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Sélection musicale (Mai 2014)

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Le mois de Mai que l’on nomme habituellement par cette maxime « Le joli mois de Mai » a permis à la chanteuse Conchita Wurst de remporter l’Eurovision 2014. Cela fait quinze jours que le chanteur autrichien né Thomas Neuwirth a gagné grâce à sa chanson Rise like a Phoenix. Autour de moi (et donc pas seulement sur les réseaux sociaux et/ou dans la presse), on s’agite, en criant à l’imposture, parfois à la compassion, plus rarement à l’emballement et à l’enthousiasme. Et malheureusement aussi, à la haine.

Une personne proche en amitié m’a dit qu’elle n’aimait pas particulièrement le garçon mais qu’elle aimait beaucoup sa voix. Pour moi c’est la vraie victoire de Conchita Wurst, que sa voix soit reconnue comme telle. Et c’était amusant de voir un (e) travesti(e) remporter ainsi un concours consacrant depuis quelques années l’hétérosexualité plutôt que l’homosexualité, même si le concours a toujours été bien vu par la communauté LGBTQ.

J’ai déjà parlé de Conchita Wurst, de sa victoire symbolique et politique. Je le répète cela me fait plaisir de voir un garçon travesti en femme remporter très largement le Prix de l’Eurovision. Mais sa victoire a aussi, une nouvelle fois, réveillé des réflexes et/ou des attitudes parfaitement hostiles, homophobes, face aux personnes travesti(e)s, homosexuel/les, lesbiennes, trans, etc. Et ce 15 jours avant le triomphe cette fois électoral et triste en définitive du FN avec 25% aux Européennes.

Le mois de Mai c’est aussi le mois de la découverte Zulrida, une sud-africaine qui chante en afrikaans, à la grammaire dérivée du néerlandais avec de beaux textes et un visuel atypique. C’est aussi celui de Sia et de son clip Chandelier dont le refrain a quelque chose d’obsédant. J’ai déjà par le passé trouvé qu’elle était très forte à ce niveau, même si le couplet peut parfois être moyen, ses titres sont souvent transcendés par le refrain (Clap your hands, You’ve changed). Celui du retour attendu (bien que j’avais fini par croire que ce serait pas pour cette année) de La Roux, revenant avec deux singles coup sur coup. Le superbe Let me down gently d’abord et le non moins beau Uptight Downtown.

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LaRoux

Son album est prévu pour le 7 juillet. Je me suis mis à repenser à ma découverte (ce fut aussi le cas pour Cagliostro) il y a cinq ans de cela, à la veille des années 2010, dans le dernier tiers des années 2000, au moment où Editors sortait In this light and on this evening, de son premier disque, gorgé de tubes dansants. Electro et inspiré. Là elle arrive à surprendre et je suis curieux de savoir si le disque va être aussi bon que les titres qui ont commencé à lancer cette nouvelle promotion. Fini la brosse place à une mèche rebelle rousse qui descend sur la joue.

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Le groupe anglais P.I.N.S

Ohland a aussi livré son nouveau clip chorégraphié, Suzi un groupe originaire de Toulouse un clip assez psyché (peu de temps après celui déjà inspiré des Dum Dum Girls) qui rappelle un peu le Queens of the stone age de Go with the flow. On a eu droit à du punk féministe engagé avec les anglaises de P.I.N.S. Toujours côté scène française, j’ai aimé la chanson Samedi la nuit du groupe messin Grand Blanc. Un groupe au talent prêt à imploser. Et le nouveau clip de Billie intitulé Ta Bouche. Visuel 80′s, et clip bariolé.

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Les français du groupe Suzi, originaires de Toulouse

Du côté de l’Amérique Latine, après les révélations Javiera Mena, Denise Rosenthal, Janid,  c’est le groupe argentin Montreal qui a retenu mon attention. Et plus au Nord, aux Etats-Unis, sans aucun doute Noosa et son EP Wonderland, porté par Stranger. Cela pourrait plaire à mon ami Nio. Mais aussi le duo The Controversy. De l’Eurodance ukrainienne avec Duo Diamonds qui a des similitudes avec celle de Rebecca & Fiona, le duo suédois. Une curiosité avec les français du groupe Bagarre et le titre Mourir au club. 

