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Wetrobots : l’électro égyptienne

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On entend peu parler de l’électro égyptienne. C’est par conséquent l’occasion de le faire en évoquant un trio égyptien qui rencontre certaines difficultés pour pouvoir s’exprimer artistiquement mais dont la visibilité pourrait connaître un tout nouveau impact grâce à un article de Tracks, l’émission d’Arte qui lui a consacré un article.

Le trio vit de sa passion et la communique via une musique abrasive, salvatrice en ces temps où la liberté d’expression n’est pas toujours garantie par les instances dirigeantes (y compris en France) dans un climat social tendu où une manif anti-IVG s’organise en plein Paris rappelant aux heures les moins heureuses.

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C’est avec l’électro que ce trio de jeunes artistes talentueux a choisi de s’exprimer. Un style abrupt, accrocheur avec des basses imposantes et un chant féminin enveloppant. Outre Disco Me, vous pouvez écouter Bang&Blow ci-dessous.

La scène électro française est riche, encensée par exemple l’année dernière avec le dernier opus de Gesaffelstein, mais aussi Lescop ou AVsinger. Celle de l’Egypte ne demande qu’à se frayer un chemin en France. Je ne peux que l’encourager…

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Disco Me

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Bang & Blow

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Live

 

 

Top cinéma 2013

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Dans quelques jours nous serons en 2014. Le temps de refermer la parenthèse cinématographique de 2013 avec un nouveau top, le dernier en l’occurrence, focalisé cette fois-ci sur les films de l’année. Après les tops musicaux consacrés aux clips, aux singles, aux albums et aux pochettes, voici le cinquième et dernier top annuel. Celui du cinéma.

Contrairement à ce qu’écrit Nio sur son blog, je ne trouve pas que 2013 ait été une très grande année cinématographique (enfin si j’ai bien compris ce qu’il sous-entend, en parlant d’une grande qualité musicale et de grands films, son top ciné venant de faire son apparition). Je ne crois pas que 2013 ait été une très grande année côté septième art contrairement à la musique qui fut servie plus que généreusement en opus de grande et très grande qualité.

Mais ce n’est peut-être qu’un sentiment personnel. En fait 2013 est surtout à mes yeux l’année de trois films qui émergent clairement et qui « sauvent » à eux seuls une production que j’ai trouvée loin d’être fantastique.

Si 2012 avait été l’année de Miss Bala et de Hasta La Vista, 2013 a été celle d’une pluie de supers productions et autres blockbusters qui globalement m’ont laissé de marbre, voire déçu ou carrément insupporté. Je loue l’ambition de Cloud Atlas, notamment sur le plan du script, mais je n’ai pas forcément adhéré plus que cela à la plastique de l’œuvre, et notamment la partie futuriste.

Je n’ai pas encore vu Lone Ranger, mais j’ai été catastrophé par Man of Steel (alors que j’avais beaucoup aimé Sucker Punch) qui est exactement l’opposé de ce que j’aime dans le cinéma américain, et y compris, dans ce cas de figure, celui du grand spectacle. Idem pour Gatsby le magnifique, à côté de la grosse déception A la merveille, et des films détestés comme Maniac, Passion et Only God Forgives.

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Mais l’année 2013, c’est l’année des histoires d’amour qui commencent bien et se finissent mal. Des passions plurielles. C’est l’année des soubresauts amoureux et des premières expériences gravées dans le cœur et la mémoire. Ce sont les premiers pas des débutantes (ou quasi) Adèle Exarchopoulos, Marina Vacth, où les thèmes des films rejoignent les thématiques et les problématiques sociales.

Si l’année s’est ouverte et a continué au Printemps sur les Manifs anti mariage pour tous dans un climat particulièrement tendu et à l’arrière-goût rétrograde, elle s’est refermée sur des polémiques à la pelle qui n’ont pas cessé de relancer les invectives, les pics entre les communautés, montré du doigt les soi-disant personnes « anormales » et ciblé des gens qui n’avaient rien demandé à personne, ou plutôt si : les mêmes droits pour tous. Bref le cinéma social a rejoint les thématiques de la vie de tous les jours en ne faisant parfois qu’un.

