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Films du mois (Septembre 2014)

Films du mois (Septembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011)

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Films vus

 

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ :  Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Godzilla (Gareth Edwards, 2014) :  ♦

Certes il y a les effets spéciaux (mais en 2014, il n’y a rien de révolutionnaire), certes le film prend son temps pour installer son intrigue (déjà connue). Mais la transparence du casting, l’absence de véritable surprise qui viendrait dynamiter un ensemble très lisse ont eu un peu raison de moi. Les séquences d’action sont bien réalisées et lisibles, mais il y a ce quelque chose de fondamentalement américain dans l’exécution (depuis le design de Godzilla jusqu’à la mise en scène des séquences de peur panique) qui fait que le film remplit son cahier des charges tel un métronome. C’est donc lisse, on n’échappe pas à une caractérisation caricaturale du scientifique japonais (qui passe tout son temps à jouer l’ahuri de service), et l’accumulation de méchants (dont Godzilla, venu protéger les humains au final) devient lassante. Très deçu malgré une belle 3D. Br fr 3D

 

De l’huile sur le feu (Nicolas Benamou, 2011) :  ♦♦

Contrairement à ce que laisserait penser sa jaquette (la rencontre entre Jean-Marie Poiré et un ersatz des films de Bruce Lee), cette comédie française sur la rivalité de deux restaurants (l’un chinois, l’autre arabe) n’est pas une série Z franchouillarde dénuée d’intérêt. Au contraire, il y a l’énergie des acteurs, des répliques parfois bien senties, un cadre amusant. Pas de la gastronomie mais du ciné comique qui se suit sans mal (et avec quelques rires). BR fr

 

The Amazing Spiderman 2 (Marc Webb, 2014) :  ♦♦

Une suite tout aussi efficace et rondement menée que le premier volet de la nouvelle trilogie Spiderman, la surprise en moins. Andrew Garfield se défend une nouvelle fois très bien, passant du statut de lycéen  à celui d’étudiant. Du fun, de l’action, mais malheureusement trop de punchlines durant les scènes de combat qui réduisent un peu l’impact de la dramaturgie (trop « d’humour » tue parfois l »humour). Un blockbuster plaisant qui se termine sur une note dramatique inattendue. Br Fr

 

Non Stop (Jaume Collet-Serra, 2014) :  ♦♦

 Liam Neeson égale à lui-même (monstrueux de charisme) à bord d’un avion doit déjouer les plans d’un mystérieux individu qui menace de faire sauter l’avion. Les prises d’otage et demandes de rançon sont un des schémas classiques du cinéma pop corn américain des vingt dernières années.  Combien sont-ils ? Que veulent-ils ? Cela, c’est Liam qui doit le découvrir. Celui-ci est techniquement abouti, complètement invraisemblable, mais c’est le rythmé constant, les péripéties nombreuses, la nervosité du tout qui emportent l’adhésion. C’est un peu comme Taken mais sans histoire de mafia, et cette fois-ci dans un avion. Br FR

Nurse 3D (Douglas Aarniokoski, 2013)  :  ♦♦♦

 Une jeune infirmière incendiaire assassine les petits copains et maris infidèles. Le trauma d’enfance est bien présent, on pourrait craindre un ton moralisateur, mais le film est surtout une série B joyeusement débridée, qui permet à Paz de la Huerta (très rentre-dedans et charismatique, souvent dénudée) de jouer, un méchant de cinéma vue sous l’angle féminin, avec un côté Betty Boop et Petty Page très amusant. Le film est gore, bénéficie d’une photo agréable et de meurtres assez graphiques. Je n’ai pas regardé le film en 3D, mais même en 2D quelques effets sont bien sentis. Une bonne série B à l’ancienne. Br fr

 

Les Gazelles (Mona Achache, 2014) : O

Un film dont je ne connaissais rien, pas même la BA. Un film qui pourtant m’attirait beaucoup étant assez curieux de voir comment des actrices de théâtre allaient s’immerger dans le monde du ciné sur un sujet déjà battu et rebattu. Dès le début hélas, le film ne fait qu’aligner les poncifs les plus éculés sur les célibataires trentenaires (ici toutes des femmes) à base de rires gras, d’histoires de cul ratées ou décevantes, de vies faites de soirées arrosées qui pourraient être amusantes si elles étaient mieux dialoguées. J’espérais beaucoup plus de nuances et de finesse, mais la lourdeur de l’ensemble a eu très tôt raison de moi, et très vite, l’ambiance hystérique, tout sauf drôle, alliée à la platitude de la réalisation, m’ont agacé au plus haut point. Surtout, du film émerge la sensation, le sentiment d’un parisianisme aigu, arrogant. BR fr 

 

