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Films du mois (Novembre 2014)

Films du mois (Novembre 2014) dans Cinéma Cinema

Film du mois

 Dog Pound

DogPound dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

The Raid 2 (Gareth Evans, 2014) :  ♦

L’exemple typique du film survendu sur son soi-disant potentiel spectaculaire. Ou comment le marketing prend la place sur la qualité. J’aurais pu mettre O mais le film possède deux ou trois scènes (dont la dernière) qui relève un peu le niveau d’un film interminable, d’une irrationnelle durée de 2H30 pour raconter finalement peu de choses et prendre la pose quasiment tout le temps. La surprise du premier venait de la reprise des codes du jeu vidéo pour aller d’une scène à une autre (affrontements multiples jusqu’au boss final). Ici, le scénario rajoute une couche sur l’autre dans le film de mafia, et l’interprétation globalement mauvaise n’arrange rien. Le recours à la caméra portée devient aussi un peu énervant à la longue. Bref, un film qui aurait pu être bien plus efficace s’il avait duré 1h30.  Apparemment il est dit qu’il s’agit déjà d’un film culte, ah bon ? BR fr

 

GO (Doug Liman, 1998) : ♦♦♦

Un film générationnel qui m’a permis de revoir avec presque vingt ans de recul les seconds pas au cinéma de Katie Holmes, Sarah Polley (sortie de De Beaux Lendemains) ou encore James Duval (Nowhere, The Doom Generation,) ainsi que Nathan Bexton qui jouait lui aussi dans le film Nowhere de Gregg Araki. C’est le premier film de Doug Liman, et la structure qui montre la même histoire avec trois points de vue différent possède une certaine originalité. La musique collait à l’esprit et à la bande-son de l’époque, c’est à la fois fun et assez bien ficelé, on parle beaucoup de drogues et l’on en consomme, de sexe aussi. Ca m’a permis de voir un vieux DVD que je gardais donc au chaud, sorti en 1999, avec menu fixe, mais déjà format 16/9 ce qui n’était pas toujours le cas des premières galettes sorties en France en 1997/1998. Toute une époque. DVD fr

 

Dragons 2/ How to train a Dragon 2 (Dean DeBlois, 2014) : ♦♦♦

On prend les mêmes et on recommence. Certes l’histoire n’est pas aussi originale que le premier volet qui apportait son lot de surprises dans le genre du film d’animation largement dominé par Pixar, mais ce second volet reprend les forces du premier film et nous emmène dans des sphères peu explorées ces dernières temps, à l’exception du médiocre Rio 2 (le vol, la voltige et l’humour). A l’inverse de Rio 2, ce film-ci ne se base pas uniquement sur sa technique et prend le temps de développer ses personnages ainsi sur les intéractions. On se prend d’émotion pour ce récit initiatique (un gamin qui devient chef), parcouru, et c’est l’essentiel, d’une maestria technique de tous les instants. C’est beau, virevoltant (la 3D en met plein la vue mais sans aucun effet de gratuité), et lorsque le film pourrait basculer dans le piège de la surenchère, il distille des pauses, des moments de silence et de contemplation. Une réussite, d’autant plus impressionnante qu’elle laisse imaginer des possibilités encore plus grande d’évasion par le cinéma. BR 3D fr

 

De guerre lasse (Olivier Panchot, 2013)  :  ♦♦

Un ancien de la Légion (Jalil Lespert), déserteur, revient à Marseille dans le milieu. Un scénario qui n’a rien d’original et une réalisation qui l’est tout autant, mais ce film sur le retour au milieu d’un jeune homme dont l’avenir semble tracé d’avance est habilement conduit, avec en ligne de mire la mafia locale, ses actions, sa main mise sur la vie quotidienne. On n’est certainement pas dans un Marseille de carte postale, et la description de la violence ordinaire a quelque chose des films de Coppola (sans l’envergure dramatique et le sens de la tragédie). Pas mal. BR fr

