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Films du mois (Septembre 2015)

Films du mois (Septembre 2015) dans Cinéma Cinema

Film du mois

La Traque (Serge Leroy, 1975)

  dans Cinéma

 

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Kill Dead Zombies (Erwin van den Eshof, 2012) :  O

J’ai beau adorer Amsterdam, cette comédie ni faite ni à faire, qui prend sa source d’inspiration dans Shawn of the dead (que je trouve déjà médiocre) n’est ni drôle ni effrayante. L’exploitation de la figure du zombie (qui ici gerbe vert) reprend même le cliché de l’époque soviétique et curieux choix éditorial, ne propose que la VF. Une énième comédie horrifique qui s’essaie au genre sans rien proposer d’amusant. BR fr

 

Michel Onfray, La Vie Philosophique (Virginie Verrier, François Thalaud, 2015) : ♦♦♦

Un portrait de l’essayiste, penseur, philosophe français qui est aujourd’hui à l’honneur en raison de ses engagements et opinions. Un document biographique qui nous permet de comprendre les motivations, l’éducation, l’initiation  à la philosophie d’un des intellectuels les plus connus et reconnus. Même si on peut avoir des opinions différentes sur certains sujets/certaines problématiques (et heureusement d’ailleurs), la contextualisation du propos est importante pour cet héritier d’Albert Camus, fait ici de réflexions riches sur la démarche créatrice, le rapport au monde, à l’économie, à la politique venant d’un homme qui vient de tout sauf du sérail parisien. Youtube

 

Sissi (Ernst Marischka, 1955)  :  ♦♦

Je ne l’avais jamais vu. Du cinéma enrubanné comme un sucre d’orge, à la façon d’un roman-photo animé, suranné, daté mais qui possède un certain capital sympathie, dû en grande partie à la présence d’une débutante qui allait devenir une formidable actrice : Romy Schneider. Étonnant aussi de voir Karl Boehm dans ce rôle juste avant l’inusable Le Voyeur de Powell. Et puis la fin renvoie au gigantisme pictural de David et Poussin. Une œuvre artisanale dont je comprends l’influence. DVD fr

 

La Traque (Serge Leroy, 1975) :  ♦♦♦♦♦

Dans la campagne et les marécages de Normandie, deux hommes parmi un groupe de chasseurs commettent un crime en violant une touriste anglaise et la poursuivent afin de l’empêcher de parler et de les dénoncer. Une fiction peu reluisante, sèche comme un coup de trique d’une certaine France, ici au vitriol, sous la direction d’acteurs de Serge Leroy. Un film tout entier tendu vers sa résolution pessimiste, portrait de salauds ordinaires (casting exceptionnel) dont un Jean-Pierre Marielle impérial dans son rôle d’ordure. On pense à Dupont Lajoie, à Calvaire et Les Chiens de paille. Étonnamment le film est toujours inédit en DVD et encore plus en Blu-ray. Une sortie ne serait pas de refus pour ce chef-d’oeuvre. Youtube.

 

Les parapluies de Cherbourg (Jacques Demy, 1964) :  ♦

Autant j’ai adoré et adore toujours autant Les demoiselles de Rochefort, autant Les Parapluies de Cherbourg pas du tout. La raison en est assez simple : le principe de faire chanter aux acteurs l’intégralité du texte, donc des dialogues, sonne ici curieusement faux, tandis que lorsque les dialogues sont joués et qu’ensuite les comédiens chantent (doublés ou non) cela passe bien mieux. C’est dommage, et rageant à la longue, car le procédé Eastmancolor, l’interprétation de Deneuve (à l’époque de Belle de Jour, Viridiana, Peau d’âne) est convaincante et les couleurs acidulées (qui cachent une trame dramatique) sont de la partie. Pour le coup c’est beaucoup trop « en chanté » BR fr

 

Funny Games US (Michael Haneke, 2007) : O

Deux jeunes hommes séquestrent un couple et leur enfant sur un motif futile. La mise en scène de Haneke joue à double tranchant sur la mise en scène de la violence et, soi-disant, sa dénonciation. Le jeu des acteurs qui cabotinent dès le début n’aide que peu à investir l’émotion du spectateur face à l’absurde des situations. Le film repose essentiellement sur le ton moralisateur du cinéaste embarqué dans une histoire de sadisme psychologique dont l’issue est connue dès le début. Pesant, pénible et lourd dans ses effets. Et surtout un des plus mauvais rôles de ses acteurs principaux. BR fr

 