Les Cinq Légendes (Peter Ramsey, 2012) : ♦

Par l’équipe qui a produit Dragons. (excellent au passage). Le premier est devenu un classique, et si j’ai trouvé la technique remarquable (par moments), très vite l’effet de trop plein m’a agacé  car le film semble à chaque instant vouloir à tout prix en mettre plein les yeux au détriment d’un scénario très axé sur l’enfantin mais qui n’en dépasse quasiment jamais le stade. Malgré l’illustration géniale des rêves par le marchand de sable, une belle idée visuelle, le film est comme une attraction de fête foraine : une fois terminée, on peut passer très vite à autre chose. Dommage. J’en espérais la profondeur et la beauté d’un Toy Story 2 inégalé à mon sens à ce jour. Br fr

 

Suck (Rob Rafeniuk, 2010) :  ♦♦

Une comédie vampirique (écrite, jouée et réalisée par un seul homme) qui réussit l’exploit de réunir des stars du heavy metal, du punk et de l’électro pop dans un seul et même film, lequel a été tourné avec peu de moyens mais visiblement pas mal de coeur à l’ouvrage. On y retrouve Iggy Pop, Alice Cooper, Henry Rollins, Malcolm Macdowell (dans un rôle qui ressemble à celui qu’il tenait dans l’excellent Doomsday), et c’est presque trop beau sur le papier. Malgré des problèmes de rythme, des effets spéciaux minimalistes, un film qui marie avec humour sur le schéma du road-movie, la comédie, l’horreur et une forme de dérision. Sympa. Br FR

 

Voisins du troisième type (Akiva Shaffer, 2012) :  ♦

Une intro géniale, décalée, qui montre la banlieue américaine avec des quiproquos qui fonctionnent, et puis très vite, le film dérive vers le ton de la comédie fantastique (avec des aliens alors qu’avant tout était suggéré) et s’enlise dans une (quasi) interminable chasse aux extra-terrestres qui voudrait renouer avec le ton de Sos Fantômes (1984). Ben Stiller est à peu près le seul à tirer son épingle du jeu. BR fr

 

Defender (Rakesh Roshan, 2013) :  ♦♦

Après Koi Mil Gaya (2003), Krrish (2006) voici le dernier volet de la trilogie consacrée au super-héros indien. Rakesh Roshan une nouvelle fois derrière la caméra (la même équipe technique et presque les mêmes comédiens), louvoie clairement sur le type de production, d’écriture et de distribution du blockbuster américain (au point d’être vendu sous un titre traduit en anglais) tout en distillant des touches purement indiennes (danses chorégraphiées, musique, rituels religieux). Du spectacle qui lorgne entre Batman Forever par moments, Superman et Batman à d’autres (l’homme de l’ombre qui doute), sans réel surprise mais se montrant assez divertissant. Avec un surjeu de Hrithik Roshan qui vire au comique. BR fr

 

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011) :  ♦♦♦

Une troupe d’artistes, de performeuses plus exactement, se produit aux quatre coins de l’Europe, de Berlin à Copenhague en passant par Paris. Emilie Jouvet, la réalisatrice a choisi des personnalités singulières, issues de la scène undergound (San Francisco notamment), du porno (Judy Minx ex pornstar), pour illustrer cette idée du dépassement de soi dans l’art, en croisant la musique, la performance scénique, l’humour et le féminisme pro-sexe. En découle un film d’une rare liberté même s’il répond aux canons du genre du road-movie (une journée, une date, une performance), tout en représentant une certaine idée du féminisme : celui de porter les voix féminines au dessus du tout venant. Libre, radical, rock’n'roll. Internet

Top cinéma 2013

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Dans quelques jours nous serons en 2014. Le temps de refermer la parenthèse cinématographique de 2013 avec un nouveau top, le dernier en l’occurrence, focalisé cette fois-ci sur les films de l’année. Après les tops musicaux consacrés aux clips, aux singles, aux albums et aux pochettes, voici le cinquième et dernier top annuel. Celui du cinéma.

Contrairement à ce qu’écrit Nio sur son blog, je ne trouve pas que 2013 ait été une très grande année cinématographique (enfin si j’ai bien compris ce qu’il sous-entend, en parlant d’une grande qualité musicale et de grands films, son top ciné venant de faire son apparition). Je ne crois pas que 2013 ait été une très grande année côté septième art contrairement à la musique qui fut servie plus que généreusement en opus de grande et très grande qualité.

Mais ce n’est peut-être qu’un sentiment personnel. En fait 2013 est surtout à mes yeux l’année de trois films qui émergent clairement et qui « sauvent » à eux seuls une production que j’ai trouvée loin d’être fantastique.

Si 2012 avait été l’année de Miss Bala et de Hasta La Vista, 2013 a été celle d’une pluie de supers productions et autres blockbusters qui globalement m’ont laissé de marbre, voire déçu ou carrément insupporté. Je loue l’ambition de Cloud Atlas, notamment sur le plan du script, mais je n’ai pas forcément adhéré plus que cela à la plastique de l’œuvre, et notamment la partie futuriste.

