chantage, de trafics et de combines en tous genres au sein d’un drame familial. C’est bien ficelé, correctement joué, surtout par Olivier Gourmet qui incarne un salaud intégral, mais j’ai regretté l’omniprésence de plans surlignant l’effet dramatique déjà pesant du script par de nombreux plans sur l’eau et le ressac. Au bout de dix minutes on a bien compris, et cet effet est malheureux. Une bonne petite série B à la française. BR fr

 

De President (Erik de Bruyn, 2011) :  ♦♦

Un jeune berger marocain devient par un concours de circonstance Président des Pays-Bas. C’est le synopsis de ce film sorti aux Pays-Bas en 2011 et dont l’histoire nous montre à quel point l’éloquence et l’apparence peuvent jouer un rôle déterminant en politique. Constitutionnellement le film ne respecte pas à la lettre la réalité de la Hollande, puisqu’il s’agit d’un Royaume (le roi étant Willem-Alexander qui a succédé à la Reine Béatrix il y a deux ans). Il montre surtout à quel point l’immigration est un sujet de société et de cinéma fort, ici les marocains croisant les estoniens, les kazakhs et les roumains dans une fable assez bien vue sur l’engagement personnel et politique. On y parle plusieurs langues et surtout cela dédramatise ce qui chez nous fait la une et la polémique presque chaque semaine. Sans doute une question de mentalité. BR hollandais

 

The Thing (Matthijs Van Heijingen, 2011) :  ♦♦♦

Le premier film sorti en 1982 est resté un classique de l’horreur et même un classique tout court. Il était à son époque visionnaire et utilisait des techniques d’effets spéciaux/maquillage qui ne sont plus utilisés de nos jours, remplacés par les CGI. Le remake de 2011 est très respectueux du scénario et de l’évolution du film original. L’intérêt vient de l’originalité de prêter les traits du personnage principal à une femme au milieu d’un casting exclusivement masculin. Les scènes-clé du premier sont reproduites, mais le film sait aussi se montrer accrocheur quand il filme la peur surgir de l’arrière-plan, d’un détail, d’une zone d’obscurité. Un film prenant, pas aussi définitif que le premier, mais très convaincant et habile et se refermant là où commençait le film original. La boucle est bouclée  BR fr

 

Votre Majesté/ Your Highness (David Gordon Green, 2013)  :  O

Je n’étais déjà pas forcément convaincu par l’humour de Delire Express, là le réalisateur pousse encore son délire (qui se veut absolument drôle mais ne l’est à mon sens que très rarement) du temps des chevaliers, avec un anachronisme qui leur fait parler le verlan. C’est voulu c’est certain, ça ne fonctionne pas c’est le constat que j’en fait. Surtout, le film après une intro catastrophique semble s’amuser à jouer sur le registre de la laideur le sommet étant atteint par la séquence des abeilles géantes. J’ai zappé au bout de 50 minutes quand Natalie Portman arrive. Pas du tout ma tasse de thé. BR fr

 

Action ou vérité/ Truth or dare (Robert Heath, 2012) :  ♦

Le jeu de l’action/vérité ici poussé dans ses limites. Une série B britannique qui s’appuie sur un scénario sadique et tortueux dont l’enjeu est explicité en toute fin après de nombreuses râles de douleurs, exactions et sévices. On a un peu envie de prendre une douche après tant de violence physique et visuelle, mais le film tient par sa dynamique propre et l’interprétation de David Oakes qui affiche une étrange et frappante ressemblance avec ‘acteur danois Mads Mikkelsen. DVD fr

 

Cockneys Vs Zombies (Matthias Hoene, 2012) :  ♦

Les films de zombies ont pullulé sur les écrans depuis la sortie en 1968 du film genèse du genre, un certain La Nuit des Morts-Vivants (Night of the living dead). Depuis de l’eau a coulé sous les ponts et l’humour anglais est venu apporter sa pierre à l’édifice sans toutefois toujours me convaincre (je n’aime pas l’humour de Simon Pegg et encore moins celui de Shawn of The Dead). Ce film-ci a la particularité de faire parler des acteurs à l’accent cockney de l’East End de Londres. Lesquels défouraillent du zombie. C’est sa seule petite originalité, le film étant somme toute assez conventionnel sans être mauvais. Un film un peu amusant sans plus. BR Fr

 

Gooische Vrouwen ( Will Koopman, 2011) :  O

Une comédie néerlandaise qui décrit les états d’âme de quatre amies (inséparables) dans leur quotidien. Ce n’est pas vraiment du Sex and the City (série +films) qui avait déjà plus de charme, pas vraiment non plus une comédie ludique à la Alles is Liefde, triomphe aux Pays-Bas lors de sa sortie en 2007. On est dans un registre plus amer, mais le film ne m’a pas convaincu malgré la beauté de l’actrice Susan Visser. J’ai trouvé le ton banal et prendre Paris pour unique décor de carte postal (et mensonge sur la marchandise vu la pochette du film) est un peu léger. DVD Benelux.