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 L’américaine Noosa

 

Voic donc 15 clips sélectionnés (certains ne datent pas de Mai mais ont été découvert en Mai)

 

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Swart

Sia

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Chandelier

La Roux

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Let me down gently

Oh Land

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Cherry on the top

Suzi

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Blue Guy

P.I.N.S

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Girls like us

Montreal

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Siempre tu Lugar

Noosa

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Stranger

The Controversy

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Real

K3

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Drums Gaan Boem

Grand Blanc

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Samedi la nuit

Duo Diamonds

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Go away Melancholy

Billie

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Ta Bouche

Bagarre

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Mourir au club

Natalie Bang

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Shake Shake Shimmy

 

 

 

PINS un groupe féminin anglais

PINS un groupe féminin anglais dans Angleterre

PINS est un groupe de filles anglais découvert grâce à Barbieturix, un collectif lesbien que je suis avec beaucoup d’intérêt et qui en parle ici. PINS s’inscrit dans ce que l’on pourrait appeler l’héritage du riot grrrl de la fin des années 80, début des années 90, lorsque les groupes fers de lance Bikini Kill dont la leader était Kathleen Hanna et Babes in Toyland commencèrent  à sortir leurs premiers disques.

Bikini Kill

Rebel Girl

Bikini Kill

Sugar

Babes in Toyland

Spanking Machine

 Les héritiers furent ensuite L7 et Hole, puis des années après Le Tigre  dont l’une des chanteuses n’est autre que…Kathleen Hanna. Le son abrasif n’a plus quitté les scènes locales et nationales avant de trouver un impact et une légitimité en dehors des Etats-Unis jusqu’à trouver un écho en Europe.

Vingt cinq ans après, un groupe de jeunes femmes anglaises originaires de Manchester font aussi parler d’elle sur la scène rock alternative avec des singles ô combien efficaces, porté par des sons tout aussi percutants et une rythmique enveloppante. Le féminisme engagé du mouvement riot grrrl du début des années 90 est toujours là mais il connaît aujourd’hui des formes diverses : il peut se développer sur le web avec l’exploitation de la vidéo, des infos, du web journalisme.

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Erika Lust

Par la musique, la photographie, la littérature, le cinéma (le superbe Bliss de Drew Barrymore), etc. Comme je l’écrivais il y a quelques jours les clips peuvent être une manière de porter un discours, un choix, une conviction qu’elle soit sociale et/ou politique, de montrer son engagement. Javiera Mena, l’artiste chilienne l’avait montré avec son magnifique clip de « Espada » sur les amours lesbiennes.

Il peut aussi s’exprimer dans le domaine de l’érotisme et de la pornographie à destination des femmes (comme l’ont démontré dernièrement les Feminist Porn Awards au cours desquels Ovidie a notamment été récompensée), par le travail artistique de Pandora Blake, d’Erika Lust, ou Lucie Blush qui œuvrent pour un cinéma non excluant, qui parle aux femmes comme aux hommes. Avec PINS c’est dans le domaine de la chanson que l’art se crée et véhicule des images et des sons forts.

Le féminisme n’a évidemment pas dit son dernier mot et l’important est qu’il puisse s’exprimer sous différentes formes et sensibilités.

Girls like us

Attention utilisation de flashs

Say to me

Luvu4LYF

 

Revue Well Well Well

Revue Well Well Well dans Actualités 1508591_198623300330852_878194835_n

La presse écrite ne se porte pas forcément très bien. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, notamment la défection de la lecture papier par les lecteurs au profit des nouveaux médias et formats web. Mais aussi au regard d’un marché sur lequel se portent plusieurs titres au contenu identique, des lignes éditoriales et des équipes de rédaction qui changent (en particulier les directeurs de rédaction). Le cas Libération n’est pas isolé et le départ de Nicolas Dumorand n’a pour autant pas réglé tous les problèmes et sujets épineux sur lesquels doivent se pencher les membres de la rédaction d’un journal aux ventes en forte diminution.

Après ce constat, les bonnes nouvelles commencent à poindre. La presse sur le net commence vraiment à connaître un nouveau souffle, mais des initiatives papier forcent aussi à leur manière le respect. C’est le cas pour la revue Well Well Well fondée par Marie Kirschen ex Têtue.com (la vitrine lesbienne du magazine Têtu papier et internet, qui a cessé son activité journalistique en 2013 sur le net). Cette revue qui sera un mook (contraction de magazine+book) a fait appel à la structure participative Ulule.fr afin d’aider au financement du projet. D’abord fixé à 10000 euros, le second palier pour permettre à la revue d’assurer ses frais d’impression, de distribution, etc  a été revu à 15000 €.

Le site lance donc un dernier appel aux participations, et ce jusqu’au 03/03, c’est-à-dire demain. Le principe est très simple, on crée son compte ulule (ou l’on se connecte si on a en déjà un), on donne ses coordonnées et l’on choisit le montant de participation que l’on veut donner pour que la revue puisse être pérenne. Cela vaut aussi pour tous les autres projets présentés par le site ulule.fr. Well Well Well a d’ores et déjà atteint son objectif, mais c’est surtout l’engagement, la conviction personnels qui vont aujourd’hui ajouter un petit plus.