Je n’ai pas encore vu Lone Ranger, mais j’ai été catastrophé par Man of Steel (alors que j’avais beaucoup aimé Sucker Punch) qui est exactement l’opposé de ce que j’aime dans le cinéma américain, et y compris, dans ce cas de figure, celui du grand spectacle. Idem pour Gatsby le magnifique, à côté de la grosse déception A la merveille, et des films détestés comme Maniac, Passion et Only God Forgives.

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Mais l’année 2013, c’est l’année des histoires d’amour qui commencent bien et se finissent mal. Des passions plurielles. C’est l’année des soubresauts amoureux et des premières expériences gravées dans le cœur et la mémoire. Ce sont les premiers pas des débutantes (ou quasi) Adèle Exarchopoulos, Marina Vacth, où les thèmes des films rejoignent les thématiques et les problématiques sociales.

Si l’année s’est ouverte et a continué au Printemps sur les Manifs anti mariage pour tous dans un climat particulièrement tendu et à l’arrière-goût rétrograde, elle s’est refermée sur des polémiques à la pelle qui n’ont pas cessé de relancer les invectives, les pics entre les communautés, montré du doigt les soi-disant personnes « anormales » et ciblé des gens qui n’avaient rien demandé à personne, ou plutôt si : les mêmes droits pour tous. Bref le cinéma social a rejoint les thématiques de la vie de tous les jours en ne faisant parfois qu’un.

Voici le top cinéma 2013, sachant que les trois premières places sont les gros coups de cœur et qu’ils se détachent nettement du reste pour leur audace, leur originalité et leur beauté. Ce n’est pas La Vie d’Adèle qui gravit la première marche mais un film espagnol, venu quasiment de nulle part, intitulé Blancanieves, arrivé dans les salles françaises fin janvier et qui m’a littéralement cueilli.

Blancanieves

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Blancanieves de Pablo Berger (Espagne, 2013)

Dès son extraordinaire séquence d’ouverture sur une scène de tauromachie, le film ne dévie jamais de l’objectif qu’il s’est assigné : proposer une relecture moderne du conte de Blanche-Neige (mon film d’animation préféré) avec pour décor Séville et ses héroïnes qui rappellent le cinéma muet des années 20 (en particulier Murnau, car l’on pense à L’aurore -le film préféré de Truffaut- mais aussi dans un autre genre à Soy Cuba pour certains de ses gros plans en grand angle). L’expressionnisme remis au goût du jour, sans forcer le pastiche ou la parodie. Mais en distillant une belle dramaturgie.

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L’aurore de Murnau (1927, Allemagne)

Une réussite exemplaire, portée par Macarena Garcia, un noir et blanc somptueux, Maribel Verdu (déjà l’affiche de Y Tu Mama Tambien en 2001), et surtout une mise en scène qui étonne par l’invention de ses plans et ses idées (environ une toutes les trente secondes). Le film comporte d’ailleurs une des plus belles ellipses vues depuis 2001 L’odyssée de l’Espace avec la scène du linge et le passage de l’enfance à l’âge adulte. Un film qui reprend les codes du conte (méchante, trajet personnel de vie, aléas, rebondissements, environnement protecteur, etc) et qui met de nouveau du pep dans un cinéma ibérique qui semble se renouveler régulièrement ces dernières années.

Blancanieves, un an après Tabou a relancé une esthétique cinématographique en prenant le risque de tourner dans un format rare, le 1.33, en noir et blanc et muet. La musique d’accompagnement est superbe.

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La Vie d’Adèle, avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos (Abdellatif Kéchiche, 2013)

Deux autres cœurs ont battu très fort cette année. Ceux d’Adèle et Léa, récompensées par la Palme d’Or à Cannes. J’en ai lu un peu sur le film mais je me préservais autant que je pouvais et c’est très tard que je l’ai découvert. Un film porté par ses comédiennes et par la force de sa mise en scène.

Un film sur la passion, sur l’amour, sur les rencontres déterminantes et sur le passage, fragile, délicat de l’adolescence à l’âge adulte, cœur de tous les vertiges, des découvertes et des blessures qui les accompagnent, quand les chimères se heurtent à la réalité du quotidien. Kéchiche filme le passage de relais, l’amour du verbe et des sens, avec ces deux jeunes femmes qui se découvrent, s’aiment et se séparent. C’est un film qui peut facilement bouleverser, surtout si on le découvre à l’âge qu’ont les héroïnes issues du quotidien, et pourtant venues d’univers sociaux différents, ce qui est en filigrane, l’une des thématiques récurrentes du cinéma du réalisateur (L’Esquive, La Graine et le Mulet, entre autres).

Le film doit ses respirations, sa beauté plastique, au jeu de lumières, aux contrastes qu’offre la photographie du film, solaire et mordorée au début, puis un peu moins chaude quand pointe l’automne. Mais il y a les sentiments, cette relecture du marivaudage (Kechiche cite Marivaux comme une de ses principales influences), en liant la fiction littéraire (La Vie de Marianne) et ce que vit Adèle dans la « vraie » vie, cette découverte de l’amour avec un grand A, celui qui donne le vertige et envie de connaître l’autre par tous ses pores et toute son âme. Certains ont été gêné par les scènes de sexe. Je les ai trouvées, surtout la première, charnelle, crue, vive, avec ce quelque chose d’effréné, cet appétit qui ne parvient jamais tout à fait à être satisfait, qui ne parvient pas à satiété. Le plus beau texte que j’ai pu lire sur le film, outre celui de rêveur, reste celui de Tristana (que je salue au passage) et que je reproduis ici :

J’ai été complètement embarquée par ce film.

