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Films du mois (Août 2015)

Films du mois (Août 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

The Gits (Kerri O’Kane, 2005)

The-Gits dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

 

Stake Land (Jim Mickle,2012)  :  ♦

Un road-movie convenu sur fond de guerre entre survivants et zombies dans une Amérique désolée et un Canada qui s’ouvre comme le nouvel eldorado et surtout le dernier rempart. Si le début du film respecte les canons du genre et déroule une mécanique trop classique, l’intérêt provient de la deuxième partie avec la jeune femme enceinte, apportant une touche féminine rassurante. Un film de genre qui convoque les figures du passé et ne propose rien de vraiment original. BR fr

 

Les coquillettes (Sophie Letourneur, 2013) :  O

Trois jeunes actrices se rendent à un Festival de cinéma pour y projeter le film de l’une d’entre elles qui rêve de rencontrer Louis Garrel. Cette mise en perspective du moi, le narcissisme affiché de la mise en scène pourrait néanmoins constituer une bonne surprise si le film ne reposait pas tant sur une forme de complaisance à parler de soi. On écume les festivals, on se croise entre journalistes, on sirote et on rigole. Certains films sont embarrassants, celui-là ne l’est pas à proprement parler, cela dit je n’ai pas du tout accroché à ce ton entre Biba et Elle mâtiné d’un goût affiché pour le parisianisme bobo. TV

 

 On se calme et on boit frais à Saint -Tropez (Max Pécas, 1987) :  O

Le titre en lui-même est révélateur, mais je n’avais encore jamais vu un Max Pécas en entier (seulement des extraits il y a plus de vingt ans sur M6…à l’Eté). Il faut vraiment le voir pour le croire, car c’est ici l’antithèse formelle, de mise en scène, de direction d’acteurs et de dialogue d’Eric Rohmer qui convoque le meilleur de la langue. Tout ici est d’une vulgarité crasse, d’une homophobie latente, et le film, ou le navet plutôt, absolument borderline risquant à tout moment de tomber dans le porno sans jamais y céder. Un monument de vulgarité, dont je regrette la présence de Brigitte Lahaie, une très belle actrice du X 70′s, citant ici un texte sans conviction. TV

 

Pas si méchant que ça (Claude Goretta, 1974) :  ♦♦

La même année que Les Valseuses, Depardieu tourna devant la caméra de Claude Goretta dans cette chronique champêtre d’un ébéniste qui effectue des hold-up pour « aider » son entreprise en difficulté. C’est la naissance de ce qui allait devenir un monstre sacré du cinéma français, dont le talent ici déjà éclos. Une chronique des années 70, qui doit beaucoup à son interprète principal. TV.

 

Le jeu de la vérité (François Desagnat, 2013)  :  O

Trois amis d’adolescence qui ont l’habitude d’organiser des dîners hebdomadaires retrouvent la fille du lycée au cœur de tous leurs fantasmes et l’invitent à jouer au jeu de la vérité. Après Toute première fois où le héros homosexuel s’apercevait qu’il était au final si facile de redevenir hétéro en couchant avec la première inconnue, ici trois copains assaillent de questions une jeune femme qu’ils découvrent en fauteuil roulant. Soit une heure et demi de souffrance hétéro machiste, centrée autour de personnages tombant dans la grivoiserie, la gauloiserie, la testostérone et les blagues peu/pas drôles. Avec morale hypocrite et bien pensante dans son dernier tiers dans son discours sur la différence. Le mystère : qu’est venue faire Vanessa Demouy dans cette pantalonnade ?  TV 

 

Barbarella (Roger Vadim,  1968) :  ♦

Il y a bien évidemment le charme fou de Jane Fonda, sa longue chevelure platine, et ses bottes de cuir. Mais il y a aussi une certaine lourdeur et un kitsch assumé qui peut porter sur les nerfs. C’est un univers typique des années 60, pop et se voulant électrisant à la condition qu’on rentre dans le trip, mais aussi paradoxalement parfois agaçant si ce n’est pas le cas. Historiquement très important (1968, début de la libération sexuelle, cinégénie du personnage principal) mais à double tranchant du point de vue de la mise en scène. Tv

