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Campagne de prévention « Love Life »

Campagne de prévention

C’est grâce au site des amies de La Vie Rose que j’ai pris connaissance de cette campagne de promotion qui fait largement débat en Suisse au point que des enfants et parents se disent « choqués » et demandent que les affiches soient retirées. En cause ? Des photographies explicites d’amour entre personnes adultes et consentantes, couples dans la vie, dans des positions et des actes sexuels revendiqués comme étant protégés sexuellement et encourageant les autres à faire de même.

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En France, les campagnes de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles sont rares et l’utilisation de la capote plus que jamais une question d’actualité (on est encore en Eté, et les rencontres se multiplient à cette occasion), alors qu’un sondage récent indiquait que 30% des étudiants ne se protègent pas. Un chiffre assez effrayant dans le sens où il lève le voile sur des comportements sexuels apparemment ancrés dans les moeurs. L’absence de campagne est paradoxalement contrebalancée par un rapport de plus en plus direct à la sexualité avec les risques que cela comporte.

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Personnellement je ne trouve rien de choquant dans ses publicités pour la campagne Love Life, mais je comprends qu’elle puisse déranger les petites têtes blondes (ou brunes) au sens du rapport à l’image et de ce qui est montré quand on est justement dans l’enfance sans toutefois trouver la campagne scandaleuse ou irresponsable, bien au contraire. Le sexe est présent partout, et ces mêmes enfants ne demandent rien alors même que les kiosques à journaux sont remplis de une de magazines toutes plus déshabillées les unes que les autres.

C’est le point central qui alimente la polémique : ces enfants n’auraient justement pas besoin ou ne devraient pas voir en plus ces images de celles qu’ils voient déjà au sujet de la sexualité. Sauf, qu’à mon sens, cette campagne s’adresse essentiellement aux adultes et aux adolescents qui vont connaître leurs premières expériences.

Il est sans doute plus difficile d’expliquer ce que fait Monsieur avec Madame sur l’affiche qu’à un adolescent qui est en mesure de comprendre que les premières relations sexuelles avec une jeune femme/jeune homme doivent être protégées. Sur ces affiches on parle clairement d’amour, de respect, d’engagement, de réciprocité, de responsabilité, mais la place de la nudité est sans doute au coeur du problème plutôt que le message qu’elle véhicule.

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Faire l’amour n’a jamais rien eu d’affreux, d’immoral, mais c’est la façon dont on le montre qui peut générer le débat, la controverse et la polémique. Je trouve envahissantes voire choquantes (d’autant plus qu’elles s’appuient désormais sur un design graphique très élaboré qui donne une vision positive, créative de l’alcool en lui-même) les publicités quotidiennes faites pour l’alcool et leur discours très hypocrite qui consiste à ajouter ce message « A consommer avec modération ». Boire une bière ou verre de vin, beaucoup de monde le fait, mais je déteste l’hypocrisie de la pub et sa façon de vendre. La vision de ces pubs qui s’inscrustent dans mon quotidien me gêne bien davantage que celle de femmes et d’hommes s’embrassant et forniquant.

On ne demande pas à des gamins s’ils sont choqués de voir de dizaines de pub pour la bière, le whisky, on ne leur demande pas leur consentement, on ne leur demande pas quel impact cela peut avoir sur leur vie, si par exemple, un enfant vit dans un cadre où un parent souffre d’alcoolisme.

Regardez les publicités contre la violence routière, elle emprunte à la typographie du cinéma dans l’écriture avec un message court écrit en gros, l’exemple « Trop tard », montre la violence, l’irresponsabilité, en victimisant au maximum. Pour créer un électroc.

Ici les pubs pour la prévention contre les maladies sexuellement transmissibles ne montrent aucune violence mais bien du sexe positif tout en posant la question du tabou, de l’interdit, du regard de l’enfance, car elles dérangent. Pour une fois qu’il n’y a ni victimisation, ni culpabilisation, mais juste, en filigrane ce désir d’amour et ce besoin de protection… Personnellement j’aurais adoré voir ce genre d’affiches en France. 

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La version intégrale

Témoignages

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Le préservatif en toutes saisons

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C’est sans doute parce que nous sommes en pleine période estivale, que les désirs semblent se prononcer plus vivement qu’à d’autres saisons, que les chaleurs se font excessives, que les phéromones s’activent comme les hormones en général, que la question du préservatif se pose, surtout pour ces jeunes personnes, adolescent(e)s qui cet été consommeront leurs premières amours physiques. Et aussi pour les autres.

