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Films du mois (Mai 2015)

Films du mois (Mai 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Super 8 (JJ Abrams, 2011) :   O

Dans les années 70, des gamins qui prennent du plaisir avec la caméra super 8mm de l’un d’eux sont confrontés à un grave accident ferré dont ils ignorent encore les conséquences. Le film de JJ Abrams paraphrase l’univers de Spielberg en empruntant à l’imaginaire (celui de E.T et Rencontres du troisième type), à un point où il semble ne plus être qu’une simple parodie, désincarnée, où les postiches et la reconstitution 70′s sonnent très faux. Le concept du film dans le film que tournent les gamins, le côté estampillé films d’aventures avec rebondissements dont celui de l’invasion extra-terrestre ne fonctionne à aucun moment, la faute à une absente totale d’émotion et d’implication. Je n’aime décidément pas le cinéma de ce réalisateur. DVD fr

 

Kurt Cobain, Montage of Heck (Brett Morgen, 2014) :  ♦♦

La vie du chanteur Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana, depuis son enfance à Aberdeen jusqu’à sa disparition à Seattle au sommet de la gloire. Réalisé à partir des images privées du chanteur (tournées majoritairement en 8 mm à la fin des années 60-début des années 70 jusqu’à celles en vidéo des années 90) avec la participation de sa propre fille ici productrice,  ce documentaire met en images et en musiques la psyché d’un artiste longtemps torturé au fait de la gloire et devant faire bon gré mal gré avec le succès retentissant. Si les images d’archives sont très intéressantes pour leur rareté (portrait du groupe, interviews, images d’intimité) le montage des autres séquences qui mêle animations des textes, collages, images de concerts est très (trop) rapide,  frôlant souvent la pose et l’exercice de style ostentatoire, à l’exact opposé de la philosophie du groupe. Bref, très inégal, mais pas inintéressant pour l’éclairage qu’il apporte sur le statut de rock star et les aléas de la création quand gloire et éthique se confondent. Internet.

 

La famille Bélier (Eric Lartigau, 2014) :  ♦♦♦

Une famille de sourds, à l’exception de la jeune fille, peine à convaincre les habitants  de voter pour le mari au poste de Maire et ce, entre la vie au quotidien à la ferme locale et les aspirations de chanteuse de cette même adolescente qui doit monter à Paris. Le triomphe populaire passé, La Famille Bélier se révèle être une comédie drôle ou une drôle de comédie qui mêle passage de l’adolescence à l’âge adulte, premiers flirts, découverte de la sexualité, comédie familiale et musicale, film sur la ruralité, avec un zeste de politique et énormément d’entrain. L’abattage des comédiens, la confiance absolue dans leur alchimie, la révélation Louane (mais surtout celle de Roxane Duran), le cabotinage génial d’Eric Elmosnino en prof de musique revenu de tout en font une des meilleures comédies françaises de ces dernières années. Sans oublier, on est dans un mélo, les larmes et la joie mêlées avec l’idée, brillante, de jouer « Je vais t’aimer » en sourdine. Et puis c’est un bel hommage à Michel Sardou, interprète fabuleux. DVD fr

 

I spit on your grave 2 (Steven R Monroe, 2013) :  ♦♦♦

Une jeune americaine se laisse convaincre de poser pour quelques photos. Très vite, les hommes qui assurent le shooting abusent d’elle et lui font subir les pires outrages en la droguant et en l’emmenant à Sofia en Bulgarie. Depuis 1978 et le classique de Meir Zarchi avec Camille Keaton, le schéma reste le même dans ce type de production de série B d’exploitation : une jeune femme victime de sévices et de viols se venge de ses agresseurs jusqu’au dernier. Steven R Monroe officie une nouvelle fois derrière la camera et c’est avec Tom Six et Eli Roth un des réals les plus doués dans le genre. C’est ultra violent, sans second degré ou humour et la pression monte graduellement jusqu’à l’explosion finale. Un film radical, évidemment réservé à un public très averti. Même si je pense que le premier volet (donc le premier remake) lui était supérieur.  Youtube

 

Vanishing Waves/ Aurora ( Kristina Buozyte, 2012)  :   ♦♦

Un scientifique entouré d’une équipe de chercheurs et collègues tente à ses risques et périls de s’introduire dans l’esprit d’une jeune femme plongée dans le coma. Ce film de SF lituanien qui convoque l’univers de Kubrick (2001 pour certains décors) et Lynch (celui de Mulholland Drive pour les séquences fantasmées) bénéficie d’une très belle photo, d’une direction d’acteurs intéressante et de séquences chorégraphiées intrigantes. Porté sur le sexe, parfois tenté par les digressions, il pourrait parfaitement figurer dans une galerie d’art contemporain en qualité d’installation. C’est parfois osé, assez original dans son traitement visuel, mais aussi imparfait, traînant parfois en longueurs dans sa deuxième partie. En tout cas il y a des idées, et une réalisatrice qui maîtrise la technique. Le plus étonnant est que ce film, diffusé en salles en France ne soit pas sorti sur support vidéo, SD ou HD. Et qu’il est uniquement dispo en import -UK ou Allemand-. J’imagine que le Blu Ray Allemand doit être splendide, mais il n’y a pas de sous-titres anglais. DVD UK

 

Piranhas 3D (Alexandre Aja, 2010) :  ♦♦

Trente cinq ans après la fameuse attaque du Squale sur les plages californiennes sous la houlette du génie Spielberg, Aja, aux USA fait son remake du film de Joe Dante. Il faut attendre quarante cinq minutes, le temps de voir avant un défilé d’alcools, de bières et de seins en gros plans pour que le massacre en CGI commence. Accumulant les effets gores, les morts et les cris d’effroi, Pinrahas répond assez bien au cahier des charges : faire de cette série B une efficace série B d’exploitation où le silicone est malheureusement très présent. Amusant, gore (étonnante interdiction aux -12 seulement) et 3D fun avec effets de jaillissement. BR 3D Belge.

 

Le jour où je l’ai rencontrée/ The art of getting by (Garvin Wiesen, 2012) :   ♦♦

Un jeune lycéen en terminale, timide, dilettante et gauche rencontre une jeune fille dont il tombe secrètement amoureux dans un New York qui n’a rien de la carte postale classique. Avec cette rom-com qui n’a rien absolument rien d’aimable, le réalisateur montre un passage à l’âge adulte qui se fait non sans une certaine douleur, principalement psychologique. La retenue presque droopienne du jeu de Freddie Highmore et ses innombrables atermoiements (amoureux, scolaires, familiaux) montre les étapes d’une vie qui se construit ici sur un mode retors : le film est loin d’être facile et pourrait même passer pour un lourd pensum accablant sur le spleen adolescent. Mais il y a le final et les ouvertures qu’il laisse deviner. Vraiment pas facile d’accès, mais rappelant aussi le premier amour, le plus important. BR fr

 

Aux yeux des vivants (Alexandre Bustillo, Julien Maury, 2013) :   O

Leur premier essai, A l’intérieur assumait pleinement son côté extrême dans le gore, notamment dans sa dernière partie. La photo plus léchée ici agît en trompe-œil : Aux yeux des vivants se base sur un script d’une inanité tel que rien ne peut le sauver, pas même les effets gores qui n’y peuvent rien. Les dialogues, bourrés d’insultes, déplorables, la mise en scène approximative et l’interprétation très moyenne achèvent de faire de Aux yeux des vivants une série B horrifique ratée. Pourtant je partais avec un a priori positif. BR fr

 

The Bling Ring (Sofia Coppola, 2012) :  ♦♦♦

Dans la banlieue de Los Angeles, dans une Californie dorée, un groupe d’adolescents s’introduit dans les maisons de stars du showbiz pour y voler leurs effets personnels. Inspirée de faits réels cette comédie de Sofia Coppola prend comme toujours chez la cinéaste des allures de spleen adolescent derrière l’apparente dorure du décor. Ce qui brille ici ce sont les bijoux, les effets à plusieurs milliers (voire millions) de dollars mais derrière le vernis apparaît la tristesse et l’insondable mélancolie d’une jeunesse un peu perdue, à l’image de Nicki Moore, personnage dont l’entourage, dévots d’une secte, a comme quelque chose d’une horreur sociale qui ne dit pas son nom. Une fable sur la célébrité, les feux de la rampe, les icônes et les idoles dont l’issue judiciaire a montré qu’il y avait une morale. DVD fr

 

Inbred (Alex Chandon, 2012) :  ♦♦♦♦

Deux travailleurs sociaux et une bande de jeunes se retrouvent un week-end dans la campagne du Yorkshire auprès d’une population locale qui petit à petit va l’entraîner vers l’horreur après un malheureux concours de circonstance. Le cinéma anglais gore démontre avec ce Inbred (dont je n’ai appris l’existence qu’il y a quelques jours via le blog gorextreme) cette capacité quasi unique en Europe à marier un humour ultra noir à la violence graphique la plus débridée. Du postulat qui mixe Massacre à la tronçonneuse, les Chiens de Paille et Freaks, Inbred propose un film maîtrisé, où l’on rit de l’horreur et de l’ignoble. Certes les effets digitaux sont parfois trop voyants, mais l’énergie du film, l’inventivité des séquences d’effroi, le fait que l’on se demande jusqu’où le délire va être poussé en font un exemple de réussite, même si, en redoublant d’efforts j’ai quand même eu du mal à saisir tous les dialogues (Blu-ray sans sous-titres), avec ces accents à couper, surtout l’écossais.  BR UK