 

Flic Story ( Jacques Deray, 1976) :   ♦♦

Du cinéma à l’ancienne, ici ancré dans les 70′s bien que se déroulant à la fin des années 40 racontant la traque d’un truand par des flics, dont le principal incarné par Delon. Un polar qui a l’avantage de nous montrer ce Paris qui n’existe quasiment plus, celui d’une époque révolue, avec sa gouaille, ses fringues, son environnement. Solide bien que finalement très schématique et prévisible. Tv

 

 Yann Piat, Chronique d’un assassinat (Antoine de Caunes, 2012)  :  ♦♦♦

Le destin politique de Yann Piat, d’abord députée FN puis UDF, encartée par Jean-Marie le Pen qui gagnera des élections dans le sud de la France mais verra aussi sa vie constamment menacée. Un portrait de la politique avec ses zones d’ombre, la description du milieu d’affaires, et un sens aigu de la dramaturgie chez une Karine Viard qui porte clairement ce téléfilm sur ses épaules. Tv.

 

Wicked Women, Frauen Ohne Unschuld (Jess Franco, 1977) :  ♦♦

Ce qui intéressait manifestement Jess Franco dans cette co-production allemande et pas que celle-ci, c’était de filmer les ébats saphiques et hétéros de jeunes femmes nues à l’écran pendant 80 minutes, en flirtant avec le X sans y tomber. Lina Romay était à son cinéma ce que Laura Gemser était à celui de Joe d’Amato particulièrement pour sa série toute personnelle d’Emmanuelle : une icône. Un film de la fin des années 70 avec ce grain d’origine, ses nymphes et son scénario de série B criminelle tourné dans de beaux décors naturels. BR Allemand.

 

The Gits (Kerri O’Kane, 2005) :  ♦♦♦

L’histoire du groupe de punk rock The Gits, qui émergea en 1986 sur la scène de Seattle jusqu’au viol et meurtre de sa chanteuse charismatique Mia Zapata qui avait une voix à mi-chemin entre Janis Joplin et Patti Smith. Un très bon documentaire qui s’attarde sur l’alchimie de ses musiciens, l’accent étant mis sur le talent d’une artiste qui a marqué de son empreinte (et de sa voix) la musique locale et mondiale. Des interviews passionnantes d’ami(e)s, de musiciens, de producteurs qui témoignent d’une époque où le Do it yourself était roi.  Youtube

 

Between the cheeks (Dark Brothers, 1985) :  ♦♦

Un porno signé des frères Dark qui tournaient alors en vidéo, avec les stars de l’époque, dont Ginger Lynn. L’intrigue est ténue et se résume à raconter des histoires sexuelles auprès d’un professeur bien particulier, le film étant nappé d’un humour noir et caustique très caractéristique des réalisateurs. La curiosité vient de cette scène où apparaît le faux sosie de Freddy Mercury période Stade de Wembley. Daté mais amusant par moments. Internet.

Top clips 2014 (5ème partie)

Top clips 2014 (5ème partie) dans Top clips 2014 (5ème partie)

Nous en sommes à la cinquième partie du top consacré aux meilleurs clips de l’année. Les choses sérieuses ont commencé dès le titre 80 (il n’y a pas de petite place ou de place qui soit déshonorable), mais on se rapproche aussi doucement du top 20 et du top 10. Cette cinquième partie est également marquée par la présence de trois titres français et de trois artistes hexagonaux qui se sont ainsi illustrés cette année dans le domaine de la pop et de la musique en général.