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Il y a trois semaines, alors que j’étais sur le point de rejoindre le métro Glacière, j’aperçus devant moi une affiche géante pour une pub incitant au port du préservatif. « Alleluïa ! », me dis-je dans ma tête, car cela faisait une éternité que je n’avais pas vu affichée sur une colonne Morris de cette taille, une affiche vantant les mérites et le port du préservatif. Même si le visuel peut paraître infantile voire infantilisant, le message est assez clair. Je me demandais même pourquoi il n’y en avait pas plus, et surtout pourquoi la prévention avait disparu des radars depuis des mois voire des années, en tout cas suffisamment pour que je m’interroge, et je m’agace davantage de toutes ces pubs quotidiennes pour l’alcool (whisky, rhum, et bières pour l’essentiel, les publicitaires d’Heineken redoublant d’imagination pour inventer des visuels inspirés des glaces, où l’écume blanche devient soudain presque poétique, en tout cas très visuelle) plutôt que de voir s’immiscer la sexualité dans le quotidien, notamment en terme de prévention.

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Campagne de prévention de la Mairie de Paris (2013)

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2Promotion de la capote pour les homosexuels

Je me suis alors replongé dans les archives concernant la pub et le port du préservatif, la prévention et ses effets ou non sur les populations visées, essentiellement jeunes, bien que fondamentalement cela s’adresse à peu près à tout le monde. La publicité pour la port du préservatif n’a été légalisée qu’en 1986. Je ne le savais pas. Je la pensais beaucoup plus ancienne, mais c’est un fait, avant 1986, pas de pub pour le port du capuchon, de la capote, du préservatif ou de tout les synonymes qu’on voudra utiliser pour caractériser ce petit bout de latex encore indispensable aujourd’hui. Voici une vidéo de 1986, avec l’intervention d’un médecin, qui parle lui-même de propagande. Et à l’époque toute propagande hygiéniste et de santé publique semblait bonne, voire prédominante.

Il s’agissait aussi de lever un tabou, puisque avant cette date il semblait que personne ou presque n’évoquait la question de la capote dans les familles et que des millions de parents, sans doute embarrassés devant cette question nouvelle, devaient se sentir encore plus responsables de leurs progénitures, car l’information n’était pas à prendre à la légère et les moyens de la diffuser pas aussi nombreux. Paradoxalement c’est durant cette période de tabou levé, entre 1986 et 1990 que la prévention semble avoir été la plus forte. Et qu’aujourd’hui on assiste à un relâchement généralisé qui fait que le préservatif étant devenu banal, on pense que l’absence d’utilisation n’est pas si grave puisque les maladies peuvent être combattues et guéries (avec les progrès de la science) ainsi que d’autres moyens de contraception, comme la pilule, le stérilet ou la pilule du lendemain. D’où les conduites à risque.

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La prévention entre en jeu en 1986, comme on peut le voir sur cette vidéo conservée par l’INA

Le port du préservatif dans la pub était alors vu sous l’angle de l’amusement, de la surprise du point de vue féminin « Ah bon des capotes ? «   « Bah oui, j’en ai toujours ». Les jeunes femmes allaient proposer aux garçons de porter la capote et les garçons ne devaient alors plus imposer à leur partenaire féminin de le mettre comme le montre cette autre pub. On ne parle pas franchement des rapports homosexuels, mais d’une sexualité majoritairement hétérosexuelle, cela viendra après, et c’est assez symptomatique aussi d’une époque où la découverte du SIDA en 1983 par une équipe de chercheurs français entraîna des réactions épidermiques (« maladie de pédés » « de toxicos » et autres, discours qui conduisit à une attitude homophobe prononcée et un rejet de toute une population). Il est par ailleurs à noter que l’on parle à l’époque exclusivement de préservatif masculin, aucunement de préservatif féminin. Mais rétrospectivement, cela n’est pas forcément critiquable. Il s’agissait d’entrer en compagne de prévention

Un an plus tard en 1987, les campagnes de prévention menées par la Ministre de la Santé Michèle Barzach battent leur plein. Il s’agit de faire prendre conscience aux jeunes de l’obligation du port du préservatif. Des années plus tard le ton sera moins grave, mais pour l’heure il ne s’agissait pas de badiner avec une maladie que l’on connaissait mal. C’est Jean-Jacques Beneix, qui avait réalisé l’OVNI La lune dans le caniveau en 1983 avec Gérard Depardieu et réalisateur un an avant du remarqué 37°2 le matin qui réalisa le premier clip.