A coup sûr (Delphine de Vigan, 2014) :  ♦♦♦

Une comédie portée par son duo de comédiens principaux, Eric Elmosnino (génial en journaliste post soixante-huitard) et Laurence Arné (aussi forte que dans la série télé Working Girls) qui tend à dédramatiser le sexe tout en portant un regard lucide, amusé et un brin interrogateur sur le désir de performance à tout prix. Le personnage génial de l’escort étudiante, ceux assez imbus d’eux-mêmes et retors de la rédaction, les dialogues qui font mouche en font une très bonne comédie française, dans l’air du temps, mais pas que… BR fr

 

Oldboy (Spike Lee, 2013) :  ♦♦

Le remake d’un film coréen, primé à Cannes en 2004 que je déteste profondément. Il n’était par conséquent pas difficile de faire mieux à mon sens, et le film de Spike Lee y parvient sans mal. Plus concis, plus ironique, plus grinçant, plus technique aussi, avec la fameuse séquence de baston dans le couloir, ici sur trois niveaux. On peut regretter un méchant beaucoup trop caricatural, un surjeu affiché de Brolin dans le dernier tiers mais ce film-ci est un concentré de violence plutôt bien fichu. BR fr

 

Cerise (Jérôme Enrico, 2015)  :  ♦♦

Etrangement ignoré par la presse, ce film de Jérôme Enrico convoque les clichés du film d’ado en devenir, du coming of age, avec la présence de l’étincelante Zoé Adjani dans son premier rôle. C’est original, avec l’insertion de clips et de ballets dans une dramaturgie qui se concentre essentiellement sur le clash parents/ado , occident/Europe de l’Est, capitalisme/communisme, reliques et souvenirs tout en accentuant sa comédie de situation sur le langage actuel.  DVD fr.

Films du mois (Mars 2015)

Films du mois (Mars 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 Fury-thumb-630xauto-48754 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

John Wick (Chad Stahelski, David Leitch, 2014)  :  ♦♦♦

Dommage que les vingt premières minutes s’attardent sur les conventions du genre avec une réelle pesanteur, parce que le film décolle vraiment à partir de la trente cinquième minute pour ne plus redescendre. L’histoire de ce tueur rangé qui revient dans le milieu ressemble par son cadrage, sa rugosité également au Piégée de Soderbergh dont il pourrait être le pendant masculin : l’action n’en finit plus, chorégraphiée comme un ballet avec toutes les techniques de combat rapproché, tirs en pagaille et morts violentes. Keanu Reeves avance tête baissée dans ce film qui a un côté bande dessinée. Travail amusant sur le sous-titrage avec le jeu sur les couleurs des mots, la scène de la discothèque est un morceau de bravoure de 10 minutes très intéressant. BR fr

 

Ronal le Barbare (Kresten Vestjberg Andersen, Thorbjørn Christoffersen, Philip Einstein Lipski, 2012) :  ♦♦♦

Ce film d’animation réalisé par trois jeunes danois s’écarte des conventions de Disney pour proposer un univers visuel attrayant et surtout un humour caractérisé par de nombreuses blagues en dessous de  la ceinture. Cette quête d’un jeune barbare fluet est portée par son insolence, la dynamique de sa mise en scène et ses personnages atypiques, dont celui de l’elfe, ici résolument queer et irrésistible. Sélectionné à Annecy, ce film d’animation ne s’adresse évidemment pas aux très jeunes enfants mais plutôt à un public ado et jeune adulte. On sent à chaque seconde le plaisir de ces réalisateurs et cette manière nordique de se détacher de ses propres blagues en en riant  avec dérision. BR fr 3D

 

On achève bien les chevaux/ They shoot horses, don’t they ? (Sydney Pollack, 1969) :  ♦♦

Durant la Grande Dépression aux Etats-Unis aux débuts des années 30 des couples de danseurs s’engagent pour gagner un marathon de danse, au péril de leur vie. Une fable cinglante et amère sur ces années noires et un regard porté sur le sensationnel, le sujet basé sur l’inhumanité de la compétition étant ici brossé sous la forme d’un concours dont l’issue est illusoire. Jane Fonda porte le film sur ses épaules, un film qui a un peu vieilli et qui parfois souffre du surjeu de ses acteurs notamment lors des vingt dernières minutes. Mais c’est une curiosité, car le film est tombé dans l’oubli de l’édition vidéo, la seule disponible étant un DVD repiqué d’une VHS, en 4/3 et uniquement en VF. En attendant un Blu-ray qui dort actuellement dans les cartons. DVD fr

 

