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[Voyage] Amsterdam en avril

[Voyage] Amsterdam en avril  dans Actualités KeizersgrachtReguliersgrachtAmsterdam

 C’est toujours un peu particulier de partir en voyage et ça l’est aussi quand il s’agit de revenir avec des souvenirs, des petits morceaux de la vie d’un ailleurs pas si lointain, des échanges dans l’esprit et dans le cœur, des CDS, des DVDs et Blu-ray dans les poches. Des photos aussi. J’en ai fait plus de 350 mais je n’en livrerai qu’un échantillon. Bonne lecture !

Amsterdam reste une ville à la photogénie incroyable: l’histoire ancestrale des murs, des toits, des devantures, de la brique; colorée, noire, marron, rouge, grise, restant inscrite, se voyant et se ressentant quasiment à chaque mètre.

C’est aussi une ville dans laquelle j’adore me balader, flâner, à la terrasse d’un café si possible, au bord d’un canal. Depuis 2008 et le moment où j’ai vraiment découvert la ville, celle-ci n’a pas perdu de sa superbe sur le plan architectural pas plus que les gens y ont perdu leur sens de l’hospitalité. Là où les mentalités comme les aspirations diverses se croisent et se rencontrent, les individualités comme l’esprit de groupe aussi, l’ouverture, un certain sens de la dérision accompagné d’humour également. 

Pour quelqu’un qui n’est pas pressé et qui aime prendre son temps, il y a quelque chose de magique en ces lieux : l’ouverture plus tardive des magasins, la fermeture des cafés vers 3h du matin, les coins plus retirés du centre ville où je préfère d’ailleurs me trouver, comme Prinsengracht (littéralement le canal du prince), Utrechtsestraat. Des coins plus calmes que l’animation de Damstraat, de Rokin ou de Kavelstraat en milieu d’après-midi, un vendredi. Noires de monde.

Avril fut clément. Cinq jours passés à faire la fête, à parler à des gens adorables, à manger des produits locaux, à essayer de dénicher de la musique, en magasin d’occasion ou pas, sur un marché et aux puces. J’adore les Puces d’Amsterdam, celles qui se trouvent juste à côté du Musée Hermitage (une annexe du célèbre musée de Saint-Pétersbourg au coeur d’Amsterdam). Il s’agit des Puces que l’on nomme Waterloopleinmarkt. On y trouve un peu de tout, c’est son intérêt : depuis la petite figurine en étain jusqu’au poster de Bob Marley en passant par le sac à dos, le café à emporter, les fringues ou les chaussures. Et même des appareils photo vintage dont le fameux Polaroid. 

Appareils photo marché puces

Anciens appareils photo au marché aux Puces

Polaroid

Polaroid

Voici quelques clichés pris sur place, avec le Marché aux fleurs, des badauds, de l’humour typiquement hollandais aussi (notamment sur le plan du sexe avec la dizaine de magasins qui vendent des produits dits aphrodisiaques, entourés de sex-shops -tenus par des femmes et des hommes-, de snacks ouverts jusque tard dans la nuit, des églises ou encore des musées). Un matin alors que j’étais au marché aux Puces j’ai trouvé une forme de bonheur audiophile : là, dans un petit coin, se tenait le stand où étaient alignées dans un bac une bonne trentaine de cassettes audio. Certaines encore neuves, jamais déballées et datant de 1992, d’autres dans un état beaucoup moins heureux mais la curiosité m’a immédiatement piqué au vif.

Pas de cds, pas de vinyles. Des cassettes, celles-là même que l’on retourne une fois la face A terminée. Ne manquait plus que le baladeur. J’ai trouvé de la musique française (Claude François), de la musique indienne de films (cinéma hindi majoritairement dont les succès de Saïf Ali Khan du milieu des années 90), le best of de Jimmy Somerville et The Communards (je suis content je recherchais le cd et j’ai trouvé la cassette à 2 €, le meilleur prix, même sur le net c’est plus cher) et, surprise, une cassette audio de musique marocaine avec le groupe Lemchaheb que je découvre par la même occasion.

Le plus drôle c’est finalement découvrir que la cassette audio révèle parfois une autre musique que celle inscrite sur le boîtier dans mon cas de figure une bonne surprise puisque pour ce que j’en ai écouté, il ne s’agit pas d’une compilation de standards de Cliff Richard supposée être celle de la pochette ci-dessous mais de Depeche Mode et Queen. Je confesse ne pas avoir vérifié sur place en ouvrant le boîtier…

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Cliff Richard Seine Besten Songs

Il n’est en effet pas facile de trouver des cassettes algériennes/du maghreb en général aujourd’hui, y compris aux Puces (où le cd les a détrôné) ce qui est je trouve vraiment dommage Si vous avez néanmoins une adresse je suis preneur. Il ne s’agit pas uniquement de nostalgie mais de pouvoir s’approprier, découvrir une musique qui est sortie il y a une vingtaine d’années en cassette avant de progressivement disparaître de la circulation. Pour l’occasion j’ai aussi trouvé un site, ça c’est une des magies du net, dédié à la cassette audio orientale via Found Tapes

Je suis très curieux de découvrir cela. En tout cas j’étais heureux de pouvoir acheter ce qui ne peut quasiment plus s’acheter sur Paris (les cassettes d’occasion ne s’y vendent plus) ainsi que de pouvoir échanger quelques mots avec un vendeur sur le marché d’Albert Cuyp sur la musique raï, car très étonné celui-ci me demanda si je l’aimais et je lui répondis que j’étais enthousiaste à l’idée de pouvoir écouter de la musique libanaise (principalement) et du raï (Cheb Mami et Khaled étant les plus connus en France et Nancy Ajram une grande célébrité au Liban). Je vais pouvoir écouter cela avec le petit poste que j’ai trouvé sur une brocante, neuf dans son carton d’emballage, encore sous cellophane.