Déjà, j’ai trouvé Adèle EXTRAORDINAIRE, cette nana est d’un naturel effarant, elle est de quasiment tous les plans et Kechiche a été bien malin de réaliser son film comme ça, parce qu’elle illumine l’écran, elle est absolument incroyable. Léa Seydoux face à elle est très fade, ce qui n’est pas un gros problème puisqu’en fait ce qui compte c’est Adèle, sa vie, sa passion pour Emma ; il est vrai que la scène de la dispute est un peu ratée, c’est dommage car je trouve que les deux actrices étaient bien dans le ton, mais les dialogues sont complètement décalés par rapport au reste du film (« petite traînée » etc). Après, je me dis aussi que Kechiche a peut-être fait exprès de faire de cette scène de dispute une scène un peu artificielle car au fond, Emma se sépare d’Adèle pas parce qu’elle l’a trompée, mais parce qu’elle ne l’aime déjà plus (on voit bien lors de la soirée avec les amis d’Emma qu’elle est déjà trèèèrs proche de Lise) et qu’elle a besoin de ce prétexte pour se débarrasser d’elle. Du coup elle feint la colère et utilise un vocabulaire qui sonne faux…

On a beaucoup parlé des scènes de sexe, trop longues ou gratuites, trop réalistes ou pas assez… Moi je les ai trouvées tout à fait justes, je pense déjà qu’il était important voire essentiel de montrer la sexualité de leur couple, parce que Kechiche voulait certainement se démarquer de l’image de l’homosexualité qu’on voit souvent au cinéma ou à la télé : des couples qu’on voit s’embrasser mais jamais baiser, alors que pour les hétéros c’est le passage obligé de n’importe quel film (ou presque) ; ensuite, il y avait aussi probablement l’envie de montrer que la sexualité lesbienne, ce n’est pas ce qu’on voit dans les pornos, et même si on peut toujours rétorquer que les scènes de cul ne représentent pas la « réalité », le fait est qu’on ne peut jamais représenter franchement la réalité dans une scène de sexe, parce que chacun baise différemment… Au moins là aussi Kechiche s’est écarté du cliché des lesbiennes qui s’effleurent en gémissant comme des chaudasses : là, les nanas y vont, se touchent, se claquent, se pétrissent, se lèchent, se doigtent, bref : on est dans du vrai, du concret, voire quelque chose d’assez animal. Et puis d’ailleurs, j’ai trouvé que les deux scènes de sexe entre les actrices permettait de donner un côté concret à la passion qu’elles vivent : on le ressent bien dans le regard d’Adèle, mais c’est vraiment à ce moment-là qu’on ressent ce truc assez dévorant qui les habite, cette envie de se bouffer l’une l’autre, et l’incapacité à être satisfaites (on ne les voit jamais jouir, ou alors ça dure trèèèès longtemps : leur histoire c’est une jouissance permanente qui, paradoxalement, n’explose jamais vraiment). Vraiment, pour moi ça fait totalement sens dans l’histoire.

En fait, je ne les ai pas trouvées spécialement excitantes, les dites scènes : ce n’est pas franchement filmé comme quelque chose de sensuel, on est plutôt dans un truc un peu cru, réaliste, et donc qui ne donne pas franchement envie. A la rigueur la scène de la masturbation d’Adèle est la plus excitante ; mais les scènes à deux, je les trouve « cliniques », en fait, on voit bien que Kechiche n’a pas cherché à esthétiser le truc, ni à l’érotiser : ce sont deux corps qui s’entrechoquent parce qu’ils le doivent, pas pour satisfaire le spectateur.

Mais surtout ce qui m’a transpercée, c’est le côté social du film, cette incompatibilité entre deux mondes qui ne se rencontreront en fait jamais : Adèle est une prolo, elle prend le bus le matin, va au lycée, bouffe des spaghettis et rêve de devenir instit, alors qu’Emma vient d’une famille d’artistes qui mangent des fruits de mer et pour qui exister, c’est se réaliser artistiquement. La tête des parents d’Emma quand Adèle leur dit qu’elle veut devenir instit, comme si c’était naze, comme si vouloir un boulot stable et qui a du sens (parce que ça a du sens pour Adèle de vouloir passer le flambeau : en bonne prolo, elle sait ce qu’elle doit à l’école, son goût pour la lecture notamment) était une ambition minable. On peut penser que tout ça est un peu cliché, mais je trouve ça finalement tellement bien vu : le problème entre Adèle et Emma, ce n’est pas qu’elles sont homosexuelles et que leur relation doit être cachée (aux parents d’Adèle uniquement), mais bien que leurs mondes sont trop opposés pour qu’elles puissent envisager quelque chose de sérieux. D’ailleurs, ce que ressent Adèle pour Emma n’est pas de l’admiration, ça n’a rien à voir avec quelque chose de rationnel, c’est purement animal, passionnel (quand elles se revoient, Adèle lui dit : « j’ai envie de toi, tout le temps »), et qu’elle peigne des toiles et qu’elle expose, elle s’en moque : ce n’est pas ça qui l’a séduite.