Fury (David Ayer, 2014) :  ♦♦♦♦

L’assaut en Europe en 1945 lors d’une phase décisive de la Seconde Guerre Mondiale de soldats américains à bord d’un tank Sherman. Le film de David Ayer raconte non seulement l’horreur du quotidien (le champs de bataille, les morts, le froid, le manque, la violence) mais aussi les conséquences sur l’esprit de cette violence infligée avec la figure centrale du  soldat Norman, un jeune homme qui renonce à tirer mais finit par prendre les armes sous la contrainte. Magnifiquement filmé et chorégraphié, il fait penser à Il faut sauver le Soldat Ryan, notamment toute la seconde partie du Spielberg. Il fait naître au milieu du désordre et du chaos des instants de grâce lors du déjeuner chez les jeunes femmes allemandes, montrant ainsi le versant romantique d’un film contaminé par la violence. Un film saisissant. BR fr

 

Les maitres fous (Jean Rouch, 1955) :  ♦♦♦

Un documentaire ethnographique de 28 minutes centré sur les rites sacrificiels en Afrique noire, une Afrique que le documentariste Jean Rouch avait pris comme son continent d’adoption. La force peu commune de ce court-métrage vient de la voix-off narrée par Jean Rouch lui-même, une voix de conteur qui apporte un éclairage unique sur la thématique de la croyance et surtout de la colonisation. En reprenant les fonctions des colonisateurs (gouverneur, femme de capitaine) les hommes rentrent ici en transe, sans trucage. Le cinéaste nous envoie une image de la civilisation d’un réalisme qu’aucune fiction ne peut mimer.  C’est brutal, parfois à la limite du supportable, vu avec un regard d’ethnologue qui n’a rien perdu de son impact. Youtube

 

Enemy (Denis Villeneuve, 2014)  :  ♦♦♦

Un exercice de style maîtrisé et perturbant basé sur le double, la question de l’identité, sur les fondations du couple. Jake Gylenhaal interprète un double rôle, celui d’un professeur d’histoire et celui d’un acteur de troisième zone avec une intensité de regard constante. Si l’on se laisse entraîner dès le début par cette histoire au dessus de laquelle plane la figure tutélaire d’Hitchcock, Enemy est une parabole intéressante sur l’emprisonnement et la schizophrénie. Dommage que le dernier plan, le plan final  tombe dans un fantastique qui n’en avait peut-être pas besoin. BR fr

 

Total Recall (Len Wiseman, 2012 ) : ♦♦♦

Certes le remake n’a pas gardé intactes l’ironie et l’originalité proches du cartoon du film original de 1990, mais le film de Wiseman se suit comme un grand livre d’images futuristes, avec un soin apporté aux décors et surtout à la réalisation des scènes d’action (toutes lisibles) qui en font une oeuvre intéressante parce que programmée dès le départ à ne devoir surtout pas être à la hauteur d’après le déluge de critiques négatives reçues à sa sortie. Colin Farell n’est pas Arnold Schwarzenegger, mais ce remake hollywoodien réalisé par un anglais est un très bon divertissement à l’action quasi non-stop. BR fr

 

L’amour est un crime parfait (Jean-Marie, Arnaud Larrieu, 2013) :  O

Un film qui commence par une scène d’amour avortée, balayée d’un revers de main (ou ici d’un pano rapide) ne peut pas être un bon film. Le mystère, s’il y en avait un, s’évapore dès lors dans une succession de dialogues  lénifiants.  L’histoire de ce professeur de littérature, écrivain raté qui le revendique lui-même, repose sur une distanciation et une froideur collant à l’atmosphère du lieu principal, l’université de Lausanne. Il s’agit surtout d’une énième variation sur le thème de l’homme couchant avec ses étudiantes, filant la métaphore sur le désir sexuel sans la moindre empathie,  sans la moindre originalité. Beaucoup trop long et d’un nombrilisme confondant.  BR fr

 

Salt (Philipp Noyce, 2012)  : ♦♦♦

Le meilleur épisode de James Bond depuis dix ans est ce film de Philipp Noyce tourné avec Angelina Jolie. Un divertissement de haute volée sans temps mort qui joue parfaitement avec les codes du genre et qui bénéficie d’une mise en scène qui privilégie la lisibilité de l’action. Salt c’est avant tout son actrice principale, son héroïne  qui aimante, attire et fait tourner l’action autour d’elle, ici grimée et surtout parfaitement à son aise dans  un des exercices premiers de l’acteur : celui de se travestir et de s’amuser devant la caméra. BR fr

 

Rock Forever/ Rock of Ages (Adam Shankman, 2012) :  ♦♦♦

De son début dans le bus à son final en concert, le film d’Adam Shankman (Hairspray Queen) est une comédie musicale qui enchaînes les morceaux (repris des 80′s) et les chorégraphies dans un ballet qui sous son vernis éclatant laisse transparaître une intéressante réflexion sur les stars, leur statut et les illusions qu’elles produisent. Sans doute moins acide que ne l’est Showgirls, Rock Forever montre pourtant le parcours d’une girl next door venue de sa petite ville d’Oklahoma qui monte à Los Angeles pour y percer. Le brio vient de l’interprétation et de l’énergie que mettent les acteurs à s’auto-parodier. Baldwin bien sûr,  Cruise, génial en dieu du rock, qui fait dans le mimétisme (Billy Idol et Axl Rose) et surtout Catherine Zeta-Jones, fantastique en ex groupie devenue la parodie de Sarah Palin. Une oeuvre en mouvement permanent qui respecte les canons du genre tout en lançant un regard intéressant sur le monde du spectacle. BR UK