Amsterdam reste une ville très gay-friendly (et gay tout court), amusante, atypique. J’ai connu la ville à l’Automne et en Hiver. Mais le printemps reste particulier : il y fait très doux, parfois un peu frais, le matin surtout, mais il y a ce renouveau dans l’air qui enchante : les bourgeons éclosent, les vélos sont à la fête, il y a quelque chose qui bouillonne et qui s’éveille. 

Une petite liste de choses à faire, entre autres (on peut évidemment les faire dans l’ordre que l’on veut) :

1 – Marcher le long d’un canal, tout près de Rembrandtplein à 2h du matin

2 – Acheter des cds d’occasion dans Utrechsestraat à la boutique Concerto (qui vend de la musique afrikaans, du reggae, du rock indie, etc)

3- Aller au marché d’Albert Cuyp ouvert tous les jours, y acheter des Blu-rays à 3 € et de la musique de tous horizons ou presque.

4 – S’acheter un petit burger Febo à 2h sur Reguliersdwarsstraat. Et s’aperçevoir que c’est vraiment pas mauvais

5 – Goûter au tournedos et au sanglier du restaurant Quartier Latin au 42 Utrechtsestraat.

6 – Aller au zoo Artis sur Plantage

7 – Passer dans le quartier chinois à Zeedijk, remonter sur le coffeeshop Jolly Joker, continuer à gauche, arriver à Sint Antoniebreestraat et aller au Café Stopera. C’est là que se trouve un tableau de stars du ciné américain des années 40 et une patronne qui chante sur les tubes des années 80. Une certaine idée du petit bonheur.

 8 – Aller au marché aux fleurs à côté de Muntplein.

9 – Etre dans le quartier rouge à 2H du matin et s’apercevoir que le café Old Sailor ne désemplit toujours pas.

10 – Observer, écouter les gens qui roulent à vélo, mangent à toutes heures.

Voici quelques clichés pour en illustrer la richesse (double-cliquez sur les photos pour les voir en pleine page)

Canaux, Ponts, Vélos

 

Marché aux puces

 

Pour le fun

Le Marché Albert Cuyp

Quelques coffeeshops, dont un historique, ouvert en 1973, Yellow Mellow.

Quelques portraits

 Spéciale dédicace à rêveur (amoureux des vélos et les vélos à Amsterdam ne s’arrêtent presque jamais de rouler)

 Les chansons dans la tête (il faudra que je réécoute le disque de Lady Gaga Artpop qui avait été une énorme déception lors de sa sortie, même si j’ai le sentiment que je suis peut-être simplement passé à côté, deux ans après, avec un peu de recul)

Charli XCX

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Doing it

Blur

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Lonesome street

Lady Gaga

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Applause

Rita Ora

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I will never let you down

Bronski Beat

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Why ?

Nicole Scherzinger

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Your love

Carly Ray Jepsen

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I really like you

Les achats (Blu-Ray, DVD)

 

(J’ai préféré la version Benelux à celle de Wild Side)

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Les CDs

Cyrine

Layali El Hob

Ce disque est un chef-d’œuvre, un disque très court (8 titres), mais aucun n’est à jeter. Si vous aimez le premier titre, le formidable Layali El Hob, vous pourrez aimer tout le reste (ça m’a rappelé le parfum des loukoums que j’achetais du côté de Gaîté dans une pâtisserie spécialisée). Le disque

 

Rekra Mohamed

Wa Tabqa

 

Nawal Al Zogbhi

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2006

J’aurais bien aimé trouvé son album intitulé Ayza El Rad, et même son premier  Weyathi Andak sorti en 1992 (en cassette, encore sous cellophane, ça aurait été top), la rythmique y est époustouflante, disponible sur Youtube dont j’ai écoute deux-trois titres et qui a l’air formidable.

 

Grace Deeb

 

Acheté aux Puces (quand j’ai ouvert le cd j’ai constaté qu’il y avait deux CDs au lieu d’un, il y avait aussi le CD de Virgin Suicides, la BO du film), le tout pour 1 €. Heureuse surprise !

Acheté sur la seule fois de la pochette que je trouvais sympa. Album inégal mais qui possède quelques bons titres (Crosspop principalement)

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Je ne m’y attendais pas mais j’ai trouvé le single Rhythm  is a dancer de Snap en single.

 

 Les cassettes (je regrette désormais un peu de ne pas avoir acheté les cassettes audio des films hindi quand elles étaient dispos il y a dix ans, car elles sortaient en parallèle du CD, la collection aurait pris de la valeur)

(J’ai une version différente, neuve, sous cellophane, puisqu’il s’agit de la cassette d’origine, sortie en 1992, rarissime puisqu’il n’en existe aucune image sur le net, alors que l’image ci-dessus est celle d’un des DVDs – au moins trois éditions dont une de Shemaroo)

Composée par le génial duo Jatin-Lalit, compositeurs de la superbe BOF de Kabhi Khushi Kabhie Gham -aka La Famille Indienne, Kuch Kuch Hota Hai ou Mohabbatein

The Human League  Tell me when

En fait, c’est la cassette de l’album Uit Het Leven Getapt  que j’ai trouvée, mais apparemment il n’existe aucun visuel de cet album sur le net. C’est un album sorti en 1971 aux Pays-Bas et il semblerait qu’il soit très rare. Album de chansons réalisé dans le but de faire la fête avec beaucoup de bières et de bretzels. Gémellité certaine avec la chanson bavaroise folklorique.

