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Films du mois (Août 2015)

Films du mois (Août 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

The Gits (Kerri O’Kane, 2005)

The-Gits dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

 

Stake Land (Jim Mickle,2012)  :  ♦

Un road-movie convenu sur fond de guerre entre survivants et zombies dans une Amérique désolée et un Canada qui s’ouvre comme le nouvel eldorado et surtout le dernier rempart. Si le début du film respecte les canons du genre et déroule une mécanique trop classique, l’intérêt provient de la deuxième partie avec la jeune femme enceinte, apportant une touche féminine rassurante. Un film de genre qui convoque les figures du passé et ne propose rien de vraiment original. BR fr

 

Les coquillettes (Sophie Letourneur, 2013) :  O

Trois jeunes actrices se rendent à un Festival de cinéma pour y projeter le film de l’une d’entre elles qui rêve de rencontrer Louis Garrel. Cette mise en perspective du moi, le narcissisme affiché de la mise en scène pourrait néanmoins constituer une bonne surprise si le film ne reposait pas tant sur une forme de complaisance à parler de soi. On écume les festivals, on se croise entre journalistes, on sirote et on rigole. Certains films sont embarrassants, celui-là ne l’est pas à proprement parler, cela dit je n’ai pas du tout accroché à ce ton entre Biba et Elle mâtiné d’un goût affiché pour le parisianisme bobo. TV

 

 On se calme et on boit frais à Saint -Tropez (Max Pécas, 1987) :  O

Le titre en lui-même est révélateur, mais je n’avais encore jamais vu un Max Pécas en entier (seulement des extraits il y a plus de vingt ans sur M6…à l’Eté). Il faut vraiment le voir pour le croire, car c’est ici l’antithèse formelle, de mise en scène, de direction d’acteurs et de dialogue d’Eric Rohmer qui convoque le meilleur de la langue. Tout ici est d’une vulgarité crasse, d’une homophobie latente, et le film, ou le navet plutôt, absolument borderline risquant à tout moment de tomber dans le porno sans jamais y céder. Un monument de vulgarité, dont je regrette la présence de Brigitte Lahaie, une très belle actrice du X 70′s, citant ici un texte sans conviction. TV

 

Pas si méchant que ça (Claude Goretta, 1974) :  ♦♦

La même année que Les Valseuses, Depardieu tourna devant la caméra de Claude Goretta dans cette chronique champêtre d’un ébéniste qui effectue des hold-up pour « aider » son entreprise en difficulté. C’est la naissance de ce qui allait devenir un monstre sacré du cinéma français, dont le talent ici déjà éclos. Une chronique des années 70, qui doit beaucoup à son interprète principal. TV.

 

Le jeu de la vérité (François Desagnat, 2013)  :  O

Trois amis d’adolescence qui ont l’habitude d’organiser des dîners hebdomadaires retrouvent la fille du lycée au cœur de tous leurs fantasmes et l’invitent à jouer au jeu de la vérité. Après Toute première fois où le héros homosexuel s’apercevait qu’il était au final si facile de redevenir hétéro en couchant avec la première inconnue, ici trois copains assaillent de questions une jeune femme qu’ils découvrent en fauteuil roulant. Soit une heure et demi de souffrance hétéro machiste, centrée autour de personnages tombant dans la grivoiserie, la gauloiserie, la testostérone et les blagues peu/pas drôles. Avec morale hypocrite et bien pensante dans son dernier tiers dans son discours sur la différence. Le mystère : qu’est venue faire Vanessa Demouy dans cette pantalonnade ?  TV 

 

Barbarella (Roger Vadim,  1968) :  ♦

Il y a bien évidemment le charme fou de Jane Fonda, sa longue chevelure platine, et ses bottes de cuir. Mais il y a aussi une certaine lourdeur et un kitsch assumé qui peut porter sur les nerfs. C’est un univers typique des années 60, pop et se voulant électrisant à la condition qu’on rentre dans le trip, mais aussi paradoxalement parfois agaçant si ce n’est pas le cas. Historiquement très important (1968, début de la libération sexuelle, cinégénie du personnage principal) mais à double tranchant du point de vue de la mise en scène. Tv

 