 

Dead Shadows (David Cholewa, 2011) :  ♦♦♦

Une comète s’abat sur Paris et crée l’Apocalypse. Le scénario se résume à cela, mais l’important comme on le dit parfois, se trouve ailleurs. Présenté dans quelques festivals (dont celui de l’Etrange Festival de Paris), Dead Shadows est resté pourtant longtemps invisible en support vidéo, HD ici qui plus (mais sorti aussi en DVD). C’est une chronique de Devildead et quelques autres papiers qui m’ont encouragé à le découvrir. C’est un premier film, avec les imperfections, les scories que l’on peut lui trouver, notamment des effets visuels parfois très (trop) voyants, surtout en haute définition où les défauts se voient davantage, une introduction pas très heureuse, des dialogues pas toujours très audibles. Mais, ce film, auto-produit, financé, écrit, réalisé, interprété au forceps impressionne par son idée principale de faire du cinéma de genre en France un genre respectable sur le principe du « Fais-le toi-même ». Derrière sa caméra, le jeune réalisateur et son acteur principal (qui font donc ici leurs armes) arrivent à maintenir un suspens horrifique fait parfois de bric et broc mais aussi et avant tout de cœur, de passion, sous influence 80′s. C’est  la naissance d’un réalisateur et il vaut le coup d’être vu ne serait-ce que pour la scène de l’araignée géante, absolument géniale. Une aubaine que ce film puisse être vu en vidéo après un parcours créatif compliqué. BR fr

 

A l’intérieur (Alexandre Bustillo, Julien Dupuy, 2007)  :  ♦♦

Quatre mois après un grave accident de voiture qui a coûté la vie de son compagnon, une jeune femme est harcelée la nuit du réveillon de Noël par une mystérieuse femme brune qui lui demande d’ouvrir sa porte…Un scénario un peu prétexte pour ce film de genre français, le premier pour son duo de réalisateurs. Si l’interprétation d’Alysson Paradis dans son premier rôle est bancale, en revanche celle de Béatrice Dalle qui a pour but d’embrasser des sujets qu’elle aime et qui fonctionne uniquement au coup de cœur est elle magnétique et quasi bestiale. A l’exemple de Trouble Every Day, A l’intérieur est un film radical dans son genre dans le sens où il va crescendo dans la violence graphique. Une véritable boucherie, une avalanche de gore, pour un film qui s’inscrit dans un genre assez décimé en France. Rien que pour ça il mérité d’être vu et aussi parce que malgré ses défauts, il possède une vraie franchise. DVD fr.

 

This is it (Kenny Ortega, 2009 ) :  ♦♦♦

Au printemps 2009 les dernières répétitions des 50 concerts à venir de la tournée intitulée This is it qui devait clôturer la carrière musicale et scénique de Michael Jackson. En confiant la mise en scène à Kenny Ortega c’est un Michael Jackson sur le point de revenir sur le devant de la scène que l’on voit dans ce documentaire saisissant qui montre l’artiste dans sa gestuelle, ses mimiques, sa décontraction, son exigence et son perfectionnisme. Les tubes, mondiaux, inoubliables sont là, et le génie de l’artiste qui invente sans arrêt, perfectionne ici et là un mouvement, met en avant ses musiciens et ses danseurs éclate à l’écran. Un très beau documentaire posthume, une déclaration d’amour à la musique et aussi une belle façon de voir la construction d’une chorégraphie, d’un tempo, d’un rythme. Il donne envie de réécouter ses albums et faire perdurer sa mémoire. BR UK

 

Perfect Mothers (Anne Fontaine, 2013) :  O

En Australie, la passion trouble entre deux amis d’enfance et leurs mères respectives dont les deux garçons sont tombés amoureux. Le récit d’un amour impossible vu par la réalisatrice Anne Fontaine. Le soi-disant trouble annoncé par le scénario (l’amour de deux jeunes hommes pour deux femmes mûres)  n’arrive malheureusement qu’en toute fin de film, celui-ci se résumant à un interminable atermoiement amoureux et à une histoire de passion qui n’a justement rien de troublant ou de touchant si ce n’est sa justification moralisatrice dans son dernier tiers. La photo a beau être solaire, le traitement est glacial et les sentiments éteints. Dommage, car Robin Wright est excellente. Beaucoup plus que les autres acteurs. BR fr.

 

Le labyrinthe (Wes Ball, 2014) :  O

De jeunes ados se retrouvent enfermés dans un labyrinthe dont ils doivent tous s’échapper. La figure du dédale est sur le papier passionnant, surtout la manière dont on peut en sortir. Las, cette production destinée avant tout à un jeune public adolescent est tellement lisse, tellement propre sur elle qu’elle n’expose aucune blessure, aucune égratignure et donne l’impression d’arriver vingt ans trop tard, après Cube et The Truman Show (pour l’idée de l’isolement). Le personnage de Gally, taillé à la serpe est à l’image de presque tous les autres : peu attachant voire insupportable. Un exemple de bon sujet ruiné par sa réalisation. BR FR

 

Sexe entre amis (Will Gluck, 2013) :  ♦♦

On sait dès le début comment tout cela va se terminer, cette façon de mettre en scène l’atermoiement, le questionnement amoureux, la vie en couple, le sexe pour le sexe. Mais l’intérêt principal de cette comédie dans laquelle les dialogues sont dits à un débit mitraillette, c’est ben l’abattage exceptionnel de Mila Kunis, ici terriblement sexy. Justin Timberlake est loin d’être mauvais, la complicité se ressent, mais on peut regretter que le film ne dure pas qu’1H20, il en aurait gagné en concision. Au demeurant, une comédie joyeuse et enlevée bien qu’un peu convenue. BR Fr

 

Happiness Therapy (David O Russell, 2013) :   ♦♦

Un homme qui a tout perdu, séparé de sa femme, vivant chez ses parents par contrainte rencontre une jeune femme tout aussi perturbée avec laquelle il noue un lien de plus en plus intime. Le cinéma de David O Russell est très particulier, et ce film ci le montre une nouvelle fois. Ce n’est pas tant le jeu de Bradley Cooper plutôt bon, ni certaines qualités d’écriture mais plutôt le jeu à oscar de l’actrice Jennifer Lawrence qui l’obtint précisément pour ce rôle qui m’a fait tiquer : on ne voit que la performance d’actrice ici dans la pure représentation. Très moyen, pas franchement convaincant, très bavard, jusqu’à sa résolution finale assez jolie. BR Bénélux

 

Eyjafjallojökull (Alexandre Coffre, 2013) :  O

Un couple divorcé se retrouve pour l’union de leur fille en Grèce. Mais l’éruption du volcan en Islande les oblige à dévier de leur trajet initial pour passer par l’Allemagne, l’Albanie puis la Grèce. Je n’en attendais pas forcément grand chose mais j’y allais à la curiosité. Le film qui a plus de vingt ans de retard au démarrage (déjà vu en dix fois mieux et bien avant lui avec La Guerre des Rose) veut tirer parti de la dualité du duo principal. Mais la mayonnaise ne prend jamais et le film ne m’a arraché qu’un seul très léger sourire. C’est très peu pour cette comédie vacharde, qui parle encore des petites roumaines qui sucent probablement pour 5 euros lors d’un dialogue assez douteux et l’humour (s’il y en a) ne décolle jamais. Une catastrophe. A oublier très vite. BR Bénélux.

 

Rabat (Jim Taihuttu, Victor Ponten, 2013) :   ♦♦♦

De la Belgique au Maroc, en passant par la France, les aventures comico-dramatiques de trois amis dont l’un d’eux doit ouvrir un commerce et épouser une fille qui lui est promise par mariage arrangé. Beaucoup d’humour, un poil de nostalgie, et un regard lucide sur l’engagement en amitié comme en amour dans ce film (avec le refus du mariage arrangé), road-movie au sens le plus noble du terme, dans lequel on parle l’anglais, l’arabe, le néerlandais, le français, l’espagnol. Une belle réussite, solaire, avec la participation d’une jeune actrice française. BR Bénélux

 

De l’autre côté du périph (David Charhon, 2013) :  ♦♦

La confrontation classique sous forme de buddy movie, héritée des années 70-80 entre le flic parisien arrogant et celui de banlieue. L’interprétation d’Omar Sy qui s’amuse de son image (mais ne la tord pas), et le rythme soutenu permettent de passer un bon moment dans cette comédie sur fond d’homicides, de trafics d’influence et détournements. BR Benelux.

 

Heimat (Edgar Reitz, 2013) :  ♦♦♦

Derrière l’apparent vernis austère (noir & blanc, durée de 3H50, entièrement tourné en allemand, sujet) Heimat, dès sa séquence d’ouverture déploie sa technique magistrale et réalise un tour de force : celui de rendre au romantisme allemand du 19ème siècle son souffle romanesque dans le portrait d’une génération de paysans du Hünsruck. Composé comme une longue suite de plans-séquences patiemment découpés et chorégraphiés (grâce au très bon travail de steadycam), ce film d’une belle ambition surprend. On est happé dès les premiers instants dans une description romanesque et naturaliste d’une province allemande vivant au gré des saisons, des récoltes tourmentées, habitée par le désir d’exil. Il met à l’honneur l’artisanat, les métiers oubliés en réalisant le prodige de marier la technique la plus aboutie au sens du détail. BR Benelux.