Mes 30 albums préférés (5ème partie)

Mes 30 albums préférés (5ème partie) dans Divers 5144140768_ab93f8f8cc_b

Cinquième et dernière partie du classement consacré à mes albums préférés. Nous sommes dans la dernière ligne droite avec mes 9 (enfin 10) disques préférés, ces albums que je chéris et garde bien au chaud (tout en les prêtant à qui le souhaite bien sûr). Il y a de la place pour un des plus importants auteurs/compositeurs/interprètes français, un artiste majeur qui rangea les pinceaux et brûla ses toiles pour se tourner vers la musique et faire d’un art qu’il trouvait mineur une des plus belles pages de la chanson française.

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Serge Gainsbourg

Il y a un comédien génial, acteur chez John Waters, lequel contribua à en faire un vrai personnage de ciné,  touchant car très timide en interview, Diva une fois grimé en femme.  De jeunes américaines, quatre garçons dans le vent, un groupe suédois légendaire. Et une chanteuse anglo-espagnole qui continue de chanter dans la langue de Cervantés.

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Divine

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The Breeders

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Jeanette

Voici les places 9 à 1. Je le concède j’ai un peu triché, car je mets deux disques à la place 9, en l’occurrence Divine et Niagara. Cela fait donc un top 10 plutôt qu’un top 9.

 

9) Divine /The story so far (1984, Etats-Unis)

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C’est l’histoire d’un jeune acteur qui fait son coming out ciné et musical. L’histoire d’un jeune homme dont l’aura, l’audace et l’originalité auront marqué les années 70 et 80. Glenn Milstead alias Divine, comédien qui inspira tout le mouvement queer et camp, figure illustre, inoubliable de la Drag Queen qu’il contribua à populariser. Partout dans le monde il est encore célébré comme une figure majeure de l’entertainment, à Amsterdam il y est vénéré comme ailleurs. Son disque The Story So Far est une petite merveille, qui ose prendre le meilleur de Gorgio Moroder, Frankie Goes To Hollywood et du disco. Divine y est exubérante, certes ce n’est pas le plus grand chanteur du monde, mais sa capacité à provoquer avec sensibilité, à laisser transparaître des émotions à fleur de peau et surtout à nous subjuguer par son sens du spectacle demeure fascinant. Porté par des tubes comme You’re think you’re a man, Shake it up, I’m so beautiful, Shoot your shot (incroyablement gonflé) Divine reprend aussi à son compte Blue Monday avec Love Reaction. C’est un des disques les plus parfaits pour faire la fête (« And remember, relax » nous dit Divine en intro de You’re think you’re a man). Un disque symbole LGBTQ. 

 

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Shake it up

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You think you’re a man

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Shoot your shot

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I’m so beautiful

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Love Reaction

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Native Love

En live

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9) Niagara / Religion (1990, France)

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Le duo Muriel Moreno et Daniel Chenevez a révolutionné la pop française, en mixant la synthpop et le rock tout en choisissant de chanter en français. Choix judicieux qui a permis au groupe de triompher en France tout en pouvant s’exporter à l’étranger. Religion porté par le single Pendant que les champs brûlent sorti en 1990 est mon disque préféré des deux talentueux artistes et n’a pas vieilli vingt cinq ans après. Daniel composait et réalisait des clips novateurs, portés sur le psychédélisme, colorés et originaux. La voix de Muriel apporte la touche sensuelle et je ne me suis jamais remis de ses tenues en PVC.  L’image fétichiste associée à la pop ont permis au duo d’inscrire son influence. Avec quatre albums seulement Niagara a néanmoins marqué la pop française.

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Pendant que les champs brûlent

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J’ai vu

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La vie est peut-être belle

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Psychotrope

8) The Breeders / Last Splash (1993, Etats-Unis)

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En marge de sa carrière chez Pixies, Kim Deal sort avec sa soeur, sa bassiste et son batteur le disque qui allait me faire entrer dans le son rock des années 90 un an et demi plus tard sur la foi d’une pochette qui est une des dix plus belles de l’histoire. Ce coeur fruité sur lequel se pose le reflet d’une lumière solaire cache une succession de morceaux de pop/rock qui font aujourd’hui partie des meilleurs du genre. Porté par le single Cannonball, le disque possède aussi un cachet pop sucré parfaitement revendiqué. Très courts, la majeure partie des titres ne dépassent pas 2 min, mais cette espèce d’urgence vibrante fait beaucoup pour la dynamique exceptionnelle du disque. L’album influencera énormément le son de Veruca Salt l’année suivante.

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Cannonball

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Saints

Image de prévisualisation YouTubeDivine Hammer

7) Serge Gainsbourg / Love on the beat (1984, France)

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Ce n’est pas l’album le plus cité de l’artiste français mais c’est celui qui m’a permis de le découvrir en 1995. Ne connaissant (quasiment) pas sa musique avant, j’ai découvert ce disque chez ma cousine, d’abord intrigué par la pochette de ce qui peut laisser penser être une femme aux cheveux courts, façon garçonne. La photo de William Klein a fait le tour du monde, le disque aussi. Le premier morceau entendu est celui qui donne son titre au disque, un long poème sexuel, orgasme musical étalé sur 8 minutes, dont le sens de la dynamique et de la métrique n’a pas pris une ride. Dans ce disque Gainsbourg aborde frontalement le thème de l’homosexualité (Kiss Me Hardy, I’m the boy) et le disque fut important de ce point de vue parce qu’il abordait cela avec provocation et surtout en soulignant une profonde sensibilité. Il fut l’objet de vives critiques (sur le prétendu inceste avec Charlotte, une ignominie que Gainsbourg dévoya avec force), mais la chose la plus surprenante est de constater que des années plus tard Love on the beat, le clip est censuré sur Youtube. Idem pour Lemon Incest.  Il demeure un classique. Un chef-d’œuvre.