Voici le top cinéma 2013, sachant que les trois premières places sont les gros coups de cœur et qu’ils se détachent nettement du reste pour leur audace, leur originalité et leur beauté. Ce n’est pas La Vie d’Adèle qui gravit la première marche mais un film espagnol, venu quasiment de nulle part, intitulé Blancanieves, arrivé dans les salles françaises fin janvier et qui m’a littéralement cueilli.

Blancanieves

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Blancanieves de Pablo Berger (Espagne, 2013)

Dès son extraordinaire séquence d’ouverture sur une scène de tauromachie, le film ne dévie jamais de l’objectif qu’il s’est assigné : proposer une relecture moderne du conte de Blanche-Neige (mon film d’animation préféré) avec pour décor Séville et ses héroïnes qui rappellent le cinéma muet des années 20 (en particulier Murnau, car l’on pense à L’aurore -le film préféré de Truffaut- mais aussi dans un autre genre à Soy Cuba pour certains de ses gros plans en grand angle). L’expressionnisme remis au goût du jour, sans forcer le pastiche ou la parodie. Mais en distillant une belle dramaturgie.

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L’aurore de Murnau (1927, Allemagne)

Une réussite exemplaire, portée par Macarena Garcia, un noir et blanc somptueux, Maribel Verdu (déjà l’affiche de Y Tu Mama Tambien en 2001), et surtout une mise en scène qui étonne par l’invention de ses plans et ses idées (environ une toutes les trente secondes). Le film comporte d’ailleurs une des plus belles ellipses vues depuis 2001 L’odyssée de l’Espace avec la scène du linge et le passage de l’enfance à l’âge adulte. Un film qui reprend les codes du conte (méchante, trajet personnel de vie, aléas, rebondissements, environnement protecteur, etc) et qui met de nouveau du pep dans un cinéma ibérique qui semble se renouveler régulièrement ces dernières années.

Blancanieves, un an après Tabou a relancé une esthétique cinématographique en prenant le risque de tourner dans un format rare, le 1.33, en noir et blanc et muet. La musique d’accompagnement est superbe.

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La Vie d’Adèle, avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos (Abdellatif Kéchiche, 2013)

Deux autres cœurs ont battu très fort cette année. Ceux d’Adèle et Léa, récompensées par la Palme d’Or à Cannes. J’en ai lu un peu sur le film mais je me préservais autant que je pouvais et c’est très tard que je l’ai découvert. Un film porté par ses comédiennes et par la force de sa mise en scène.

Un film sur la passion, sur l’amour, sur les rencontres déterminantes et sur le passage, fragile, délicat de l’adolescence à l’âge adulte, cœur de tous les vertiges, des découvertes et des blessures qui les accompagnent, quand les chimères se heurtent à la réalité du quotidien. Kéchiche filme le passage de relais, l’amour du verbe et des sens, avec ces deux jeunes femmes qui se découvrent, s’aiment et se séparent. C’est un film qui peut facilement bouleverser, surtout si on le découvre à l’âge qu’ont les héroïnes issues du quotidien, et pourtant venues d’univers sociaux différents, ce qui est en filigrane, l’une des thématiques récurrentes du cinéma du réalisateur (L’Esquive, La Graine et le Mulet, entre autres).

Le film doit ses respirations, sa beauté plastique, au jeu de lumières, aux contrastes qu’offre la photographie du film, solaire et mordorée au début, puis un peu moins chaude quand pointe l’automne. Mais il y a les sentiments, cette relecture du marivaudage (Kechiche cite Marivaux comme une de ses principales influences), en liant la fiction littéraire (La Vie de Marianne) et ce que vit Adèle dans la « vraie » vie, cette découverte de l’amour avec un grand A, celui qui donne le vertige et envie de connaître l’autre par tous ses pores et toute son âme. Certains ont été gêné par les scènes de sexe. Je les ai trouvées, surtout la première, charnelle, crue, vive, avec ce quelque chose d’effréné, cet appétit qui ne parvient jamais tout à fait à être satisfait, qui ne parvient pas à satiété. Le plus beau texte que j’ai pu lire sur le film, outre celui de rêveur, reste celui de Tristana (que je salue au passage) et que je reproduis ici :

J’ai été complètement embarquée par ce film.