Emma reste bloquée dans son monde où ne pas connaître Schiele et ne pas rêver à un destin artistique sont des hérésies, quand Adèle reste bloquée dans le sien où, même en couple avec une femme, elle se satisfait d’être la gentille soumise qui fait à manger (jusqu’à un certain point, ceci dit, puisque le fait qu’elle trompe Emma montre bien que leur union ne fonctionne pas pour elle non plus).

Dans le climat actuel en tout cas, c’est un film qui fait un bien fou, qui parle de l’amour entre femmes avec beaucoup de réalisme et de lucidité, et qui surtout porte un oeil juste et sensible sur les différences sociales qui restent, encore aujourd’hui, des freins à la passion, la vraie, celle qu’on ne vit qu’une seule fois dans sa vie.

(Et définitivement, les regards qu’envoie Adèle à Emma alors qu’elles ne sont pas encore ensemble, notamment dans la scène sur le banc où Emma la dessine pour la première fois, font partie des plus belles choses que j’aie jamais vues au cinéma. Il y a une vérité là-dedans, une fragilité qui m’a réellement bouleversée.)  Tristana, 22 octobre 2013, dvdclassik.com

J’ai trouvé cela très beau et picturalement maîtrisé. J’ai juste été surpris par l’enchaînement des deux autres, plus courtes et s’enchaînant un peu trop rapidement. Menu défaut, pour un film porté par ce sens du cadre (le gros plan ne m’a nullement dérangé), et cette narration qui file à cent à l’heure. On peut aussi dire, on pourrait en tout cas, qu’il porte ce secret charnel qu’est celui du désir amoureux, de l’éveil à la sexualité, et pas simplement un film sur les amours homosexuelles, saphiques en l’occurrence, puisque le film aurait aussi pu s’intituler La Vie de Bertrand ou La Vie de Bertrand et Stéphanie.

Ce qui a fasciné vraisemblablement le peintre des mœurs et du quotidien (se lever, aller en cours, discuter avec ses copines, s’interroger sur ses choix de vie, sa sexualité, ses désirs) c’est l’alchimie entre les deux actrices, et puis les scènes-clés qui font clairement monter en intensité avec lequel je n’ai pas vu le temps passer : la scène des escaliers juste avant le cours d’anglais durant laquelle Adèle a un déclic et se voit offrir son premier baiser amoureux lesbien (léger flirt) avant de connaître presque immédiatement sa première déception, celle de la première dispute durant laquelle l’homophobie latente et maladroite s’invite, la rupture avec les longs sanglots et la bulle qui soudain explose, laissant deviner une rupture alors inévitable, et enfin la scène, magnifique, du café, durant laquelle Emma a cette phrase inouïe :

J’aurai toujours une infinie tendresse pour toi  »

Emma à Adèle dans La Vie d’Adèle

Il ne s’agit plus d’amour physique, on le sait, on le sent, mais cette phrase-là, il faut la resituer dans le contexte antérieur, et dans ce sentiment puissant qui est qu’être aimé(e) est sans doute plus fort qu’aimer.

C’est amusant enfin de voir que deux films se soient répondus (nombreux Prix à Cannes, bouche à oreille positif) en traitant tout deux de sexualité et de diversité, l’un sur le ton du portrait initiatique l’autre en calquant des codes de la tragédie grecque (un lieu, un temps, une unité, un drame), avec d’un côté des femmes qui s’aiment et de l’autre des hommes qui s’aiment aussi, se draguent, en côtoyant Eros et Thanatos.

Qu’ils aient aussi déclenché l’ire des censeurs (pour l’affiche de l’Inconnu du lac, au XXIème siècle, c’est tout de même incroyable), et des réfractaires aux droits des homosexuels au mariage et à l’adoption. Dans les deux cas, on se lèche et on se suce, on jouit et on se cherche, on se sépare aussi, comme tous les couples finalement, enfin de ceux là qui vivent aussi leurs passions, leurs espoirs et leurs désillusions, comme n’importe quel couple hétéro.

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L’inconnu du lac (Alain Guiraudie)

Et puis il y a eu les rencontres de jeunes hommes au milieu du lac, un lac clément d’abord puis théâtre d’un crime mystérieux. Alain Guiraudie a filmé frontalement la nudité, le désir, le sexe entre hommes avec un naturel confondant (se plaisant lui aussi à apparaître dans le plus simple appareil lors d’un plan inaugural). Un film qui sous son apparente légèreté laisse traîner un parfum de danger anxiogène, où les corps après s’être étreints se font violence.