 

Ginger & Rosa (Sally Potter, 2013) :  ♦

Malgré les bonnes intentions du script (celle de montrer le passage de l’adolescence à l’âge adulte avec les rites générationnels dont celle du premier amour), le film reste uniquement en surface des choses et survole un sujet passionnant d’initiation. La facilité se ressent même au niveau des noms des personnages, l’héroïne étant rousse se nommant Ginger. Le manque d’empathie ne permet pas au film de décoller. C’est dommage parce qu’il y a des moments assez tendres et bien vus. DVD Benelux.

 

[Voyage] Amsterdam en avril

[Voyage] Amsterdam en avril  dans Actualités KeizersgrachtReguliersgrachtAmsterdam

 C’est toujours un peu particulier de partir en voyage et ça l’est aussi quand il s’agit de revenir avec des souvenirs, des petits morceaux de la vie d’un ailleurs pas si lointain, des échanges dans l’esprit et dans le cœur, des CDS, des DVDs et Blu-ray dans les poches. Des photos aussi. J’en ai fait plus de 350 mais je n’en livrerai qu’un échantillon. Bonne lecture !

Amsterdam reste une ville à la photogénie incroyable: l’histoire ancestrale des murs, des toits, des devantures, de la brique; colorée, noire, marron, rouge, grise, restant inscrite, se voyant et se ressentant quasiment à chaque mètre.

C’est aussi une ville dans laquelle j’adore me balader, flâner, à la terrasse d’un café si possible, au bord d’un canal. Depuis 2008 et le moment où j’ai vraiment découvert la ville, celle-ci n’a pas perdu de sa superbe sur le plan architectural pas plus que les gens y ont perdu leur sens de l’hospitalité. Là où les mentalités comme les aspirations diverses se croisent et se rencontrent, les individualités comme l’esprit de groupe aussi, l’ouverture, un certain sens de la dérision accompagné d’humour également. 

Pour quelqu’un qui n’est pas pressé et qui aime prendre son temps, il y a quelque chose de magique en ces lieux : l’ouverture plus tardive des magasins, la fermeture des cafés vers 3h du matin, les coins plus retirés du centre ville où je préfère d’ailleurs me trouver, comme Prinsengracht (littéralement le canal du prince), Utrechtsestraat. Des coins plus calmes que l’animation de Damstraat, de Rokin ou de Kavelstraat en milieu d’après-midi, un vendredi. Noires de monde.

Avril fut clément. Cinq jours passés à faire la fête, à parler à des gens adorables, à manger des produits locaux, à essayer de dénicher de la musique, en magasin d’occasion ou pas, sur un marché et aux puces. J’adore les Puces d’Amsterdam, celles qui se trouvent juste à côté du Musée Hermitage (une annexe du célèbre musée de Saint-Pétersbourg au coeur d’Amsterdam). Il s’agit des Puces que l’on nomme Waterloopleinmarkt. On y trouve un peu de tout, c’est son intérêt : depuis la petite figurine en étain jusqu’au poster de Bob Marley en passant par le sac à dos, le café à emporter, les fringues ou les chaussures. Et même des appareils photo vintage dont le fameux Polaroid. 

Appareils photo marché puces

Anciens appareils photo au marché aux Puces

Polaroid

Polaroid

Voici quelques clichés pris sur place, avec le Marché aux fleurs, des badauds, de l’humour typiquement hollandais aussi (notamment sur le plan du sexe avec la dizaine de magasins qui vendent des produits dits aphrodisiaques, entourés de sex-shops -tenus par des femmes et des hommes-, de snacks ouverts jusque tard dans la nuit, des églises ou encore des musées). Un matin alors que j’étais au marché aux Puces j’ai trouvé une forme de bonheur audiophile : là, dans un petit coin, se tenait le stand où étaient alignées dans un bac une bonne trentaine de cassettes audio. Certaines encore neuves, jamais déballées et datant de 1992, d’autres dans un état beaucoup moins heureux mais la curiosité m’a immédiatement piqué au vif.

Pas de cds, pas de vinyles. Des cassettes, celles-là même que l’on retourne une fois la face A terminée. Ne manquait plus que le baladeur. J’ai trouvé de la musique française (Claude François), de la musique indienne de films (cinéma hindi majoritairement dont les succès de Saïf Ali Khan du milieu des années 90), le best of de Jimmy Somerville et The Communards (je suis content je recherchais le cd et j’ai trouvé la cassette à 2 €, le meilleur prix, même sur le net c’est plus cher) et, surprise, une cassette audio de musique marocaine avec le groupe Lemchaheb que je découvre par la même occasion.

Le plus drôle c’est finalement découvrir que la cassette audio révèle parfois une autre musique que celle inscrite sur le boîtier dans mon cas de figure une bonne surprise puisque pour ce que j’en ai écouté, il ne s’agit pas d’une compilation de standards de Cliff Richard supposée être celle de la pochette ci-dessous mais de Depeche Mode et Queen. Je confesse ne pas avoir vérifié sur place en ouvrant le boîtier…

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Cliff Richard Seine Besten Songs

Il n’est en effet pas facile de trouver des cassettes algériennes/du maghreb en général aujourd’hui, y compris aux Puces (où le cd les a détrôné) ce qui est je trouve vraiment dommage Si vous avez néanmoins une adresse je suis preneur. Il ne s’agit pas uniquement de nostalgie mais de pouvoir s’approprier, découvrir une musique qui est sortie il y a une vingtaine d’années en cassette avant de progressivement disparaître de la circulation. Pour l’occasion j’ai aussi trouvé un site, ça c’est une des magies du net, dédié à la cassette audio orientale via Found Tapes

Je suis très curieux de découvrir cela. En tout cas j’étais heureux de pouvoir acheter ce qui ne peut quasiment plus s’acheter sur Paris (les cassettes d’occasion ne s’y vendent plus) ainsi que de pouvoir échanger quelques mots avec un vendeur sur le marché d’Albert Cuyp sur la musique raï, car très étonné celui-ci me demanda si je l’aimais et je lui répondis que j’étais enthousiaste à l’idée de pouvoir écouter de la musique libanaise (principalement) et du raï (Cheb Mami et Khaled étant les plus connus en France et Nancy Ajram une grande célébrité au Liban). Je vais pouvoir écouter cela avec le petit poste que j’ai trouvé sur une brocante, neuf dans son carton d’emballage, encore sous cellophane.

Amsterdam reste une ville très gay-friendly (et gay tout court), amusante, atypique. J’ai connu la ville à l’Automne et en Hiver. Mais le printemps reste particulier : il y fait très doux, parfois un peu frais, le matin surtout, mais il y a ce renouveau dans l’air qui enchante : les bourgeons éclosent, les vélos sont à la fête, il y a quelque chose qui bouillonne et qui s’éveille. 

Une petite liste de choses à faire, entre autres (on peut évidemment les faire dans l’ordre que l’on veut) :

1 – Marcher le long d’un canal, tout près de Rembrandtplein à 2h du matin

2 – Acheter des cds d’occasion dans Utrechsestraat à la boutique Concerto (qui vend de la musique afrikaans, du reggae, du rock indie, etc)

3- Aller au marché d’Albert Cuyp ouvert tous les jours, y acheter des Blu-rays à 3 € et de la musique de tous horizons ou presque.

4 – S’acheter un petit burger Febo à 2h sur Reguliersdwarsstraat. Et s’aperçevoir que c’est vraiment pas mauvais

5 – Goûter au tournedos et au sanglier du restaurant Quartier Latin au 42 Utrechtsestraat.

6 – Aller au zoo Artis sur Plantage

7 – Passer dans le quartier chinois à Zeedijk, remonter sur le coffeeshop Jolly Joker, continuer à gauche, arriver à Sint Antoniebreestraat et aller au Café Stopera. C’est là que se trouve un tableau de stars du ciné américain des années 40 et une patronne qui chante sur les tubes des années 80. Une certaine idée du petit bonheur.

 8 – Aller au marché aux fleurs à côté de Muntplein.

9 – Etre dans le quartier rouge à 2H du matin et s’apercevoir que le café Old Sailor ne désemplit toujours pas.

10 – Observer, écouter les gens qui roulent à vélo, mangent à toutes heures.

Voici quelques clichés pour en illustrer la richesse (double-cliquez sur les photos pour les voir en pleine page)

Canaux, Ponts, Vélos

 

Marché aux puces

 

Pour le fun

Le Marché Albert Cuyp

Quelques coffeeshops, dont un historique, ouvert en 1973, Yellow Mellow.

Quelques portraits

 Spéciale dédicace à rêveur (amoureux des vélos et les vélos à Amsterdam ne s’arrêtent presque jamais de rouler)

 Les chansons dans la tête (il faudra que je réécoute le disque de Lady Gaga Artpop qui avait été une énorme déception lors de sa sortie, même si j’ai le sentiment que je suis peut-être simplement passé à côté, deux ans après, avec un peu de recul)

Charli XCX

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Doing it

Blur

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Lonesome street

Lady Gaga

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Applause

Rita Ora

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I will never let you down

Bronski Beat

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Why ?