Déjà, j’ai trouvé Adèle EXTRAORDINAIRE, cette nana est d’un naturel effarant, elle est de quasiment tous les plans et Kechiche a été bien malin de réaliser son film comme ça, parce qu’elle illumine l’écran, elle est absolument incroyable. Léa Seydoux face à elle est très fade, ce qui n’est pas un gros problème puisqu’en fait ce qui compte c’est Adèle, sa vie, sa passion pour Emma ; il est vrai que la scène de la dispute est un peu ratée, c’est dommage car je trouve que les deux actrices étaient bien dans le ton, mais les dialogues sont complètement décalés par rapport au reste du film (« petite traînée » etc). Après, je me dis aussi que Kechiche a peut-être fait exprès de faire de cette scène de dispute une scène un peu artificielle car au fond, Emma se sépare d’Adèle pas parce qu’elle l’a trompée, mais parce qu’elle ne l’aime déjà plus (on voit bien lors de la soirée avec les amis d’Emma qu’elle est déjà trèèèrs proche de Lise) et qu’elle a besoin de ce prétexte pour se débarrasser d’elle. Du coup elle feint la colère et utilise un vocabulaire qui sonne faux…

On a beaucoup parlé des scènes de sexe, trop longues ou gratuites, trop réalistes ou pas assez… Moi je les ai trouvées tout à fait justes, je pense déjà qu’il était important voire essentiel de montrer la sexualité de leur couple, parce que Kechiche voulait certainement se démarquer de l’image de l’homosexualité qu’on voit souvent au cinéma ou à la télé : des couples qu’on voit s’embrasser mais jamais baiser, alors que pour les hétéros c’est le passage obligé de n’importe quel film (ou presque) ; ensuite, il y avait aussi probablement l’envie de montrer que la sexualité lesbienne, ce n’est pas ce qu’on voit dans les pornos, et même si on peut toujours rétorquer que les scènes de cul ne représentent pas la « réalité », le fait est qu’on ne peut jamais représenter franchement la réalité dans une scène de sexe, parce que chacun baise différemment… Au moins là aussi Kechiche s’est écarté du cliché des lesbiennes qui s’effleurent en gémissant comme des chaudasses : là, les nanas y vont, se touchent, se claquent, se pétrissent, se lèchent, se doigtent, bref : on est dans du vrai, du concret, voire quelque chose d’assez animal. Et puis d’ailleurs, j’ai trouvé que les deux scènes de sexe entre les actrices permettait de donner un côté concret à la passion qu’elles vivent : on le ressent bien dans le regard d’Adèle, mais c’est vraiment à ce moment-là qu’on ressent ce truc assez dévorant qui les habite, cette envie de se bouffer l’une l’autre, et l’incapacité à être satisfaites (on ne les voit jamais jouir, ou alors ça dure trèèèès longtemps : leur histoire c’est une jouissance permanente qui, paradoxalement, n’explose jamais vraiment). Vraiment, pour moi ça fait totalement sens dans l’histoire.

En fait, je ne les ai pas trouvées spécialement excitantes, les dites scènes : ce n’est pas franchement filmé comme quelque chose de sensuel, on est plutôt dans un truc un peu cru, réaliste, et donc qui ne donne pas franchement envie. A la rigueur la scène de la masturbation d’Adèle est la plus excitante ; mais les scènes à deux, je les trouve « cliniques », en fait, on voit bien que Kechiche n’a pas cherché à esthétiser le truc, ni à l’érotiser : ce sont deux corps qui s’entrechoquent parce qu’ils le doivent, pas pour satisfaire le spectateur.

Mais surtout ce qui m’a transpercée, c’est le côté social du film, cette incompatibilité entre deux mondes qui ne se rencontreront en fait jamais : Adèle est une prolo, elle prend le bus le matin, va au lycée, bouffe des spaghettis et rêve de devenir instit, alors qu’Emma vient d’une famille d’artistes qui mangent des fruits de mer et pour qui exister, c’est se réaliser artistiquement. La tête des parents d’Emma quand Adèle leur dit qu’elle veut devenir instit, comme si c’était naze, comme si vouloir un boulot stable et qui a du sens (parce que ça a du sens pour Adèle de vouloir passer le flambeau : en bonne prolo, elle sait ce qu’elle doit à l’école, son goût pour la lecture notamment) était une ambition minable. On peut penser que tout ça est un peu cliché, mais je trouve ça finalement tellement bien vu : le problème entre Adèle et Emma, ce n’est pas qu’elles sont homosexuelles et que leur relation doit être cachée (aux parents d’Adèle uniquement), mais bien que leurs mondes sont trop opposés pour qu’elles puissent envisager quelque chose de sérieux. D’ailleurs, ce que ressent Adèle pour Emma n’est pas de l’admiration, ça n’a rien à voir avec quelque chose de rationnel, c’est purement animal, passionnel (quand elles se revoient, Adèle lui dit : « j’ai envie de toi, tout le temps »), et qu’elle peigne des toiles et qu’elle expose, elle s’en moque : ce n’est pas ça qui l’a séduite.