 

Alceste à Bicyclette (Philippe le Guay, 2013) :  ♦♦

Un acteur de fictions télé va rendre visite à un ami acteur sur le départ, retiré en Province. C’est autour de la pièce Le Misanthrope de Molière, que se développe cette fable sur la solitude, la mise à mal de l’amitié entre deux acteurs (Luchini génial, Wilson également) qui lorgne aussi du côté de la petite critique du monde du cinéma, de ses idéaux et surtout de ses faux-semblants/fausses amitiés/trahisons. Si le style formel est simple, c’est surtout la jubilation du verbe, le geste de comédien, le plaisir de la répartie dans des décors naturels (la Rochelle, l’Ile de Ré, le vélo, très photogéniques) qui l’emportent. Et les acteurs de se régaler. BR fr

 

Les Trois Mousquetaires (Paul W S Anderson, 2010) :  O

On peut faire fi de l’anachronisme (éhonté) qui fait faire du karaté à des mousquetaires au XVIIème siècle, aux tics de langage et à une certaine désinvolture, notamment lors de la scène d’ouverture, la seule qui provoque un semblant de stimuli. Pour le reste, représenter le roi sous les traits d’un jeune con, Richelieu à la ramasse, une galerie de personnages secondaires sans intérêt, avec ce côté potache, tordant le cou à l’histoire avec un grand H pour servir une soupe hollywoodienne indigeste finit par devenir lassant. Y compris dans un film de divertissement. Avant son Pompéi, Paul W S Anderson s’amusait donc avec ses histoires et ses ralentis. Mais la sauce ne prend jamais. BR fr 3D

 

Dog Pound (Kim Chapiron, 2010) :  ♦♦♦♦

Le quotidien dramatique (dans tous les sens du terme) de prisonniers adolescents incarcérés pour des crimes et délits. Pour son deuxième film, Kim Chapiron change de fusil d’épaule et laisse de côté le ton potache de Sheitan qui a révélé Olivier Barthélémy (une de mes comédies préférées de ces quinze dernières années). Il faut saluer l’investissement de l’acteur principal; Adam Butcher, extraordinaire. Son personnage vit tout du long une colère contenue qui contribue à électriser un film qui ne cesse d’être sur la corde raide entre la douleur et le sublime. Ce sont ces adolescents qui se frappent, se violentent et finissent aussi par s’accepter que filme la caméra d’un Kim Chapiron impressionnant de maîtrise.  Tout le film, tendu comme un arc, file vers sa résolution, explosive et irréversible. BR Fr

 

A bout portant ( Fred Cavayé, 2010) :  ♦♦

Fred Cavayé est sans doute le meilleur réalisateur français de polar aujourd’hui. Comme Pour elle, il va droit au but, et réalise avec sècheresse des films qui se suivent sans temps mort. Ici l’histoire d’un aide-soignant pris dans un engrenage et qui tente de retrouver sa femme enceinte kidnappée. Un scénario loin d’être original, mais la réalisation fait -et bien- le boulot. Gérard Lanvin est génial en vieux loup cynique de la PJ. Très efficace en somme. BR fr

 

Pompéi (Paul W Anderson, 2014)  :  ♦

Le début du film est un croisement entre Gladiator (que je déteste) et Spartacus (que j’adore). En général plus le méchant est réussi meilleur est le film comme le disait Hitchcock, sauf qu’ici Kiefer Sutherland cabotine plus que de raison dans son rôle de Sénateur. Les quarante premières minutes sont parasitées par des tunnels de dialogues et des jeux d’arène où se confondent souffrance et violence à l’épée. Le clou du spectacle, attendu, arrive avec l’éruption du volcan et la destruction de Pompéi. Le film prend alors des airs de film catastrophe, gonflé par ces CGI en cascade et ses décors fondant sous la lave. Dommage qu’il y ait ce rythme inégal, cette musique pompière et ses ralentis incongrus. Le film vaut le coup d’être vu en 3D, laquelle est très aboutie. BR Fr 3D

