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Quand Luchini danse

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Quatre talents réunis à l’écran. C’était en 1984 dans le film d’Eric Rohmer Les nuits de la pleine lune. J’ai pensé à écrire ici après avoir lu le texte de mon ami Tom Peeping sur son excellent blog (sniff and puff, lisez le vous ne le regretterez pas !). Ce n’est pas mon préféré du cinéaste (même si je le préfère de loin à La Collectionneuse le seul que je déteste) mais il est des films qui marquent toute une génération.

Je ne l’ai pas vu à sa sortie (j’étais un gamin de 5 ans), ni même en VHS, mais en DVD il y a six ans. On y voit quatre talents réunis à l’écran : Fabrice Luchini qui se déhanche pour l’occasion, Pascale Ogier, une très jeune actrice qui allait remporter le Prix d’Interprétation à Venise avant de disparaître à seulement 25 ans, Elli du duo Elli &Jacno et puis Rohmer bien sûr derrière la caméra.

Ces instants suspendus, de danse, cette chorégraphie d’une minute 50, un moment qui capte l’essence même des années 80. Il faut laisser les gens s’exprimer devant la caméra, les diriger aussi mais sans en faire trop, laisser respirer le mouvement, les silhouettes. Voir des gens danser, quand ils aiment cela et le font bien c’est toujours un plaisir.

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Les nuits de la pleine lune/ Elli & Jacno

Films du mois (Août 2015)

Films du mois (Août 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

The Gits (Kerri O’Kane, 2005)

The-Gits dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

 

Stake Land (Jim Mickle,2012)  :  ♦

Un road-movie convenu sur fond de guerre entre survivants et zombies dans une Amérique désolée et un Canada qui s’ouvre comme le nouvel eldorado et surtout le dernier rempart. Si le début du film respecte les canons du genre et déroule une mécanique trop classique, l’intérêt provient de la deuxième partie avec la jeune femme enceinte, apportant une touche féminine rassurante. Un film de genre qui convoque les figures du passé et ne propose rien de vraiment original. BR fr

 

Les coquillettes (Sophie Letourneur, 2013) :  O

Trois jeunes actrices se rendent à un Festival de cinéma pour y projeter le film de l’une d’entre elles qui rêve de rencontrer Louis Garrel. Cette mise en perspective du moi, le narcissisme affiché de la mise en scène pourrait néanmoins constituer une bonne surprise si le film ne reposait pas tant sur une forme de complaisance à parler de soi. On écume les festivals, on se croise entre journalistes, on sirote et on rigole. Certains films sont embarrassants, celui-là ne l’est pas à proprement parler, cela dit je n’ai pas du tout accroché à ce ton entre Biba et Elle mâtiné d’un goût affiché pour le parisianisme bobo. TV

 

 On se calme et on boit frais à Saint -Tropez (Max Pécas, 1987) :  O

Le titre en lui-même est révélateur, mais je n’avais encore jamais vu un Max Pécas en entier (seulement des extraits il y a plus de vingt ans sur M6…à l’Eté). Il faut vraiment le voir pour le croire, car c’est ici l’antithèse formelle, de mise en scène, de direction d’acteurs et de dialogue d’Eric Rohmer qui convoque le meilleur de la langue. Tout ici est d’une vulgarité crasse, d’une homophobie latente, et le film, ou le navet plutôt, absolument borderline risquant à tout moment de tomber dans le porno sans jamais y céder. Un monument de vulgarité, dont je regrette la présence de Brigitte Lahaie, une très belle actrice du X 70′s, citant ici un texte sans conviction. TV

 

Pas si méchant que ça (Claude Goretta, 1974) :  ♦♦

La même année que Les Valseuses, Depardieu tourna devant la caméra de Claude Goretta dans cette chronique champêtre d’un ébéniste qui effectue des hold-up pour « aider » son entreprise en difficulté. C’est la naissance de ce qui allait devenir un monstre sacré du cinéma français, dont le talent ici déjà éclos. Une chronique des années 70, qui doit beaucoup à son interprète principal. TV.