On retrouve de jeunes talents émergents qui ont déjà écumé pas mal de scènes (locales, régionales et nationales, le groupe La Femme a d’ailleurs commencé comme cela avant d’entamer une importante tournée aux USA), parmi lesquels Lou Marco dont l’album Sous la peau a été co-écrit avec le regretté Nikola Acin, guitariste et chroniqueur rock que j’avais eu l’occasion de voir à la télé il y a plus de dix ans pour une émission sur le rock sur le satellite.

Le clip de Sous la peau est très réussi et j’avais donc envie de le citer en plus de la performance vocale puissante. L’année dernière elle avait déjà sorti Don’t care qui figurait parmi mes préférés de 2013.

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Lou Marco

Fakear, DJ de son état et promoteur d’une électro/house planante livre quant à lui un exercice de style là aussi réussi car son clip de La lune rousse (joli titre) nous montre une jeune femme filmée de dos pendant l’intégralité du clip – à l’exception de la première minute où elle s’échappe d’un cours dont elle trouve sans doute l’atmosphère trop lourde puis un ou deux dans le train- puis déambuler dans le métro, les rues et arriver au bord de la mer. 

Je ne pouvais pas passer à côté d’une citation de mon groupe préféré de l’année dernière, Le Couleur, un trio d’un charme fou qui compose des chansons pop comme je les aime (et remarquables sur l’EP Voyage Love). Leur clip de Jukebox tape dans le mille. La découverte récente de Nuit, un groupe au son qui pourrait être un croisement de Joy Division et Editors montre un talent de composition certain.

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Kubalove, chanteuse anglaise a aussi livré un bel EP et est une artiste à suivre de près, de même que le trio Boy Names (qui a sorti un EP en cassette audio) dont j’adore la nonchalance étoilée de Slow, un clip pailleté qui arrive à nous faire voyager avec trois fois rien. Petite touche de fantaisie enfin avec ce côté Jean-Paul Gautier années 80 croisé avec l’exubérance d’une Lio de Banana Split pour Yelle et son Complètement fou.

Kubalove

Voici les places 40 à 31

40 ) Fakear / La lune rousse (France)

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39) Valeria Gastaldi / Mover tu cama (Argentine)

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38) Lou Marco/ Sous la peau (France)

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37) Rafa Spunky / Y de noche (Espagne)

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36) Kubalove / All I Want (Angleterre)

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35) Boy Names / Slow (Angleterre)

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34) Le Couleur / Jukebox (Canada)

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33) Nuit / I feel love (France)

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32) Yelle / Complètement fou (France)

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31) Shura / Touch (Angleterre)

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Sélection musicale (Mai 2014)

Sélection musicale (Mai 2014) dans Actualités IMG_6265d-copy-Medium

Le mois de Mai que l’on nomme habituellement par cette maxime « Le joli mois de Mai » a permis à la chanteuse Conchita Wurst de remporter l’Eurovision 2014. Cela fait quinze jours que le chanteur autrichien né Thomas Neuwirth a gagné grâce à sa chanson Rise like a Phoenix. Autour de moi (et donc pas seulement sur les réseaux sociaux et/ou dans la presse), on s’agite, en criant à l’imposture, parfois à la compassion, plus rarement à l’emballement et à l’enthousiasme. Et malheureusement aussi, à la haine.

Une personne proche en amitié m’a dit qu’elle n’aimait pas particulièrement le garçon mais qu’elle aimait beaucoup sa voix. Pour moi c’est la vraie victoire de Conchita Wurst, que sa voix soit reconnue comme telle. Et c’était amusant de voir un (e) travesti(e) remporter ainsi un concours consacrant depuis quelques années l’hétérosexualité plutôt que l’homosexualité, même si le concours a toujours été bien vu par la communauté LGBTQ.