Là encore, une bien belle utilisation d’un décor unique, des personnages qui se frôlent ou font clairement l’amour, se sucent et se masturbent et se pénètrent en gros plans, dans l’ombrage, avec paradoxalement une pudeur certaine.

Et puis c’est formidable qu’un film d’une telle liberté puisse être tourné aujourd’hui, loin du cadre parisien, avec cette ambiance ouatée et travaillée dans les moindres détails grâce à un excellent travail sur la lumière et le cadre.

 Le top 10 Cinéma 2013

1) Blancanieves (Pablo Berger, Espagne)

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2) La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2 (Abdellatif Kechiche, France)

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3) L’inconnu du lac ( Alain Guiraudie, France)

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4) Hansel et Gretel (Tom Wirkola, Etats-Unis)

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5) Spring Breakers ( Harmony Korine, Etats-Unis)

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6) Evil Dead ( Fede Alvarez, Etats-Unis)

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7) World War Z  (Marc Foster, Etats-Unis)

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8) Django Unchained (Quentin Tarantino, Etats-Unis)

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9) After Earth (M Night Shymalan, Etats-Unis)

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10) Max (Stéphanie Murat,  France)

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Icône : Dita Von Teese

Icône : Dita Von Teese dans Arts

Qui est Dita Von Teese ? Qui est cette icône ?

Dita Von Teese est aujourd’hui connue et reconnue comme une artiste du nouveau burlesque. La belle américaine à la peau de porcelaine est née en 1972 dans le Michigan, un état du Nord des Etats-Unis, proche des grands lacs. Sans faire la biographie complète ni même l’hagiographie de cette artiste hors du commun, il est important de souligner qu’elle a touché à pas mal de choses et qu’elle les a transformé en or à chaque fois.

Dita-Von-Teese dans Etats-UnisDita Von Teese en talons aiguilles, bas de nylon, porte-jarretelles et basque, coiffée typiquement pin-up

Dita Von Teese c’est d’abord un jeu de mot subtil autour du verbe anglais to tease, qui signifie « titiller », « exciter » dans le sens d’érotisme (pas dans celui de se moquer de quelqu’un). Mais pas seulement. Parce que le teasing en anglais c’est aussi  l’art de titiller tout en n’allant pas jusqu’à l’acte sexuel. Ce qu’est le striptease, dont la racine tease est issue. Dans le monde du nouveau burlesque, qui est revenu en force ces dernières par les productions américaines mais aussi françaises, notamment le grand succès public et critique du film Tournée de Mathieu Almaric (que je n’ai pas encore regardé mais que j’ai en Blu-ray), Prix de la Mise en Scène à Cannes en 201, Dita est une star. Depuis 20 ans. 

To « tease » en anglais c’est donc titiller, et titiller dans le monde de l’art, c’est mettre les sens du spectateur ou de la spectatrice en éveil. Le/a mettre en émoi, devant ses émotions, en recherchant la performance visuelle et artistique. J’en ai appris pas mal sur l’art du burlesque en compagnie de Victoria Romanova lors d’une discussion à Amsterdam en juillet dernier, durant laquelle nous avons évoqué cet art (et son art, car elle est aussi artiste burlesque) pendant près de trois heures trente.

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Dita Von Teese née Heather Renée Sweet (ça ne s’invente pas et ça lui va à merveille) est donc à la fois danseuse new burlesque, mannequin, stripteaseuse (qui, je le maintiens est un art), couturière et actrice. Ses traits affinés, sa bouche vermeille, son regard intense ont participé à sa renommée et à son aura, lui conférant une célébrité dans le monde entier. 

stem-ditaUne figurine en résine à l’effigie de la star

Bien sûr, il n’y aurait pas eu de Dita Von Teese sans la révélation Betty Page, icône absolue du burlesque, icône pin-up aussi,  laquelle après Mata Hari inventa les bases de ce qui allait devenir l’art du striptease. L’anecdote incroyable de son entrée dans le milieu du spectacle vaudrait presque un film à elle seule.

Accoudée à une table de bar d’un club de striptease, elle s’ennuyait des clichés et des représentations des stéréotypes devant ses yeux (bronzage trop voyant, seins siliconés, poses peu lascives mais vulgaires). A côté d’elle se trouvait un homme qui lui dit « Toujours la même chose, au bout de cinq minutes, on s’ennuie« . Elle lui souffla alors « Moi, en 5 minutes, je pourrais en faire des choses ». L’homme qui était le propriétaire du club lui proposa alors de faire son show. Elle monta avec un corset et des bas. C’était le début d’une riche carrière.

Autant certaines artistes dans le genre peuvent en faire beaucoup, autant je trouve Dita Von Teese surprenante de simplicité, belle, intelligente et raffinée. A aucun moment je la trouve vulgaire, empruntée ou trop sûre d’elle. Le naturel est là, en toutes circonstances. Ensuite les goûts et les couleurs sont ainsi qu’on peut adhérer à ce genre de style ou pas du tout.