 

Arjun le guerrier/Arjun the warrior prince ( Arnab Chaudhuri, 2012) :  ♦♦♦

Un film d’animation sorti sous la bannière UTV (une des principales sociétés de production indiennes gérée par Ronnie Screwvala). Même si l’histoire est complexe et parfois difficile à suivre, ce texte qui s’appuie sur la mythologie permet surtout de mettre en avant l’ambition technique et visuelle du film. Le dessin rappelle les Disney des années 90, Aladin comme Pocahontas, aidé par une photographie solaire, avec une chorégraphie du mouvement qui n’a rien à envier au cinéma hollywoodien. Il faut voir le dernier quart d’heure, un véritable morceau de bravoure qui convoque Spartacus et Le Jeu de la mort, avec la mise en scène, quasiment sous la forme d’un ballet entre le glaive et la main nue de deux figures qui prennent une aura légendaire. Avec la BOF de Vishal/Shekhar (Om Shanti Om), Sunidhi Chauhan et Shreya Ghoshal au chant, autrement dit des célébrités. Le fait que le film n’ait pas été distribué par Disney s’explique peut-être par les éclairs de violence de son final, étourdissant. BR fr

 

Rabbit Hole (John Cameron Mitchell, 2010)  :  ♦♦

Après son extraordinaire Shortbus sorti en 2006, Mitchell filme ici l’intime, le deuil et la difficulté pour un couple de repartir sur de nouvelles bases. Très économe dans ses effets, porté par son casting, il affleure ici le sentiment d’une perte irréparable que le cinéaste filme avec beaucoup de pudeur. Un film sobre, qui montre aussi lors des scènes d’extérieur, notamment au parc, que le mélodrame de nos jours ce peut être simple : une ouverture sur le monde et aux autres qui se fait parfois dans la douleur et ici avec une dose d’espoir. BR fr

 

Blue Jasmine (Woody Allen, 2013) :  ♦♦♦

Le début fait craindre le pire avec son univers mondain et le cynisme affiché du metteur en scène qui met à l’honneur la formule Wildienne selon laquelle le cynisme « c’est connaître le prix de tout et la valeur de rien ». Mais peu à peu, construit sur l’évolution de son personnage principal, le film déroule une lente mécanique de destruction, un saisissant portrait de femme brisée. Car, Jasmine, au-delà de l’allure fringante et du vocabulaire soutenu est surtout une femme qui tente de recoller les morceaux d’une vie borderline, axée sur le mensonge, le déni et l’illusion. Cate Blanchett peut aussi bien apparaître prodigieuse comme horripilante, mais c’est le premier sentiment qui a gagné chez moi, parce qu’elle joue finalement sur la palette de nuances, le film s’achevant plus mal qu’il a commencé. Un rôle à Oscar certes, mais aussi de la profondeur. Cela dit je préfère le Allen de Match Point. BR fr

 

La vraie vie des profs (Emmanuel Klotz, Albert Peireira Lazaro, 2013) :  ♦♦

Après leur excellent film d’animation Lascars, le duo s’incruste ici dans un collège pour y décrire le quotidien de gamins de douze ans entre ateliers d’écriture, cours et après-midis passés chez les copains avec les premières bières bues et les premiers baisers échangés. Moins dynamique et percutant que ne l’était Lascars, ce portrait de profs et d’élèves (des gamins de l’âge de ceux décrits dans le film)  est néanmoins assez sympathique parce qu’il met à l’honneur un fantasme qu’on a souvent eu ado: savoir ce qui se passe derrière les cours, dans les coulisses d’une salle de réunion, et aussi un peu dans leur vie. Amusant par moments bien qu’un peu trop long. BR fr

 

Winter’s bone (Debra Granik, 2010)  :  ♦♦

Un portrait d’une Amérique aussi glacial que l’est sa photo hivernale, ses teintes éteintes, sa galerie de personnages d’une austérité déstabilisante. Je le rapprocherais de Boys don’t cry pour le portrait du quotidien, bien qu’ici l’histoire qui tourne autour d’une jeune adolescente (Jennifer Lawrence dans son premier grand rôle, porte ici le film entièrement sur ses épaules) qui tente de retrouver son père disparu a d’autres thématiques : l’absence, la survie d’une famille. D’une noirceur presque irrespirable, un film qui pourrait se voir cmme un film d’horreur social. BR fr