Flic Story ( Jacques Deray, 1976) :   ♦♦

Du cinéma à l’ancienne, ici ancré dans les 70′s bien que se déroulant à la fin des années 40 racontant la traque d’un truand par des flics, dont le principal incarné par Delon. Un polar qui a l’avantage de nous montrer ce Paris qui n’existe quasiment plus, celui d’une époque révolue, avec sa gouaille, ses fringues, son environnement. Solide bien que finalement très schématique et prévisible. Tv

 

 Yann Piat, Chronique d’un assassinat (Antoine de Caunes, 2012)  :  ♦♦♦

Le destin politique de Yann Piat, d’abord députée FN puis UDF, encartée par Jean-Marie le Pen qui gagnera des élections dans le sud de la France mais verra aussi sa vie constamment menacée. Un portrait de la politique avec ses zones d’ombre, la description du milieu d’affaires, et un sens aigu de la dramaturgie chez une Karine Viard qui porte clairement ce téléfilm sur ses épaules. Tv.

 

Wicked Women, Frauen Ohne Unschuld (Jess Franco, 1977) :  ♦♦

Ce qui intéressait manifestement Jess Franco dans cette co-production allemande et pas que celle-ci, c’était de filmer les ébats saphiques et hétéros de jeunes femmes nues à l’écran pendant 80 minutes, en flirtant avec le X sans y tomber. Lina Romay était à son cinéma ce que Laura Gemser était à celui de Joe d’Amato particulièrement pour sa série toute personnelle d’Emmanuelle : une icône. Un film de la fin des années 70 avec ce grain d’origine, ses nymphes et son scénario de série B criminelle tourné dans de beaux décors naturels. BR Allemand.

 

The Gits (Kerri O’Kane, 2005) :  ♦♦♦

L’histoire du groupe de punk rock The Gits, qui émergea en 1986 sur la scène de Seattle jusqu’au viol et meurtre de sa chanteuse charismatique Mia Zapata qui avait une voix à mi-chemin entre Janis Joplin et Patti Smith. Un très bon documentaire qui s’attarde sur l’alchimie de ses musiciens, l’accent étant mis sur le talent d’une artiste qui a marqué de son empreinte (et de sa voix) la musique locale et mondiale. Des interviews passionnantes d’ami(e)s, de musiciens, de producteurs qui témoignent d’une époque où le Do it yourself était roi.  Youtube

 

Between the cheeks (Dark Brothers, 1985) :  ♦♦

Un porno signé des frères Dark qui tournaient alors en vidéo, avec les stars de l’époque, dont Ginger Lynn. L’intrigue est ténue et se résume à raconter des histoires sexuelles auprès d’un professeur bien particulier, le film étant nappé d’un humour noir et caustique très caractéristique des réalisateurs. La curiosité vient de cette scène où apparaît le faux sosie de Freddy Mercury période Stade de Wembley. Daté mais amusant par moments. Internet.

Films du mois (Septembre 2014)

Films du mois (Septembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011)

tmp-2 dans Cinéma

 

Films vus

 

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ :  Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Godzilla (Gareth Edwards, 2014) :  ♦

Certes il y a les effets spéciaux (mais en 2014, il n’y a rien de révolutionnaire), certes le film prend son temps pour installer son intrigue (déjà connue). Mais la transparence du casting, l’absence de véritable surprise qui viendrait dynamiter un ensemble très lisse ont eu un peu raison de moi. Les séquences d’action sont bien réalisées et lisibles, mais il y a ce quelque chose de fondamentalement américain dans l’exécution (depuis le design de Godzilla jusqu’à la mise en scène des séquences de peur panique) qui fait que le film remplit son cahier des charges tel un métronome. C’est donc lisse, on n’échappe pas à une caractérisation caricaturale du scientifique japonais (qui passe tout son temps à jouer l’ahuri de service), et l’accumulation de méchants (dont Godzilla, venu protéger les humains au final) devient lassante. Très deçu malgré une belle 3D. Br fr 3D

 

De l’huile sur le feu (Nicolas Benamou, 2011) :  ♦♦

Contrairement à ce que laisserait penser sa jaquette (la rencontre entre Jean-Marie Poiré et un ersatz des films de Bruce Lee), cette comédie française sur la rivalité de deux restaurants (l’un chinois, l’autre arabe) n’est pas une série Z franchouillarde dénuée d’intérêt. Au contraire, il y a l’énergie des acteurs, des répliques parfois bien senties, un cadre amusant. Pas de la gastronomie mais du ciné comique qui se suit sans mal (et avec quelques rires). BR fr