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Dita Von Teese fut l’une des premières de sa génération à capitaliser sur le fétichisme. Fétichisme qu’elle aborde frontalement, soit par le biais de celui des pieds, du corset, des bas résilles, des cheveux bouclés ou raides, etc. Bref, elle a su rencontrer un public et s’adapter à chaque fois. Ce qui lui valut la parution d’un livre où elle figure en couverture l’Art du glamour et du fétichisme.

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Au long de sa carrière, la jeune et brillante artiste collaborera avec des photographes, des metteurs en scène (dont Christophe Mourthé qui sera son Pygmalion en photographie). Elle se marie avec Marilyn Manson en 2005 ce qui la rendra encore plus icônique et célèbre, puis ils divorcent en 2007.

Elle a tourné dans le film Pin-Ups 2, sommet d’esthétique et de jeux lesbiens pornographiques signé Andrew Blake. Elle a aussi participé à un spectacle du Crazy Horse sorti en 2010.

Dita-Von-Teese-at-Crazy-Horse-28213_6Dita Von Teese avec le Crazy Horse de Paris (2010)

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Monarchy – Desintegration

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Diamonds are a girl’s best friend

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A Cannes en 2013

 

 

Fantasmes scopophiles

Fantasmes scopophiles dans Cinéma thedevilsfrench

La scopophilie est le plaisir ressenti à regarder des images, et donc in extenso des films. Pour cette raison, j’ai trois-quatre fantasmes scopophiles, c’est-à-dire des fantasmes liés à des films dont l’existence n’est plus à prouver mais dont la diffusion a été soit très limitée, y compris en vidéo, soit la sortie repoussée à maintes reprises, soit tombée dans la confidentialité ou coupée par la censure.

Avec l’explosion d’Internet certains films que l’on pensait perdus ont pu être récupérés et sont même visibles gratuitement. D’autres n’ont pas connu autre chose que l’exploitation commerciale en vidéo VHS, avant qu’un éditeur ne se décide à leur redonner une belle jeunesse (comme c’est le cas avec La Bouche de Jean-Pierre chez Badlands).

Mes trois fantasmes scopophiles sont A Gun for Jennifer, No Skin Off My Ass et Lola Montés. J’ajouterai un autre film, mais il me semble aujourd’hui difficile d’avoir la version intégrale, celle de Les Diables de Ken Russel qui semble perdue.

Le premier a encore redoublé ma curiosité quand j’ai lu dernièrement que Johell (qui a très récemment rendu un très bel hommage humide et explicite à Zara Whites, naturellement interdit aux moins de 18 ans) était parvenu à trouver un DVD en édition allemande sans sous-titres sur un site suisse. Cela signifie que ce film n’est donc pas introuvable, même s’il n’est toujours pas sorti en Zone 2 fr, et ce quasiment plus de quinze ans après sa première exploitation en salles, car le film est bien sorti dans la première quinzaine de janvier 1998 en France au cinéma.

Et depuis… rien, aucune annonce de DVD officiel (toujours en France), encore moins de Blu-ray. Ce film est donc particulièrement dur à trouver.  Plus récemment, le film de Todd Morris est passé à l’Etrange Festival de Paris, en anglais sous-titrée VF comme l’explique dans son papier Nio. Le film a provoqué une polémique à sa sortie en raison de son sujet et de sa violence (je ne l’ai pas vu je ne peux donc confirme ou infirmer)

Après avoir tué son mari psychopathe en Ohio, Allison fuit vers New York. La elle est sauvée d’un viol par un groupe de féministes activistes qui ont décidé de lutter contre les incessantes agressions envers leurs « sœurs » en assassinant ou castrant leurs cibles.  »

Il est question d’un style et d’un scénario radical, un film qui rappelle la mouvance initialisée au début des années 70 par les fleurons du cinéma dit de violence et vengeance illustré par La dernière maison sur la gauche de Wes Craven en 1973 jusqu’à I spit on your grave en 1978 qui connut  un excellent remake en 2009 .

L’affiche est assez provocante, surtout pour son accroche (« Les hommes morts ne violent pas »).

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Je suis quasiment certain que le film avait eu droit à un sujet sur Canal+, à une époque où le Quartier Interdit était la vitrine des expérimentations et des audaces de programmation de la chaîne dans la seconde moitié des années 90.

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Une image d’un DVD (officiel, collection Midnite Xpress Collection ?)

Le sujet et la crudité du propos me rappellent en tout cas un film français quant à lui, sorti en 2000 (au moment où fut révisée la loi X en France, le film ayant finalement été interdit aux moins de 18 ans après une première interdiction aux moins de 16), imparfait, bancal, mais qui soufflait aussi quelque chose de nouveau ou avec les intentions de faire dans le cinéma avec peu de moyens, de façon ostensiblement provocatrice, avec un jeu d’acteurs semi-amateur et beaucoup d’entrain : Baise-moi de Virginie Despentes. Film choc, que j’ai découvert en DVD avec une image bien granuleuse.