 

Parïs à tout prix (Reem Kherici, 2012)  :  ♦

Comment rendre touchant ce qui à la base est clairement antipathique ? Dans le rôle d’une fashion addict et d’une styliste de mode qui montre toute son arrogance, Reem Kherici dresse aussi le portrait d’une jeune femme qui se retrouve basculée dans la vie d’un petit village marocain dont elle est originaire. Le sel du film est de nous la présenter comme quelqu’un qui ne parle pas l’arabe, n’aime rien d’autre que Paris (et surtout pas le Maroc), se retrouve dans l’illégalité, expulsée et pleurant sur son sort. Si Reem Kherici qui veut tout faire, se démène devant et derrière la caméra, le film se résume à sa scène finale : finalement son petit monde lui plaît tant qu’elle n’est pas prête à faire la moindre des concessions. Banal. BR fr

 

RTT (Frédéric Berthe, 2008)  :  ♦♦

Si la jaquette fait peur et que l’on peut penser que Kad Merad est un comédien qui en fait des tonnes (et tourne trop), cette comédie basée sur le principe de répétition (une voleuse de tableaux s’envole pour Miami et se charge de trouver une mule pour en assurer le transport) est assez bien ficelée même si elle ne révolutionne évidemment rien. J’ai eu un peu de mal avec le personnage de Manu Payet qui ressemble trop à ceux crées par Kad et Olivier pour Mais qui a tué Pamela Rose ? Sympathique. BR fr

 

Touchez pas au Grisbi (Jacques Becker, 1953) :  ♦♦♦

Le premier rôle au cinéma de Lino Ventura. Il joue aux côtés d’un Jean Gabin qui allait tourner Mélodie en Sous-Sol dont on pourrait rapprocher thématiquement le film de Becker, notamment pour la figure du vieux truand en passe de partir à la retraite et qui veut faire un dernier coup d’éclat. Les dialogues, la gouaille font d’abord penser à Audiard, mais il y a aussi la patte de Becker père, le cadre en noir et blanc, ce Paris du début des années 50, les incessantes réparties qui participent du rythme du film sans qu’il y ait de mouvement de caméra ou si peu. Un jeu d’acteurs, physique, entier, dédié au dialogue. La scène des gifles est culte. Le film l’est aussi. DVD fr

 

Blue Crush 2 (Mike Elliott, 2011) :  ♦♦

On ne prend pas les mêmes mais on recommence à surfer sur la vague. Michelle Rodriguez qui était du premier volet n’est plus là car le casting a été repensé pour plaire à une nouvelle génération d’ados auquel le film se destine essentiellement. On part en Afrique du Sud et l’on évoque, en filigrane en tout cas, au début la question de l’intégration des étrangers dans un cadre à l’aspect d’abord idyllique. Même s’il n’est pas frontalement politique, le film évoque souvent par sa photo et ses personnages un monde qui a fantasmé sur la communauté hippie et s’en revendique. Le plus spectaculaire vient des scènes de surf elles-mêmes, pleines d’énergie. Un deuxième volet très sympa. BR fr

 

Dracula Untold ( Gary Shore, 2014) : ♦♦

Même s’il a été conçu dans le moule Hollywoodien, cette relecture de la légende de Vlad L’empaleur aka Dracula est vraiment pas mal du tout dans son genre. Portée par son acteur principal, elle bénéficie d’une mise en scène assez fluide et d’une photo travaillée. Une bonne surprise d’un film que l’on pourrait juger uniquement axée sur l’action au regard de sa jaquette mais qui n’est pas que cela. Exactement l’inverse du Hercules de Bret Ratner : plus d’action, plus d’envie aussi sans doute. BR fr

 

La folle journée de Ferris Bueller/ Ferris Bueller’s day off (John Hugues, 1986) :  ♦

Ce film a eu un écho considérable auprès de la jeunesse américaine puisqu’il est devenu culte. Je n’ai vu ni Breakfast Club ni Une créature de rêve. Je n’en connaissais rien si ce n’est qu’il était encore célébré comme un film emblématique des 80′s  (et inspirera Parker Lewis dans les années 90′s, une série dont je suis fan). Je l’aurais peut-être adoré à a sa sortie, mais avec 28 ans de recul, je n’ai simplement pas du tout accroché au style, à l’écriture ni à l’incessant jeu qui consiste à utiliser le regard caméra. Matthew Broderick dont je ne suis pas très fan en tant qu’acteur est de tous les plans ou presque (mais j’adore son film Disjoncté) , ses amis semblent s’amuser comme des petits fous mais ça m’est complément passé au dessus de la tête sauf la scène du commissariat avec un Charlie Sheen halluciné. BR UK