 

The Amazing Spiderman 2 (Marc Webb, 2014) :  ♦♦

Une suite tout aussi efficace et rondement menée que le premier volet de la nouvelle trilogie Spiderman, la surprise en moins. Andrew Garfield se défend une nouvelle fois très bien, passant du statut de lycéen  à celui d’étudiant. Du fun, de l’action, mais malheureusement trop de punchlines durant les scènes de combat qui réduisent un peu l’impact de la dramaturgie (trop « d’humour » tue parfois l »humour). Un blockbuster plaisant qui se termine sur une note dramatique inattendue. Br Fr

 

Non Stop (Jaume Collet-Serra, 2014) :  ♦♦

 Liam Neeson égale à lui-même (monstrueux de charisme) à bord d’un avion doit déjouer les plans d’un mystérieux individu qui menace de faire sauter l’avion. Les prises d’otage et demandes de rançon sont un des schémas classiques du cinéma pop corn américain des vingt dernières années.  Combien sont-ils ? Que veulent-ils ? Cela, c’est Liam qui doit le découvrir. Celui-ci est techniquement abouti, complètement invraisemblable, mais c’est le rythmé constant, les péripéties nombreuses, la nervosité du tout qui emportent l’adhésion. C’est un peu comme Taken mais sans histoire de mafia, et cette fois-ci dans un avion. Br FR

Nurse 3D (Douglas Aarniokoski, 2013)  :  ♦♦♦

 Une jeune infirmière incendiaire assassine les petits copains et maris infidèles. Le trauma d’enfance est bien présent, on pourrait craindre un ton moralisateur, mais le film est surtout une série B joyeusement débridée, qui permet à Paz de la Huerta (très rentre-dedans et charismatique, souvent dénudée) de jouer, un méchant de cinéma vue sous l’angle féminin, avec un côté Betty Boop et Petty Page très amusant. Le film est gore, bénéficie d’une photo agréable et de meurtres assez graphiques. Je n’ai pas regardé le film en 3D, mais même en 2D quelques effets sont bien sentis. Une bonne série B à l’ancienne. Br fr

 

Les Gazelles (Mona Achache, 2014) : O

Un film dont je ne connaissais rien, pas même la BA. Un film qui pourtant m’attirait beaucoup étant assez curieux de voir comment des actrices de théâtre allaient s’immerger dans le monde du ciné sur un sujet déjà battu et rebattu. Dès le début hélas, le film ne fait qu’aligner les poncifs les plus éculés sur les célibataires trentenaires (ici toutes des femmes) à base de rires gras, d’histoires de cul ratées ou décevantes, de vies faites de soirées arrosées qui pourraient être amusantes si elles étaient mieux dialoguées. J’espérais beaucoup plus de nuances et de finesse, mais la lourdeur de l’ensemble a eu très tôt raison de moi, et très vite, l’ambiance hystérique, tout sauf drôle, alliée à la platitude de la réalisation, m’ont agacé au plus haut point. Surtout, du film émerge la sensation, le sentiment d’un parisianisme aigu, arrogant. BR fr 

 

Les Cinq Légendes (Peter Ramsey, 2012) : ♦

Par l’équipe qui a produit Dragons. (excellent au passage). Le premier est devenu un classique, et si j’ai trouvé la technique remarquable (par moments), très vite l’effet de trop plein m’a agacé  car le film semble à chaque instant vouloir à tout prix en mettre plein les yeux au détriment d’un scénario très axé sur l’enfantin mais qui n’en dépasse quasiment jamais le stade. Malgré l’illustration géniale des rêves par le marchand de sable, une belle idée visuelle, le film est comme une attraction de fête foraine : une fois terminée, on peut passer très vite à autre chose. Dommage. J’en espérais la profondeur et la beauté d’un Toy Story 2 inégalé à mon sens à ce jour. Br fr

 