Emma reste bloquée dans son monde où ne pas connaître Schiele et ne pas rêver à un destin artistique sont des hérésies, quand Adèle reste bloquée dans le sien où, même en couple avec une femme, elle se satisfait d’être la gentille soumise qui fait à manger (jusqu’à un certain point, ceci dit, puisque le fait qu’elle trompe Emma montre bien que leur union ne fonctionne pas pour elle non plus).

Dans le climat actuel en tout cas, c’est un film qui fait un bien fou, qui parle de l’amour entre femmes avec beaucoup de réalisme et de lucidité, et qui surtout porte un oeil juste et sensible sur les différences sociales qui restent, encore aujourd’hui, des freins à la passion, la vraie, celle qu’on ne vit qu’une seule fois dans sa vie.

(Et définitivement, les regards qu’envoie Adèle à Emma alors qu’elles ne sont pas encore ensemble, notamment dans la scène sur le banc où Emma la dessine pour la première fois, font partie des plus belles choses que j’aie jamais vues au cinéma. Il y a une vérité là-dedans, une fragilité qui m’a réellement bouleversée.)  Tristana, 22 octobre 2013, dvdclassik.com

J’ai trouvé cela très beau et picturalement maîtrisé. J’ai juste été surpris par l’enchaînement des deux autres, plus courtes et s’enchaînant un peu trop rapidement. Menu défaut, pour un film porté par ce sens du cadre (le gros plan ne m’a nullement dérangé), et cette narration qui file à cent à l’heure. On peut aussi dire, on pourrait en tout cas, qu’il porte ce secret charnel qu’est celui du désir amoureux, de l’éveil à la sexualité, et pas simplement un film sur les amours homosexuelles, saphiques en l’occurrence, puisque le film aurait aussi pu s’intituler La Vie de Bertrand ou La Vie de Bertrand et Stéphanie.

Ce qui a fasciné vraisemblablement le peintre des mœurs et du quotidien (se lever, aller en cours, discuter avec ses copines, s’interroger sur ses choix de vie, sa sexualité, ses désirs) c’est l’alchimie entre les deux actrices, et puis les scènes-clés qui font clairement monter en intensité avec lequel je n’ai pas vu le temps passer : la scène des escaliers juste avant le cours d’anglais durant laquelle Adèle a un déclic et se voit offrir son premier baiser amoureux lesbien (léger flirt) avant de connaître presque immédiatement sa première déception, celle de la première dispute durant laquelle l’homophobie latente et maladroite s’invite, la rupture avec les longs sanglots et la bulle qui soudain explose, laissant deviner une rupture alors inévitable, et enfin la scène, magnifique, du café, durant laquelle Emma a cette phrase inouïe :

J’aurai toujours une infinie tendresse pour toi  »

Emma à Adèle dans La Vie d’Adèle

Il ne s’agit plus d’amour physique, on le sait, on le sent, mais cette phrase-là, il faut la resituer dans le contexte antérieur, et dans ce sentiment puissant qui est qu’être aimé(e) est sans doute plus fort qu’aimer.

C’est amusant enfin de voir que deux films se soient répondus (nombreux Prix à Cannes, bouche à oreille positif) en traitant tout deux de sexualité et de diversité, l’un sur le ton du portrait initiatique l’autre en calquant des codes de la tragédie grecque (un lieu, un temps, une unité, un drame), avec d’un côté des femmes qui s’aiment et de l’autre des hommes qui s’aiment aussi, se draguent, en côtoyant Eros et Thanatos.