 

Timber Falls ( Tony Giglio, 2007) :  ♦♦

Ce petit film d’horreur qui commence comme une ballade champêtre se transforme très vite en cauchemar. Point de maison hantée, de démon, mais une gémellité avec le film de Kevin Smith, le remarquable Red State : celle de mettre en lumière des bigots obsédés par la pureté et qui ici tentent de trouver le couple idéal pour les forcer à copuler et ainsi procréer, ce que la femme du shérif (troublante ressemblance avec Ségolène Royal) n’a jamais pu faire. Si le film dérange c’est pour son côté viscéral, avec ces scènes de torture (morale et physique). Un film radical, qui met mal à l’aise et qui laisse malheureusement une pointe de suspens s’installer dans le tout dernier plan alors que ce ne n’était pas nécessaire. BR fr

 

Massacre à la tronçonneuse 3D (John Luessenhop, 2013) : ♦

Le premier demeure le plus grand film d’horreur de ces cinquante dernières années, un maitre étalon de l’horreur viscérale,parce qu’elle s’inspire justement de faits réels. Cette petite série B qui reprend le schéma narratif du premier, avec les mêmes péripéties, décline la peur sous l’angle de la jeunesse et de l’héritage familial. Les bimbos sont de sortie, on fume et on boit, puis vient Leatherface, un personnage monstre (par son influence et son impact dans le cinéma d’horreur) et la petite musique gore se met en route. Le film est plutôt rigolo et ne fait pas peur (le premier si, justement parce qu’il ne montrait presque rien de l’horreur graphique hormis dans le dernier quart d’heure mais reposait sur une mécanique de la tension inégalée). La 3D est spectaculaire, une des meilleures que j’ai vues. C’est cela : l’effet d’un grand huit  oublié sitôt vécu. BR fr 3D

 

Le dernier tango à Paris (Bernardo Bertolucci, 1972) :   ♦♦

Je l’avais vu une première fois il y a dix ans en DVD. Je pensais avoir affaire à un film très érotique et l’avais trouvé beaucoup moins bon que sa réputation ne le laissait penser. Le revoir dix ans après me permet de le reconsidérer par rapport à l’histoire du cinéma, au cinéma des 70′s, avec un autre œil. C’est une œuvre qui tourne autour d’une relation impossible, qui pourrait être banale s’il n’y avait pas cette différence d’âge et le propos parfois cru, direct, d’un homme quinquagénaire envers une très jeune femme. En 1972, juste avant la libération des mœurs et avant le mouvement MLF, c’est un film qui était en droit de choquer. Parler de sexualité, du sexe et de la mort ici intimement liés crée une sorte de malaise diffus et la relation intime est ici montrée sous un jour tout sauf reluisant. C’est un amour impossible, une histoire triste qui se conclut tragiquement. Marlon Brando est impressionnant sans presque rien faire, mais l’audace vient de la jeune Maria Schneider, confondante de spontanéité, ici littéralement à nue. Un film de son époque et une vision crue d’un amour presque bestial. BR fr

 

Piégé (Yannick Saillet, 2014)  :  ♦

Une mission en Afghanistan se transforme en carnage. Un soldat se retrouve piégé, le pied posé sur une mine. C’est le synopsis de ce film minimaliste (cinq personnages, un lieu unique, le désert afghan, la chaleur implacable) dans sa durée et sa forme. Pascal Elbé joue aux côtés d’un Laurent Lucas qui vocifère pendant vingt minutes. Cadré minutieusement et jouant sur le suspens (survivra ? survivra pas? ), le film fait un peu penser à du Katherine Bigelow, sans la shaky camera et la production hollywoodienne. Je ne comprends pas pourquoi certaines scènes n’ont pas été sous-titrées en français quand on passe à l’anglais ? BR fr

 