Suck (Rob Rafeniuk, 2010) :  ♦♦

Une comédie vampirique (écrite, jouée et réalisée par un seul homme) qui réussit l’exploit de réunir des stars du heavy metal, du punk et de l’électro pop dans un seul et même film, lequel a été tourné avec peu de moyens mais visiblement pas mal de coeur à l’ouvrage. On y retrouve Iggy Pop, Alice Cooper, Henry Rollins, Malcolm Macdowell (dans un rôle qui ressemble à celui qu’il tenait dans l’excellent Doomsday), et c’est presque trop beau sur le papier. Malgré des problèmes de rythme, des effets spéciaux minimalistes, un film qui marie avec humour sur le schéma du road-movie, la comédie, l’horreur et une forme de dérision. Sympa. Br FR

 

Voisins du troisième type (Akiva Shaffer, 2012) :  ♦

Une intro géniale, décalée, qui montre la banlieue américaine avec des quiproquos qui fonctionnent, et puis très vite, le film dérive vers le ton de la comédie fantastique (avec des aliens alors qu’avant tout était suggéré) et s’enlise dans une (quasi) interminable chasse aux extra-terrestres qui voudrait renouer avec le ton de Sos Fantômes (1984). Ben Stiller est à peu près le seul à tirer son épingle du jeu. BR fr

 

Defender (Rakesh Roshan, 2013) :  ♦♦

Après Koi Mil Gaya (2003), Krrish (2006) voici le dernier volet de la trilogie consacrée au super-héros indien. Rakesh Roshan une nouvelle fois derrière la caméra (la même équipe technique et presque les mêmes comédiens), louvoie clairement sur le type de production, d’écriture et de distribution du blockbuster américain (au point d’être vendu sous un titre traduit en anglais) tout en distillant des touches purement indiennes (danses chorégraphiées, musique, rituels religieux). Du spectacle qui lorgne entre Batman Forever par moments, Superman et Batman à d’autres (l’homme de l’ombre qui doute), sans réel surprise mais se montrant assez divertissant. Avec un surjeu de Hrithik Roshan qui vire au comique. BR fr

 

Too Much Pussy (Emilie Jouvet, 2011) :  ♦♦♦

Une troupe d’artistes, de performeuses plus exactement, se produit aux quatre coins de l’Europe, de Berlin à Copenhague en passant par Paris. Emilie Jouvet, la réalisatrice a choisi des personnalités singulières, issues de la scène undergound (San Francisco notamment), du porno (Judy Minx ex pornstar), pour illustrer cette idée du dépassement de soi dans l’art, en croisant la musique, la performance scénique, l’humour et le féminisme pro-sexe. En découle un film d’une rare liberté même s’il répond aux canons du genre du road-movie (une journée, une date, une performance), tout en représentant une certaine idée du féminisme : celui de porter les voix féminines au dessus du tout venant. Libre, radical, rock’n'roll. Internet

L7 Bricks are heavy

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En attendant le concours de chansons de l’Eurovision (et oui changement radical de style), je regardais des vidéos de ce fameux groupe de punk-rock féminin, L7 qui a enflammé la scène musicale au début des années 90, notamment avec un disque, intitulé Bricks are heavy à la pochette malheureusement très moche mais au son excellent, sorti en avril 1992. 

Sur les plateaux, le groupe se montrait parfois provocateur, la chanteuse apparaissant sans culotte comme on peut le voir sur la vidéo de Pretend that we’re dead filmée en live sur le plateau de Live the World (voir la vidéo ci-dessous), et surtout mettant un coup de pied dans la fourmillière musicale de l’époque. A noter aussi que la chanson Shitlist figure sur la BOF du film Tueurs-Nés d’Oliver Stone.

Pretend that we’re dead

Bref un grand groupe de musique alternative, dont l’écoute de Bricks are heavy confirme le son corrosif, abrasif, nerveux de cet opus, mais aussi d’un début de décennie caractérisé par une énergie folle.