Qu’ils aient aussi déclenché l’ire des censeurs (pour l’affiche de l’Inconnu du lac, au XXIème siècle, c’est tout de même incroyable), et des réfractaires aux droits des homosexuels au mariage et à l’adoption. Dans les deux cas, on se lèche et on se suce, on jouit et on se cherche, on se sépare aussi, comme tous les couples finalement, enfin de ceux là qui vivent aussi leurs passions, leurs espoirs et leurs désillusions, comme n’importe quel couple hétéro.

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L’inconnu du lac (Alain Guiraudie)

Et puis il y a eu les rencontres de jeunes hommes au milieu du lac, un lac clément d’abord puis théâtre d’un crime mystérieux. Alain Guiraudie a filmé frontalement la nudité, le désir, le sexe entre hommes avec un naturel confondant (se plaisant lui aussi à apparaître dans le plus simple appareil lors d’un plan inaugural). Un film qui sous son apparente légèreté laisse traîner un parfum de danger anxiogène, où les corps après s’être étreints se font violence.

Là encore, une bien belle utilisation d’un décor unique, des personnages qui se frôlent ou font clairement l’amour, se sucent et se masturbent et se pénètrent en gros plans, dans l’ombrage, avec paradoxalement une pudeur certaine.

Et puis c’est formidable qu’un film d’une telle liberté puisse être tourné aujourd’hui, loin du cadre parisien, avec cette ambiance ouatée et travaillée dans les moindres détails grâce à un excellent travail sur la lumière et le cadre.

 Le top 10 Cinéma 2013

1) Blancanieves (Pablo Berger, Espagne)

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2) La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2 (Abdellatif Kechiche, France)

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3) L’inconnu du lac ( Alain Guiraudie, France)

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4) Hansel et Gretel (Tom Wirkola, Etats-Unis)

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5) Spring Breakers ( Harmony Korine, Etats-Unis)

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6) Evil Dead ( Fede Alvarez, Etats-Unis)

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7) World War Z  (Marc Foster, Etats-Unis)

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8) Django Unchained (Quentin Tarantino, Etats-Unis)

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9) After Earth (M Night Shymalan, Etats-Unis)

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10) Max (Stéphanie Murat,  France)

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[Handball] Mondial féminin 2013 (13ème journée)

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Brésil : Championnes du Monde 2013 de handball féminin.

[Handball] Mondial féminin 2013 (13ème journée) dans Championnat du monde féminin [Handball]

 dans Championnat du monde féminin [Handball]

La joie des Brésiliennes après leur victoire et leur premier sacre mondial face aux Serbes, le 22 Décembre 2013

 

EDIT  19h 02 : La finale s’est jouée à Belgrade devant une foule en délire (plus de 18000 tickets vendus). Les serbes partaient avec un avantage psychologique en jouant à domicile, face à des brésiliennes qui, il faut le rappeler, n’avaient perdu aucun match jusque là (en gagnant contre la Hongrie, le Danemark mais aussi la Serbie déjà en match de poule). Leur parcours est quasi idéal puisqu’elles ont seulement joué leur match le plus difficile contre les hongroises en 1/4 de finale sur deux prolongations.

Le match a commencé à l’avantage des brésiliennes qui ont su trouver très vite leurs marques, et se trouver entre elles. Nascimiento et Rodrigues ont rapidement pris l’ascendant, l’une sur son aile, l’autre dans le jeu central pour imposer rapidement un rythme soutenu. Les serbes tentaient la défense en bloc et marquage strict et parvenaient à revenir à la marque, mais il y a eu des signes qui ne trompent pas.

Les signes qui ne trompent pas ce sont des joueuses brésiliennes qui s’encouragent, se soutiennent mutuellement, trouvent des solutions collectives (décalages sur les ailes, prise de risque, prise d’intervalle, défense de fer, réussite au tir, dont le jet de 7 mètres). Elles ont rapidement varier leur jeu, ont réussi dans les croisés pour trouver des démarquages aux ailes, et leur finition était excellente. C’est une équipe tactique et lorsque l’on voit les joueuses, le poing tendu, rageur se congratuler après chaque but, on se dit que l’esprit de victoire est là. Il y avait beaucoup d’intensité et d’émotions dans ce match. Même si les Serbes n’ont au final pas fait énormément d’erreurs techniques ou de fautes directes, le niveau des brésiliennes a sans cesse était au dessus.