[Handball] Championnat d’Europe Féminin 2014 Jour 4 et 5

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Monténégro-France 20-24

La France avait à cœur de bien négocier ce troisième match de poule, même si elle est déjà qualifiée avec deux victoires en deux matchs, consécutivement contre la Slovaquie (21-18) puis la Serbie, sur une plus large victoire (26(17). En face, ce soir, il y avait les Monténégrines, vice championnes Olympiques et surtout tenantes du titre de Championnes d’Europe acquis en 2012. 

La France n’a pas montré le visage d’une équipe qui a du mal à s’organiser et à mettre en place son schéma tactique. Face aux Monténégrines, comme la Serbie, elle a attaqué bille en tête et ne s’est pas posée de question. Elle a joué le jeu dans l’intervalle, pour trouver des solutions en un contre un et a surtout développé un jeu posé comme un jeu de contre-attaque efficace, avec également une belle prise de risque au tir à 9 mètres (Pineau et Lacrabère principalement). 

Même si le match a été très tendu en 1ère mi-temps avec des périodes d’égalité puis un léger avantage tantôt pour la France, tantôt pour le Monténégro, les françaises on vraiment pris l’ascendant psychologique et physique en milieu de deuxième période. Grâce à une bonne technique, des variations dans l’attaque placée, les française ont déroulé un jeu à la fois agressif (notamment grâce à sa défense en bloc, selon le schéma qui lui va si bien du 0-6 toutes les joueuses alignées sur la même ligne à 7 mètres) et inventif (belles transmissions de balles, croisés dynamiques, un contre un efficaces). En résulte une rencontre intense. 

Dans le dernier quart d’heure elles se sont même régalées, Pineau réalisant un des plus beaux matchs de ces cinq dernières années, très volontaire, en soutien permanent en qualité de demi-centre, centre névralgique de l’organisation tactique. Elle a pu compter sur Camille Ayglon auteure de très nombreuses interceptions, de Amandine Leynaud qui a su sortir les arrêts décisifs en fin de deuxième période, de Siraba Dembelé efficace et marquant même en pivot, rôle qui échu normalement à Nina Kanto. Belle entrée aussi depuis le premier match de Marie Prouvensier à l’aile droite, qui a tout juste vingt ans.

Je me suis mis à rêver de ce type de match en finale, et je me suis dit que si cela avait été le cas aujourd’hui, cela aurait été une des plus grandes finales de l’histoire du hand français féminin. Il y a eu de belles finales (le Mondial de 2003, la finale de 2009 et 2010), mais une victoire est forcément un sacre au goût spécial, lors du dernier match

Qualifiée pour le second tour, la France affrontera la Suède ou les Pays-Bas.

[Handball] Championnat d’Europe féminin 2014 Jour 1, 2 et 3

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France-Serbie 27-16

Un résumé des deux premières journées avec une équipe de France qui livrait bataille dès lundi soir, le 8 décembre mais se révélait décevante par rapport à une équipe de Slovaquie tenace et conquérante. Acculée en défense, peu inspirée en attaque, l’équipe de France a dû batailler ferme pour s’imposer finalement lors d’une seconde période plus équilibrée sur le score de 21 à 18. L’équipe française peut sortir des matchs médiocres contre des équipes paraissant moins offensives sur le papier, et sortir un match fantastique contre d’autres beaucoup plus difficiles par rapport à leur jeu, c’est tout son paradoxe.

Ce soir, la France joue contre la Serbie et le moins que l’on puisse dire c’est que le cœur y est et le score s’en ressent puisque la France mène de huit buts, ce qui est un avantage confortable. Les serbes ont très mal commencé le match et ont couru après le score tout du long de la première période, avec un 1-5 infligé par les françaises dès les dix premières minutes de jeu. Le jeu français basé sur la construction rapide, la transmission en décalage sur les ailes et une belle solidarité fait mouche. Les françaises sont inspirées et livrent un match conquérant.