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Love on the beat

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Sorry Angel

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Hmmm Hmmm Hmmm

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Kiss me Hardy

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I’m the boy

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Lemon Incest

6) ABBA / Arrival (1976, Suède)

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Le groupe ABBA est sans doute un des premiers que l’on cite pour donner une définition de la pop. Légendaire depuis 1974 et sa victoire à l’Eurovision, le groupe n’a cessé de trouver un public de plus en plus large, avec des tubes en pagaille. Ce Arrival de 1976 contient Money, Money Money, When i kissed the teacher, Knowing Me Knowing You,  et une des chansons les plus dansantes et joyeuses qui soient : Dancing Queen. Repris partout (y compris dans Priscilla, folle du désert ou Mama Mia), cette chanson est caractéristique de leur univers. Arrival est un album important dans son genre sorti au milieu des années 70, porteur d’une énergie bouillonnante et surtout d’une capacité à composer des mélodies qui ont touché des générations.

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5) Depeche Mode / Violator (1990, Angleterre)

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L’album de la consécration pour Depeche Mode. Nouvelle décennie, nouveau disque, lequel est considéré par beaucoup comme l’aboutissement de leur style avec une étonnante maturité de composition et d’interprétation. C’est un disque que l’on peut écouter à l’envi porté par des morceaux originaux et forts. C’est aussi la collection de tubes, impressionnante, qui en fait un disque marquant : World in my eyes, Personal Jesus, Enjoy the silence, Policy of thruth. Ajoutons la collaboration d’Anton Corbjin qui contribua à forger la force du style visuel du groupe, sur scène, comme dans les clips. Même chez les personnes qui ne sont pas spécialement fans du groupe, un album revient sur toutes les lèvres : Violator.

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4) The Beatles / Rubber Soul (1965, Angleterre)

La quintessence de la pop, même si les Beatles ne furent pas les seuls à oeuvrer dans le genre, mais la simplicité, l’accroche évidente des titres, cette façon de toucher à l’universel avec un style et des mots épurés leur ont permis d’atteindre un statut légendaire. Si certains citent John Lennon, je citerai Paul McCartney pour avoir écrit des trésors comme Hey Jude, Michelle, I will, All my loving, etc. J’aime les albums des Beatles, le Blanc notamment, Sergent Pepper, mais là nous sommes à la source, après les débuts de Meet the Beatles, au moment où les morceaux se font plus riches, variés (expérimentations, introduction des sonorités indiennes avec Norwegian Wood) les quatre garçons dans le vent faisaient bouger la musique. Un classique.

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3) Faith No More / King for a day…fool for a lifetime (1995, Etats-Unis)

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En 1995 j’achète un single d’un groupe dont je viens de voir, stupéfié, le clip de Digging the grave sur M6. Le chanteur s’appelle Mike Patton mais je l’ignore encore.  J’en parle à mon ami rêveur auquel je dis que je viens de faire, je le crois une découverte majeure (à l’époque nous écoutions beaucoup The Breeders, R.E.M, Nirvana, mais aussi Les Berruriers Noirs, les Thugs, Niagara, Ludwig Von 81). Un peu plus tard je découvre l’album. 1ère écoute : choc instantané. Je n’avais jamais entendu un album de rock aussi varié. Tout y est : la bossa nova, le jazz, le metal, le hard rock, la fusion, la pop. Album éclectique et curieusement sous-estimé au regard de Angel Dust leur précédent, King for a day est un de ces disques dont je ne jette aucun morceau. C’est un disque fantastique que  j’adore tel qu’il est : l’accomplissement artistique d’un groupe qui enchaîne sur quatorze titres les morceaux plus fous, originaux, maîtrisés les uns que les autres. La technique de frappe de Mike Bordin, l’élasticité hallucinante de la voix de Patton (capable de tout chanter) ont marqué mon adolescence.

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2) The Go Go’s / Beauty and The Beat (1981, Etats-Unis)

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C’est fou ce que l’on peut faire avec l’énergie virevoltante de ses 24 ans quand on est une jeune américaine qui est sur le point de toucher profondément des millions d’auditeurs sur la foi d’un premier disque, qui va s’avérer être un coup de force magistral dans la pop (et aussi le rock). Les auteurs de cette pépite (que j’ai découvert récemment) sont les The Go Go’s un groupe américain punchy des années 80. On est en 1981, Drew Barrymore a 7 ans et ce disque va changer sa vie. Dès sa formidable introduction, Our lips are sealed, le disque montre une cohérence et une puissance remarquables : How Much More, Tonite, Lust to Love, We got te beat, Fading Fast.

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Our lips are sealed

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We got the beat

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How much more

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Tonite

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Lust to love

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Fading Fast

 

1) Jeanette / Corazón de Poeta (1981, Espagne/Angleterre)

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Jeanette est connue pour son interprétation de Porqué te vas ? titre qui figure sur la BOF de Cria Cuervos sorti en 1976. Jeanette était surtout connue pour ce titre, mais c’est loin d’être sa seule chanson. Elle a sorti 8 disques dans sa carrière. Et en 1981 elle sortait Corazón De Poeta . C’est mon album préféré. Ce n’est pas, une nouvelle fois un album parfait, je ne crois pas qu’il en existe, d’autant plus que l’appréciation est subjective. C’est avec ce disque que prend pour moi sens l’expression de l’album romantique. C’est un disque qui parle essentiellement d’amour, de tendresse, de passion amoureuse, de ruptures aussi parfois. Il est chanté intégralement en espagnol, et la langue latine caresse l’auditeur comme peu d’autres disques ont pu/su le faire dans l’histoire de la musique. C’est un disque composé avec des orchestrations soignées et magistralement produit (violons, basse, batterie, guitare acoustique), sans superflu, à fleur de peau. On pourrait voir dans la chanson Un dia es un dia une chanson qui anticipe ce que chantera plus tard Morrisey avec le titre There is a light that never goes out. Jeannette y est sublime de candeur, sa voix douce et fluette, son regard azur ont marqué la chanson pop et ce disque l’est, follement, intégralement. J’en aime tous les titres : Corazon de Poeta, Un dia es un dia, Cuando estoy con el, Frente a Frente, El Muchacho de los ojos tristes, etc. L’album est culte pour les espagnols, des générations entières ont grandi avec. Je le comprends. C’est un album qui me touche profondément.