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La lune dans le caniveau (1983)

En 1994, le Sidaction promeut à son tour la prévention et les émissions en direct provoqueront des clashs et des invectives, dont celle de Christophe Martet, Président d’Act Up en 1996 que je n’ai jamais oublié, durant laquelle il évoque auprès de Philippe Douste Blazy, ministre de la santé en 1994 mais cette fois-ci Ministre de la culture, le cas d’une mère menacée d’expulsion. Son intervention fit grand bruit et fut au cœur d’un papier de Libération

Le Sidaction aura lieu tous les ans. Vers 2000 j’ai senti que la prévention n’était plus forcément à l’ordre du jour, sentiment amplifié au milieu des années 2000 quand je ne voyais plus guère de spot à la télé, pas plus de diffusion dans les rues, alors même que j’entendais autour de moi un relâchement généralisé. Et même des témoignages hallucinants, comme celui d’une jeune lycéenne qui disait ne pas porter de préservatif avec un garçon parce qu’il avait bonne réputation dans son lycée, et que la bonne réputation sous-entendait absence de maladie. Que ce genre de comportement ait pu s’intensifier durant ces dernières années, montre bien à quel point la prévention n’a pas été une question prioritaire pour les décisionnaires, en tout cas pas assez, mais aussi que des gamins n’ont soit reçu aucune éducation ou l’ont laissé à la porte de la chambre.

FC2-Female-Condom-PictureUn préservatif féminin

Pour l’anecdote en 1995, il y eût une campagne pour le préservatif Jeunes (et le mot « Jeunes » fut pris au pied de la lettre) à 1 franc. Mon père ayant entendu l’info, et sans me demander mon avis (mais il faisait bien), s’en alla à la pharmacie du coin afin d’aller acheter une boîte de préservatifs. Je restitue l’échange de mémoire, mais cela m’a suffisamment marqué pour que je m’en rappelle en intégralité.

« Bonjour Madame »

« Bonjour Monsieur »

« Pourrais-je avoir une boîte de préservatifs à 1 Franc, s’il vous plait ? »

La pharmacienne, l’air interrogatif

« Hum, c’est pour vous Monsieur ? »

« Non, Madame, c’est pour mon fils ».

« Ces préservatifs s’adressent aux jeunes, Monsieur « .

« Oui, et ? »

« Et c’est à votre fils d’en acheter, Monsieur ».

 » Vous plaisantez ? Je ne peux pas acheter ces préservatifs pour mon fils ?« 

Mon père acheta les préservatifs après ce dialogue surréaliste et me les donna. Je n’en fis pas usage parce qu’au final la situation ne se présenta pas. Mais je fus choqué par la réaction de la pharmacienne. Je doute qu’une pharmacienne oserait tenir de tels propos aujourd’hui, mais je regrette tout autant que les capotes soient vendues aussi chères.

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La politique et la société civile, la publicité et les premiers intéressé(e)s,  la religion aussi avec cette intervention de Benoit XVI en 2009, sont intimement liés à l’histoire du préservatif.


http://www.dailymotion.com/video/x8pgxy

Propos que le Pape précisera en 2010

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Prévention au lycée

Il y a quelques semaines, j’ai lu sur l’Express que des adolescents (cible prioritaire des publicitaires justement) trouvaient la pub pour les capotes qui passent sur TF1 entre deux tirades des pensionnaires de Secret Story « chiante » « répétitive ». Intéressant. La voici.

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Que cette pub agace, irrite les jeunes qui aiment zapper constamment, soit. Mais j’ai du mal à comprendre ce que viendrait faire le CSA dans l’histoire quand il s’agit d’une pub de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles, au titre qu’il s’agirait d’une « pub trop explicite au cœur d’un programme de télé-réalité « . Les bras m’en tombent.

En fait, j’aurais aimé que la prévention, le port de la capote soit plus associés dans la pub et donc la pratique comme une invitation à un jeu sexuel, à un amour partagé, avec humour, voire second degré. Et que les pubs soient moins facilement censurées, les censeurs ayant la main lourde. Cela ne s’y prêtait pas forcément au milieu et à la fin des années 80, mais aujourd’hui ?