Well Well Well se présente comme une revue ouvertement lesbienne, mais elle ne veut pas exclure les autres lectorats. On n’a jamais demandé à un hétéro de se justifier sur son orientation sexuelle, alors que c’est commun de le faire par rapport à l’homosexualité, qu’elle soit féminine ou masculine. Le fait que l’équipe ne soit composée que de filles (journalistes de la presse écrite qui écrivent ici bénévolement) ne signifie pas qu’elles ne s’adressent qu’aux filles dans un marché de niche. Têtu a aussi des lectrices, alors qu’il s’agit d’une publication destinée majoritairement à un lectorat gay (mais justement pas que). Yagg s’adresse aux gays, aux lesbiennes, comme aux bi. De façon générale, ces revues et Well Well Well tendent à s’adresser aux LGBT mais aussi au public hétéro.

La question n’est pas tant de savoir ce qu’une revue ouvertement lesbienne peut avoir à dire de l’hétérosexualité, mais plutôt comment les personnes hétérosexuelles peuvent lire une revue lesbienne et qu’est-ce qui peut les attirer. Ma réponse est simple : l’ouverture d’esprit et la qualité des articles. C’est là dessus que la revue peut obtenir la reconnaissance d’un public hétéroclite. C’est là dessus qu’elle doit miser, afin de sortir d’un carcan d’une certaine presse féminine qui par exemple titrait sur « La pipe ciment du couple » (n’est pas pas Elle ?), ce qui n’a pas forcément beaucoup d’écho chez un couple lesbien qui est pourtant constitué par deux femmes.

La presse féminine a eu tendance à parler aux femmes hétérosexuelles, en couple avec un homme plutôt qu’aux couples de femmes et à leurs questions d’ordre social, notamment sur la PMA et la GPA qui effraient tant en ce moment. En tout cas j’avais envie de parler d’un sujet qui me tenait à cœur et d’une revue en laquelle je fonde de sérieux espoirs (nouvelle venue, contenu intéressant, autre voix dans la presse, équipe féminine) parce qu’elle répond aussi et surtout à un vide, en tout cas une absence de visibilité jusqu’au début de l’année 2014 alors que fleurissent les parutions dans le genre féminin mais aucune qui s’adresse véritablement aux lesbiennes.

Vous avez donc le choix (et le droit) de participer à une belle aventure de la presse, après l’exemple de Jeanne, un magazine lui aussi lesbien, sorti en janvier 2014 et dont le deuxième numéro vient de paraître.

Toutes les infos utiles sont . Sachant que Well Well Well est aussi à suivre sur facebook, ou encore
twitter.

Et pour refermer la parenthèse féminine, la vidéo de Javiera Mena qui pourrait avoir droit à un petit article, une artiste chilienne que j’adore, ouvertement homosexuelle, auteure du génial Espada

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Espada

 

Emil Lassaria et Caitlin single Baila

Emil Lassaria et Caitlin single Baila dans Roumanie 170db0d05-1

Il y a des mariages heureux, d’autres qui le sont beaucoup moins. Il y a des mariages improbables, et cela vaut pour le civil (ou le religieux) comme dans les arts, la musique ici en l’occurrence. Je suis plutôt sensible au mélange des genres, aux choses inattendues aussi. C’est un peu le cas avec la nouvelle chanson de Emil Lassaria et Caitlin (qui ont déjà écrit Fiesta, entièrement en espagnol, et déjà avec le verbe « bailar »). La Roumanie nous a habitué, ces dernières années, dans le genre de la pop et de la dance, outre l’utilisation massive de l’autotune à celle galopante de l’anglais et de l’espagnol, jusqu’à ce que cette dernière langue soit utilisée dans quelques refrains.

C’était déjà le cas pour Inna, Alexandra Stan elle ayant privilégié l’anglais, probablement les deux artistes roumaines qui ont le plus réussi à exporter leur musique au-delà du Danube, de Bucarest et de la Roumanie elle-même en allant facilement se frayer un chemin musical sur les ondes des stations françaises. Alors que la donne aurait sans doute été différente si elles avaient choisi (ou si on leur avait imposé) de chanter exclusivement en roumain. Certes certains artistes ont réussi à trouver un public, celui de la dance par exemple pour les clubs avec le petit succès d’estime de DJ Project, mais globalement la pop roumaine ne s’exporter qu’avec les superstars citées ci-dessus qui ne chantent quasiment qu’en anglais leurs titres.