J’ai déjà parlé de Conchita Wurst, de sa victoire symbolique et politique. Je le répète cela me fait plaisir de voir un garçon travesti en femme remporter très largement le Prix de l’Eurovision. Mais sa victoire a aussi, une nouvelle fois, réveillé des réflexes et/ou des attitudes parfaitement hostiles, homophobes, face aux personnes travesti(e)s, homosexuel/les, lesbiennes, trans, etc. Et ce 15 jours avant le triomphe cette fois électoral et triste en définitive du FN avec 25% aux Européennes.

Le mois de Mai c’est aussi le mois de la découverte Zulrida, une sud-africaine qui chante en afrikaans, à la grammaire dérivée du néerlandais avec de beaux textes et un visuel atypique. C’est aussi celui de Sia et de son clip Chandelier dont le refrain a quelque chose d’obsédant. J’ai déjà par le passé trouvé qu’elle était très forte à ce niveau, même si le couplet peut parfois être moyen, ses titres sont souvent transcendés par le refrain (Clap your hands, You’ve changed). Celui du retour attendu (bien que j’avais fini par croire que ce serait pas pour cette année) de La Roux, revenant avec deux singles coup sur coup. Le superbe Let me down gently d’abord et le non moins beau Uptight Downtown.

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LaRoux

Son album est prévu pour le 7 juillet. Je me suis mis à repenser à ma découverte (ce fut aussi le cas pour Cagliostro) il y a cinq ans de cela, à la veille des années 2010, dans le dernier tiers des années 2000, au moment où Editors sortait In this light and on this evening, de son premier disque, gorgé de tubes dansants. Electro et inspiré. Là elle arrive à surprendre et je suis curieux de savoir si le disque va être aussi bon que les titres qui ont commencé à lancer cette nouvelle promotion. Fini la brosse place à une mèche rebelle rousse qui descend sur la joue.

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Le groupe anglais P.I.N.S

Ohland a aussi livré son nouveau clip chorégraphié, Suzi un groupe originaire de Toulouse un clip assez psyché (peu de temps après celui déjà inspiré des Dum Dum Girls) qui rappelle un peu le Queens of the stone age de Go with the flow. On a eu droit à du punk féministe engagé avec les anglaises de P.I.N.S. Toujours côté scène française, j’ai aimé la chanson Samedi la nuit du groupe messin Grand Blanc. Un groupe au talent prêt à imploser. Et le nouveau clip de Billie intitulé Ta Bouche. Visuel 80′s, et clip bariolé.

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Les français du groupe Suzi, originaires de Toulouse

Du côté de l’Amérique Latine, après les révélations Javiera Mena, Denise Rosenthal, Janid,  c’est le groupe argentin Montreal qui a retenu mon attention. Et plus au Nord, aux Etats-Unis, sans aucun doute Noosa et son EP Wonderland, porté par Stranger. Cela pourrait plaire à mon ami Nio. Mais aussi le duo The Controversy. De l’Eurodance ukrainienne avec Duo Diamonds qui a des similitudes avec celle de Rebecca & Fiona, le duo suédois. Une curiosité avec les français du groupe Bagarre et le titre Mourir au club. 

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 L’américaine Noosa

 

Voic donc 15 clips sélectionnés (certains ne datent pas de Mai mais ont été découvert en Mai)

 

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Swart

Sia

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Chandelier

La Roux

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Let me down gently

Oh Land

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Cherry on the top

Suzi

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Blue Guy

P.I.N.S

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Girls like us

Montreal

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Siempre tu Lugar

Noosa

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Stranger

The Controversy

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Real

K3

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Drums Gaan Boem

Grand Blanc

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Samedi la nuit

Duo Diamonds

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Go away Melancholy

Billie

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Ta Bouche

Bagarre

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Mourir au club

Natalie Bang

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Shake Shake Shimmy

 

 

 

Le FN dans la politique française

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Autrefois parti honni, conspué, le FN est devenu le 25 Mai le premier parti à émerger de la liste des européennes 2014. Entre 1974 et sa première participation à l’élection présidentielle, et 2014, soit quarante plus tard, le parti a explosé son score et son nombre d’adhérents.  Jean-Marie le Pen n’en est plus à la tête mais en reste la président d’honneur et une de ses personnalités de premier rang.