Nicole Scherzinger

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Your love

Carly Ray Jepsen

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I really like you

Les achats (Blu-Ray, DVD)

 

(J’ai préféré la version Benelux à celle de Wild Side)

better-living-through-chemistry-brd-2d

 

Les CDs

Cyrine

Layali El Hob

Ce disque est un chef-d’œuvre, un disque très court (8 titres), mais aucun n’est à jeter. Si vous aimez le premier titre, le formidable Layali El Hob, vous pourrez aimer tout le reste (ça m’a rappelé le parfum des loukoums que j’achetais du côté de Gaîté dans une pâtisserie spécialisée). Le disque

 

Rekra Mohamed

Wa Tabqa

 

Nawal Al Zogbhi

nawal-al-zoghbi-2006

2006

J’aurais bien aimé trouvé son album intitulé Ayza El Rad, et même son premier  Weyathi Andak sorti en 1992 (en cassette, encore sous cellophane, ça aurait été top), la rythmique y est époustouflante, disponible sur Youtube dont j’ai écoute deux-trois titres et qui a l’air formidable.

 

Grace Deeb

 

Acheté aux Puces (quand j’ai ouvert le cd j’ai constaté qu’il y avait deux CDs au lieu d’un, il y avait aussi le CD de Virgin Suicides, la BO du film), le tout pour 1 €. Heureuse surprise !

Acheté sur la seule fois de la pochette que je trouvais sympa. Album inégal mais qui possède quelques bons titres (Crosspop principalement)

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Je ne m’y attendais pas mais j’ai trouvé le single Rhythm  is a dancer de Snap en single.

 

 Les cassettes (je regrette désormais un peu de ne pas avoir acheté les cassettes audio des films hindi quand elles étaient dispos il y a dix ans, car elles sortaient en parallèle du CD, la collection aurait pris de la valeur)

(J’ai une version différente, neuve, sous cellophane, puisqu’il s’agit de la cassette d’origine, sortie en 1992, rarissime puisqu’il n’en existe aucune image sur le net, alors que l’image ci-dessus est celle d’un des DVDs – au moins trois éditions dont une de Shemaroo)

Composée par le génial duo Jatin-Lalit, compositeurs de la superbe BOF de Kabhi Khushi Kabhie Gham -aka La Famille Indienne, Kuch Kuch Hota Hai ou Mohabbatein

The Human League  Tell me when

En fait, c’est la cassette de l’album Uit Het Leven Getapt  que j’ai trouvée, mais apparemment il n’existe aucun visuel de cet album sur le net. C’est un album sorti en 1971 aux Pays-Bas et il semblerait qu’il soit très rare. Album de chansons réalisé dans le but de faire la fête avec beaucoup de bières et de bretzels. Gémellité certaine avec la chanson bavaroise folklorique.

Mes 30 albums préférés (5ème partie)

Mes 30 albums préférés (5ème partie) dans Divers 5144140768_ab93f8f8cc_b

Cinquième et dernière partie du classement consacré à mes albums préférés. Nous sommes dans la dernière ligne droite avec mes 9 (enfin 10) disques préférés, ces albums que je chéris et garde bien au chaud (tout en les prêtant à qui le souhaite bien sûr). Il y a de la place pour un des plus importants auteurs/compositeurs/interprètes français, un artiste majeur qui rangea les pinceaux et brûla ses toiles pour se tourner vers la musique et faire d’un art qu’il trouvait mineur une des plus belles pages de la chanson française.

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Serge Gainsbourg

Il y a un comédien génial, acteur chez John Waters, lequel contribua à en faire un vrai personnage de ciné,  touchant car très timide en interview, Diva une fois grimé en femme.  De jeunes américaines, quatre garçons dans le vent, un groupe suédois légendaire. Et une chanteuse anglo-espagnole qui continue de chanter dans la langue de Cervantés.

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Divine

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The Breeders

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Jeanette

Voici les places 9 à 1. Je le concède j’ai un peu triché, car je mets deux disques à la place 9, en l’occurrence Divine et Niagara. Cela fait donc un top 10 plutôt qu’un top 9.

 

9) Divine /The story so far (1984, Etats-Unis)

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C’est l’histoire d’un jeune acteur qui fait son coming out ciné et musical. L’histoire d’un jeune homme dont l’aura, l’audace et l’originalité auront marqué les années 70 et 80. Glenn Milstead alias Divine, comédien qui inspira tout le mouvement queer et camp, figure illustre, inoubliable de la Drag Queen qu’il contribua à populariser. Partout dans le monde il est encore célébré comme une figure majeure de l’entertainment, à Amsterdam il y est vénéré comme ailleurs. Son disque The Story So Far est une petite merveille, qui ose prendre le meilleur de Gorgio Moroder, Frankie Goes To Hollywood et du disco. Divine y est exubérante, certes ce n’est pas le plus grand chanteur du monde, mais sa capacité à provoquer avec sensibilité, à laisser transparaître des émotions à fleur de peau et surtout à nous subjuguer par son sens du spectacle demeure fascinant. Porté par des tubes comme You’re think you’re a man, Shake it up, I’m so beautiful, Shoot your shot (incroyablement gonflé) Divine reprend aussi à son compte Blue Monday avec Love Reaction. C’est un des disques les plus parfaits pour faire la fête (« And remember, relax » nous dit Divine en intro de You’re think you’re a man). Un disque symbole LGBTQ. 

 

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Shake it up

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You think you’re a man

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Shoot your shot

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I’m so beautiful

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Love Reaction

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Native Love

En live

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9) Niagara / Religion (1990, France)

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Le duo Muriel Moreno et Daniel Chenevez a révolutionné la pop française, en mixant la synthpop et le rock tout en choisissant de chanter en français. Choix judicieux qui a permis au groupe de triompher en France tout en pouvant s’exporter à l’étranger. Religion porté par le single Pendant que les champs brûlent sorti en 1990 est mon disque préféré des deux talentueux artistes et n’a pas vieilli vingt cinq ans après. Daniel composait et réalisait des clips novateurs, portés sur le psychédélisme, colorés et originaux. La voix de Muriel apporte la touche sensuelle et je ne me suis jamais remis de ses tenues en PVC.  L’image fétichiste associée à la pop ont permis au duo d’inscrire son influence. Avec quatre albums seulement Niagara a néanmoins marqué la pop française.

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Pendant que les champs brûlent

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J’ai vu

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La vie est peut-être belle

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Psychotrope

8) The Breeders / Last Splash (1993, Etats-Unis)

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En marge de sa carrière chez Pixies, Kim Deal sort avec sa soeur, sa bassiste et son batteur le disque qui allait me faire entrer dans le son rock des années 90 un an et demi plus tard sur la foi d’une pochette qui est une des dix plus belles de l’histoire. Ce coeur fruité sur lequel se pose le reflet d’une lumière solaire cache une succession de morceaux de pop/rock qui font aujourd’hui partie des meilleurs du genre. Porté par le single Cannonball, le disque possède aussi un cachet pop sucré parfaitement revendiqué. Très courts, la majeure partie des titres ne dépassent pas 2 min, mais cette espèce d’urgence vibrante fait beaucoup pour la dynamique exceptionnelle du disque. L’album influencera énormément le son de Veruca Salt l’année suivante.

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Cannonball

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Saints

Image de prévisualisation YouTubeDivine Hammer

7) Serge Gainsbourg / Love on the beat (1984, France)

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Ce n’est pas l’album le plus cité de l’artiste français mais c’est celui qui m’a permis de le découvrir en 1995. Ne connaissant (quasiment) pas sa musique avant, j’ai découvert ce disque chez ma cousine, d’abord intrigué par la pochette de ce qui peut laisser penser être une femme aux cheveux courts, façon garçonne. La photo de William Klein a fait le tour du monde, le disque aussi. Le premier morceau entendu est celui qui donne son titre au disque, un long poème sexuel, orgasme musical étalé sur 8 minutes, dont le sens de la dynamique et de la métrique n’a pas pris une ride. Dans ce disque Gainsbourg aborde frontalement le thème de l’homosexualité (Kiss Me Hardy, I’m the boy) et le disque fut important de ce point de vue parce qu’il abordait cela avec provocation et surtout en soulignant une profonde sensibilité. Il fut l’objet de vives critiques (sur le prétendu inceste avec Charlotte, une ignominie que Gainsbourg dévoya avec force), mais la chose la plus surprenante est de constater que des années plus tard Love on the beat, le clip est censuré sur Youtube. Idem pour Lemon Incest.  Il demeure un classique. Un chef-d’œuvre.

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Love on the beat

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Sorry Angel

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Hmmm Hmmm Hmmm

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Kiss me Hardy

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I’m the boy

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Lemon Incest

6) ABBA / Arrival (1976, Suède)

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Le groupe ABBA est sans doute un des premiers que l’on cite pour donner une définition de la pop. Légendaire depuis 1974 et sa victoire à l’Eurovision, le groupe n’a cessé de trouver un public de plus en plus large, avec des tubes en pagaille. Ce Arrival de 1976 contient Money, Money Money, When i kissed the teacher, Knowing Me Knowing You,  et une des chansons les plus dansantes et joyeuses qui soient : Dancing Queen. Repris partout (y compris dans Priscilla, folle du désert ou Mama Mia), cette chanson est caractéristique de leur univers. Arrival est un album important dans son genre sorti au milieu des années 70, porteur d’une énergie bouillonnante et surtout d’une capacité à composer des mélodies qui ont touché des générations.