Parce qu’une finale ne se joue pas mais se gagne, les Brésiliennes ont donné le la et prenaient souvent l’avantage au score avant que les serbes ne recollent. Oui le rôle des spectateurs était important : l’arena grouillait, on sentait que c’était du délire et que les supporters mettaient en avant leur amour du maillot. Mais sur le terrain, Filopovic n’y était pas et l’équipe devait compter sur Rasevic et Tomasevic, deux gardiennes en forme, même si Arenhart puis Pesoa en seconde mi-temps ont dégoûté quelques tentatives serbes.

Surtout dans les moments cruciaux, en infériorité numérique sur des 2 min (2 dans la partie pour Amorim), les brésiliennes ont néanmoins réussi à tenir le cap et ont obligé les serbes qui n’ont pas mené de la partie à recoller au score et à devoir le faire rapidement. Les brésiliennes ont à chaque fois réussi à trouver la solution et à replier rapidement en contrant les attaques offensives et l’attaque rapide. Les serbes ont raté un but par leur jouese Damnjanovic qui échoue sur un tir repoussé par Pesoa, crucial, alors qu’elle pouvait égaliser, et Nunés puis Rodrigues à 2 minutes du terme ont enterré les espoirs du match nul et des prolongations.

Les brésiliennes ont livré un match plein, fantastique, sur tous les champs, dans l’individualité comme le collectif. C’est l’équipe la plus vaillante, cohérente en bloc, enthousiaste dans le geste qui est devenue ce soir championne du monde. Et c’est une première, car le Brésil ne l’avait jamais été, que ce soit dans le handball masculin comme féminin. C’est entièrement mérité.

A noter que la liste des meilleures joueuses du Mondial a été dévoilée, et que s’y trouvent là encore des joueuses brésiliennes, décidément très en verve. On y trouve aussi Anita Görbicz, élue meilleure demi-centre. Elle était notamment fabuleuse dans le match contre l’Allemagne.

Meilleure gardienne : Barbara Arenhart (Brésil)

Meilleure ailière gauche : Maria Fishker (Danemark)

Meilleure arrière gauche : Sanja Damnjanovic (Serbie)

Meilleure demi-centre : Anita Görbicz (Hongrie)

Meilleure arrière droite : Susan Müller (Allemagne)

Meilleure ailière droite : Sun Hee Woo (Corée du Sud)

Meilleure pivot : Dragan Cvijic (Serbie)

Meilleure joueuse du Mondial : Eduarda Amorim (Brésil)

 

Pologne -Danemark, Petite finale, Dimanche 22 Décembre, 26-30

Serbie – Brésil, Finale, Dimanche 22 Décembre, 20-22

La Serbie en finale

• Après des centaines de buts, des exploits personnels et collectifs, des surprises également, voici le dernier jour du Mondial féminin de handball, édition 2013. Les 79ème et 80ème (dernier match) se déroulent aujourd’hui. La petite finale qui opposera la Pologne au Danemark se déroulera à 14H30, tandis que la grande finale elle aura lieu à Belgrade, dans une salle bondée à 17H15, diffusée en direct sur Sport +. C’est peu de dire que l’ambiance sera explosive, puisque les serbes joueront chez elles face à des Brésiliennes surprenantes.

Le Brésil a d’ailleurs montré les signes de son évolution technique lors du Mondial qu’il avait lui-même organisé en 2011. Mais ces derniers mois/années c’est à mes yeux le Monténégro qui avait crée la sensation en allant battre les norvégiennes à l’Euro 2012. On pourra tirer les conclusions de ce beau Mondial en fin de journée, mais pour le moment je retiens ces évènements forts :

- La présence de la Pologne, pour la première fois de son histoire en demi, et qui s’est inclinée face à une équipe de Serbie déterminée. Elle vise aujourd’hui le bronze face à des danoises qui elles aussi ont encore de belles ressources

- La reconstruction après les JO 2012 de l’équipe de France avec de très jeunes joueuses qui commencent à compter : Zaadi, Tounkara, Cissé, Abderahim, etc. L’équipe d’Alain Portes n’avait sans doute pas le niveau d’une championne du monde cette année, mais elle montre une belle solidarité et un esprit d’équipe conquérant. Reste à retravailler sur la transmission de balles et la qualité de la finition, pour ne plus être aussi souvent en échec au tir.