 

Le jeu de la vérité (François Desagnat, 2013)  :  O

Trois amis d’adolescence qui ont l’habitude d’organiser des dîners hebdomadaires retrouvent la fille du lycée au cœur de tous leurs fantasmes et l’invitent à jouer au jeu de la vérité. Après Toute première fois où le héros homosexuel s’apercevait qu’il était au final si facile de redevenir hétéro en couchant avec la première inconnue, ici trois copains assaillent de questions une jeune femme qu’ils découvrent en fauteuil roulant. Soit une heure et demi de souffrance hétéro machiste, centrée autour de personnages tombant dans la grivoiserie, la gauloiserie, la testostérone et les blagues peu/pas drôles. Avec morale hypocrite et bien pensante dans son dernier tiers dans son discours sur la différence. Le mystère : qu’est venue faire Vanessa Demouy dans cette pantalonnade ?  TV 

 

Barbarella (Roger Vadim,  1968) :  ♦

Il y a bien évidemment le charme fou de Jane Fonda, sa longue chevelure platine, et ses bottes de cuir. Mais il y a aussi une certaine lourdeur et un kitsch assumé qui peut porter sur les nerfs. C’est un univers typique des années 60, pop et se voulant électrisant à la condition qu’on rentre dans le trip, mais aussi paradoxalement parfois agaçant si ce n’est pas le cas. Historiquement très important (1968, début de la libération sexuelle, cinégénie du personnage principal) mais à double tranchant du point de vue de la mise en scène. Tv

 

Flic Story ( Jacques Deray, 1976) :   ♦♦

Du cinéma à l’ancienne, ici ancré dans les 70′s bien que se déroulant à la fin des années 40 racontant la traque d’un truand par des flics, dont le principal incarné par Delon. Un polar qui a l’avantage de nous montrer ce Paris qui n’existe quasiment plus, celui d’une époque révolue, avec sa gouaille, ses fringues, son environnement. Solide bien que finalement très schématique et prévisible. Tv

 

 Yann Piat, Chronique d’un assassinat (Antoine de Caunes, 2012)  :  ♦♦♦

Le destin politique de Yann Piat, d’abord députée FN puis UDF, encartée par Jean-Marie le Pen qui gagnera des élections dans le sud de la France mais verra aussi sa vie constamment menacée. Un portrait de la politique avec ses zones d’ombre, la description du milieu d’affaires, et un sens aigu de la dramaturgie chez une Karine Viard qui porte clairement ce téléfilm sur ses épaules. Tv.

 

Wicked Women, Frauen Ohne Unschuld (Jess Franco, 1977) :  ♦♦

Ce qui intéressait manifestement Jess Franco dans cette co-production allemande et pas que celle-ci, c’était de filmer les ébats saphiques et hétéros de jeunes femmes nues à l’écran pendant 80 minutes, en flirtant avec le X sans y tomber. Lina Romay était à son cinéma ce que Laura Gemser était à celui de Joe d’Amato particulièrement pour sa série toute personnelle d’Emmanuelle : une icône. Un film de la fin des années 70 avec ce grain d’origine, ses nymphes et son scénario de série B criminelle tourné dans de beaux décors naturels. BR Allemand.

 

The Gits (Kerri O’Kane, 2005) :  ♦♦♦

L’histoire du groupe de punk rock The Gits, qui émergea en 1986 sur la scène de Seattle jusqu’au viol et meurtre de sa chanteuse charismatique Mia Zapata qui avait une voix à mi-chemin entre Janis Joplin et Patti Smith. Un très bon documentaire qui s’attarde sur l’alchimie de ses musiciens, l’accent étant mis sur le talent d’une artiste qui a marqué de son empreinte (et de sa voix) la musique locale et mondiale. Des interviews passionnantes d’ami(e)s, de musiciens, de producteurs qui témoignent d’une époque où le Do it yourself était roi.  Youtube

 

Between the cheeks (Dark Brothers, 1985) :  ♦♦

Un porno signé des frères Dark qui tournaient alors en vidéo, avec les stars de l’époque, dont Ginger Lynn. L’intrigue est ténue et se résume à raconter des histoires sexuelles auprès d’un professeur bien particulier, le film étant nappé d’un humour noir et caustique très caractéristique des réalisateurs. La curiosité vient de cette scène où apparaît le faux sosie de Freddy Mercury période Stade de Wembley. Daté mais amusant par moments. Internet.