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Corazon de poeta

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Corazon de Poeta

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Un dia es un dia

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Cuando estoy con el

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Frente a frente

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Viva al pasodoble

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El muchacho de los ojos tristes

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Comienzame a vivir

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Si te vas, te vas

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Toda la noche oliendo a ti

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Acabare Llorando

Divine

Divine dans Etats-Unis

J’aime les choses qui sont hors-normes, surtout dans le domaine de l’art, mais pas seulement. Divine était l’égérie du cinéaste américain John Waters, connu pour son goût de la provocation, avec un mélange assumé de mauvais goût et de kitsch. Il fit tourner Divine (né Glen Milstead) dans quelques uns de ses plus fameux films dont Pink Flamingos, Polyester ou Hairspray.

Mais Divine n’était pas que comédienne, elle était aussi la reine des dragqueens dans l’Amérique des années 70-80. Elle est encore aujourd’hui dans les milieux une personnalité chérie, notamment à Amsterdam où son culte est toujours très présent.

Divine a interprété des morceaux à la structure et à la rythmique très prenantes, devenus des hymnes LGBT. Divine, icône gay, lesbienne, LGBT en général.  Le son est une sorte de croisement entre Pet Shop Boys et Bronski Beat.

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Walk like a man

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You think you’re a man

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Shoot your shot

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Native Love

Michael Jackson : 5 ans déjà

Michael Jackson : 5 ans déjà dans Etats-Unis michaeljackson_2414920b

Que faisiez-vous le jour de la mort de l’auteur/compositeur/interprète/producteur/danseur/chorégraphe Michael Jackson ? Le matin du 26 juin 2009 quand je me suis levé à l’aube, je me rappelle que je naviguais sur Internet, lorsque j’ai vu l’alerte signalant l’annonce de sa mort. J’ai d’abord cru à un canular, puis j’ai été saisi par l’émotion, et ai versé quelques larmes. Sa mort prématurée m’a affecté, parce que je pensais qu’il sortirait encore un disque de son vivant, sachant qu’il avait préparé une tournée. 

Michael Jackson allait avoir 50 ans, l’âge où l’on fait le point sur sa vie. La sienne est allée à 200 à l’heure. Une vie de paillettes, de tubes en cascade, de records battus les uns après les autres. Et en filigrane, le portrait d’un homme, projeté dès son enfance sur la scène, d’abord avec les Jackson Five, puis en solo. Des millions de disques vendus, des concerts, des tournées en pagaille dans le monde, et l’image d’un homme qui est resté un grand gamin, avec son Neverland, ses scandales, ses provocations et un charisme de tous les instants. 

J’aime beaucoup sa musique. Michael Jackon n’a pas inventé le moonwalk, mais il l’a popularisé. Il n’a pas inventé la pop, mais il en était devenu un des fers de lance, surnommé The King of Pop, le roi de la pop. Les Beatles sont passés avant lui pour écrire les bases de la musique populaire, qu’on appellerait ensuite pop music, une musique destinée à plaire au plus grand nombre avec des chansons que l’on peut retenir toute sa vie. Il avait un sens inouï de la mélodie et du rythme (il est compositeur de tous ses titres).

Il a grandement contribué à la démocratisation du clip, avec celui de Thriller, tout en étant le premier artiste noir à être massivement promu par MTV au début des années 80, au moment de la création de la chaîne. Il a permit une plus grande visibilité et son influence est considérable à ce niveau. Combien de chansons ont gardé cet impact dans la mémoire collective, au point d’être reconnues dès les premières secondes par tout ceux qui l’entendent, avec Billie Jean par exemple ?

Michael Jackson était à la fois l’incarnation du showbusiness, du vedettariat et en même temps il incarnait une personnalité complexe avec ce même vedettariat, parfois reclus. Il a surtout été un compositeur et un interprète de talent, un danseur de génie, en flairant l’air du temps. Gainsbourg disait de lui qu’il était un « hyper » 

http://www.dailymotion.com/video/xbhl0s

Thriller est un album fantastique dans ses arrangements et son sens du tempo. On écoute des morceaux, mais aussi une rythmique et des harmonies totalement emballantes et très modernes. Le disque est contemporain de Love on the beat, et il alterne les ballades et le post-disco, le funk avec une énergie sidérante. J’aime moins Bad, même si c’est un très bon disque et qu’il a un titre extraordinaire, Smooth Criminal et le très beau Liberian Girl. 

Ce post n’est donc pas écrit dans le but de faire une hagiographie de l’artiste, beaucoup de choses ont été (et très bien) dites à son sujet. J’ai une ou deux biographies de lui, quelques cds, mais je me constitue étape par étape une intégrale. Et j’essaie de faire de même côté vidéo, allant jusqu’à rechercher et acheter les laserdiscs d’époque (notamment le History en plusieurs volumes). 

Michael Jackson s’en est allé à l’Eté 2009, sa musique reste là, les morceaux n’ont pas vieilli à l’excellente production (Quincy Jones sur son premier disque en solo, puis Thriller et Bad). C’était une des figures majeures de la pop mondiale, une bête de scène comme l’avaient été avant lui et même durant sa présence sur terre Freddie Mercury, James Brown ou Mike Jagger qui continue d’avoir une pêche incroyable. 