 A perdre la raison (Joachim Lafosse, 2012)  :  ♦♦♦

Joachim Lafosse confirme après Elèvre libre la singularité de son cinéma. Le film est entièrement tendu vers sa conclusion dramatique en faisant lentement monter une pression tant interne (le personnage de Murielle bout sans crier garde), qu’externe (les rapports difficiles, parfois tendus avec son mari, ses proches). L’interprétation de Niels Arestrup, de Tahar Brahim et bien sûr d’Emilie Dequenne (mémorable scène de voiture sur la chanson « Femmes je vous aime » de Clerc) et très bonne, et le réalisateur scrute le délitement progressif, structuré, du cadre familial, la folie qui bruisse. DVD fr

 

Rio 2 (Carlos Saldanha, 2014) :  ♦

On prend les mêmes et on recommence, cette fois-ci au coeur de la jungle. L’animation est belle et fluide, le visuel travaillé, mais en 2014, à l’inverse d’un Toy Story en 1995, cela n’a plus rien de révolutionnaire. Le hic du film c’est de se baser sur un rythme effréné rendant l’ensemble très vite cacophonique. Les séquences musicales m’ont vite tapé sur le système, sauf celle qui reprend les codes visuels de Bubsy Berkeley. Pour le reste, l’humour, trop lourd, tombe à plat, il n’y a aucune nouveauté, l’originale paraissant beaucoup plus recherché et vif. Une vraie déception.

 

Sueurs Froides/Vertigo (Alfred Hitchcock, 1958) :  ♦♦♦

J’ai moyennement accroché à la première partie du film (que je découvre maintenant), laquelle pose pourtant les bases ce qui va suivre, le mélange d’obsession (pour une femme, par rapport à la peur du vertige) et de sentiments forts (l’amour d’un homme pour une femme qui ne cesse de poursuivre), mais j’ai beaucoup aimé la seconde à partir de l’apparition du personnage de Judy, où le romantisme exacerbé se marie bien avec le fantastique et l’inventivité visuelle. Plastiquement le film est superbe, avec sa photo travaillée et l’on sent une méticulosité de tous les instants, portée par la maestria technique. Hitchcock invente le plan réutilisé plus tard dans Les dents de la mer quand Brody s’aperçoit qu’il y a un danger au loin, la séquence du rêve a inspiré cinquante ans de cinéma, et l’histoire se suit avec un plaisir manifeste de manipuler. Un très bon Hitchcock mais pas mon préféré.  BR fr

 

3 Days To Kill (Mcg, 2013) :  ♦♦

Un agent de la CIA buriné et souffrant s’engage dans une ultime mission. Revoir Kostner sur grand ou petit écran est toujours sympathique. L’acteur promène ici son allure fatiguée comme le veut son personnage mais s’amuse aussi, à la manière d’un Liam Neeson à jouer avec son image. Le film s’ouvre sur une extraordinaire séquence d’action (c’était déjà le cas il y a quinze ans avec le premier volet de Charlie’s Angels). Ensuite le film trouve ses marques, use et abuse de certains clichés, livre un film d’action parfois inégal, à la photo assez dure dans ses tons, filmée en HD dans un Paris très touristique. C’est efficace, carré, avec un scénario très léger. Une série B assez bien fichue en somme, mais sans l’étincelle qui en ferait un grand film d’action. BR fr

 

 Scream 4 (Wes Craven, 2011) :  O

J’aurais pu mettre ♦ pour Neve Campbell qui quinze ans après se remet à jouer dans le film qui a fait d’elle une star. Mais ce type de cinéma de l’horreur entièrement voué à l’exercice de style virant au métacinéma,  interrogeant le spectateur sur un ton un peu hautain, se parodiant lui-même, et ressassant toujours les mêmes formules a quelque chose d’agaçant à la longue. Le cinéma américain est connu pour aimer les remakes, en faire régulièrement. Ce quatrième volet en est un énième, avec une conclusion facile, des portes qui se claquent et un couteau qui fend la chair. Mais il lui manque le côté trivial du premier, et c’est beaucoup trop long. Mais bon j’aurais essayé. BR fr