 

Strella (Panos Koutas, 2008) :  ♦♦

Dans la ville d’Athènes le dur retour à la vie quotidienne d’un homme qui a purgé une peine de prison. Il rencontre une transexuelle et recherche son fils. Un film, dont le scénario, étonnant, ne révèle sa véritable dimension dramaturgique (voire mythologique, ça tombe bien on est en Grèce)  que lors de la chute, une inattendue révélation. Sur le papier, il s’agit typiquement du film qui peut faire peur à des producteurs frileux (univers queer, cabaret de spectacles pour trans, actrice non professionnelle et elle-même trans pré-opératoire, monde interlope) ce dont s’explique le réalisateur en interview. Il fait penser à Almodovar, il a surtout un ton personnel et un sujet que l’on voit rarement à l’écran. DVD fr

Films du mois (Février 2015)

Films du mois (Février 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Pride_poster dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’œuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Kiss Myg, Une histoire suédoise (Alexandra-Therese Keining, 2011) :  O

Pour célébrer son futur mariage, Mia se rend avec son fiancé chez son père au sein d’une famille recomposée. Là elle y tombe amoureuse de  la fille de la nouvelle femme du père de son fiancé. Le sujet de l’infidélité est un terme qui n’a rien d’original en soi, car souvent traité au cinéma, mais ce qui m’a dérangé dans ce film dans lequel on boit dans quasiment chaque scène ou presque, c’est la médiocrité de l’interprétation, la platitude de la mise en scène, et le côté très moralisateur des dialogues et du script. Il pourrait y avoir une étincelle mais je me suis beaucoup ennuyé devant ce film qui se traîne en longueurs, et dont la résolution finale possède ce côté calculé dans la montée progressive de la musique comme celle des sourires. Vraiment une grande déception car je m’attendais à bien mieux. DVD fr

 

Cold Prey 2 (Mats Stenberg, 2008)  :   ♦

C’est un peu mieux que le premier (vraiment mauvais à mon sens), est-ce dû au changement de réalisateur, peut-être ? Avec cette fois-ci une photo digne de ce nom et une atmosphère un peu plus singulière puisque basée uniquement sur l’enfermement dans un hôpital. On n’échappe pas toujours au cliché éculé des portes refermées violemment et du son monté en épingle pour faire peur, mais la mise en scène est plus lisible que dans le premier film. Reste néanmoins une aberration de scénario qui fait que si l’on part du principe que le mystérieux tueur n’est pas réanimé par l’équipe médicale il n’y a plus de film. Sauf qu’il fallait apparemment une suite pour aligner les morts. A défaut d’être convaincant, c’est juste moyen. BR fr

 

Pride (Matthew Wachrus, 2014)  :  ♦♦♦♦♦

La lutte concomitante des ouvriers miniers et des communautés lesbiennes/gays dans l’Angleterre et le Pays de Galles  de 1984 sous le gouvernement de Thatcher pour obtenir plus de droits. L’intelligence suprême du film est de ne pas verser dans le simple film à thèse et de pointer du doigt les hétérosexuels, mais de montrer que la solidarité entre deux communautés a priori sans rapport sur le papier pointe pourtant les mêmes stigmates : ceux d’avoir eu à souffrir d’injustices criantes et de rejet. Tous les comédiens sans exception sont formidables, on voyage dans le passé sans être passéiste, et sous ses airs de feel good movie (ce qu’il est aussi réellement), Pride est un film sur l’initiation (celle du photographe amateur Joe notamment), sur le coming out, l’acceptation (plus que la tolérance), la différence sans jamais forcer le trait. Un film à la photographie pop, pétillant de tous les pores de la pellicule, rafraîchissant avec son casting intergénérationnel. Pas étonnant qu’il ait remporté la Queer Palm au festival de Cannes. Un film qui emporte tout sur son passage par son énergie communicative et qui nous interroge aussi par son militantisme sans tomber dans le prosélytisme sur le regard que certains portent sur d’autres, du fait de leur simple orientation sexuelle, de leur milieu social et professionnel d’origine. Et la BOF est fantastique. BR fr

 

Hercule (Brett Ratner, 2014) :  O

Il y avait pourtant le potentiel pour faire de ce film un film d’aventures/action palpitant, au rythme effréné, soigné visuellement. C’est exactement l’inverse qui se produit avec Brett Ratner aux commandes (je me suis dit que je faisais un dernier essai). Le réalisateur a beau parler de sa passion pour le mythe à longueur d’interviews, la réalité, bien autre, celle de son film, touche au navet friqué. Et c’est bien le plus énervant : avoir des moyens importants au service d’un film à la réalisation aussi terne. Il ne se passe quasiment rien pendant près d’une heure avant l’arrivée des Cerbères. Reste alors le clou du spectacle dans un déluge de SFX au rendu douteux. L’interprétation, le scénario qui laisse les rôles féminins aux abonnés absents, la laideur du rendu HD, tout concourt à en faire un film dont la médiocrité se renouvelle plan après plan. A côté, le Pompéi de Paul WS Anderson, pourtant pas un grand film est un chef-d’oeuvre. BR fr