Des exemples de pub

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Une pub brésilienne pour le préservatif féminin

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L’humour s’invite avec les Inconnus

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La réplique du docteur Michel Cymès à Christine Boutin

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Orties le duo français qui gratte

Orties le duo français qui gratte dans France orties

Il arrive que l’on puisse préférer des artistes pour leur engagement, leur prise de position politique, leur visuel et un tas d’autres raisons que pour leur musique en elle-même. Après avoir découvert le duo français Orties il y a quelques mois lorsque Plus putes que les putes commençait à faire vraiment parler de lui sur la toile, c’est à cela que j’ai pensé : et si ces filles qui parodient les clichés du rap et principalement du gangsta rap importé des Etats-Unis (gros flingues, chaînes en or, sexe à tous les étages, vulgarité de sortie) étaient le fer de lance d’une certaine forme de féminisme (il y a plusieurs féminismes, et non un seul), débarrassé du poids du rap masculin pour créer le sien.

mutantes dans FranceComme le montrait Virginie Despentes dans son excellent documentaire Mutantes dans lequel on peut voir des activistes féministes se revendiquer tel quel et pratiquer leur art en toute indépendance (comprendre sans le poids patriarcal mais sans détestation de la gente masculine non plus), il y a un mouvement intéressant à observer : celui des filles qui ne se prennent pas forcément pour des mecs, mais qui montrent un autre visage du féminisme, très éloigné de celui des Chiennes de garde ou même des Femen qui ont tendance à tout mélanger et à se prononcer au nom de toutes les femmes ce qui en soi est plutôt un raccourci, plus proche d’un esprit punk 70′s revisité au goût du jour Twitter et Internet.

porno-manifestoOvidie, ex actrice de porno, directrice des programmes de frenchlover.tv (http://www.frenchlover.tv/),l’explique également avec verve sur son blog,  auteure de Porno Manifesto et fer de lance du féminisme pornographique à la française (non ce n’est pas incompatible et il existe un porno lesbien revendiqué et fier de l’être), elle a d’abord trouvé Orties vulgaires, voire putassières avant de poursuivre sa réflexion en disant qu’il devait y avoir quelque chose à trouver derrière le masque, l’apparence et la sacro sainte image d’Epinal des filles qui doivent rester propres sur elles même quand elles se veulent revendicatives, ce que ne sont absolument pas Orties. Orties ne peuvent pas plaire à tout le monde, ça me semble évident. Mais le fait qu’elles puissent exprimer ce schisme profond est en soi assez fascinant.

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La première écoute d’un morceau comme Plus putes que les putes est effectivement difficile. Pour les personnes qui sont abreuvées en permanence des paroles et de la musique hip-hop, ça peut même faire penser à ces moments dans les transports en commun où l’on entend quasiment que cela dans les écouteurs de personnes, filles comme garçons (et filles adoptant de plus en plus l’attitude et le langage des hommes, vocabulaire cru, insultes ou encore fringues), musique poussée évidemment à fond, comme si tout cela était parfaitement naturel dans un endroit dit public, le transport en commun.

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L’image est volontairement sous éclairée, il y a une tendance à la provocation et un souhait de choquer ou du moins de gêner. Le style est là : affecté, grinçant, faussement clinquant, à la fois ultra vulgaire et direct, sûr de ses effets et en même temps maladroit. Un rap qui crache des paroles comme d’autres se lancent dans la palabre ou dans l’action. Comme une colère. Maîtrisée, rodée, parodique. Au troisième degré. Comme dans le clip de Cannibales

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On peut arrêter là et se dire que non Orties ça ne passera pas, et que cette musique est aussi épouvantable que les bas résilles qui ont craqué tout comme le vernis sur le bout des ongles. Mais ce n’est pas forcément le plus intéressant du duo qui est montré là. Et pourtant les commentaires et les articles pleuvent, et ils ne sont pas forcément laudatifs. Même si on peut trouver une dithyrambe

http://laboiteamusiqueinde.wordpress.com/2013/02/20/orties-sextape-2/

D’autres sont beaucoup moins admiratifs

http://next.liberation.fr/musique/2013/02/08/a-jeter-aux-orties_880083

http://iamnotajournalist.wordpress.com/2013/02/20/orties-sextape-2013/

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Des insultes, un peu d’incompréhension, des sentiments très partagés, et l’impression que la plupart des mecs se sentent offusqués, car beaucoup de ces commentaires lus sur Youtube à la limite de la haine proviennent d’hommes. Quel est le point sensible ici touché ? Leur masculinité ? Le terrain réservé d’habitude aux mecs qui se proclament du rap le plus véhément pour faire passer un message politique et social ?

C’est sans doute à cela, à cette prise de position vue, entendue et personnifiée depuis plus de vingt ans, qu’Orties répond, par la voix de femmes qui n’ont rien à cacher, et font preuve de cette impudeur insolente, qui choque non pas le bourgeois mais plus le terrain du rappeur à la TTC ou Booba sur lequel viennent s’installer les deux jumelles. Et ça, se réapproprier l’univers d’un autre, renverser les clichés, les inverser quand on déclame chaque jour qu’une femme se doit d’être présentable, et bien ça ne le fait pas pour ces messieurs !