Films du mois (Juin 2015)

Films du mois (Juin 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 affiche-bande-de-filles dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Wolf Creek 2 (Greg Mclean, 2013) : ♦♦♦

Dans l’immensité et la chaleur étouffante du désert australien pour le coup tout sauf accueillant, un tueur sadique s’en prend à des touristes. Le premier était déjà bon, le deuxième le surclasse. Même si on peut regretter que le tueur se montre ici quasiment tout le temps caustique, la violence sèche et le côté viscéral des exactions en font un survival d’une redoutable efficacité. Viscéral, cruel et tourné dans des paysages superbes. BR fr 

 

Party Girl (Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis, 2014)  :  O

Une femme retirée du monde des cabarets et de la nuit, dans la soixantaine, décide de se marier avec un de ses fidèles clients. Le monde de la nuit a quelque chose de fascinant, les néons, l’énergie des rencontre aussi. Mais ici la sauce n’a absolument pas pris, l’émotion étant éteinte. Le postulat est pourtant riche et peut-être illustré magnifiquement. Hélas, c’est à une caméra à l’épaule, qui vivote de façon ininterrompue même dans les séquences de dialogue, à un cadrage hasardeux et à une ambiance plombée auxquels on a droit durant 1h30 qui m’ont paru une éternité. Ce qui devait être vivifiant m’a paru être momifié, un vrai pensum sur l’âge et la vieillesse qui se termine par une scène de rupture. L’engouement généralisé à propos du film m’échappe. DVD fr

 

Jupiter : le destin de l’Univers (Lana & Andy Wachowski, 2014) :  ♦

Un film de SF signé Lana et Andy Wachowski dans lequel on retrouve les obsessions de plus en plus prégnantes de la réalisatrice pour les figures polymorphes, l’ambiguïté, le travestissement. C’est typiquement le genre de cinéma auquel on peut adhérer en masse ou rejeter en bloc dès les premières minutes. C’est le visuel qui intrigue, les scènes de poursuites, la beauté de Mila Kunis, son rôle de Reine, alors qu’à l’inverse le kitsch des costumes, des maquillages, du bestiaire (qui m’a rappelé par moments celui que j’ai détesté dans Les Gardiens de la Galaxie) peuvent paraître totalement rédhibitoires. Une oeuvre étrange qui convoque parfois le beau, frôle souvent le grotesque, un goût de la démesure et un côté fourre-tout pas désagréable mais quelque peu répétitif. Moins tortueux que Cloud Atlas mais tout aussi commercialement risqué. Je n’ai pas adoré mais je n’ai pas détesté non plus.  BR fr 3D.

 

Bande de filles (Céline Sciamma, 2014) :  ♦♦♦♦

Le quotidien de Mariamé, une jeune fille de 16 ans dans sa cité, entre ses cours à l’école, la garde de ses soeurs et ses premiers flirts avant sa première fois. C’est le troisième film de Céline Sciamma, et c’est celui qui m’a le plus convaincu, dès sa stupéfiante séquence d’ouverture, une leçon de mise en scène, jusqu’à la toute fin de la première partie, plus riche et maîtrisée que la fin de la seconde qui accuse, dommage, quelques longueurs. C’est surtout un portrait d’une jeunesse croquée ici par une caméra qui filme les détails, une jeunesse de quartier et de cité, avec ses rites, ses espoirs, son langage, ses codes, et une façon de marier le rire et l’émotion allié à une technique remarquable (superbe Scope, superbe musique, superbe photo). Les interprètes, toutes débutantes, sont exceptionnelles de fraîcheur. Et le film mérite d’être vu rien que pour la reprise de Diamonds de Rihanna et la séquence du mini-golf. DVD fr

 

Métamorphoses (Christophe Honoré, 2014) :  ♦♦♦

En transposant la mythologie grecque, ses Dieux et Déesses dans la cité phocéenne, Honoré n’actualise pas simplement les mythes inhérents à ce type de dramaturgie et Ovide par la même occasion, il les rend très modernes. Composé comme un long poème devant lequel on est libre ou pas de se laisser aventurer, Métamorphoses pourrait être la rencontre de Rohmer, Kéchiche et Guiraudie. Rares sont les films à aborder la question de la bisexualité et de la transsexualité (il y a plus de dix ans avec Tirésia) dans le c iné français contemporain. Rares sont ceux qui le font avec une telle liberté, au point que ce film qui baigne dans une culture pop rock (la BOF) fait s’entrechoquer les époques, le verbe, les couleurs d’une façon très originale. Surtout il démontre que les grands textes sont intemporels. DVD fr

 