Les Victoires de la musique 2014

Les Victoires de la musique 2014  dans Actualités victoires_musique_600x340

C’était un triomphe, un plébiscite. C’était écrit, annoncé partout. Les Victoires de la musique 2014 seraient celles de Stromae. il n’a pas déjoué les pronostics, et il n’est pas reparti bredouille. En remportant trois trophées dans les catégories reines (Meilleur clip, Meilleur album de chansons, Meilleur interprète masculin) sur quatre possibles, Stromae a volé la vedette aux autres artistes et a été omniprésent sur scène comme dans les esprits, au point qu’il a généré beaucoup de commentaires et de tweets. Trop même

C’est aussi le sacre d’un raz-de-marée commercial, Stromae ayant vendu 1,5 millions d’albums, ce qui n’était pas arrivé dans l’industrie du disque depuis au bas mot dix ans. Seul Johnny Hallyday a soufflé le prix de la meilleure chanson pour 20 ans et pour une chanson qui n’était justement pas « formidable ». Mais voilà, un petit peu de Johnny ça fait du bien.

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La soirée a surtout été illuminée par trois performances sur scène qui ont pu faire découvrir au plus grand nombre trois groupes, plus précisément deux et une artiste solo. Catsontrees, La Femme et Hollysiz. Il se trouve, que ces artistes étaient nommés dans la catégorie d’Album révélation, et que très honnêtement et très objectivement, tous auraient pu remporté le trophée, parce que leurs albums sont justement excellents, qu’ils soufflent un vent de fraîcheur revigorant sur la pop française et qu’ils ont chacun à leur manière apporté de la nouveauté à la musique française. J’ajouterais également Christine and The Queens avec sa belle mélopée dreampop

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La salle du Zénith était peut-être un peu grande pour le duo toulousain, qui a porté hier soir Sirens Call au-delà de son cadre intimiste et de sa pop ici soulignée par les arrangements et les orchestrations du meilleur goût. Nina et Yohann se sont bien amusés sur scène, et comme je l’écrivais en tweet, la pop c’est parfois simple : une batterie, un piano, une voix (des chœurs) et des orchestrations. En tout cas cette performance leur a permis de se faire connaître un peu plus du grand public et surtout de se faire découvrir par d’autres personnes qui n’auraient pas encore tenté l’aventure.

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La prestation de HollySiz elle était très bonne sur son Come back to me, pépite électro/rock, parcourue de frissons 80′s. Cecile a su jouer de son charme et du naturel de son chant.

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Celle de La Femme était millimétrée, à la fois rétro dans ses costumes et ultra moderne par le son, la lumière, et la chorégraphie. On sentait un vrai boulot de mise en scène, d’atmosphère, pour ce groupe qui a livré un premier album génial justement remarqué l’année dernière. C’était visuellement fort et totalement original, bien loin d’une prestation lisse, même si je n’aurais pas été contre une interprétation de « Si un jour » . D’ailleurs les prestations de chacune et chacun ont repris les univers visuels des différents artistes.

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Stromae a effacé quelque peu les performances masculines sur scène en interprétant rien moins que deux titres de suite. Etienne Daho classe, élégant et très discret a joué de son charme cinquantenaire. Julien Doré s’est amusé avec Adamo en hommage à ses 50 ans de carrière.

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Dans la catégorie musique électronique c’est Kavinsky qui remporte le trophée. Je n’aime pas particulièrement sa musique, et ce n’était pas le meilleur des trois albums. Gesaffelstein a livré un album au son percutant, pêchu, beaucoup plus ancré dans les années 2010, plus proche de Daft Punk en tout cas période fin 90′s alors que Kavinsky vogue dans les eaux 80′s, et remporte surtout son succès grâce à la BOF de Drive de Winding Refn. A vrai dire, je n’aurais pas été contre la présence de Kadebostany, mais il se trouve qu’ils ne sont pas français mais suisses. Sauf qu’ils ont livré l’un des meilleurs albums électro de 2013 à mes oreilles, le très bon Pop Collection.

Ou même celle de Carpenter Brut qui a livré un EP II très travaillé et prenant.

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Victoire de la musique pour Vanessa Paradis accompagnée par Benjamin Biolay, qui a elle aussi reçu les honneurs et pas mal de commentaires au sujet de sa coiffure (c’est dire à quel point la cérémonie est aussi une question d’image et de commentaires s’y afférant). Dans sa longue robe noire échancrée laissant deviner sa peau de porcelaine, la chanteuse a remercié le public pour ce troisième prix.