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La question alors c’est : Orties est-il un bon groupe ? Musicalement, je ne peux me prononcer sans avoir écouté plusieurs fois des morceaux que je n’ai pas écouté en profondeur. Pour d’autres,  il y a un certain talent à reprendre l’univers codifié de la pop, en pillant même Lady Gaga (Judas) pour donner un cachet punk à la musique et une énergie immédiate y compris avec un chant approximatif. La boum par exemple est un morceau assez drôle, fait des bric et de broc, et dont le clip laisse à penser que tout peut arriver. Cheval Blanc est un excellent morceau qui emprunte là encore à Lana Del Rey. L’introduction du morceau reprend par exemple le son que faisaient les anciens modems 56K lorsque l’on se connectait sur Internet en 1995-1996. 

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Ce qui m’intéresse aussi c’est le visuel, et Orties a son style, entre une forme de Larry Clark au féminin et le souvenir des films en 8 mm. Il y a un côté rugueux et revêche. A l’instar de Paris Pourri leur nouveau clip qui met à mal l’image d’un Paris rêvé et romantique. Sur fond vert, avec des escarpins et un maquillage outrancier, les deux filles déambulent dans un Paris nocturne pas aussi reluisant que les cartes postales veulent bien le montrer.

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Cette façon d’utiliser le cinéma et la musique pour illustrer leur propre musique est aussi une idée non pas originale mais amusante. Comme lorsqu’elles reprennent la voix-off du film Seul contre tous de Gaspar Noé sorti en 1998. Une voix-off de Philippe Nhaon, qui narre ses déboires de boucher chevalin, quinze ans avant le scandale de la viande bovine.

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Le côté bricolé on le retrouve aussi dans le clip de Soif de toi et ses fausses éjaculations suggestives.

Le son d’Orties dans ses intonations pop, se glisse aussi dans une tendance mise en exergue en 1981 par un morceau particulier, chanté par Daniel Darc avec Taxi Girl : Cherchez le garçon. Le souhait des filles de collaborer avec lui ne se fera pas depuis la disparition de l’artiste malheureusement.

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Les jumelles vont même jusqu’à aller à La Fnac, apparemment incognito pour y voler leur propre disque en rayon. L’alarme ne fonctionne pas et donc elles passent à la caisse tel quel.

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Et si au final Orties n’était qu’une blague, bien graveleuse, bien salace, je la trouverais plutôt drôle.

 

La Lituanie : l’autre pays des girls band

La Lituanie : l'autre pays des girls band dans Lituanie 69danguje1_sZiura

Partie 2

Une seconde partie pour explorer encore un peu la pop lituanienne et en particulier celle qui a trait aux groupes de filles.

On trouve ainsi parmi les célébrités du pays, le groupe Pin-up Girls avec leurs singles As Nebe Tavo et Stok. Imagerie des années 50-60, dont s’est également inspirée celle qui est aujourd’hui la plus célèbre et la plus sexy d’entre toutes, la désormais fameuse Dita Von Teese (même si sans Bettie Page pas de Dita Von Teese) qui avait publié un livre d’images de pin-ups et bondage en 2006 intitulé l’Art du glamour. D’ailleurs Dita Von Teese ne s’est pas simplement contentée de faire dans la performance scénique, elle est aussi une entrepreneuse, créatrice de sa propre marque de lingerie qui porte le doux nom de Von Follies.

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Bettie Page, la première pin-up culte.

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Dita Von Teese

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Dita Von Teese, l’Art du Glamour chez Hugo image

 

Revenons à nos stars lituaniennes

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As Nebe Tavo

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As Nebe Tavo à la télé

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Pop Ladies elles se sont même amusées à reprendre The Edge of Glory de Lady Gaga.

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Greitis

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Les 69 Danguje cartonnent elles aussi à leur manière avec leurs singles. Elles sont portées par leur emblématique chanteuse Karina Krysko.

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Pour la télé

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Meiles Simfonija

L’un sinon leur meilleur titre

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Vaziuoju pas tave

Et sur ce titre on retrouve quasiment le son des Spice Girls

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Vasara

Le duo composé par Agentura s’est amusé de certains clichés et fantasmes, dont celui de la professeure sévère

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Pildosi Norai Visi

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Gyvenk

 

Une petite touche solo pour terminer avec Tony Betties, interprète du titre You and I. C’est Karolina Mankute qui prête sa voix au titre. Bien plus atmosphérique, assez planant même !

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