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Retour en arrière. Il y a quarante ans. Le FN ne représente qu’ 1% des voix. Mais à l’époque, dans son tract il évoque « l’Indépendance du Pays liée à l’Europe ». Changement de discours radical en 2014 puisque c’est exactement l’inverse qui est exprimé, l’Europe étant pour le FN « la base de tous les maux ». Pas un mot en 1974 sur l’immigration alors que dans la campagne de 2014 il s’agit d’un des chevaux de bataille.

A la Présidentielle de 1974, Valery Giscard D’Estaing qui indiquera que Mitterrand n’a pas « le monopole du coeur » devient Président de la République. Voir à ce propos le film de Depardon intitulé « Une partie de Campagne » qui est le premier documentaire politique à montrer les coulisses d’une Présidentielle avec ses nombreux enjeux. Giscard a 46 ans et il restera jusqu’en 1981 et la victoire de Mitterrand.

En 1974, je n’étais pas né, la France connaissait son premier choc pétrolier, alors même que le plein emploi faisait encore ressentir ses effets sur la croissance française, le travail et bientôt le droit accordé aux femmes d’avorter. Quarante ans plus tard, le FN est arrivé en tête des listes des Européennes avec 25% des voix, provoquant ainsi ce que la presse s’est immédiatement empressée d’appeler un « séisme politique ».

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Le mariage pour tous a été adopté, la lesbophobie, la biphobie, l’homophobie se sont violemment exprimées, par le biais de la Manifpourtous, et dans la vie quotidienne, avec une augmentation inquiétante des agressions, insultes.  Le PS a laissé tomber (alors qu’il s’agissait d’une promesse de campagne), la PMA pour les couples de lesbiennes, reléguant cette partie de la population à une citoyenneté n’ayant pas les mêmes droits que les autres.

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Le jargon journalistique s’est amusé à reproduire les mêmes totems que ceux qu’il avait mis en une de ses publications au lendemain du 21 avril 2002, autrement dit à l’aube de la génération 2000, celle qui allait connaître l’explosion d’Internet, du DVD puis du Blu-ray, de la consommation de produits ludiques, dont le Smartphone allait être une des caractéristiques les plus prégnantes (on en voit partout aujourd’hui).

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Unes alarmistes, gros titres, accroches toutes plus catastrophées les unes que les autres dans une typographie pensée en termes quasi publicitaires, pas de prénom, juste un « NON » par exemple pour celle de Libération alors même que le choix était déjà fait, puisque pour une partie de la population c’était clairement « OUI » au FN au second tour face à Jospin (et sa fameuse phrase « J’ai décidé de me retirer de la vie politique »).

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Le FN diabolisé c’est une facilité qui se reproduit d’année en année, de générations en générations. Je n’ai jamais voté FN et  je ne le ferai pas mais je comprends que des électeurs qui ne sont ni racistes, ni homophobes, ni riches votent pour le FN par rejet des politiques actuelles, alors même que le FN surfe allègrement sur le populisme, la démagogie, les peurs primaires, etc.

Dire que le FN est raciste reviendrait à l’interdire derechef, puisqu’un parti raciste n’a semble-t-il pas de droit de cité en France. Alors pourquoi des milliers (millions) de personnes se mobilisent et votent pour un partir dit xénophobe ? La réponse est tellement complexe qu’un clip de Noah ne suffira pas à l’expliquer. Le peuple qui s’exprime ici légitimement peut déplaire, agacer, horrifier.   On peut le contester. Mais dire que l’on se sent « honteux de l(s)a France », c’est rejeter une partie de cette France qui donne son opinion et surtout remettre en cause le choix des électeurs, leur choix légitime et éclairé, même si de nouveau on peut trouver des dizaines de raisons de ne pas voter FN, mais aussi d’autres de voter pour. 