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Rock with you

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Thriller

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Beat It

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Billie Jean

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Smooth Criminal

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The way you make me feel

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Black or White

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Remember the time

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They don’t really care about us

 

Films vus (Mai 2013)

Films vus en Mai

 

***** : Chef-d’oeuvre

**** : Excellent

*** : Très bon

** : Bon

* : Moyen

O : Mauvais

 

Film du mois

 

The Hike (2011) de Rupert Bryan

Films vus (Mai 2013) dans Films vus (Mai 2013) poster_01

 

Films vus

 

The Hike (Rupert Bryan, 2011) :  *****

Le  genre du survival semble usé jusqu’à la corde et pourtant il nous arrive d’être encore surpris par ce genre de bobine (premier film qui plus est) venue de nulle part ou presque (du Royaume-Uni en réalité) qui agrippe le spectateur sans crier garde (la séquence d’ouverture à couper le souffle) et ne démord pas ensuite de son objectif : faire peur avec trois fois rien, tout en évitant les sempiternelles histoires de fantômes ou de revenants, pour aller dans l’horreur sèche : celle du quotidien ici malmené dès que les héroïnes de l’histoire arrivent en forêt. La forêt qui est un lieu culte et référentiel du film d’horreur : depuis Evil Dead jusqu’à nos jours, c’est un théâtre rêvé pour les sorties horrifiques nocturnes. The Hike part de pas grand chose, avec un groupe de cinq filles façon The Descent et se retrouve après une demi-heure de présentation dans le vif du sujet façon Détour Mortel. L’intérêt de l’histoire vient de son premier changement de ton et son premier coup de théâtre qui arrive alors même que l’on pensait que le(s) tueur(s) de l’histoire pouvai(en)t être tout autre(s). La photographie (travail sur caméra HD Red au rendu splendide de jour comme de nuit), l’utilisation du format Scope, et bien sûr, l’implication des acteurs qui font de ce film d’horreur un film très premier degré rappellent ce que Morituris aurait pu être s’il n’avait versé dans la complaisance et la surenchère ce à quoi The Hike répond par la montée de l’angoisse et la gestion de la terreur par petites touches. Surtout, le film va au bout de son idée, peut-être même plus que The Descent qui s’achevait sur une fin ouverte, et c’est une de ses grandes forces. Quelque part, il s’agit ici du petit frère de The Woman. Même énergie, même capacité à faire monter la tension et mêmes critiques acerbes voire virulentes contre lui (avec la critique de la misogynie voire même du sexisme, entre autres, petit florilège ici). Radical et prenant. Et ravi une fois de plus que ce soit Emylia qui l’ait distribué (Evil Angel, The Woman, Little Deaths précédemment). BR Fr

 

Dylan Dog (Kevin Munroe, 2010)  :  **

Si vous vous demandiez ce que faisait Brandon Routh depuis l’excellent (à mon sens) Superman Returns, Dylan Dog est l’une des réponses. Le jeune acteur incarne ici un inspecteur privé très particulier qui oeuvre pour éviter une guerre des monstres entre lycanthropes et bêtes coriaces de trois mètres de haut. Le film ne se prend vraisemblablement pas au sérieux (sauf dans son dernier tiers) et l’humour du film est assez agréable. Le décor de fond est lui aussi assez original, puisque le film se déroule intégralement à la Nouvelle-Orléans, dans le Bayou et de nuit. Ce qui semble logique vu le sujet. J’ai toutefois quelques réserves : une deuxième partie moins habile et plus bavarde, un côté « films de potes » qui a ses limites, notamment par rapport au personnage de Gabriel qui devient trop envahissant et peu de surprises sur la fin. Mais c’est assez divertissant. BR fr

 

Le quatrième pouvoir (Dennis Gansel, 2012)  :  *

J’adore ce qu’a fait Gensel avec son histoire de vampires femmes dans Nous sommes la nuit. Mais beaucoup moins ce qu’il a fait du film d’espionnage (l’ombre de Les hommes du président et de Les trois jours du condor planent sur le film) politique qui dans sa première partie, grosso modo sa première demi-heure frôle le médiocre. Heureusement, il se rattrape dans sa deuxième partie, plus nerveuse. La caricature de la presse muselée, le jeu des acteurs pas forcément au diapason (le rôle du journaliste n’est pas franchement campé avec conviction, dommage parce que Kasia Smutniak vue aussi dans Room in Rome s’en sort bien) ne sont pas épargnés, même si le fond du film possède une certaine force, malgré tout assez mal exploitée (pas mal de longueurs et des effets pas toujours heureux, notamment dans la façon de filmer les scènes d’action ou le ralenti). Je suis déçu, parce que j’en attendais bien plus, mais ce faux pas du réalisateur allemand ne remet pas en cause la générosité de son précédent film qui est absolument à (re)découvrir. Ni même l’insolence de son Girls and Sex BR fr

 

Pour elle (Fred Cavayé, 2008 ) :  **

Dans ce film de Fred Cavayé, Vincent Lindon (impeccable et ultra minéral dans son jeu) incarne un prof de français confronté à l’accusation de meurtre que sa femme aurait commis sur sa chef. Le film s’échine à montrer comment un homme peut tout mettre en place (y compris l’évasion d’une prison) pour la sauver. La réalisation est très nerveuse et le film ne contient quasiment aucun temps mort. Il est entièrement porté par son duo d’acteurs. Diane Kruger joue d’abord un second rôle, celui de la mère de famille, emprisonnée durant une bonne partie du long-métrage en prison et qui ne verra son fils que par le biais des visites écourtées. Le reste du temps est concentré sur l’énergie que son mari déploie pour la sortir de cet enfer (quoi de pire que d’être accusé et condamné pour ce que l’on a pas fait ?). Si je regrette une photo hyper froide (choix artistique), et une ambiance qui l’est parfois tout autant, le film se révèle entièrement dans la fin de sa deuxième partie. Dire qu’il n’est même pas sorti en France chez Wild Side Video qui l’avait pourtant distribué en DVD. Un des mystères de la HD, car le couple d’acteurs est loin de ne pas être connu. Le blu-ray est en revanche sorti en Allemagne. BR Allemand

 

The Roommate (Christian Christensen, 2010)  :  *

Un film prévisible de bout en bout, dont on devine l’issue dès les premières minutes, il n’y a à ce titre aucun suspens, mais c’est un portrait parfois pas mal fichu sur cette obsession que peut avoir une personne envers une autre en virant au mimétisme et au crime passionnel. La question du transfert (Rebecca s’idéalisant en Sarah dès le début) est ici traitée parfois avec de grosses ficelles, et il n’y a absolument aucune scène qui soit originale, mais ce n’est pas non plus un mauvais film. BR allemand.