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5) Depeche Mode / Violator (1990, Angleterre)

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L’album de la consécration pour Depeche Mode. Nouvelle décennie, nouveau disque, lequel est considéré par beaucoup comme l’aboutissement de leur style avec une étonnante maturité de composition et d’interprétation. C’est un disque que l’on peut écouter à l’envi porté par des morceaux originaux et forts. C’est aussi la collection de tubes, impressionnante, qui en fait un disque marquant : World in my eyes, Personal Jesus, Enjoy the silence, Policy of thruth. Ajoutons la collaboration d’Anton Corbjin qui contribua à forger la force du style visuel du groupe, sur scène, comme dans les clips. Même chez les personnes qui ne sont pas spécialement fans du groupe, un album revient sur toutes les lèvres : Violator.

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4) The Beatles / Rubber Soul (1965, Angleterre)

La quintessence de la pop, même si les Beatles ne furent pas les seuls à oeuvrer dans le genre, mais la simplicité, l’accroche évidente des titres, cette façon de toucher à l’universel avec un style et des mots épurés leur ont permis d’atteindre un statut légendaire. Si certains citent John Lennon, je citerai Paul McCartney pour avoir écrit des trésors comme Hey Jude, Michelle, I will, All my loving, etc. J’aime les albums des Beatles, le Blanc notamment, Sergent Pepper, mais là nous sommes à la source, après les débuts de Meet the Beatles, au moment où les morceaux se font plus riches, variés (expérimentations, introduction des sonorités indiennes avec Norwegian Wood) les quatre garçons dans le vent faisaient bouger la musique. Un classique.

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3) Faith No More / King for a day…fool for a lifetime (1995, Etats-Unis)

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En 1995 j’achète un single d’un groupe dont je viens de voir, stupéfié, le clip de Digging the grave sur M6. Le chanteur s’appelle Mike Patton mais je l’ignore encore.  J’en parle à mon ami rêveur auquel je dis que je viens de faire, je le crois une découverte majeure (à l’époque nous écoutions beaucoup The Breeders, R.E.M, Nirvana, mais aussi Les Berruriers Noirs, les Thugs, Niagara, Ludwig Von 81). Un peu plus tard je découvre l’album. 1ère écoute : choc instantané. Je n’avais jamais entendu un album de rock aussi varié. Tout y est : la bossa nova, le jazz, le metal, le hard rock, la fusion, la pop. Album éclectique et curieusement sous-estimé au regard de Angel Dust leur précédent, King for a day est un de ces disques dont je ne jette aucun morceau. C’est un disque fantastique que  j’adore tel qu’il est : l’accomplissement artistique d’un groupe qui enchaîne sur quatorze titres les morceaux plus fous, originaux, maîtrisés les uns que les autres. La technique de frappe de Mike Bordin, l’élasticité hallucinante de la voix de Patton (capable de tout chanter) ont marqué mon adolescence.

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2) The Go Go’s / Beauty and The Beat (1981, Etats-Unis)

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C’est fou ce que l’on peut faire avec l’énergie virevoltante de ses 24 ans quand on est une jeune américaine qui est sur le point de toucher profondément des millions d’auditeurs sur la foi d’un premier disque, qui va s’avérer être un coup de force magistral dans la pop (et aussi le rock). Les auteurs de cette pépite (que j’ai découvert récemment) sont les The Go Go’s un groupe américain punchy des années 80. On est en 1981, Drew Barrymore a 7 ans et ce disque va changer sa vie. Dès sa formidable introduction, Our lips are sealed, le disque montre une cohérence et une puissance remarquables : How Much More, Tonite, Lust to Love, We got te beat, Fading Fast.

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Our lips are sealed

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We got the beat

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How much more

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Tonite

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Lust to love

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Fading Fast

 

1) Jeanette / Corazón de Poeta (1981, Espagne/Angleterre)

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Jeanette est connue pour son interprétation de Porqué te vas ? titre qui figure sur la BOF de Cria Cuervos sorti en 1976. Jeanette était surtout connue pour ce titre, mais c’est loin d’être sa seule chanson. Elle a sorti 8 disques dans sa carrière. Et en 1981 elle sortait Corazón De Poeta . C’est mon album préféré. Ce n’est pas, une nouvelle fois un album parfait, je ne crois pas qu’il en existe, d’autant plus que l’appréciation est subjective. C’est avec ce disque que prend pour moi sens l’expression de l’album romantique. C’est un disque qui parle essentiellement d’amour, de tendresse, de passion amoureuse, de ruptures aussi parfois. Il est chanté intégralement en espagnol, et la langue latine caresse l’auditeur comme peu d’autres disques ont pu/su le faire dans l’histoire de la musique. C’est un disque composé avec des orchestrations soignées et magistralement produit (violons, basse, batterie, guitare acoustique), sans superflu, à fleur de peau. On pourrait voir dans la chanson Un dia es un dia une chanson qui anticipe ce que chantera plus tard Morrisey avec le titre There is a light that never goes out. Jeannette y est sublime de candeur, sa voix douce et fluette, son regard azur ont marqué la chanson pop et ce disque l’est, follement, intégralement. J’en aime tous les titres : Corazon de Poeta, Un dia es un dia, Cuando estoy con el, Frente a Frente, El Muchacho de los ojos tristes, etc. L’album est culte pour les espagnols, des générations entières ont grandi avec. Je le comprends. C’est un album qui me touche profondément.

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Corazon de poeta

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Corazon de Poeta

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Un dia es un dia

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Cuando estoy con el

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Frente a frente

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Viva al pasodoble

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El muchacho de los ojos tristes

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Comienzame a vivir

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Si te vas, te vas

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Toda la noche oliendo a ti

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Acabare Llorando

Films du mois (Janvier 2015)

Films du mois (Janvier 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 affiche-les-chaussons-rouges dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’œuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Wrong Cops (Quentin Dupieux, 2013) :  ♦♦♦♦

Trois flics plongés dans une histoire absurde autour d’un sac contenant des milliers de dollars, le quotidien de l’un d’entre eux qui deale et un homme sur le point de passer l’arme à gauche. Le tout dans un Los Angeles cauchemardesque. Au delà de la thématique absurde du film (vendre de l’herbe dans des poissons, un flic qui s’entête à vouloir faire produire son unique morceau composé au synthé, l’obsession mammaire pour un autre), c’est un film qui tient non pas miraculeusement mais grâce à sa technique, son inventivité et surtout son originalité folle. Peut-être plus encore que Steak, tourné en France, ici avec l’aide impériale d’un Eric Judor dans un rôle de flic qui rappelle le meilleur des Monthy Python, le film pousse toujours plus loin son délire. On se demande ce qui peut bien arriver d’une scène à l’autre. Le bébé dont aurait pu accoucher la rencontre entre Monty Python et un clip d’Aphex Twin. Tv

 

Divergente (Neil Burger, 2014) :  ♦♦

Dans un monde post apocalyptique (dont la description est inquiétante), ultra catégorisé et laissant deviner une menace totalitaire, une jeune femme tente de s’imposer dans une série d’épreuves. Le scénario fait beaucoup penser à Hunger Games même si l’univers visuel est ici fort différent (moins de couleurs flashy, moins de coiffures et costumes délirants). En fait le film a le défaut d’arriver un peu trop tard par rapport à Hunger Games auquel cas il aurait pu rencontrer le même succès fulgurant même s’il n’a pas été un échec au box-office. Il est judicieux d’avoir choisi une inconnue pour incarner le rôle d’une fille qui doit apprendre dans l’épreuve et la difficulté à être soi-même, c’est-à-dire différente. Le travail sur ce sujet, le regard des autres, l’acceptation de soi sont des sujets qui parlent aux adolescents. C’est ma nièce de 14 ans qui se construit en ce moment sa cinéphilie qui me l’a conseillé. C’est un divertissement bien réalisé et joué, agréable à suivre.  DVD fr

 

 Journal intime d’une call-girl (Saison 1, Sue Telly, 2007) :  ♦♦♦♦

Hannah jeune secrétaire devient Belle, une escort girl de luxe le soir (et la nuit) venus, par choix. Une série britannique qui porte la marque des grandes séries : esprit vif, humour à la fois tendre et ironique, le fameux tongue-in-cheek. Ce qui fait l’originalité de cette série, outre son sujet (souvent abordé au cinéma mais pas si souvent à la télé) c’est la dédramatisation sans tomber dans l’angélisme, la démystification sans écorner l’image d’une profession dont tout le monde parle avec parfois plus ou moins de gêne, l’utilisation aussi du regard-caméra prisé dans le cinéma qui donne un sentiment vertigineux d’immersion et de prise de parole avec le spectateur comme témoin. C’est bien une femme indépendante, libre et la tête sur les épaules dont le portrait nous est croqué ici, avec la révélation fracassante de Billie Piper, stupéfiante de naturel dans un rôle pas si simple que cela. On y parle de sexe (tarifé) bien sûr, d’amour, d’amitié, de plaisir aussi, de GFE, de SM, de tendresse également. Je ne suis habituellement pas très série (c’est un cadeau) mais là j’ai regardé la première saison d’une traite complètement emballé par le ton, l’énergie et le dynamisme de cette petite perle de série british. Un futur grand classique. DVD fr