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Les gens qui se retrouvent déclassés, licenciés du jour au lendemain, voilà une des cibles du FN, une des catégories sociales, depuis longtemps délaissées par la gauche, cette gauche là, qui il y a plus de cinquante ans, avec le Front Populaire instaurait les congés payés, alors que le PC aujourd’hui noyé dans les soubresauts du Front de gauche (6%) n’a plus de voix politique, et ne représente quasiment plus ceux qu’il était censé représenter : les classes populaires, les ouvriers, les cheminots, les travailleurs. Ces mêmes catégories qui aujourd’hui votent massivement (en plus des jeunes) pour le FN, parce que l’Europe ne leur promet rien d’autre qu’une cristallisation de la crise économique et des lendemains qui ne chantent plus.

Après les élections de 1974, le FN s’est retrouvé à chaque scrutin majeur. Petit à petit, en délaissant le langage direct et agressif du début et jusqu’au milieu des années 80( avec la terrible séquence du « détail » de l’histoire en 1987), le parti depuis le début des années 2010 avec l’arrivée de Marine Le Pen a tenté et réussi un lissage de son discours, de son action, en visant la jeunesse comme les populations plus âgées.

Il n’est pas rare aujourd’hui d’entendre des jeunes gens se revendiquer de l’extrême droite qu’ils ne considèrent pas comme un parti extrême d’ailleurs, c’est-à-dire répréhensible pénalement, auteur d’un discours rance ou ouvertement xénophobe, mais d’un parti populaire et patriote, de ce patriotisme que l’on admire parfois dans la fiction américaine et que l’on retrouve dans les frontières hexagonales comme le moindre mal à la crise sociale, économique, politique que traverse la France. 

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Les jeunes et le FN

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Marine Le Pen a parfaitement su surfer sur cette vague de relents patriotiques, en visant les technocrates de Bruxelles, avec une Europe qui ne protège plus les peuples mais crée immanquablement une fracture sociale selon elle, liée à l’immigration massive, à l’absence de frontières, au traité transatlantique, bref à la mise en péril des valeurs refuge : patrie, Etat providence, monnaie nationale, nationalisation. En 1988, ce document avait été réalisé à Lille, à propos de l’immigration justement

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Sur ces problématiques, le FN a trouvé sa réponse dans le vote d’adhésion (et donc de rejet de l’UMP et du PS) à sa politique, ou tout du moins à son souhait de politique consistant à revenir à une monnaie nationale (puisque l’Euro est trop cher, et que l’Allemagne mène seule la barque des politiques européennes d’austérité et de critères de diminution de dépenses publiques), des frontières, une préférence nationale. Le racisme, la xénophobie ?

Ce n’est pas cela qu’ont a priori vu les électeurs (dont la majorité à moins de 35 ans,) quand ils ont voté le 25 Mai. Il ont dit non à l’Europe de Bruxelles, de Schulz, de la finance. Comme en 2002, au lendemain du tremblement de terre de la Présidentielle, un tremblement de terre qui était pourtant prévisible (et à l’époque il n’y avait ni Facebook, ni twitter, pas même d’ADSL), une partie de la jeunesse de France se mobilise, descend dans la rue (à Lyon, comme à Paris) pour manifester contre le racisme, contre la xénophobie. Certains crient à l’ »antirépublicanisme » du parti ? Pourquoi diable le FN n’est-il pas interdit alors ? Pourquoi, depuis 40 ans, aucune instance républicaine ne s’est prononcée sur cette interdiction ? Pour quelles raisons ce parti compte de plus en plus d’adhérents s’il n’est pas digne des valeurs de la République ? 