 

Cold Prey 1 (Roar Uthaug , 2006) :  O

Cinq amis font une excursion dans la montagne norvégienne là où se trouve un tueur à crochet. La seule originalité si l’on peut lui en trouver une de ce film est de nous montrer un décor norvégien balayé par une tempête de neige. Pour le reste le scénario d’une terrible banalité ne fait qu’aligner des poncifs et des effets de terreur vus et revus, déjà entendus mille fois ailleurs, dont le tintamarre sonore finit par saouler au bout de trente minutes, l’effroi supposé ne reposant que sur le volume sonore. Un mauvais slasher qui ne me donne pas forcément envie de voir la suite, et il y en a deux autres. BR fr

 

Légitime Défense (Pierre Lacan, 2011) :  ♦♦

Jean-Paul Rouve que l’on retrouve souvent dans des comédies est ici l’anti-héros au premier plan de cette histoire de manigance, de chantage, de trafics et de combines en tous genres au sein d’un drame familial. C’est bien ficelé, correctement joué, surtout par Olivier Gourmet qui incarne un salaud intégral, mais j’ai regretté l’omniprésence de plans surlignant l’effet dramatique déjà pesant du script par de nombreux plans sur l’eau et le ressac. Au bout de dix minutes on a bien compris, et cet effet est malheureux. Une bonne petite série B à la française. BR fr

 

De President (Erik de Bruyn, 2011) :  ♦♦

Un jeune berger marocain devient par un concours de circonstance Président des Pays-Bas. C’est le synopsis de ce film sorti aux Pays-Bas en 2011 et dont l’histoire nous montre à quel point l’éloquence et l’apparence peuvent jouer un rôle déterminant en politique. Constitutionnellement le film ne respecte pas à la lettre la réalité de la Hollande, puisqu’il s’agit d’un Royaume (le roi étant Willem-Alexander qui a succédé à la Reine Béatrix il y a deux ans). Il montre surtout à quel point l’immigration est un sujet de société et de cinéma fort, ici les marocains croisant les estoniens, les kazakhs et les roumains dans une fable assez bien vue sur l’engagement personnel et politique. On y parle plusieurs langues et surtout cela dédramatise ce qui chez nous fait la une et la polémique presque chaque semaine. Sans doute une question de mentalité. BR hollandais

 

The Thing (Matthijs Van Heijingen, 2011) :  ♦♦♦

Le premier film sorti en 1982 est resté un classique de l’horreur et même un classique tout court. Il était à son époque visionnaire et utilisait des techniques d’effets spéciaux/maquillage qui ne sont plus utilisés de nos jours, remplacés par les CGI. Le remake de 2011 est très respectueux du scénario et de l’évolution du film original. L’intérêt vient de l’originalité de prêter les traits du personnage principal à une femme au milieu d’un casting exclusivement masculin. Les scènes-clé du premier sont reproduites, mais le film sait aussi se montrer accrocheur quand il filme la peur surgir de l’arrière-plan, d’un détail, d’une zone d’obscurité. Un film prenant, pas aussi définitif que le premier, mais très convaincant et habile et se refermant là où commençait le film original. La boucle est bouclée  BR fr

 

Votre Majesté/ Your Highness (David Gordon Green, 2013)  :  O

Je n’étais déjà pas forcément convaincu par l’humour de Delire Express, là le réalisateur pousse encore son délire (qui se veut absolument drôle mais ne l’est à mon sens que très rarement) du temps des chevaliers, avec un anachronisme qui leur fait parler le verlan. C’est voulu c’est certain, ça ne fonctionne pas c’est le constat que j’en fait. Surtout, le film après une intro catastrophique semble s’amuser à jouer sur le registre de la laideur le sommet étant atteint par la séquence des abeilles géantes. J’ai zappé au bout de 50 minutes quand Natalie Portman arrive. Pas du tout ma tasse de thé. BR fr

 

Action ou vérité/ Truth or dare (Robert Heath, 2012) :  ♦

Le jeu de l’action/vérité ici poussé dans ses limites. Une série B britannique qui s’appuie sur un scénario sadique et tortueux dont l’enjeu est explicité en toute fin après de nombreuses râles de douleurs, exactions et sévices. On a un peu envie de prendre une douche après tant de violence physique et visuelle, mais le film tient par sa dynamique propre et l’interprétation de David Oakes qui affiche une étrange et frappante ressemblance avec ‘acteur danois Mads Mikkelsen. DVD fr