 

Mea Culpa (Fred Cayé, 2014) :  O

Pourtant amateur des films d’actions/noir de Fred Cavayé qui ne m’avait jusqu’à présent jamais déçu, je suis complètement resté en dehors de son dernier, Mea Culpa, qui lorgne beaucoup trop dans son ambiance sur le cinéma de Olivier Marchal et Michael Mann pour la tentative de montrer les natures taciturnes et les renoncements. Un portrait de deux flics (je ne crois pas avoir vu Vincent Lindon plus mauvais récemment)  qui baigne dans les clichés, le déjà-vu et bien sûr le portrait de mafieux originaires d’Europe de l’Est (c’était croqué de façon beaucoup plus dynamique dans Taken). Non, vraiment, une déception. BR fr

 

Sea, NO Sex and Sun (Christophe Turpin, 2012) :  ♦♦♦

Les parcours croisés de trois hommes (un jeune homme de 17 ans, un trentaine et un cinquantenaire) qui se retrouvent au même endroit, à Carnac, en Bretagne pour les vacances de juillet. L’un essaie de séduire une fille de son âge, l’autre vit avec nostalgie sa paternité et le dernier tente de retrouver ses émois de la vingtaine. L’intérêt du film, qui propose de sortir de Paris pour aller se promener en Bretagne est de montrer des hommes mûrs qui séduisent des femmes qui pourraient être leurs filles et des jeunes filles qui flirtent avec des hommes qui pourraient être leurs pères. Çà m’a rappelé, et c’est touchant, mon été 94 avec un flirt d’Été qui m’a marqué pour toujours, de ces moments qu’on oublie jamais. Une belle réussite comique, drôle, bien croquée avec de bons acteurs. BR fr

 

American Sexy Phone (Jamie Travis, 2012) :  ♦

Une jeune femme se fait plaquer par son mec, retrouve une ancienne connaissance de fac et se lance dans l’aventure du téléphone rose. Si American Pie abordait à sa manière la perte de la virginité, ce American Sexy Phone essaie plus de quinze ans après de faire parler les filles sur leur sexualité, avec en fil conducteur le téléphone rose. Malgré sa volonté initiale de parler franchement de sexe (à moins que non en fait), le film est surtout très prude notamment par la caractérisation des personnages secondaires, restant totalement à la surface des choses et flirtant avec un ton moralisateur (oh mon dieu, un téton dans une scène de bain, le téléphone rose au final c’est quand même un peu sale). Bref, une comédie potache et peu emballante. Reste le génial numéro über gay d’un Justin Long qui s’amuse et qui mériterait presque à lui seul le visionnage. BR fr

 

L’odyssée de Pi (Ang Lee, 2012) :  ♦♦

L’histoire d’un jeune indien qui quitte son Inde natale pour tenter de rejoindre le Canada par la mer. L’histoire, celle du conte nous ramène aux récits de notre enfance faits d’émerveillements, de faunes sauvages, de destins personnels et universels. Ce que montre cet Arche de Noé moderne qui fait croiser l’univers de Robinson Crusoé à celui de Seul au monde (2001), c’est l’acte de foi quand le ciel tombe littéralement sur la tête (ici avec deux tempêtes), le courage face à l’épreuve et la toute puissance de la croyance (en l’autre, en Dieu). Un film qui n’est pour autant absolument pas prosélyte, bénéficie de beaux effets spéciaux et de décors travaillés. Seul reproche : une deuxième partie moins exaltante que la première, et un rendu HD auquel je ne m’habitue décidément pas. Un beau film auquel il manque cependant une étincelle pour m’emballer . BR Fr

 

It’s a wonderful afterlife (Gurindher Chada, 2011) :   ♦

Une comédie assez amusante dans son premier tiers qui convoque la comédie romantique et le fantastique. Mais la mise en scène peu inspirée ne permet pas vraiment au film de décoller. Il reste Shabana Asmi (qui fit scandale dans le ciné indien des 70′s), le bhangra bien sûr et la description d’une petite communauté punjabie dans le quartier Southall de Londres. On est tout de même loin de la meilleure veine comique du cinéma d’outre-manche même si le film se permet un petit hommage à Carrie dans le final. DVD UK

 

Anna M (Michel Spinosa, 2008) : ♦♦♦♦

La lente et délirante déréliction d’une jeune femme persuadée d’être aimée par un médecin qui a pris soin d’elle après un accident. Dans le rôle titre, Isabelle Carré dépasse non seulement l’entendement mais aussi les superlatifs, avec une interprétation digne de Isabelle Huppert à son sommet et même Patrick Dewaere au moment de Série Noire. Le film, davantage qu’un mélo, est un vrai film d’horreur qui traite de cette incapacité à regarder la réalité des choses, la faculté démentielle de s’inventer une histoire d’amour qui ne peut être que platonique. C’est aussi un film qui traite du harcèlement au féminin, renversant la thématique de l’homme harceleur et ce jusqu’au vertige, notamment dans le plan final. Un film terrifiant par rapport à ce qu’il raconte. DVD fr.

 

All in good time (Nigel Cole, 2011) :  ♦♦

Une comédie so british avec cet accent caractéristique que j’adore, sur un couple de jeunes gens NRI( les Non Resident Indians), qui vivent en Angleterre et célèbrent leur mariage (d’amour, contrairement au sujet de nombre de films en hindi qui montrent des mariages non désirés et une romance avec deux personnages principaux et un tiers) dans un environnement bruyant. Plus que le sujet du choc entre modernité et tradition, entre aînés et jeunes générations, c’est surtout la perte de virginité dans l’acte d’amour qui contrarie nos héros. Jusqu’à la toute dernière scène, dernier plan, où le visage du père montre une émotion non feinte. BR UK

 

Mais qui a (re)tué Pamela Rose ? (Baroux/Meard, 2011) :  ♦♦♦

Je trouvais déjà le premier très bon. Le duo Baroux/Meard se donne une fois de plus en spectacle dans cette comédie qui sacre le non-sens, l’absurde pendant une heure trente. L’absurdité se retrouve dans les dialogues, la mise en scène et aussi les sous-titrages, le film étant une avalanche de running gag qui fonctionnent très bien à partir du moment où l’on accroche au ton singulier du duo.  Et contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord faire un film qui se base autant sur le délire dans le non sens demande une grande rigueur d’écriture, de direction d’acteurs. BR fr

La porte du Paradis/Heaven’s Gate  (Michael Cimino, 1980) :  ♦♦♦

Une évocation de l’histoire des Etats-Unis, où se mêlent  le syndicalisme, une romance à deux contrariée par un tiers, la vague d’immigration en provenance d’Europe et le massacre qui en découle, le tout sous la caméra de Michael Cimino qui sortait du triomphe public et critique de Voyage au bout de l’enfer. J’avais entendu parler du film depuis 15 ans et attendais de pouvoir le découvrir en version intégrale, l’œuvre ayant été régulièrement charcutée, présentée dans des versions remontées, en VF, etc. La première partie du film est fascinante tant par l’ampleur de son ambition (visuelle et du point de vue du scénario), avec une des plus belles séquences d’ouverture de l’histoire du cinéma (les quarante premières minutes avec Le beau Danube Bleu) que par la maîtrise de sa mise en scène. La dernière heure m’a un peu moins emballé, trouvant quelques longueurs et langueurs. C’est aussi l’histoire d’un échec public monumental et un cas atypique d’un film dépassé par ses ambitions au point de faire tourner définitivement une page d’un mode de production hollywoodien. On peut le voir comme un chef-d’œuvre : je l’ai vu comme un très bon film mais pas un film qui m’a bouleversé, même si sa première partie est admirable. Superbe travail éditorial et de restauration de Carlotta. BR fr (Version restaurée intégrale de 217 min)

 

Les enchaînés / The Notorious (Alfred Hitchcock, 1946) :  ♦♦♦

Derrière la trame sur l’espionnage (tourné après la Guerre), une belle histoire d’amour contrariée entre une femme dont le père a été lourdement condamné et un agent des services secrets. Le glamour des stars de l’époque et du couple principal, l’élégance de la mise en scène et sa virtuosité dans les moments clé (notamment toute la dernière partie avec les bouteilles de vin) sont la marque d’un réalisateur ici dans sa période avec la RKO. Hitchcock n’a pas son pareil pour faire naître le suspens, cadrer sur les visages en créant le doute, l’émotion. Pas son film le plus essentiel mais une belle démonstration de maîtrise technique et narrative. DVD fr

 

Planes (Kay Hall, 2013) :  ♦

L’itinéraire d’un avion rookie qui gravit petit à petit les échelons lors d’une course organisée aux quatre coins du monde. En compagnie de vieux « routiers » et de comparses parfois retors. Pixar nous a habitué à mieux avec ses précédentes productions. Ce n’est pas tant la faute à la technique (même si Dreamworks avc les deux Dragons le surpasse), mais plutôt à l’histoire ici narrée, loin d’être originale avec rebondissements et bons sentiments prévisibles. Un petit Pixar qui fait parfois sourire mais qui n’impressionne guère. BR fr