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Le groupe Phoenix qui a longtemps eu du mal à s’imposer en France mais qui cartonne aux Etats-Unis est venu chercher son prix du meilleur album rock de l’année.

Dans la catégorie musique du Monde, c’est Ibrahim Maalouf qui l’emporte, sachant qu’était nommée la belle Cap verdienne Mayra Andrade qui a sorti un album chaleureux en 2013.

Un petit mot sur Indochine venu défendre College Boy sur scène, un clip qui avait fait polémique l’année dernière, un clip en noir et blanc réalisé par Xavier Dolan.

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Palmarès

Vidéo-Clip : « Formidable » de Stromae
Album rock : « Bankrupt! » du groupe Phoenix
Artiste interprète masculin : Stromae
Album de chansons : « Racine carrée » de Stromae
Spectacle, tournée, concert : – M – Matthieu Chedid
DVD musical : « Geeks on Stage » du groupe Shaka Ponk
Album de musiques électroniques : « Outrun » de Kavinsky
Chanson originale : « 20 ans » de Johnny Hallyday
Album de musiques du monde : « Illusions » de Ibrahim Maalouf
Album révélation : « Psycho Tropical Berlin » du groupe La Femme
Album de musiques urbaines : « Paris Sud Minute » du groupe 1995
Groupe ou artiste révélation scène : Woodkid
Artiste interprète féminine : Vanessa Paradis

 

Top Albums 2013 (2ème partie)

Top Albums 2013 (2ème partie) dans Top Albums 2013 (2ème partie)

La première partie du Top Albums 2013 révélait les 20 premiers albums que j’ai préférés cette année. Depuis sa parution, d’autres tops de la presse spécialisée (et de leur vitrine internet) sont apparus. C’est le cas pour le magazine complex.com, lequel cite d’ailleurs l’album Avalanches de Quadron, un disque d’un groupe danois que je ne place personnellement pas parmi mes favoris, mais dont la pochette est réussie et quelques titres accrocheurs, comme celui-ci .

Timeout y est allé aussi du sien, blogue.enmusique.ca, FasterLouder également, tout comme Paste, le blog français musiclodge.fr, celui de pigeonsandplanes qui livre au passage une petite analyse des fuites d’albums, c’est-à-dire de leur mise en ligne bien avant leur sortie officielle en support physique, même si la tendance actuelle serait à ne plus acheter les disques mais plutôt à les télécharger, pour les écouter ensuite à l’envie.

Une année 2013 qui de la plume de beaucoup représente une année considérée comme excellente, sinon très bonne, voire orgiaque, pour pigeonsandplanes mais pas uniquement eux. Je vais aussi dans ce sens : celui d’une forte diversité de styles, avec des groupes très différents les uns des autres, un beau renouvellement de la scène pop française par exemple, le retour de valeurs sûres (Etienne Daho, Daft Punk même si ces derniers n’ont pas livré à mon sens un album extraordinaire, sympathique et plaisant à l’écoute plutôt, à l’instar de leur nouveau clip, dévoilé hier)

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Kadebostany

Si ce n’est pas un coup de foudre pour l’électro française des plus célèbres DJ Versaillais dans le monde, en revanche, la deuxième partie du classement fait aussi poindre le bout du nez d’un rock qui cette année a aussi fait des siennes et a réinjecté du rythme et une énergie brute dans un style stoner qui n’a rien perdu de son influence depuis un certain album éponyme de Queens of the stone age (et même Kyuss toujours avec Josh Homme en leader) sorti en 1998.

Deap Vally et son rock séminal féminin, les riffs tranchants de California X qui contrairement à son nom ne vient pas tout droit de Californie mais du Massachusetts. Je pensais même trouver en Wavves quelque chose de fort, mais l’impression ne fut que subliminale, j’ai au final trouvé cela plutôt pénible malgré un ou deux bons titres. Tomahawk eux ont en revanche tiré leur épingle du jeu avec leur très bon nouveau disque. Il y a quelque chose d’Ugly in the morning dans la chanson The Quiet Few et leur single South Paw est génial.

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Depeche mode

C’est aussi le souffle un peu anarchiste, avec des synthé analogiques, une envie de jouer avec le feu et de le contenir en même temps qui émerge de l’écoute de We are enfant terrible, un trio français qui pourrait être le cousin lointain de La Femme. C’est le retour des vieux (mais toujours aussi modernes) briscard de Depeche Mode, la confiance tranquille de Pet Shop Boys qui sort des singles tonitruants et en même temps coulant presque de source.