 

Cockneys Vs Zombies (Matthias Hoene, 2012) :  ♦

Les films de zombies ont pullulé sur les écrans depuis la sortie en 1968 du film genèse du genre, un certain La Nuit des Morts-Vivants (Night of the living dead). Depuis de l’eau a coulé sous les ponts et l’humour anglais est venu apporter sa pierre à l’édifice sans toutefois toujours me convaincre (je n’aime pas l’humour de Simon Pegg et encore moins celui de Shawn of The Dead). Ce film-ci a la particularité de faire parler des acteurs à l’accent cockney de l’East End de Londres. Lesquels défouraillent du zombie. C’est sa seule petite originalité, le film étant somme toute assez conventionnel sans être mauvais. Un film un peu amusant sans plus. BR Fr

 

Gooische Vrouwen ( Will Koopman, 2011) :  O

Une comédie néerlandaise qui décrit les états d’âme de quatre amies (inséparables) dans leur quotidien. Ce n’est pas vraiment du Sex and the City (série +films) qui avait déjà plus de charme, pas vraiment non plus une comédie ludique à la Alles is Liefde, triomphe aux Pays-Bas lors de sa sortie en 2007. On est dans un registre plus amer, mais le film ne m’a pas convaincu malgré la beauté de l’actrice Susan Visser. J’ai trouvé le ton banal et prendre Paris pour unique décor de carte postal (et mensonge sur la marchandise vu la pochette du film) est un peu léger. DVD Benelux.

Top clips 2014 (4ème partie)

Top clips 2014 (4ème partie) dans Top clips 2014 (4ème partie)

Quatrième partie du top consacré aux meilleurs clips de l’année 2014, après les parties 1, 2 et 3.  La France et les Etats-Unis qui se partageaient les places 60 à 51 sont moins présents, surtout les Etats-Unis d’ailleurs, car la France tire une nouvelle fois son épingle du jeu avec trois citations pour les places 50 à 41.

Pour cette partie du classement intéressons-nous à la chanteuse britannique Sophie Ellis-Bextor revenue cette année après son album et chef-d’oeuvre électro/dance Make a Scene sorti en 2011 (et mon album préféré de cette année-là, non ce n’est pas le refrain d’une célèbre chanson de Claude François), a livré une œuvre beaucoup plus acoustique et pop/folk. La chanteuse la peau de porcelaine a changé de style et à déconcerté certains de ses fans. Son clip de The Deer and The wolf est une belle réussite plastique et musicale.

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Sophie Ellis-Bextor

La France est donc un petit peu à l’honneur avec Le Prince Miiaou et son univers atypique aux riffs électriques bien sentis, une pop qui a un côté sauvage, The Dø  avec son clip amusant, un disque électro qui a ses fans et ses détracteurs, un duo intéressant en tous les cas même si tout ne me convainc pas complètement, et puis KCPK, et un titre Better Love dont l’illustration visuelle, SM, sophistiquée promet beaucoup pour la sortie d’un album.

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Le Prince Miiaou

Petit clin d’oeil également à l’adorable duo allemand Junksista qui a fait participer la célèbre actrice Jane Badler, héröine de la série V dans son rôle de femme reptile. Excellent single du trio lituanien Pinup Girls avec Pajudek, belle découverte que le duo suédois et australien Bow to each other

Les places 50 à 41

50) Sophie Ellis-Bextor / The Deer and the Wolf (Angleterre)

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49) KCPK / Better Love (France)

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48) The Dø / Despair, Hangover & Ecstasy (France)

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47) Bow to each other / Stronger and Bigger (Suède/Australie)

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46) Le Prince Miiaou / Beloved Knife (France)

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45) Junksista / Live a Little (Allemagne)

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44) Parralox / Crying on the dancefloor (Australie)

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43) Moxxi / Ransom (Etats-Unis)

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42) Pinup Girls / Pajudek (Lituanie)

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41) Jannika B / Itseni Herra (Finlande)

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Ysa Ferrer nouvel album

Ysa Ferrer nouvel album dans France Ysa_Ferrer_Sanguine

Sans promo en rotation lourde, sans télé française, avec très peu de radio, la chanteuse et actrice Ysa Ferrer (vedette de la série Seconde B qui passait au milieu des années 90 sur France 2) continue néanmoins de sortir des albums, dont son dernier Sanguine . Elle oeuvre toujours dans le genre de l’électro pop dance et se produit régulièrement sur scène. Voici la chanson J’explose en couleurs. Personnellement j’aime beaucoup.

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J’explose en couleurs

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