 

 The Tempest (Julie Taymor, 2011) :  ♦♦

Adaptation par Julie Taymor (qui avait déjà adapté Titus) de la dernière pièce de Shakespeare. Le film mêle effets spéciaux et rêverie/bizarrerie poétiques, en mettant surtout en avant un personnage principal féminin à la place de celui de la pièce. Le film part parfois dans délires visuels qui jurent avec le texte, mais il reste justement l’essentiel, le texte du dramaturge, comme souvent, superbe. BR fr

 

Les Chaussons Rouges/The Red Shoes (Michael Powell/Ernest Pressburger, 1948) : ♦♦♦♦♦

L’exigence dans l’art, la figure du Pygmalion qui façonne son égérie jusqu’au vertige amoureux délirant, les contraintes liées à la passion, qu’elle soit professionnelle, artistique et/ou personnelle. D’une richesse thématique étourdissante, Les chaussons rouges fait montre de la même splendeur par son traitement visuel, l’utilisation d’un Technicolor qui est selon Scorsese et il n’a vraiment pas tort, le plus beau de l’histoire. La montée en crescendo de l’intrigue accompagnée par l’alchimie entre la musique et le son, la mise en scène, la direction d’acteurs et les séquences de chorégraphies conduit à un final qui rappelle le Black Swan de Daronofsky, ou plutôt c’est ce dernier qui s’en est copieusement inspiré pour son film. Le plus stupéfiant c’est de constater que ce film a quasiment 70 ans et qu’il n’a pas pris une ride. La restauration est superbe, mais il y a aussi le film en lui-même : une déclaration d’amour au cinéma et au-delà à tous les artistes et à leur investissement. BR fr

 

Robot (Shankar, 2010) :  ♦♦♦

La première heure et demi est formidable, voire même magistrale. Il y a une véritable alchimie entre Rajnikanth (superstar en Inde du Sud, dont la seule évocation à l’écran met en transe des millions d’indiens dès que le générique apparaît, c’est le Amitabh Bachchan de l’Inde du Sud)) et Aishwarya Rai (qui a tourné pour le ciné hindi et aussi tamoul). Les deux semblent s’amuser comme des petits fous avec cette histoire d’intelligence artificielle, d’émancipation de la machine face à son créateur. L’univers est riche (les chorégraphies superbes), l’humour est là, la narration est fluide. Et puis, petit à petit le film lorgne du côté de Terminator 1 et 2, perdant un peu de son originalité au profit d’un déferlement d’action bigger than life (le final de vingt minutes qui ressemble à Transformers). C’est un peu dommage de céder à ce trop plein, mais la première partie est tout de même sacrément pêchue. BR UK (ici version hindie sous-titrée anglais, le film ayant été tourné en tamoul)

 

Outback (Jonathan Norton, 2009) :  ♦♦♦

Un film sorti de nulle part ou plutôt tout droit de l’Australie et du bush profond. Une histoire terrible sur une famille qui dégénère dans le meurtre gratuit et qui renferme de lourds secrets. Une oeuvre qui rappelle ce que donnaient Poursuite Mortelle et Sirens deux séries B elles aussi ultra efficaces : c’est sec comme un coup de trique, cadré au cordeau, assez frontal et bénéficiant d’une très belle photo avec tournage en décors naturels. Percutant, même si on sent que certains acteurs sont moins dirigés ou moins bons que d’autres. Probablement le BR le plus limité du marché français : une simple choix de versions et…c’est tout. Même pas de chapitrage, et encore moins de bonus. BR fr

 

Une femme mariée (Jean-Luc Godard, 1964) :  ♦

Godard filme une femme mariée qui hésite entre deux hommes. Une parabole sur la fidélité, le mariage, l’amour au style très aride, filmé en noir et blanc où des images parfois superbes côtoient des moments frôlant la démonstration de poseur avec tout un discours sur l’art, la création porté par une voix off qui se veut dissonante (images ne correspondant pas à ce qui est raconté). Le noir et blanc est beau, certaines images sont fortes, mais je préfère le Godard de Vivre sa vie, Le Mépris ou Pierrot le Fou, plus colorés, plus fous, plus créatifs aussi. Là je sens trop le théoricien cinéaste.  DVD Uk

Films du mois (Décembre 2014)

Films du mois (Décembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

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Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Vivre pour vivre (Claude Lelouch, 1967) :  ♦♦

A la fin des années 60, Lelouch croque la vie d’un couple qui ne s’aime plus et surtout le portrait d’un reporter doué dans son métier mais lâche en amour, trompant sa femme et multipliant les aventures au gré des reportages. Pas le film le plus essentiel de son réalisateur, mais une chronique douce-amère qui parle de manière franche d’un sujet délicat. Très beau DVD. Et une interview intéressante en bonus. DVD fr

Maléfique/Maleficent (Robert Stromberg) : ♦♦♦

Une version de la Belle au bois dormant dominée par la présence fascinante d’Angelina Jolie qui ne fait pas que vampiriser l’écran mais porte une très large partie du film sur ses épaules. L’univers convoque le merveilleux, l’imaginaire et l’onirisme et si l’on peut regretter certaines créatures qui ont un côté un peu trop plastique, c’est l’évasion qui prédomine soulignée par une action bien menée. Un conte très réussi. Br fr 3D

 Crazy Night (Shawn Levy, 2008) :  O

L’humour et surtout sa réception c’est quelque chose de subjectif. On peut adorer Louis de Funès pour les mêmes raisons qui font que d’autres le détestent. Ici, un couple qui se dit lui même banal décide de sortir dîner à Manhattan dans un restaurant très huppé. Ils s’incrustent et s’ensuit une série de péripéties qui se veulent drôles voire hilarantes. Je n’ai rien contre le duo d’acteurs, mais j’ai trouvé l’histoire très conventionnelle (le rendu vidéo HD horrible)  et surtout j’ai décroché peut-être un ou deux sourires en 1H40. Je préfère largement l’humour absurde d’un Dumb and Dumber, car ce Crazy Night se passe effectivement de nuit, mais n’a absolument rien de Crazy. BR fr

Predestination (Les Frères Spierig, 2014 ) :  

Les réalisateurs d’Undead, une pétite série B horrifique sorti il y a dix ans se retrouvent à Hollywood pour filmer une aventure de science fiction sur les passages temporels, épaulé par Ethan Hawke. Le plus intéressant dans ce film, ce n’est pas le voyage dans le temps, les failles spatio-temporelles et le visuel, c’est cette étrange ressemblance qu’entretient son héroïne principale avec Léonardo Di Caprio, tout du moins le Di Caprio du milieu des années 90. Pour le reste c’est assez sommaire dans sa réalisation et j’ai trouvé le temps un peu long. BR fr

Poltergeist (Toobe Hooper, 1980) :  ♦♦♦

Je ne l’avais jamais vu mais ce film était lié à un souvenir d’enfance en passant devant le vidéoclub et me demandant ce qui se cachait derrière la mystérieuse jaquette d’une enfant devant un poste de télé. C’est une oeuvre bicéphale qui est un exemple de collaboration artistique entre deux artistes aux univers différents, à savoir Spielberg et Hooper. Ce n’est pas la même chose que le duo Pressburger/Powell, mais l’un et l’autre se complètent avec l’horreur pure de l’un (Hooper) et la sens du merveilleux, du conte chez l’autre (Spielberg). C’est en somme la matrice contemporaine du film de maison hantée, après l’original de Wise en 1959. Un poste de télévision, une famille et des interventions surnaturelles. Il n’en faut pas plus à Spielberg pour écrire un script sur la peur enfantine, sur les revenants. Hooper nous gratifie de quelques plans gores inattendus (qui justifient l’interdiction aux moins de 16 ans). Un film qui possède ce charme fou des films à effets spéciaux bricolés avant l’arrivée une décennie plus tard du tout CGI. Le DVD est très minimaliste : chapitrage, choix des langues, et c’est tout. DVD fr

Lucy (Luc Besson, 2014) :  ♦

Luc Besson voit large et ambitieux dans son script new age (les pouvoir infinis,  l’intelligence artificielle, la terre, l’expansion de l’univers) mais combine curieusement le minimum syndical dans le traitement visuel de son film qui convoque le cinéma contemporain coréen, le blockbuster américain et les franchises françaises (dont Taxi pour les poursuites). Un film hybride, au ton solennel et moralisateur (les stock shots documentaires appuient cette idée), naïf et roublard. Et surtout dénué d’émotions. BR fr

Ishaqzaade (Habib Faisal, 2012) :  ♦

L’opposition clanique, les élections, la jeunesse confrontée à l’aspect réactionnaire des doyens, c’est le cœur du film de cette œuvre indienne produite par Aditya Chopra qui met en scène deux jeunes comédiens débutant peu convaincants. Dès l’intro le film hurle son souhait de différence tout en s’adressant à un public conquis d’avance : les jeunes locaux dynamiques de Mumbaï, mais aussi les NRI qui souhaitent s’embrasser sur la bouche sans complexe (ce qui n’était pas le cas dans les 70’s). Très inégal, un peu hystérique et déjà vu. BR indien

Nos Meilleures Vacances (Philippe Lellouche, 2013)  :  O

C’est pire que ce que je craignais au regard de la jaquette retouchée jusqu’à l’excès, mais j‘étais curieux. Les vacances en Bretagne d’une bande d’amis parisiens garde justement ce côté énervant de parisianisme regardant le villageois avec une certaine condescendance dans le propos (tout ce qui n’est pas parisien est étranger). Seuls demeurent assez bien croqués ces moments de découverte pré adolescente, premiers baisers doux, innocence et heureuses découvertes. Tout sonne faux à commencer par les postiches et les costumes qui ont ce côté « reconstitution » forcée. BR fr

Le cerveau (Gérard Oury, 1969)  : ♦♦

Cela commence comme une comédie façon swinging London, puis la comédie déroule son intrigue s’affichant le luxe de se faire côtoyer Bourvil, Belmondo et Niven au casting. C’est un film assez entrainant qui lorgne même du côté de La Panthère Rose de Blake Edwards, avec un comique de situation qui émerge de l’énormité du détail (ici la panthère et le décor de la maison qui s’écroule). Un film ancré dans les 60’s, mélangeant bonne humeur, détente et divertissement. Du cinéma d’artisan en somme. Admirable restauration HD.