 

One Day (Lone Sherfig, 2011) :  O

Qu’est-il arrivé à la réalisatrice du splendide Une éducation ? Et bien elle a tourné ce One Day qui est probablement la comédie romantique la plus indigente que j’ai vue ces derniers mois/années, et c’est d’autant plus pénible à l’écrire, que je suis un fan des comédies romantiques (j’adore Love Actually, entre autres). Mais là, au bout de vingt minutes, j’ai eu l’impression que ça ne se terminerait jamais, d’autant que la réalisatrice a choisi un rôle principal masculin absolument insupportable, rendant son jeu et le film insupportable par la même occasion. Les poncifs sont là, les clichés aussi (le couple dévoyé, la femme qui trompe son mari, la différence générationnelle qui fait que le père se met en tête de ne rien lâcher à son fils, l’errance dans la drogue du présentateur télé beau gosse qui couche avec toutes les premières venues). Trop, c’est trop, et le film, qui aurait pu me faire fondre (en larmes et/ou d’émotion) m’a au contraire passablement énervé avec sa couleur frelatée, ses coupes, ses voitures et sa musique d’époque (François Feldman se retrouve sur la bande-son, très années 80).Vraiment une grosse déception. BR benelux

 

Sans identité (Jumae Collet Sera, 2012) :  **

Liam Neeson (à son aise et charismatique comme d’habitude) joue ici un homme dont le passé semble s’effacer aussi vite que son  identité après un accident de voiture. S’il n’atteint pas la puissance d’un Taken 1 ou 2, ce film mis en scène par l’espagnol Collet-Sera joue à fond la carte de l’invraisemblance et de la pluie de rebondissements qui permettent de maintenir l’action jusqu’au bout. On se fiche des révélations sur le pourquoi de l’histoire, même s’il est assez amusant de retrouver l’acteur principal du film La Chute, celui de The Box (le vieil homme mystérieux), ainsi que Diane Kruger dans un rôle de réfugiée clandestine. D’ailleurs le film se passe intégralement à Berlin, décor peu commun du genre blockbuster, avec certaines de ses arcanes, notamment son côté un peu underground.  Efficace en somme. BR Fr

 

Un plan parfait (Pascal Chaumeil, 2012)  :  ****

J’avais détesté L’arnacoeur, comédie que je trouvais trop bling-bling, sans véritable enjeu, bref la comédie française comme je peux l’exécrer. C’est exactement l’inverse avec Un plan parfait. L’idée d’associer Diane Kruger et Danyboon est une excellente idée, parce qu’elle se base sur des complémentarités. La spontanéité de l’une devant le pataud attendrissant de l’autre. En l’état, le rythme échevelé de cette comédie sur les superstitions (une jeune femme ne veut pas rater son premier mariage comme d’autres avant elle dans sa famille, prend l’avion pour Copenhague et se retrouve avec un homme gauche mais attachant au final, qui va lui réserver plus d’une surprise). La mayonnaise prend immédiatement et l’on sent une réelle complicité entre les deux acteurs. Les scènes comiques se suivent, et celle de la fausse call-girl à une soirée de prestige en Russie vaut à elle seule le visionnage. Mais il y a plus cela : il y a aussi en filigrane, cette question rampante, obsédante même de l’amour détourné, celui-là qui fait qu’une personne aimée est déjà avec quelqu’un et en manipule à sa manière une autre. Le con dans l’histoire devient au final le héros, romantique, sincère jusqu’au vertige…de l’amour. C’est cela que montre cette comédie dans l’air du temps, où une jeune femme finalement se plaît davantage dans la surprise, l’inattendu, plutôt que dans la linéarité d’un mariage tracé d’avance, avec les mêmes plats, les mêmes désirs et les mêmes sorties. Le duo d’acteur porte totalement le film sur ses épaules. Diane Kruger, belle, intelligente, versatile, confirme tout le bien que je pensais déjà d’elle (quand les détracteurs ne voyaient en elle qu’une potiche). C’est une actrice formidable et apparemment très simple dans la vie (très intéressant making-of). Elle me fait un peu penser à Florrie. Une comédie très charmante, une vraie bonne surprise. BR fr.

 

Rio (Carlos Saldanha, 2011) :  ***

La formidable séquence d’ouverture donne immédiatement le ton : la réalisation, certes intégralement réalisée par ordinateur, permet une chorégraphie sans entrave et ça va très vite. Un peu trop même. Les vingt premières minutes m’ont rappelé au meilleur de Toy Story, à savoir raconter une histoire avec des personnages forts et un tonalité émouvante : ici un oiseau qui ne sait pas voler et une libraire du Minnesota qui s’est prise très tôt d’affection pour lui. Je regrette juste que l’humour s’invite parfois dans de trop longues tirades, car visuellement c’est très beau et techniquement très abouti. Un très agréable film d’animation. BR Fr.