 

Les Kaira (Franck Gastambide, 2012) :  ♦♦♦

L’exagération volontaire du dialogue et des situations qui en découlent provoquent un rire franc, Les Kaira étant une comédie qui revient sur tous les clichés du film de banlieue (phrasé, musique, tenues, communautés) depuis l’explosion de La Haine (dans un registre beaucoup plus dramatique) en 1995 que le film cite en hommage  tout en se reposant sur une exceptionnelle alchimie dans son interprétation, grâce à son formidable trio d’acteurs. C’est un premier film et pourtant il y a là un sens du cadre, du tempo qui reposent sur le comique de situation (dont les scènes drôlissimes du karaoké, de la prostituée entourée de chats, le final sur la musique r’n'b, le -faux-casting porno avec François Damiens) et de verbe. Un verbe qui fuse, court, ne se tarit jamais. Un film qui  joue sur la dérision et l’autodérision réinventant mine de rien, à sa manière, la façon d’aborder le genre de la  comédie populaire française. BR fr

Top clips 2014 (5ème partie)

Top clips 2014 (5ème partie) dans Top clips 2014 (5ème partie)

Nous en sommes à la cinquième partie du top consacré aux meilleurs clips de l’année. Les choses sérieuses ont commencé dès le titre 80 (il n’y a pas de petite place ou de place qui soit déshonorable), mais on se rapproche aussi doucement du top 20 et du top 10. Cette cinquième partie est également marquée par la présence de trois titres français et de trois artistes hexagonaux qui se sont ainsi illustrés cette année dans le domaine de la pop et de la musique en général.

On retrouve de jeunes talents émergents qui ont déjà écumé pas mal de scènes (locales, régionales et nationales, le groupe La Femme a d’ailleurs commencé comme cela avant d’entamer une importante tournée aux USA), parmi lesquels Lou Marco dont l’album Sous la peau a été co-écrit avec le regretté Nikola Acin, guitariste et chroniqueur rock que j’avais eu l’occasion de voir à la télé il y a plus de dix ans pour une émission sur le rock sur le satellite.

Le clip de Sous la peau est très réussi et j’avais donc envie de le citer en plus de la performance vocale puissante. L’année dernière elle avait déjà sorti Don’t care qui figurait parmi mes préférés de 2013.

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Lou Marco

Fakear, DJ de son état et promoteur d’une électro/house planante livre quant à lui un exercice de style là aussi réussi car son clip de La lune rousse (joli titre) nous montre une jeune femme filmée de dos pendant l’intégralité du clip – à l’exception de la première minute où elle s’échappe d’un cours dont elle trouve sans doute l’atmosphère trop lourde puis un ou deux dans le train- puis déambuler dans le métro, les rues et arriver au bord de la mer. 

Je ne pouvais pas passer à côté d’une citation de mon groupe préféré de l’année dernière, Le Couleur, un trio d’un charme fou qui compose des chansons pop comme je les aime (et remarquables sur l’EP Voyage Love). Leur clip de Jukebox tape dans le mille. La découverte récente de Nuit, un groupe au son qui pourrait être un croisement de Joy Division et Editors montre un talent de composition certain.

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Kubalove, chanteuse anglaise a aussi livré un bel EP et est une artiste à suivre de près, de même que le trio Boy Names (qui a sorti un EP en cassette audio) dont j’adore la nonchalance étoilée de Slow, un clip pailleté qui arrive à nous faire voyager avec trois fois rien. Petite touche de fantaisie enfin avec ce côté Jean-Paul Gautier années 80 croisé avec l’exubérance d’une Lio de Banana Split pour Yelle et son Complètement fou.