En face d’elles les serbes ne trouvent pas la solution en tir coin long, que ce soit à 7 ou à 9 mètres. Le bloc défensif et là et la France ne recourt pas pour le moment à une défense étagée mais à un bloc en 0-6 ce qui signifie que l’impact est présent dès les 9 mètres et empêche le jeu en décalage ou en fixation en un contre un, ce qui n’est pour le moment pas arrivé. De la même façon, cette technique défensive permet de stopper le pivot serbe et rares sont les fautes avec jet de 7 mètres car la charnière est présente à tout moment.

Il faut relever l’exceptionnelle prestation de la gardienne Laura Glauser (que j’ai vue évoluer à Metz dans le championnat français). La jeune gardienne affiche un score épatant de 76%, avec 7 arrêts sur 9 au bout de 21 minutes de jeu. Elle rappelle la Cléopâtre Darleux des grands jours comme Amandine Leynaud lorsqu’elle avait sorti un match légendaire contre l’Allemagne il y a quatre ans, en dégoûtant toutes les initiatives teutonnes.

Si les serbes semblent mal parties pour recoller au score voire s’imposer aujourd’hui, il n’en reste pas moins que l’équipe doit rester soudée comme elle l’est actuellement, exemplaire dans sa technicité, sa rapidité de transmission, sa prise de risques, et même sa qualité de jet à 7 mètres grâce à Paule Baudoin, la spécialiste. Les serbes sont évidemment déjà au pied du mur après leur premier match et leur défaite.

EDIT , 19H54 : Large victoire, amplement méritéE des bleues 27-16 (+11) face à des Serbes qui n’y étaient décidément pas, à l’image de ce jet de 7 mètres hallucinant de Bandelier qui cherche à tromper la vigilance de Laura Glauser, parfaitement placée, laquelle évite le lobe.

Prochain match vendredi contre le Monténégro, reste à savoir si La France affichera pareille agressivité et envie de jeu face aux tenantes du titres.

[Handball] Mondial féminin 2013 (13ème journée)

[Handball] Mondial féminin 2013 (8ème journée) dans Championnat du monde féminin [Handball] 0_Logo%20SRB%20400x209

 

Brésil : Championnes du Monde 2013 de handball féminin.

[Handball] Mondial féminin 2013 (13ème journée) dans Championnat du monde féminin [Handball]

 dans Championnat du monde féminin [Handball]

La joie des Brésiliennes après leur victoire et leur premier sacre mondial face aux Serbes, le 22 Décembre 2013

 

EDIT  19h 02 : La finale s’est jouée à Belgrade devant une foule en délire (plus de 18000 tickets vendus). Les serbes partaient avec un avantage psychologique en jouant à domicile, face à des brésiliennes qui, il faut le rappeler, n’avaient perdu aucun match jusque là (en gagnant contre la Hongrie, le Danemark mais aussi la Serbie déjà en match de poule). Leur parcours est quasi idéal puisqu’elles ont seulement joué leur match le plus difficile contre les hongroises en 1/4 de finale sur deux prolongations.

Le match a commencé à l’avantage des brésiliennes qui ont su trouver très vite leurs marques, et se trouver entre elles. Nascimiento et Rodrigues ont rapidement pris l’ascendant, l’une sur son aile, l’autre dans le jeu central pour imposer rapidement un rythme soutenu. Les serbes tentaient la défense en bloc et marquage strict et parvenaient à revenir à la marque, mais il y a eu des signes qui ne trompent pas.

Les signes qui ne trompent pas ce sont des joueuses brésiliennes qui s’encouragent, se soutiennent mutuellement, trouvent des solutions collectives (décalages sur les ailes, prise de risque, prise d’intervalle, défense de fer, réussite au tir, dont le jet de 7 mètres). Elles ont rapidement varier leur jeu, ont réussi dans les croisés pour trouver des démarquages aux ailes, et leur finition était excellente. C’est une équipe tactique et lorsque l’on voit les joueuses, le poing tendu, rageur se congratuler après chaque but, on se dit que l’esprit de victoire est là. Il y avait beaucoup d’intensité et d’émotions dans ce match. Même si les Serbes n’ont au final pas fait énormément d’erreurs techniques ou de fautes directes, le niveau des brésiliennes a sans cesse était au dessus.