 

Cheerful weather for the wedding (Donald Rice, 2012):   **

Je n’ai pris et vu ce film que pour une seule raison : Felicity Jones. L’actrice britannique est un coup de coeur depuis Oh My God ! et est en passe de devenir un de ces jeunes pousses que j’affectionne, tout comme Gemma Arterton. Le film se déroule en 1932 dans la bourgeoise anglaise du Devon, et l’on suit les ultimes préparatifs du mariage de Dolly, entourée de ses proches. Le film est charmant, porté par ses interprètes et par un humour dont seul les anglais ont le secret. Ce n’est pas aussi fort que Tamara Drewe ou Albatross mais le film jouit néanmoins d’un travail de direction artistique remarquable. Felicity, je vous suivrai, c’est sûr !   BR anglais

124 heures (Danny Boyle, 2010) :   *

Le sujet est plus intéressant que le traitement par l’image qui en est fait. Ce fait divers réel, qui est arrivé au Colorado (un homme s’est retrouvé seul coincé dans un canyon) montre les limites du dispositif de mise en scène de Boyle qui use et abuse des effets de montage, faisant de son film une publicité pour les accélérés et ralentis d’image dans un contexte dramatique, mettant ainsi toute émotion de côté à ce moment-là. C’est dommage, car James Franco, tout seul, le bras coincé par un rocher, qui sort sa caméra Sony (beau placement produit) est charismatique et toujours aussi sexy. Je préfère l’énergie bouillonnante et le montage au corps à corps justifié de Slumdog Millionaire pour le coup. TV.

 

The Story Of Joanna (Gerard Damiano, 1975)  :  ***

Le réalisateur Gerard Damiano s’attaque ici à la figure du Pygmalion qui vire ici au sadomasochisme. L’interprétation, la photo, la direction artistique de haute qualité rappellent que le cinéma porno des années 70, réalisé majoritairement avec de la pellicule argentique avait par moments rien à envier au cinéma traditionnel. Le film, s’il est moins fort et définitif à mes yeux que ne l’est le chef-d’oeuvre de Radley metzger, The Opening of Misty Beethoven, est toutefois très bon, même si la trame le rapproche effectivement du film de Metzger, et intrinsèquement de My Fair Lady de Cukor (que je n’ai jamais aimé). Et au milieu des années 70, il était encore rare de voir une scène de sexe non simulée entre deux hommes dans une production hétéro. Casey Donovan lui déclenchera un mini-scandale avec la scène de strapon, un an plus tard dans The Opening of Misty Beethoven. Internet

 

Faites le mur ! (Banksy, 2010) :  ****

Un documentaire d’une richesse vertigineuse sur la place de l’artiste dans le quotidien, en prenant comme fil conducteur l’histoire proprement incroyable de Banksy, artiste ayant favorisé la popularité de l’art de rue (street art), dissimilant son visage et son identité depuis des années, ici au coeur du film. Le documentaire s’ouvre sur le portrait de Thierry Guetta, un homme vivant  à Los Angeles depuis l’âge de 15 ans dont l’obsession première est de filmer chaque minute de sa vie, croquant les portraits de ses proches et de lui-même à tout moment, accumulant des milliers d’heures enregistrées sur cassette. On croise ensuite des artistes de l’art de rue, voguant entre la légalité et l’illégalité d’un art qui sort des musées pour se retrouver dans la rue, sur les murs. Dès lors Guetta et Banksy se rencontrent et l’artiste anglais de convier sa vision de l’art au moment où l’art de rue s’invite sur les marchés aux enchères, le gratin hollywoodien commençant à s’arracher ses toiles et ses pièces de graf’. Ou comment l’art du graffiti jeté à l’opprobre devient si tendance qu’il intéresse celles et ceux qui le rejetaient violemment. Un documentaire qui a des airs de cinéma : personnages attachants, scénario inventif, mise en lumière des contradictions d’une époque, fresque intimiste et grandiose sur l’humain, portraits d’artistes sans cesse sur le fil du rasoir, puis promus génies contemporains. Sociologiquement, philosophiquement, artistiquement, un des meilleurs documentaires de ces dernières années avec le formidable Rize de la Chapelle pour qui aime le street art ou pas. Banksy qui a signé la pochette de Blur Think Tank plonge aussi dans ce vertige créatif : il rappelle par sa mise en scène, les canulars d’Andy Kaufman, tout comme Marcel Duchamp ou encore Warhol. Youtube.

 

Prostitution (Jean-François Davy, 1976) : ***

Réalisateur de films pornographiques dans les années 70 et de deux documentaires focalisés sur l’actrice Sylvia Bourdon avec Exhibition, Davy filme ici, quasi exclusivement sous la forme d’interviews qui n’incluent jamais de champ contre champ le quotidien de prostituées féminines d’âges et d’origines sociales différentes. Davy a manifestement gagné la confiance de ces femmes qui parlent à la fois crûment et pudeur de leur métier, de leurs espoirs, de leurs mauvais plans, certaines vivant bien leur profession, d’autres beaucoup moins. On assiste aux premières assises des prostituées qui se terminent en foire d’empoigne. On s’intéresse, on écoute, on entend des témoignages qui n’hésitent jamais à dévoiler les coulisses du métier, et le documentaire s’autorise aussi les touches d’humour comme lorsque Eva (la principale interviewée, et une ancienne actrice de porno, Claude Janna) se rend dans la petite usine de machines à coudre avec les employées qui se livrent sur le métier et ce qu’elles en pensent. Le rôle d’Eva est d’ailleurs étonnant : elle était véritablement actrice au milieu des années 70 et a été probablement prostituée (dans quelle mesure est-ce mis en scène ?) au tout début de la décennie. La note finale est optimiste et emmenée par Grisélidis Réal qui avec le panache, l’humour, la petite folie contagieuse et surtout terriblement humaine qui la caractérisaient y va de son petit refrain libertaire. Youtube

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