Tomboy (Céline Sciamma, 2011)  :  ♦♦

Pas du tout convaincu par son premier long, Tomboy m’a d’abord intrigué par son sujet et aussi pour la curiosité de voir si je pouvais adhérer ou non à l’univers de la cinéaste (à l’honneur du premier numéro de la revue lesbienne Well Well Well). Ne serait-ce que par rapport au tombereau d’insultes et d’idées nauséabondes auxquels il a été confronté (notamment de la part de la Manif pour tous), Tomboy mérite d’être défendu. Aussi, et surtout parce qu’il est composé par une science consciente et maîtrisée de l’évolution dramaturgique, avec le portrait de cette gamine, garçon manqué, qui apprend à grandir avec le regard des autres. Un film beaucoup plus solaire que son précédent, plus touchant aussi, même si je trouve qu’il manque encore un peu d’émotion, et que la cinéaste a un regard très (parfois trop) intellectuel sur sa démarche. BR fr 

 

Hybrid (Eric Valette, 2012)  :  ♦♦

Une étrange voiture amenée à la casse d’un petit garage de Chicago crée le désordre et surtout déclenche la mort de quidams. Un script qui fait énormément penser à Christine, voiture mythique de la série B fantastique. Si la mise en scène est correcte et le suspens abouti pendant une heure, c’est surtout le visuel qui pâtit d’un budget serré, les actions de la voiture étant plus crédible que l’espèce de créature à tentacules au rendu hideux. BR fr 3D.

 

Cabin Fever 3, Patient Zero (Karee Andrews, 2014) :   O

Dans un décor de carte postale, celui de la Républicaine Dominicaine, un étrange et redoutable virus décime une bande de jeunes. Le script est inepte, mais ce n’est pas le plus désolant dans ce troisième volet d’une franchise inaugurée il y a dix ans par le roublard mais talentueux Eli Roth (où l’action se déroulait dans une cabane). L’interprétation calamiteuse et la complaisance gore rendent le film pénible au bout de trois quarts d’heure. Pour le reste, du Z qui tâche avec un film qui se termine là où il aurait pu commencer. BR fr

 

Universal Soldier, Day Of Reckoning (John Hyams, 2012) :  ♦♦♦♦

Pour ce quatrième (et dernier ?) volet, le réalisateur John Hyams est allé beaucoup plus loin que les précédents films de la franchise en insistant ici sur l’aspect ultra violent et gore d’un script certes déjà vu et pas forcément original mais dont l’intérêt réside dans le travail de texture et de mixage son/image à l’impact jamais vu jusqu’à présent. Soit un enchaînement de scènes de confrontations non stop, grisé par une mise en scène qui joue sur les sons et la dureté des impacts. Une série B qui emporte tout sur son passage, largement plus dynamique que ne l’est le soporifique, poseur et inutilement long The Raid 2 pourtant loué ici et là. DVD Bénélux.

 

Dark Fantasy  (Anton Mergedichev, 2012) :  O

Un groupe d’étudiants s’enfoncent dans la toundra en essayant d’échapper à un sorcier. Ce n’est pas tant l’indigence du script et son decorum de sorcellerie ici croqué au rabais qui laisse songeur, c’est la façon dont ce film apparemment tourné entièrement en numérique massacre son matériau de base par une accumulation d’effets visuels gratuits et rédhibitoires : quasiment pas de scène sans ralentis et effets chichiteux avec une interprétation calamiteuse. Cela dit, cela vaut le coup d’être vu pour la simple curiosité de se dire qu’il existe de la SF russe. Dommage qu’elle soit ici si mauvaise avec une 3D inutile. BR fr 3D

 

Yves Saint Laurent  (Jalil Lespert, 2014) :  ♦♦

Un biopic ou plutôt une tranche de vie du génial créateur de mode depuis son premier défilé en 1962 jusqu’à celui de 1976 durant lequel il vacilla sur scène, croulant sous les applaudissements mais aussi la douleur. Davantage qu’un film qui tente de percer le mystère d’un génie et d’essayer de le comprendre, le film de Jaspert est surtout une ode à l’amour romantique, à la passion entre deux hommes qui ne se sont jamais quittés, aux amours homosexuelles avec les lieux de drague, les aventures et les risques encourus à l’époque. Niney est excellent. BR fr

 