Qu’est-ce qui est assez amusant avec le nouveau titre d’Emil Lassaria et Caitlin ? Le fait qu’il utilise de l’espagnol, et surtout de la dance européenne mêlée à des sonorités orientales. Et je crois bien, de mémoire, en tout cas que c’est l’une des premières fois depuis un bail. Le verbe « bailar » en espagnol pour danser est celui qui est le plus répété sous sa forme baila ( « Danse »). On le comprend, malgré un chant approximatif, il s’agit avant tout de faire danser la jeunesse roumaine et européenne, l’espagnol permettant aussi au duo de pouvoir viser un public d’Europe du sud en particulier en Espagne et dans les îles environnantes mais aussi pourquoi pas au Proche Orient, et ça ce n’est pas commun pour de la dance roumaine. Bref c’est un possible succès marketing, pour une chanson loin d’être exceptionnelle (je préfère écouter Javiera Mena), mais qui m’a amusé par son mélange de genres.

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Baila

Sélection musicale (Janvier 2014)

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Le mois de Janvier qui s’achève sur une bruine de saison au niveau météo mais des températures relativement douces pour la saison a été du côté de la musique plutôt très chaude et pléthore de découvertes ont égayé les journées d’hiver. Le mois avait de toute façon très bien commencé musicalement lorsque Javiera Espada dévoilait son tout nouveau clip.  Mais elle n’est pas la seule a avoir apporté de la fantaisie et de l’originalité dans la pop au sens large.

Janvier a été rockn’roll, indie, pop, folk, dance, électro, deephouse et j’en passe. J’ai essayé d’écouter pas mal de jeunes pousses qui ne demandent qu’à grandir, des premiers EPs qui bâtissent les premières esquisses de carrières prometteuses. J’ai écouté des valeurs sûres, des retours (Boy George), découvert des groupes que je ne connaissais pas du tout avant. De bonnes et d’excellentes surprises.

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Le numéro de Février du magazine Modzik avec Owlle en couverture

Janvier c’est donc le mois des talentueux français Contrejour, la découverte Owlle qui chante une pop en anglais aventureuse, avec un son résolument moderne, et qui pose aussi pour Modzik. D’ailleurs je passe chaque jour devant au mois deux fois, deux fois devant l’affiche du magazine dans le métro, et ça me donne le sourire à chaque fois. Javiera Mena a illuminé la pop chilienne (et mondiale) avec son fabuleux single Espada et une vidéo qui ne l’est pas moins, premier chef-d’œuvre du genre de l’année.

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Il y a aussi le duo allemand très sympathique Junksista et ses titres un peu provocateurs, sa relecture du Petit Chaperon rouge, les anglais de The Deets, de Sisteray, de SlowReadersClub, l’américaine Ariana and The Rose qui sort In your bed, les anglo-espagnols de Crystal Fighters, les américains de L.A Calling (une musique que n’aurait pas renié Gregg Araki pour une de ses BOF), la DJ française Melyna qui s’impose comme une référence de la scène deephouse,  le nouveau single de Dum Dum Girls, la danoise Mo, les américaines de Feathers, l’électro égyptienne de Wetrobots, celle de Sherine mâtinée de musiques traditionnelles, l’électro vintage de Kid Kasio, celle des français de O Safari. La pop de Mustang, un autre trio français.

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Le groupe français Contre jour

DJ Melyna

J’ajouterai aussi la sincérité et la gentillesse de Kubalove, qui a sorti des singles comme Lovesick et Criminal, et qui s’apprête à livrer son premier EP qu’il faudra suivre avec intérêt.

L’artiste londonienne Kubalove

Bref pas mal de monde, plusieurs langues, plusieurs visages et du talent brut.

 

Javiera Mena

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Espada

Contrejour

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Enfance

Owlle

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Don’t lose it

Junksista

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Life is unfair (and love is a bitch)

The Deets

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She’s had her moment

Sisteray

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She likes the drama

Slowreaders Club

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Forever in your debt

Ariana and the rose

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In your bed

Crystal Fighters

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Love natural

Kid Kasio

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Telephone Line

L.A Calling

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Krush

Boy George

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My God

DJ Melyna

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Hypnotise

Dum Dum Girls

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Rimbaud eyes

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Don’t wanna dance

Kubalove

Lovesick

Wetrobots

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Bang and Blow

Sherine

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We Meen Ekhtar

Feathers

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Wild Love

O Safari

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Taxi

Hande Yener

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Biri Var

Mustang

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Ecran total

 

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