L’invention d’un univers visuel qui va jusqu’à charrier les croyances, en créant une République (pas forcément démocratique, mais qu’est-ce qu’une vraie démocratie aujourd’hui ?) de toutes pièces avec Kadebostany, en s’inspirant des mélodies des films de Carpenter, des films d’exploitation, d’horreur, de genre, de Romero à Craven avec Carpenter Brut, un artiste solo français qui livre un disque au son percutant avec un deuxième EP, intitulé sobrement II. Et qui signe au passage une très belle bande-annonce de son nouveau disque

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Ce mélange de nouveauté, de fraîcheur sautillante, comme on l’a vu dans la première partie du top avec Lorde, Haim, Marnie, La Femme, Le couleur, mais aussi ce croisement de genres, comme si la musique s’affranchissait des limites géographiques pour viser une pop protéiforme, tantôt bousculée par les guitares électriques, un synthé vintage par ci, tantôt caressée  par des voix angéliques, beaucoup de substance, des mots poétiques et beaucoup d’ambiance est rassurant, en faisant du neuf avec du vieux, en recyclant ces fameuses années 80, en s’en inspirant, finalement rien ne perd, rien ne crée, tout se transforme.

Le charme de ces artistes féminines, aussi, mon cœur et mes émotions sont en émoi à l’écoute d’Eli Demirezer, de Misia Ff (il y a eu pas mal de très bons singles polonais cette année, mais son EP est un peu au dessus du lot, notamment pour la recherche sur le son), de la marocaine Jannat.

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Misia Ff

2013 c’est aussi l’émergence ou en tout cas l’arrivée sur les ondes françaises des mélodies venues d’Océanie que l’on entendait rarement jusque là. C’est le cas pour Lorde (en espérant que ce ne soit pas un phénomène, un phénomène étant voué à disparaître rapidement), mais aussi pour Tahuna Breaks qui sont bien moins connus à l’heure actuelle et qui pourtant apportent un groove certain à la musique pop.

Ce sont les Brésiliens d’Anvil FX et leur album instrumental, les expérimentations de [Physics] avec leur titre Cardinal Perplexogram, la house de Booka Shade un duo allemand, l’album nostalgique, un peu barré d’Anamanagushi, le metal de Kvelertak, un groupe norvégien énervé, la pop un peu (trop) édulcorée de Oh Land qui revient avec un disque moins inspiré que son précédent mais qui mérite tout de même l’écoute.

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Voici la deuxième partie du Top Albums 2013, de la 21ème à la 40 ème place (avec deux albums à la 40ème place pour faire ex-aequo).

En cliquant sur les vignettes ci-dessous des meilleurs albums, vous accéderez à chaque single.

 

Les 20 autres meilleurs disques de 2013 dans le détail

 

21. Pet Shop Boys / Electric (Angleterre)

22. We are enfant terrible / Carry On (France)

23. Kadebostany / Pop collection (Suisse)

24. Misia Ff / Misia Ff (Pologne)

25. Tomahawk / Oddfellows (Etats-Unis)

26. Carpenter Brut / EP II (France)

27. Depeche Mode / Delta Machine (Angleterre)

28. IndiVa / Мизгелләр (Tatarstan)

29. Elif Demirezer / Unter Meiner Haut (Allemagne)

30. Jannat / Hob Jamed (Maroc)

31. Tahuna Breaks / Shadow Light (Nouvelle-Zélande)

32. Anvil Fx / Anvil Machine (Brésil)

33. California X / California X (Etats-Unis)

34. Raam-Leela / Raam Leela BOF (Sanjay Leela Bhansali) Inde

35. Deap Vally / Sistrionix (Etats-Unis)

36. Booka Shade / Eve (Allemagne)

37. Anamanagushi  / Endless Fantasy (Etats-Unis)

38. [Physics] / Spectramorphic Iridescence (Etats-Unis)

39. Oh Land / Wishbone (Danemark)

40. Babasonicos / Romanticismo (Argentine) et  Kvelertak / Meir (Norvège)

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