Seuls Two (Eric et Ramzy, 2008) : ♦♦

Paris, deux hommes. Seuls au monde ou presque. Le scénario est amusant mais pas sur toute la longueur, avec une histoire qui est surtout prétexte à l’abattage du duo principal qui reprend le comique de péripéties et le sens de la répartie. Sympathique mais un peu trop long pour tenir la distance.
BR fr

Les Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2014) :  O

Ce n’est pas tant l’humour, l’ironie, le ton au second et troisième degré qui m’ont agacé dans ce film de science fiction mais davantage son esthétique, ses costumes et sa soif d’en mettre plein la vue. Au bout d’une demi-heure je savais que cela ne me plairait pas tant j’ai trouvé le bestiaire vite repoussant. Idem pour le choix des couleurs et ces incessants changements de format vidéo passant du Scope au 1.85:1 lors des scènes d’action. Je préfère largement les originaux de Star Wars dont l’univers et l’imaginaire me parlaient beaucoup plus. BR fr 3D

La planète des singes (Matt Reeves, 2014 :  O

L’intérêt de la nouvelle version de 2010 résidait dans la multitude de rebondissements, l’affinement des caractéristiques des personnages, un rythme soutenu. Tout l’inverse ici, d’abord dans le choix d’un format 1.85:1, d’une 3D quelconque et surtout d’une mise en place d’intrigue s’étirant au-delà de l’heure. Un blockbuster qui contredit l’effet de surprise du premier volet et qui  provoque l’ennui. Très oubliable. BR fr 3D

Stars 80 (Frédéric Forestier, Thomas Langmann, 2012)  :  ♦

La troupe des années 80 composée, entre autres de Desireless, Jean-Pierre Madère, François Feldman, Début de Soirée, Emile et Images se reconstitue pour une tournée à travers toute la France. L’ironie du début qui veut qu’elle soit refusée partout – y compris par le producteur Valery Zeitoun- laisse ensuite la place à un film très lisse, comme en pilotage automatique. Jean Luc Lahaye semble être celui qui s’amuse le plus de son image. Divertissant même si très mineur, racontant en filigrane cette gageure de ne pas se moquer des artistes et du public qui les aime tout en montrant des chanteurs qui apparaissent en playback et chantent toujours le même tube.  BR fr

Kebab Connection (Anno Saul, 2005) :  ♦♦

Une comédie allemande qui décrit les relations entre une jeune fille allemande et un jeune homme turc dont elle est amoureuse et dont elle attend un enfant. La peur de l’engagement, la responsabilité de la paternité, les tensions inter-religieuses sont au cœur de cette sympathique comédie allemande tournée à Hambourg. Avec une dose d’humour, des répliques amusantes, un peu de karaté et surtout du döner. Acheté il y a quelques années à Amsterdam sur un marché je le gardais bien au chaud en attendant de le découvrir. DVD Benelux.

Crawlspace (Justin Dix, 2010) :  ♦♦

Depuis Alien et plus récemment Cube, enfin il y a de cela déjà une quinzaine d’années l’enfermement est propice à décrire toutes les peurs, qu’elles soient de nature biologique et ou guerrière. Ici on se retrouve avec une troupe de soldats coincés sous la terre. Ambiance poisseuse, cadrage au cordeau qui en font un film loin d’être original mais correctement ficelé. Je me suis aussi demandé si l’orange des costumes de certains personnages n’étaient pas au regard du film une métaphore sur les prisonniers de Guantanamo et le sort qui leur est réservé. BR fr.

20 ans d’écart (David Moreau, 2013) :  ♦♦♦

Une comédie romantique qui met en scène un jeune étudiant en architecture et une rédactrice de mode de vingt ans son aînée. Un film drôle, enlevé sur les dessous (impitoyables, mais ce n’est pas une suprise, ils étaient bien  décrits dans Le Diable s’habille en Prada) de la mode et sur le sentiment amoureux entre un homme naïf, maladroit mais touchant qui met du peps et de l’originalité dans la vie d’une future (quadra) incarnée par une pétillante Virginie Efira. Il est d’ailleurs amusant de la voir jouer à ce point sur son image, tandis que Pierre Niney excelle dans son rôle (et a tout le talent pour devenir un grand acteur). DVD fr

La Belle et la Bête ( Christophe Ganz, 2014) :  ♦

Au mystère et à l’onirisme du film de 1946, Christophe Ganz préfère la toute puissance des CGI et des décors (époque oblige). Si je ne n’aime pas trop le film de 1946 je lui reconnais un très beau maquillage et une belle utilisations des trucages d’optique. Ici, cette relecture du film de Cocteau propose plus de rebondissements et d’action mais moins de mystère. Léa Seydoux m’a paru trop jeune pour le rôle et Vincent Cassel grimé par  les effets spéciaux ne fait pas peur. Je n’ai compris la présence des géants de pierre qui ajoute du spectaculaire là où ce n’était pas nécessaire. Br FR

Reflets dans un œil d’or (John Huston, 1967) :  ♦

Deux heures ou presque de frustrations sexuelles, de sous-entendus et d’énergie érotique (négative) dans ce film qui convoque la psychanalyse en décrivant les relations entre trois personnages : une femme, un soldat voyeur et un officier gradé. La photo est belle, Marlon Brando ne fait rien mais reste monstrueux de charisme, mais le film est d’une langueur qui a finit par me décourager au bout d’une heure. Et le Blu-ray affiche une image au contraste trop mou, donnant l’impression de voir le film avec un voile constant.. BR fr

Stuck (Stuart Gordon, 2009 : ♦♦

L’enchaînement de péripéties, la tension nerveuse, l’ironie cinglante qui culmine dans le final grand guignolesque font de cette série B un conte métaphorique sur l’horreur quotidienne celle qui s’immisce et qui montre une certaine forme de lâcheté derrière le masque apparent de la tranquillité et la sociabilité. C’est signé Stuart Gordon un maître du genre à qui l’on doit Re-Animator.  Je me demande néanmoins ce que ça aurait pu donner avec Brian Yuzna aux commandes (réalisateur du formidable Society). BR fr

 

Supercondriaque (Dany Boon, 2014) :  ♦♦

Dany Boon s’appuie sur un sujet (l’hypocondrie) pour dérouler sa mécanique comique qui fonctionne bien dans le premier tiers et rebondit ensuite avec la fausse usurpation d’identité. C’est rythme, assez drôle parce qu’il en fait des tonnes, tout en mimiques, expressions et joue aussi avec la représentation des Balkans, de la guerre civile et des imbroglios. Le film rappelle un peu par moment et j’ignore s’il l’a vu Rab Be Bana Di Jodi sur la thématique de l’identité usurpée ou plutôt du masque que l’on porte pour éviter d’être soi-même tout en désirant l’amour de l’autre. Et Alice Pol est vraiment très charmante. BR fr

Made In USA (Jean-Luc Godard, 1966) :  ♦

Godard signe un film conceptuel comme il a souvent eu l’occasion de le faire, s’appuyant sur la puissance visuelle de son film pour entraîner son héroïne et égérie Anna Karena aux U.S.A. Le film mêle politique (en plein conflit du Vietnam et avant Mai 68), discours sur l’image et le son -avec cette voix-off omniprésente-, trouvailles visuelles (le mot liberté criblé de balles), et ces panneaux typographiques qui seront plus tard par Gaspar Noé. C’est visuellement beau (photographie superbe), très pop, mais le propos peut paraître aussi un peu obscur et laisser de marbre d’autant que l’héroïne n’a pas vraiment le beau rôle. DVD UK

La Chasse (Thomas Vinterberg, 2011) :  ♦♦

Le film de Thomas Vinteberg remarqué et salué à Cannes en 1998 avec Festen (son meilleur film),  est l’histoire d’un mensonge perpétré par une enfant qui met en vrac la vie d’un adulte travaillant auprès des enfants dans une crèche. Quelque peu prévisible, le film fait lentement monter une pression qui concentre l’énergie du désespoir de l’anti-héros vers une conclusion percutante. C’est bien interprété, cela rappelle aussi Les risques du métier de Cayatte, a photo est superbe (et le Blu-ray tout autant), mais au final je préfère la noirceur de Festen et le propos de ce dernier. BR f

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