Kubalove

Voici les places 40 à 31

40 ) Fakear / La lune rousse (France)

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39) Valeria Gastaldi / Mover tu cama (Argentine)

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38) Lou Marco/ Sous la peau (France)

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37) Rafa Spunky / Y de noche (Espagne)

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36) Kubalove / All I Want (Angleterre)

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35) Boy Names / Slow (Angleterre)

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34) Le Couleur / Jukebox (Canada)

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33) Nuit / I feel love (France)

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32) Yelle / Complètement fou (France)

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31) Shura / Touch (Angleterre)

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Chvrches « Strong hand »

Chvrches

Qu’est-ce qui vous émeut dans la musique ? Qu’est-ce qui vous touche en particulier dans une chanson ? Des émotions particulières qui vous rappellent de bons comme de mauvais moments ? Pas si simple de répondre à ces questions, pas si simple de mettre des mots sur des émotions parfois volatiles. 

Chvrches a sorti un excellent album en 2013 intitulé The bones of what you believe. Il se trouve que les paroles de la chanson Strong Hand, dans les premières phrases du couplet ont donné le titre à l’album. Strong Hand est un titre bonus qui apparaît sur la plage 13 de l’album mais pas sur toutes les éditions. Il ne figure pas comme single, et n’a pas donc pas bénéficié d’un clip officiel. Sauf qu’il en existe bien , fait par un fan. C’est assez courant et ça donne parfois de grandes réussites.

Pour Strong Hand, un fan a donc fait une « fan made video » et propose un clip tout simple. Des danseurs en collants et des danseuses se succèdent pour exercer des chorégraphies devant un public. J’ignore d’où viennent ces images, de quelle source, mais il semblerait que ce soit d’une émission télé américaine de fitness des années 80. En tout cas le résultat est singulier : la musique s’accorde bien avec les choré endiablées de danseuses et danseurs qui y mettent du leur. C’est un peu ce que faisaient Veronique & Davina en France. 

La musique, elle, superbe, est un de mes titres préférés de l’album. Avec parfois presque rien, en fait ici reprendre une vidéo déjà existante, on arrive parfois à émouvoir sans mal. Car cette chanson me touche.

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Strong hand

 

 

 

L’importance des autres EP [Chronique]

L'importance des autres EP [Chronique] dans France a3374457520_10

« On n’est pas sérieux quand on a 17 ans« . C’est ce qu’écrivait Arthur Rimbaud quand il ne les avait même pas. Ce n’est pas l’âge de nos musiciens, puisqu’ils ont vingt ans et qu’ils passent désormais aux choses sérieuses avec un deuxième EP qui est sorti le 17 février. Un deuxième EP porté par le single Oublie-moi mais aussi Un Mec en Or.

Parisiens, Vickie et Léo se sont rencontrés au lycée et depuis leur aventure musicale se construit et se conjugue à deux. Littéralement. Pour les voix chantées systématiquement en duo et pour le duo qu’ils forment eux-mêmes. Leur musique rappelle un petit peu les ambiances des années 80, on pense en les écoutant à Michel Berger et France Gall, à un son estampillé 80′s par l’utilisation d’un synthé vintage, mais en filigrane, il y a surtout la patte The Pirouettes. Celle de pouvoir et de vouloir faire danser avec leurs propres mots, avec leur imagination et un certain talent d’écriture.

Une écriture qui marie le chaud et le froid, la candeur de certains sentiments, le vertige de l’élan et du désir amoureux, la découverte du plaisir réciproque mais aussi le ton adéquat, le bon mot, la trouvaille de langage comme l’utilisation intelligente du verlan ou du langage parlé utilisé par tous pour parler à tout le monde. Dès les premières notes de Un Mec en or, l’ironie de son ton et en même temps l’expression d’un réel désir amoureux on est fixé : ce disque sera une petite pépite pop, aux accents parfois guillerets mais jamais puérils, celui aussi de l’expression d’une maturité qui ne fait que croître.