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Baise-moi de Virginie Despentes (2000)

A Gun for Jennifer (Todd Morris, 1997)

A Gun for Jennifer est sorti à peu près à la même période que d’autres films assez emblématiques d’un cinéma américain qui voulait s’éloigner des carcans de production hollywoodiens, indépendants dans l’âme, voire expérimentaux : Nowhere de Gregg Araki, deuxième volet de sa Teen Apocalypse Trilogy (trilogie de l’Apocalypse adolescente) après The Doom Generation, et Kissed (sur l’amour nécrophile). J’ajouterais aussi la belle curiosité hispanique Killer Tongue. Et dire que ces films sortaient peu de temps après le magistral Crash de David Cronenberg en 1996

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Nowhere

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Kissed

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Killer Tongue

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Crash

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Le deuxième film c’est No Skin Of My Ass de Bruce LaBruce qui a excellente réputation dans le cinéma indé/underground depuis sa sortie en 1991. Il s’agit de son premier film.

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Le réalisateur a tourné par la suite Super 8 1/2 puis Hustler White en 1996 qui reste un de ses films sinon son film le plus connu, diffusé lui aussi sur Canal +. Un film sur un prostitué de Santa Monica dont le héros tombe amoureux. Un des meilleurs films gay que j’ai vus.

5c3fa55d923c5d04d14b3017d58634cbHustler White (Bruce LaBruce, 1996)

Les avis à propos de son nouveau film Gerontophilia sont apparemment très enthousiastes, parlant de son plus beau film

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Gerontophilia

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No Skin off My Ass

J’ai vu plusieurs fois la VHS (s’agissait-il de la version originale sans sous-titres ?) au Virgin des Champs-Elysées, en 1998, mais je ne l’ai jamais prise. Il s’agit sans doute aujourd’hui d’une cassette collector.

Il est sorti en combo en Angleterre en DVD

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Le troisième film est celui de Max Ophüls, mondialement reconnu pour Le plaisir. Il est intitulé Lola Montés. C’est à lui que Jacques Demy rendra hommage en tourna son propre Lola en 1961, avant le triomphe populaire de Les parapluies de Cherbourg et Les demoiselles de Rochefort. Il a tourné Lola Montés qui devait sortir il y a plus d’un an en Blu-ray avant d’être repoussé de mois en mois. Cela tombe bien, il vient de sortir chez Gaumont, en Blu-ray.

Pas de test à l’heure actuelle de ce disque à ma connaissance, mais s’il reprend les mêmes caractéristiques techniques que celui édité par Criterion (au visuel superbe), ça annonce un grand disque, pour un film qui utilisa le format 2.55:1 abandonné peu de temps après au profit du Scope plus classique de ratio 2.35:1 utilisé couramment de nos jours.

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Il est question d’un des plus grands rôles de la carrière de l’actrice française Martine Carol qui connut bien des peines et des chagrins durant sa vie privée. Elle joua au théâtre et au cinéma et Lola Montés était pour elle le rôle d’une carrière. Un film apparemment emblématique dont je me suis réservé pour le moment la surprise des images, car je n’ai pas regardé de BA.

 

 

 

 

Nigina Amonkulova

Nigina Amonkulova dans Tadjikistan nigina-amonkulova-1

L’artiste tadjike Nigina Amonkulova est certainement l’une des sinon la seule chanteuse qui me fasse penser à l’actrice indienne Kajol des années 1994-1995, à l’époque de Hum Aapke Dil Main Rehte Hain et Dilwale Dulhania Le Jayenge et ce principalement pour ses sourcils si atypiques.

Elle est très populaire au Tadjikistan, multipliant les concerts dans le pays, mais exportant quasi uniquement aux pays limitrophes à savoir le Kirghistan et l’Ouzbékistan. Plus à l’est se trouve le géant chinois. Nigina a sorti un nouvel album en 2013, dont le succès demeure avant tout national. Heureusement on peut l’écouter sur Internet à défaut de pouvoir se procurer son cd par des voies officielles (même si amazon.fr propose des titres en MP3 comme Setori).

J’aime sa musique : pour une certaine image du folklore local, pour son minois de poupée caucasienne, pour l’élan et la générosité qu’elle met dans son chant et pour cette touche de naïveté qui imprègne ses gestes. Ses clips sont travaillés, un travail important est effectué par rapport aux costumes qui représentent la tradition tadjike, laquelle mérite d’être (re)découverte.

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Otash

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Muhabbati Tu

Une chanson d’il y a quelques années, la chanteuse étant entourée de costumes incroyables

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Khoda Jan

A la télé pour interpréter Орзу

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Un autre exemple de folklore traditionnel avec Noziya Karomatullo

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Une émission télé avec Noziya Karomatullo cette année où elle interprète ses tubes

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Ozoda Ahatova

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Otajon

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Душа больна

Gulasal Pulotova

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Mazuson

 

 

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