La Meute (Franck Richard, 2010) :  ♦

Retrouver Nahon, Biolay, Dequenne, Moreau au casting attise forcément ma curiosité. Le début est intrigant avec ses faux Hell’s Angels, sa campagne désolée, et son café de proximité qui cache les pires horreurs. Le film fonctionne d’ailleurs assez bien jusqu’au dernier tiers qui fait apparaître des créatures ensevelies sous la terre confinant alors à un remake hasardeux de La Nuit des Morts-Vivants. Et si la photo livide participe à l’atmosphère du film celui-ci n’a rien de très stimulant au final. BR Allemand

 

Cannibal Diner (Frank  W Montag, 2012) :  ♦

Trois jeunes femmes sont victimes des agissements d’une famille de cannibales. De jolies filles, un décor unique et des effets spéciaux approximatifs dans un film fait de bric et de broc c’est le programme de cette série Z allemande horrifique. Il faut être indulgent car il y a surtout un esprit amusant, celui de faire un ciné avec extrêmement peu de moyens à l’instar du français Richard J Thompson qui fait de la série Z qui sort(ait) en cassette. Un film très court, dont le final rappelle celui de Le Projet Blair Witch. Et il n’y a que l’Allemagne pour sortir des films comme ça en support HD. BR Allemand.

 

Piranhas 3DD (John Gulager, 2014) :   ♦

Fausse suite du remake réalisé par Alexandre Aja, Piranhas 3DD reprend le canevas d’une attaque de piranhas cette fois dans un parc d’attraction appelé le Big Wet. L’humour déjà potache du premier est ici repoussé dans ses retranchements, le film consistant en une compilation d’humour très en dessous de la ceinture,  de vannes douteuses et de gros plans de seins siliconés. A prendre au troisième degré, même si la réalisation passe ici moins bien, le format du film le rapprochant davantage de la série Z tournée à la va vite que de la série B d’exploitation amusante et gore. Et David Hasselhof n’est pas très bon dans sa propre parodie. BR Allemand 3D

L’intégrale de Rohmer en Blu-ray

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Le cinéaste français Eric Rohmer disparu le 11 janvier 2010, avait déjà eu droit à la sortie de chacun de ses films en DVD avec un coffret 21 films sorti par les Films du losange, sa société de production en 2009, précédé en 2007 par le coffret Rohmer, l’ancien et le moderne.

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Le coffret 21 DVD de 2009

 

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Le coffret l’ancien et le moderne de 2007

 

Il aura cette fois droit au support HD avec la réédition des 24 longs-métrages de sa carrière en DVD et Blu-ray sous la forme de digipacks, début novembre. L’intégralité de sa filmographie sera accompagnée de documents d’archives, documentaires réalisés par Eric Rohmer, entretiens inédits avec les acteurs, de ses courts-métrages, et d’un livre de 100 pages.

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Certains de ses films étaient devenus difficiles à trouver en édition simple (donc hors coffret), tel que Perceval le Gallois ou encore La Marquise D’O. Ces films ne seront pas édités en édition simple Blu-ray malheureusement, alors que c’était un de mes souhaits. Mais qui dit coffret, dit tout ou rien.

J’ai déjà les 21 films (à l’exception de Perceval et de La Marquise d’O) chez Opening,  que j’avais achetés à l’unité pour quelques euros chacun, ses films étant accessibles dans de nombreuses enseignes et même magasins de déstockage ou d’occasion.

Voici à quoi ressemblera le coffret Blu-ray/DVD de 2013, chez l’éditeur Potemkine, dessiné par Nine Antico .

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Les Blu-ray de Conte D’Eté, Le Genou de Claire, Les amours d’Astrée et Céladon, Ma Nuit chez Maud, Les aventures de Reinette et Mirabelle, Les rendez-vous de Paris  m’intéressaient prioritairement. On peut se dire que Rohmer n’est pas forcément le plus visuel des cinéastes. Néanmoins, il était aussi un cinéaste du paysage et du portrait, et revoir Amanda Langlet, François Fabian avec une image techniquement bien plus au point que le DVD, c’est une offre qu’il est difficile de refuser.

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Conte d’Eté, 1995

Le coffret sera suivi en 2014 d’une biographie de 650 pages.

Cannes 2013 : Le Palmarès

Cannes 2013 : Le Palmarès dans Actualités director_abdellatif_k_12007052

La 66ème édition du festival de Cannes (qui de l’avis de beaucoup était un grand cru)  vient de s’achever avec la traditionnelle remise des prix lors du Palmarés.