De l’aéroport aux USA, en passant par la France, les coups de cœurs, les coups de foudre en général et aussi les incartades, les engueulades qui font la vie d’un couple, ce portrait d’une jeunesse française touche à l’universel par des thématiques simples mais ici croquées avec malice. Le chant en chœur, poussé par le son analogique, la boîte à rythmes et les rythmes eux mêmes, galopants, sautillants, apporte un vent de fraîcheur qui n’est pas sans rappeler ce que font les canadiens ultra doués de Le Couleur sur des titres comme Femme ou Voyage Amoureux.

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L’emballement, le rythme échevelé d’un Dernier Métro (qui pourrait être une référence au fameux film de François Truffaut, multi césarisé en 1981), la petite ironie qui se glisse au milieu des paroles légères, cette façon par exemple de raconter comment une fin de soirée peut mal se passer, les prémisses de l’infidélité, l’utilisation des rimes simples, l’utilisation du langage courant comme langue universelle,  avec un léger mélange de franglais, tout cela fait de The Pirouettes un groupe qui s’inscrit dans l’actualité, dans le quotidien, de son couple et de tous les jeunes couples qui forment cette espèce de comédie humaine. Ce passage génial aussi, totalement inattendu, durant lequel le groupe reprend Marcia Baila des Rita Mitsouko. Et d’écouter ces nappes de synthé qui font frétiller l’oreille et provoque une douce euphorie.

On peut rire des choses tristes, faire aussi de même pour les ruptures, s’interroger sur ses propres erreurs, ses propres doutes avec l’esprit de ses vingt ans et une maturité qui grandit au fil des morceaux. C’est le cas pour le très engagé et visuel Robocop  (le maquillage de Vicky et Léo dans le clip Danser dans les boîtes de nuit avait aussi un petit côté Pierrot le Fou de Godard), le troisième morceau qui reprend la chronologie du célèbre flic de Détroit, croqué en 1987 par Paul Verhoeven, un des plus cinéastes les plus provocateurs de son époque, qui a su bousculer les conventions hollywoodiennes, un film qui demeure un classique.

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Les soirées, les apparences, se faire connaître, avoir du recul aussi sur sa carrière naissante ou en pleine ascension, les compromis, ce sont les thématiques de Briller comme les étoiles, une des plus belles chansons pop qu’il m’ait été donné entendre depuis des mois. Car c’est cela la force de ce duo juvénile (on peut aussi se délecter de la musique du groupe français du même nom). Ecrire des chansons pop qui entrent dans la tête, composent leur petite mélodie. Trouver les paroles qui consolent. C’est très beau et très simple. Toujours sur fond de synthétiseur, toujours avec le même entrain.

On arrive ensuite à la chanson la plus triste du disque d’une certaine manière. Triste parce qu’elle évoque le sentiment de rupture, celui d’une séparation amoureuse. Mais là encore, la constante joyeuseté de la mélodie et une forme de second degré (« Comme une série à la con ») ramènent aussi à l’idée du fantasme (« Toi et moi dans la tête ça fonctionnait bien »), une forme d’amertume (« Je me dis à tort sûrement qu’il ne te mérite pas »). La voix de Vickie lance alors à répétition ce « Oublie-moi, Oublie-moi, Oublie-moi ». Et les jours de la semaine comme une petite litanie.

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L’EP se referme sur une tentative réussie et parfaitement achevée de hip-hop à la française. Toujours sur un son de synthé avec Chantier sous les cocotiers.

Un EP magistral, qui parle du quotidien avec ses mots, son talent propre, à écouter et réécouter, plein de ses petites subtilités, finesses qui font les jolis disques. Ça aurait pu être le titre d’un film de François Truffaut ou Claude Sautet. C’est le disque d’un duo qui n’aime pas qu’on dise de lui qu’il est naïf. Je les comprends . « L’importance des autres » est une pépite pop qui a un sens inné de la mélodie, qui mérite que l’on s’attarde dessus et une belle promotion. Pas étonnant qu’Etienne Daho les ait adoubé (avec entre autres La Femme et Aline). Et un dernier mot sur la pochette : elle est très belle. Et pétille, avec ce noir stellaire et ces couleurs primaires intelligemment mises en valeur.