Ce n’est pas parce que Noah chante sa colère qu’il faut prendre pour agent comptant ses paroles, je doute d’ailleurs que les électeurs du FN se réjouissent du fait qu’un chanteur les juge à ce point dans leur légitimité, ces mêmes personnes qui se sentent sans doutent abandonnés par ce même PS moralisateur… On ne fait pas de politique pour être honnête et lorsque l’on est honnête il est difficile de se lancer en politique, tant celle-ci me semble être à l’opposé de son expression, cela dit le vote a ceci de puissant qu’il représente à un instant T (et parfois pour des années) l’expression d’un sentiment qui peut être celui de l’exaspération, du rejet d’une idée, d’un programme. Ou son adhésion complète.

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En votant massivement (malgré l’absention) pour un parti qui se dit europhobe (tout en voulant rassembler et devant rassembler au moins 7 partis à travers l’Europe), le FN a fait exploser le clivage bipartite en France : la gauche ou la droite. Le FN s’est lentement mais sûrement imposé sur la scène politique locale, nationale et désormais européenne. Pour mieux combattre son ennemi, il vaut mieux le connaître plutôt que le repousser, le trouver illégitime dans son action quand cette illégitimité se manifeste plutôt que de conspuer systématiquement celles et ceux qui votent pour lui. 

En 1989, le groupe punk Berurier Noir chantait que la jeunesse française emmerdait le Front National dans son tube « Porcherie ». J’aime beaucoup Berurier Noir. Presque trente ans plus tard, il semblerait que ce ne soit néanmoins pas aussi vrai, tant l’image de la société, les crises qui la traversent, la change, la modifie, la radicalise parfois. Plus l’on dit aux gens pour qui il ne faut pas voter, plus ils font l’inverse. Ce sont aussi les mêmes forces en présence qui s’affrontent, comme un éternel recommencement : l’extrême gauche et droite. Non le FN ne résoudra pas les problèmes, mais il en arrive en temps de cristallisation des colères, des frustrations, des rejets au moment toujours opportun pour parler à certaines personnes et en horripiler d’autres. C’est son rôle politique.

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Porcherie

 

 

Les Victoires de la musique 2014

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C’était un triomphe, un plébiscite. C’était écrit, annoncé partout. Les Victoires de la musique 2014 seraient celles de Stromae. il n’a pas déjoué les pronostics, et il n’est pas reparti bredouille. En remportant trois trophées dans les catégories reines (Meilleur clip, Meilleur album de chansons, Meilleur interprète masculin) sur quatre possibles, Stromae a volé la vedette aux autres artistes et a été omniprésent sur scène comme dans les esprits, au point qu’il a généré beaucoup de commentaires et de tweets. Trop même

C’est aussi le sacre d’un raz-de-marée commercial, Stromae ayant vendu 1,5 millions d’albums, ce qui n’était pas arrivé dans l’industrie du disque depuis au bas mot dix ans. Seul Johnny Hallyday a soufflé le prix de la meilleure chanson pour 20 ans et pour une chanson qui n’était justement pas « formidable ». Mais voilà, un petit peu de Johnny ça fait du bien.

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La soirée a surtout été illuminée par trois performances sur scène qui ont pu faire découvrir au plus grand nombre trois groupes, plus précisément deux et une artiste solo. Catsontrees, La Femme et Hollysiz. Il se trouve, que ces artistes étaient nommés dans la catégorie d’Album révélation, et que très honnêtement et très objectivement, tous auraient pu remporté le trophée, parce que leurs albums sont justement excellents, qu’ils soufflent un vent de fraîcheur revigorant sur la pop française et qu’ils ont chacun à leur manière apporté de la nouveauté à la musique française. J’ajouterais également Christine and The Queens avec sa belle mélopée dreampop

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La salle du Zénith était peut-être un peu grande pour le duo toulousain, qui a porté hier soir Sirens Call au-delà de son cadre intimiste et de sa pop ici soulignée par les arrangements et les orchestrations du meilleur goût. Nina et Yohann se sont bien amusés sur scène, et comme je l’écrivais en tweet, la pop c’est parfois simple : une batterie, un piano, une voix (des chœurs) et des orchestrations. En tout cas cette performance leur a permis de se faire connaître un peu plus du grand public et surtout de se faire découvrir par d’autres personnes qui n’auraient pas encore tenté l’aventure.