Il y a eu des attentes fortes, car certains films ont semble-t-il crée le consensus autour d’eux. Je suis toujours désagréablement surpris, néanmoins à quand une journaliste, en l’occurrence celle d’i-Télé, annonce avant l’ouverture de la cérémonie de clôture, que La Vie d’Adèle en forte concurrence avec Le Passé n’aura pas la Palme d’Or (et quelques plans sur le réalisateur Asghar Fahradi le montrait plutôt grimaçant ou amer à l’annonce du film qui l’a emporté). Elle indique également que Michael Douglas ne sera pas primé. Je ne sais toujours pas d’où elle sort ces infos, sachant que seul le jury est souverain et qu’il faudrait déjà savoir où se trouve le lieu où se réunissent les jurés mais aussi être dans les petits papiers pour annoncer cela avec fracas…

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Le jury au grand complet

Une cérémonie de clôture emmenée par Audrey Tautou qui avait ouvert les festivités et qui dans sa robe s’est montrée une nouvelle fois assez sémillante.

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Bien sûr, il y avait des pronostics, des actrices et acteurs souvent cités pour les prix d’interprétation, des rumeurs sur la potentielle Palme d’Or. Michael Douglas repart bredouille, et le Palmarès a fait la part belle à un cinéma social et à des thématiques on ne peut plus quotidiennes, à l’image même de la Palme D’or dont il est question ci-dessous.

Une surprise, avec le prix pour Bruce Dern dans le film Nebraska. Une consécration pour Bérénice Béjo, prix d’Interprétation féminine, et puis le Grand Prix pour Inside Llewyn Davis des Frères Coen. Tandis que  Kore Eda remporte le Prix du Jury pour Tel Père Tel fils (avec Naomi Kawase dans le jury qui a sans doute appuyé la décision, ce qui n’est pas un mal mais qui demeure compréhensible). Le plus étonnant des prix c’est peut-être celui de la Mise en scène pour le réalisateur mexicain et le film Heli, pourtant assez décrié à sa projection officielle.

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La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche (2013)

La Palme d’Or elle revient, et c’est une exception à La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche et son duo d’actrices qui vient récompenser une carrière entamée avec le très beau La Faute à Voltaire, poursuivi par le très applaudi et remarqué L’esquive et ici primé meilleur film de la compétition. Des échos du festival disaient que le réalisateur roumain Cristian Mungiu avait beaucoup appuyé la Palme d’Or pour le film de Kechiche mais apparemment le film a surtout fait l’unanimité. Reste que c’est bien le réalisateur français qui reçoit une Palme d’Or pour un film qui a crée le consensus

Je suis impatient de le découvrir, en parallèle au film d’Alain Guiraudie, l’Inconnu du lac, lui aussi très remarqué dans la section parallèle, par rapport à son histoire, celle de l’éveil aux sentiments et à l’amour d’une jeune fille qui en rencontre une autre au lycée, la patte de son cinéaste, les influences de Marivaux mariée aux dialogues à la Rohmer,  le duo d’actrices, dont Léa Seydoux largement critiquée voire conspuée pour certains de ses rôles, et qui obtient aussi la Palme d’Or comme l’a annoncé Spielberg et son jury. Pour l’autre révélation semble-t-il, la jeune Adèle Exarchopoulos, très émue, larmes aux yeux, voix pleine de trémolos pour son petit discours. Voir ce film triompher au moment où une énième manifestation anti-mariage pour tous rassemble autour d’elle des milliers de manifestants a quelque chose de revigorant, pour le cinéma, pour ses actrices, pour la notion même d’amour.

 

Le Palmarès

Palme d’or du court métrage : Safe de Moon-Byoung-gon (Corée du Sud)

Caméra d’or (premier film) : Ilo, Ilo de Anthony Chen

Prix d’interprétation masculine : Bruce Dern dans Nebraska d’Alexander Payne

Prix d’interprétation féminine : Bérénice Bejo pour Le passé d’Ashgar Farhadi

Prix du scénario : Jia Zhangke pour A Touch of Zin

Prix du jury : Tel Père, tel Fils de Kore-Eda Hirokazu

Prix de la mise en scène : Heli d’ Amat Escalante

Grand Prix : Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Coen

Palme d’Or : La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

 

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