- Une surprenante équipe d’Allemagne, qui elle aussi se reconstruit avec un nouvel entraîneur et des joueuses qui ont tout de futurs grandes : Steinbach, Müller, entre autres

- Une équipe du Monténégro qui a été éliminée assez rapidement, mais leurs joueuses restent individuellement impressionnantes

- Un Brésil qui surprend son monde et se qualifie pour la première fois de son histoire en finale

 

[Handball] Mondial féminin 2013 (11ème journée)

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Brésil – Hongrie , 1/4 Finale, Mercredi 18 Décembre, 33-31

Pologne – France, 1/4 Finale, Mercredi 18 Décembre, 22-21

Danemark – Allemagne , 1/4 Finale, Mercredi 18 Décembre

Serbie – Norvège , 1/4 Finale, Mercredi 18 Décembre

EDIT 20h02 : C’est finalement le Brésil qui s’impose devant la Hongrie d’Anita Görbicz. Un favori au titre perd donc en 1/4 de finale lui aussi, et c’est donc l’équipe d’Amorim qui se qualifie pour la demi !

Cela pourrait faire un sacré choc Brésil – Pologne.

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Kinga Grzyb, ailière polonaise, en réussite aujourd’hui contre la France

• C’est dur de perdre un match. Un match de mondial, en 1/4 de finale. Sur un match couperet. L’équipe de France n’a pas démérité aujourd’hui, mais elle est tombée sur une excellente équipe de Pologne, déjà accrochée à l’idée de renverser des montagnes avec son match en 1/8 de finale face à des roumaines qui menaient pourtant tout au long du match.

Seulement voilà, la combattivité, la pugnacité, la fluidité de jeu était du côté de la Pologne. Pourtant les françaises ont bien commencé à la partie, avec un avantage de +3, avant de connaître un premier trou noir étonnant et inquiétant au bout de dix minutes, 10-5 pour la Pologne. Un 5-0 encaissé qui a fait du mal et qui forcément fait bouger dans les têtes, et pas dans le bon sens. Acculées en défense, les françaises ont aussi multiplié les fautes techniques, dans la transmission de balles (beaucoup trop), et ont raté de nombreux tirs.

Lacrabère a pu être en échec (alors que Siraba Dembelé avait les nerfs pour pouvoir espérer réveiller les siennes, aux côtés de Pineau), mais aussi Baudoin au jet de 7 mètres, et puis Mariama Signaté qui passe complètement à côté de sa partie, ça fait beaucoup, ça fait trop, surtout face à des polonaises hyper rugueuses en défense, tout en faisant au final peu de fautes directes (seulement 2 min au bout de quarante minutes de jeu, autrement dit une défense béton).

Les françaises n »y étaient tout simplement pas. Ou trop tard. Sursaut d’orgueil, de fierté, bien placée, qui arrive malheureusement trop tard, et le pire scénario, perdre d’un petit but, quand un autre a été refusé sur une attaque placée rapide et le bras gauche de Lacrabère qui amène le ballon dans la lucarne, mais le but est refusé. Lourd de conséquence, mais le match était déjà plié. Plié, parce que les polonaises n’ont jamais couru après le score, n’ont jamais semblé en difficulté, n’ont jamais eu à devoir changer systématiquement de tactique dans les phases de jeu offensif. Et la défense en 1-5 étagée française n’a pas réglé les problèmes. Leur jeu était réglé comme du papier à musique : précis, avec de l’impact et de la précision.

Je l’avais écrit : les polonaises étaient très impressionnantes face aux roumaines. Elles étaient pourtant menées avant de gagner de deux petits buts (ce qui aurait largement suffi aujourd’hui aux françaises pour aller de demi-finale). Elles ont su faire preuve d’abnégation contre les roumaines, et encore plus aujourd’hui, de technique assurée, de trouvailles dans le jeu et d’une suprême force tranquille pour gagner contre des françaises qui n’ont pas trouvé l’étincelle.

C’est une page qui se referme déjà, celle d’un Mondial 2013 démarré sur les chapeaux de roue (5 matchs, 5 victoires), achevé par un dernier temps mort et quelques pleurs compréhensibles. Le sacre de 2003 ne connaîtra pas de remake cette année côté tricolore.