Parce qu’une finale ne se joue pas mais se gagne, les Brésiliennes ont donné le la et prenaient souvent l’avantage au score avant que les serbes ne recollent. Oui le rôle des spectateurs était important : l’arena grouillait, on sentait que c’était du délire et que les supporters mettaient en avant leur amour du maillot. Mais sur le terrain, Filopovic n’y était pas et l’équipe devait compter sur Rasevic et Tomasevic, deux gardiennes en forme, même si Arenhart puis Pesoa en seconde mi-temps ont dégoûté quelques tentatives serbes.

Surtout dans les moments cruciaux, en infériorité numérique sur des 2 min (2 dans la partie pour Amorim), les brésiliennes ont néanmoins réussi à tenir le cap et ont obligé les serbes qui n’ont pas mené de la partie à recoller au score et à devoir le faire rapidement. Les brésiliennes ont à chaque fois réussi à trouver la solution et à replier rapidement en contrant les attaques offensives et l’attaque rapide. Les serbes ont raté un but par leur jouese Damnjanovic qui échoue sur un tir repoussé par Pesoa, crucial, alors qu’elle pouvait égaliser, et Nunés puis Rodrigues à 2 minutes du terme ont enterré les espoirs du match nul et des prolongations.

Les brésiliennes ont livré un match plein, fantastique, sur tous les champs, dans l’individualité comme le collectif. C’est l’équipe la plus vaillante, cohérente en bloc, enthousiaste dans le geste qui est devenue ce soir championne du monde. Et c’est une première, car le Brésil ne l’avait jamais été, que ce soit dans le handball masculin comme féminin. C’est entièrement mérité.

A noter que la liste des meilleures joueuses du Mondial a été dévoilée, et que s’y trouvent là encore des joueuses brésiliennes, décidément très en verve. On y trouve aussi Anita Görbicz, élue meilleure demi-centre. Elle était notamment fabuleuse dans le match contre l’Allemagne.

Meilleure gardienne : Barbara Arenhart (Brésil)

Meilleure ailière gauche : Maria Fishker (Danemark)

Meilleure arrière gauche : Sanja Damnjanovic (Serbie)

Meilleure demi-centre : Anita Görbicz (Hongrie)

Meilleure arrière droite : Susan Müller (Allemagne)

Meilleure ailière droite : Sun Hee Woo (Corée du Sud)

Meilleure pivot : Dragan Cvijic (Serbie)

Meilleure joueuse du Mondial : Eduarda Amorim (Brésil)

 

Pologne -Danemark, Petite finale, Dimanche 22 Décembre, 26-30

Serbie – Brésil, Finale, Dimanche 22 Décembre, 20-22

La Serbie en finale

• Après des centaines de buts, des exploits personnels et collectifs, des surprises également, voici le dernier jour du Mondial féminin de handball, édition 2013. Les 79ème et 80ème (dernier match) se déroulent aujourd’hui. La petite finale qui opposera la Pologne au Danemark se déroulera à 14H30, tandis que la grande finale elle aura lieu à Belgrade, dans une salle bondée à 17H15, diffusée en direct sur Sport +. C’est peu de dire que l’ambiance sera explosive, puisque les serbes joueront chez elles face à des Brésiliennes surprenantes.

Le Brésil a d’ailleurs montré les signes de son évolution technique lors du Mondial qu’il avait lui-même organisé en 2011. Mais ces derniers mois/années c’est à mes yeux le Monténégro qui avait crée la sensation en allant battre les norvégiennes à l’Euro 2012. On pourra tirer les conclusions de ce beau Mondial en fin de journée, mais pour le moment je retiens ces évènements forts :

- La présence de la Pologne, pour la première fois de son histoire en demi, et qui s’est inclinée face à une équipe de Serbie déterminée. Elle vise aujourd’hui le bronze face à des danoises qui elles aussi ont encore de belles ressources

- La reconstruction après les JO 2012 de l’équipe de France avec de très jeunes joueuses qui commencent à compter : Zaadi, Tounkara, Cissé, Abderahim, etc. L’équipe d’Alain Portes n’avait sans doute pas le niveau d’une championne du monde cette année, mais elle montre une belle solidarité et un esprit d’équipe conquérant. Reste à retravailler sur la transmission de balles et la qualité de la finition, pour ne plus être aussi souvent en échec au tir.

- Une surprenante équipe d’Allemagne, qui elle aussi se reconstruit avec un nouvel entraîneur et des joueuses qui ont tout de futurs grandes : Steinbach, Müller, entre autres

- Une équipe du Monténégro qui a été éliminée assez rapidement, mais leurs joueuses restent individuellement impressionnantes

- Un Brésil qui surprend son monde et se qualifie pour la première fois de son histoire en finale

 

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