 

Owlle, révélation française

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Elle est en une du numéro de Février de Modzik (qui en parlait déjà ). On la voit dans quelques couloirs du métro, son portrait sur des colonnes Morris, sa chevelure rouge et des yeux bleus trônant sur les murs de la capitale, mais aussi de France et de Navarre. Elle est aussi en interviews, en live, participe à Alcaline, chante en duo avec Gaëtan Roussel ex Louise Attaque qui connut un immense succès en 1998 avec J’temmène au vent.

Elle sera sur la scène du Point Ephémère le 12 février à Paris. Mais « elle », c’est qui ?

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C’est Owlle. Révélation française de la scène dreampop française, France de son prénom, qui a fait parler d’elle fin 2012 quand sortait son single intitulé Ticky Ticky. Je n’avais eu nul vent de ce titre jusqu’à fin décembre 2013, où alors que je recherchais des images pour illustrer un article sur les tops de l’année, je suis tombé, quasiment par hasard, sur la vidéo de ce fameux titre.

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J’y ai trouvé de l’élégance dans la forme et le fond pour une artiste qui ne demandait qu’à être découverte. Un an plus tard, le temps de livrer le premier effort est venu sous la forme d’un album après un EP. Avec un premier disque sorti le 20 janvier, comme la promesse d’une belle année pour l’électro à la française (et à l’international, puisqu’elle chante en anglais).

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Une voix qu’il fallait suivre. Non pas comme un phénomène (je déteste ce mot quand il est accolé à la musique, comme si un artiste qui connaissait un succès fulgurant ne pouvait l’être qu’un moment donné avant que l’on passe à autre chose, ce dont pourtant raffole une certaine presse qui s’amuse à vouloir dénicher des « phénomènes » tous les mois).

Owlle y apparaissait mystérieuse, et si certains l’ont comparé à une Lorde version française (sans doute parce que Lorde a aussi explosé au niveau de la notoriété en quelques semaines alors qu’elle avait sorti le single Royals en Juin, bien avant sa prestation dans Le Grand Journal single sur lequel je m’étais penché à la même époque) ou à Florence Wlech de Florence and the Machine.

Owlle est néanmoins Owlle, une jeune française à la coiffure atypique, au phrasé assuré et à la prestance remarquable et remarquée. Son charme fait effet, que ce soit sur disque, avec des plages atmosphériques, parfois lancinantes, fondamentalement pop et aériennes, libres comme l’air et fraîches dans leur composition comme sur scène, le lieu symbolique d’expression d’un artiste.

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L’artiste fasciné, de ses propres mots, par Brian Eno (qu’elle a découvert par hasard sans savoir qui il était) est en train de devenir la coqueluche de certains magazines et titres spécialisés. On le comprend, on l’entend. Il y a une voix qui certes chante en anglais (un choix qui permet aussi de se promouvoir à l’étranger et de séduire un public anglo-saxon large), mais qui une fois en live, sonne aussi juste et clair.

Si certains artistes déçoivent parce que la technique de studio disparaît et laisse place aux approximations et à une voix moins séduisante, ce n’est pas le cas pour Owlle qui l’a démontré pour Alcaline, mais aussi pour Oüi Fm en allant s’amuser à reprendre du Kate Bush ou du Depeche Mode.

On peut compter sur Owlle pour nous surprendre et nous emmener sur des territoires musicaux qu’elle maîtrise, laissant le charme opérer. Avec un premier album très prometteur, intitulé très sobrement France, sur lequel on retrouve les hits Don’t lose it, Ticky Ticky.

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Ticky Ticky

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Don’t lose it

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Interview à Rock en Seine

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Enjoy the silence

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Ticky Ticky

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Wuthering Heights

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