Suivons d’encore plus près ces polonaises, étourdissantes parfois dans la qualité de leur jeu, et vraisemblablement la plus grande surprise de ce Mondial. Et si elles allaient au bout ? En tout cas il faudra battre la Hongrie de la géniale Anita Görbicz ou bien le Brésil de Amorim pour l’espérer.

 

[Handball] Mondial féminin 2013 (5ème journée)

[Handball] Mondial féminin 2013 (5ème journée) dans Championnat du monde féminin [Handball] 0_Logo%20SRB%20400x209

 

République Tchèque – Tunisie, Groupe D, Mardi 10 décembre, 28-24

Chine – Japon, Groupe B, Mardi 10 Décembre, 37-33

Pologne – Angola, Groupe C, Mardi 10 Décembre, 32-23

Corée du Sud – République du Congo, Groupe A , Mardi 10 Décembre, 34-20

Allemagne – Roumanie, Groupe D, Mardi 10 Décembre, 26-23

Brésil – Serbie, Groupe B, Mardi 10 Décembre, 25-23

Espagne – Argentine , Groupe C, Mardi 10 Décembre, 25-19

Monténégro – Dominique Républicaine, Groupe A , Mardi 10 Décembre, 34-20

Hongrie – Australie, Groupe D, Mardi 10 Décembre, 39-15

Danemark – Algérie, Groupe B, Mardi 10 Décembre,  33-17

Norvège – Paraguay, Groupe C , Mardi 10 Décembre, 28-10

Pays-Bas – France, Groupe A, Mardi 10 Décembre, 23-19

20131201_0402 dans Championnat du monde féminin [Handball]

Cristina Neagu, balle en main.

 

 

[Commentaires [live] )

 

EDIT 18h33  : Match difficile pour les roumaines perdu 26-23, pour plusieurs raisons, mais celle qui est la plus évidente est le manque de précision et de réussite aux jets de 7 mètres : 7 pénaltys ratés. Dans cette condition, il leur était impossible de gagner, même si elles ont beaucoup joué sur leur pivot Manea qui a provoqué ces fautes.

Le jeu des allemandes était plus complet, plus d’intervalles trouvés au jeu de 9 mètres, des décalages sur les ailes, beaucoup de solidarité aussi dans la construction de jeu et dans le jeu de passes rapides, beaucoup d’attaques placées concluantes et des bras qui font la différence (Müller notamment en réussite insolente dans ce domaine).

Les roumaines ont perdu un peu le fil de la rencontre vers la moitié de la seconde mi-temps, acculées en défense, trop timides dans les attaques rapides et butant sur la gardienne allemande. Cela dit, Cristina Neagu retrouve peu à peu son jeu et la profondeur de son tir, notamment sur la prise de risque pourrait bien être payante, à l’image du missile qu’elle envoie dans la lucarne un peu après la moitié de la seconde période, probablement un des plus beaux buts du Mondial.

Il reste de la marge pour passer au tour principal, les roumaines doivent se repositionner, approfondir leur technique dans le jeu de champ, et multiplier les prises de risques en essayant de corriger les tirs, ce qui a fait cruellement défaut aujourd’hui. De leur côté, les allemandes qui repartent sur de nouvelles bases en terme de compétitivité international sont bien parties pour assurer le spectacle.

• La Roumanie affronte actuellement (c’est la mi-temps à 17H44) l’Allemagne qui est une équipe féminine qui a su se reconstruire après quelques parcours chaotiques entre 2009 et 2011. L’Allemagne mène pour le moment d’un tout petit point. Je suis content de retrouver Cristina Neagu sur les terrains car celle-ci avait accumulé les soucis ces derniers mois.

Ce soir la France affronte les Pays-Bas dans un match décisif pour la poule, à savoir bien se placer, et si possible en première place, aux côtés du Monténégro, pour espérer se qualifier directement pour le tour principal. A 20H30 débutera cette rencontre avec des hollandaises échaudées par leur défaite sur la Corée dimanche dernier de trois buts seulement (29-26) alors qu’elles avaient les ressources (mais une organisation technique décevante et surtout beaucoup de ballons perdus et de passes manquées) pour pouvoir faire un nul.

 

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