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La prestation de HollySiz elle était très bonne sur son Come back to me, pépite électro/rock, parcourue de frissons 80′s. Cecile a su jouer de son charme et du naturel de son chant.

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Celle de La Femme était millimétrée, à la fois rétro dans ses costumes et ultra moderne par le son, la lumière, et la chorégraphie. On sentait un vrai boulot de mise en scène, d’atmosphère, pour ce groupe qui a livré un premier album génial justement remarqué l’année dernière. C’était visuellement fort et totalement original, bien loin d’une prestation lisse, même si je n’aurais pas été contre une interprétation de « Si un jour » . D’ailleurs les prestations de chacune et chacun ont repris les univers visuels des différents artistes.

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Stromae a effacé quelque peu les performances masculines sur scène en interprétant rien moins que deux titres de suite. Etienne Daho classe, élégant et très discret a joué de son charme cinquantenaire. Julien Doré s’est amusé avec Adamo en hommage à ses 50 ans de carrière.

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Dans la catégorie musique électronique c’est Kavinsky qui remporte le trophée. Je n’aime pas particulièrement sa musique, et ce n’était pas le meilleur des trois albums. Gesaffelstein a livré un album au son percutant, pêchu, beaucoup plus ancré dans les années 2010, plus proche de Daft Punk en tout cas période fin 90′s alors que Kavinsky vogue dans les eaux 80′s, et remporte surtout son succès grâce à la BOF de Drive de Winding Refn. A vrai dire, je n’aurais pas été contre la présence de Kadebostany, mais il se trouve qu’ils ne sont pas français mais suisses. Sauf qu’ils ont livré l’un des meilleurs albums électro de 2013 à mes oreilles, le très bon Pop Collection.

Ou même celle de Carpenter Brut qui a livré un EP II très travaillé et prenant.

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Victoire de la musique pour Vanessa Paradis accompagnée par Benjamin Biolay, qui a elle aussi reçu les honneurs et pas mal de commentaires au sujet de sa coiffure (c’est dire à quel point la cérémonie est aussi une question d’image et de commentaires s’y afférant). Dans sa longue robe noire échancrée laissant deviner sa peau de porcelaine, la chanteuse a remercié le public pour ce troisième prix.

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Le groupe Phoenix qui a longtemps eu du mal à s’imposer en France mais qui cartonne aux Etats-Unis est venu chercher son prix du meilleur album rock de l’année.

Dans la catégorie musique du Monde, c’est Ibrahim Maalouf qui l’emporte, sachant qu’était nommée la belle Cap verdienne Mayra Andrade qui a sorti un album chaleureux en 2013.

Un petit mot sur Indochine venu défendre College Boy sur scène, un clip qui avait fait polémique l’année dernière, un clip en noir et blanc réalisé par Xavier Dolan.

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Palmarès

Vidéo-Clip : « Formidable » de Stromae
Album rock : « Bankrupt! » du groupe Phoenix
Artiste interprète masculin : Stromae
Album de chansons : « Racine carrée » de Stromae
Spectacle, tournée, concert : – M – Matthieu Chedid
DVD musical : « Geeks on Stage » du groupe Shaka Ponk
Album de musiques électroniques : « Outrun » de Kavinsky
Chanson originale : « 20 ans » de Johnny Hallyday
Album de musiques du monde : « Illusions » de Ibrahim Maalouf
Album révélation : « Psycho Tropical Berlin » du groupe La Femme
Album de musiques urbaines : « Paris Sud Minute » du groupe 1995
Groupe ou artiste révélation scène : Woodkid
Artiste interprète féminine : Vanessa Paradis

 

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