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Films du mois (Avril 2015)

 

Films du mois (Avril 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Sket (Nirpal Bhogal, 2012 ) :  ♦♦♦

La rencontre de l’univers de Menace 2 Society et La Haine, mais cette fois-ci quasiment avec pour seuls personnages des jeunes filles de la cité de l’est de Londres (même si une d’entre elles vient de Newcastle, d’où l’intérêt de jouer sur les accents). Un film qui ne passe pas par quatre chemins pour aborder la violence urbaine, les petits trafics et larcins, en reposant sur l’histoire d’une vengeance personnelle. Le film vaut essentiellement pour  l’interprétation habitée de ces gamines, encore en pleine adolescence et pourtant déjà si adultes dans leur comportement et la gravité de leurs gestes. Excellente musique dubstep et break beat. BR éblouissant. BR UK

 

Le magnifique (Philippe de Broca, 1973) : ♦♦♦

L’abattage (le cabotinage éhonté pourraient dire certains) de Belmondo dans ce film d’aventures comiques qui mêle l’espionnage, la satire de James Bond et de très belles femmes (Jacqueline Bisset à tomber) a permis à Le Magnifique d’acquérir un statut de film culte dans son genre et d’asseoir la réputation de son acteur principal comme un acteur populaire alors au sommet, ou presque. L’originalité du script qui mélange la réalité et la fiction à l’intérieur même du cadre fictionnel (le cinéma) est la touche en plus d’une oeuvre qui dès son introduction affiche un rythme effréné. C’est amusant, bon enfant, jamais très sérieux (les explosions de gouache, la violence de bande-dessinée) et ça m’a rappelé un peu l’univers de Russ Meyer. BR fr 

Hercule (Renny Harlin, 2013) :  ♦

Ça n’est pas aussi mauvais que le Brett Ratner (qui se prend clairement très au sérieux avec un visuel de série Z gonflé en blockbuster), c’était difficile de faire pire, mais l’on sent aussi que Harlin s’amuse avec ses SFX sans faire montre d’une véritable originalité ou d’un plaisir d’artisan qui aurait pu en faire autre chose qu’une petite série B. C’est assez manichéen, les personnages sont taillés à la serpe et il y a comme un goût d’inachevé ou réalisé à la va-vite dans ce péplum qui s’ouvre sur un long travelling à l’image du reste : assez superficiel malgré une tonalité parfois amusante. BR fr

 

Kick Ass 2 (Jeff Wadlow, 2013) :  O

On prend (presque) les mêmes et on recommence. La curiosité de voir Jim Carrey (un acteur que j’adore) m’a piqué à vif, mais le film, davantage que le premier (ce qui n’est pas un mince exploit) accumule les scènes d’action hystériques et filmées comme celles que filme Greengrass avec un ton qui se montre ouvertement pédant (tout en voulant très cool). Il en devient très vite antipathique (le personnage de Motherfucker mais ce n’est pas le seul), d’une vulgarité crasse et développe un réel problème aussi avec la question du sexe (point de vue très moralisateur) et dispense deux scènes embarrassantes : celle du taser avec le vomi et celle de l’impuissance de Motherfucker. BR fr

 

Uncertainty/The Ways  (Scott McGehee, David Siegel, 2008) :  ♦

Une version 2008 de Cours Lola Cours qui avait révélé l’actrice allemande Franka Potente en 1998. Soit le choix de deux chemins qui vont entraîner le couple au coeur de l’histoire dans une série de rebondissements. On pense aussi à Pile ou Face avec Gwyneth Paltrow. Les deux comédiens assurent le spectacle (Lynn Collins vue dans John Carter, Joseph Gordon-Levitt dans Mysterious Skin) mais le montage très heurté qui ne laisse pas vraiment respirer le récit ni l’image et qui saute d’une séquence à une autre a un côté un peu rebutant. Sympathique, sans plus. DVD fr

 

7 ans de réflexion/ Seven Years Itch (Billy Wilder, 1955) :  ♦♦

L’adaptation au cinéma par Billy Wilder d’un sccès de Broadway. L’histoire de cet adultère d’Eté vaut surtout pour la présence de Marilyn Monroe qui irradie instantanément l’écran dès ses premières secondes d’apparition et qui possède cette aura magnétique que peu d’actrices de l’époque (et même de nos jours) ont eu et continuent d’avoir. L’actrice, alors au sommet de sa gloire, prouvait aussi avec ce film malgré tout inégal, qu’elle était une actrice complète. BR fr

 

Kick Ass (Matthew Vaughn, 2010) :  ♦

Peut-on tout se permettre sous couvert d’humour au second voire troisième degré comme celui que pratique Tarantino depuis Inglorious Basterds ? A trop vouloir en faire, le réalisateur Matthew Vaughn qui charge la mule, nous dépeint le portrait d’un jeune garçon qui se rêve en super héros pour sortir avec la jolie fille du lycée et surtout de celui d’une gamine élevée par un père fan des armes à feu. C’est davantage d’ailleurs cette violence qui interroge (celui de mettre des flingues dans les mains d’une gamine, y compris au cinéma, dans la fiction) que celle qui occupe le personnage de Kick Ass dans ses combats pathétiques. Un film qui crie son originalité à qui veut l’entendre sans déclencher la moindre émotion. Déroutant. BR fr

Les femmes mariées (Burd Tranbaree, 1983)  : ♦♦♦

Un long-métrage estampillé 80′s, avec postiches, toisons pubiennes et surtout des actrices superbes à une époque où on laissait une place au scénario et aussi à la lumière ici solaire, dans un cadre (quasi) épicurien qui commence comme dans une chanson de Brassens sur un banc public. Un film ancré dans son époque le début des années 80 dans lequel l’humour est présent et si l’histoire n’a finalement pas tant d’importance que cela, c’est bien l’alchimie entre les acteurs (Richard Allan notamment une des stars de l’époque aux côtés de Alban Ceray et Gabriel Pontello) et  le plaisir manifeste ressenti devant la caméra qui frappent. Une production Alpha France qui représente le meilleur du X.  Internet

[Voyage] Amsterdam en avril

[Voyage] Amsterdam en avril  dans Actualités KeizersgrachtReguliersgrachtAmsterdam

 C’est toujours un peu particulier de partir en voyage et ça l’est aussi quand il s’agit de revenir avec des souvenirs, des petits morceaux de la vie d’un ailleurs pas si lointain, des échanges dans l’esprit et dans le cœur, des CDS, des DVDs et Blu-ray dans les poches. Des photos aussi. J’en ai fait plus de 350 mais je n’en livrerai qu’un échantillon. Bonne lecture !

Amsterdam reste une ville à la photogénie incroyable: l’histoire ancestrale des murs, des toits, des devantures, de la brique; colorée, noire, marron, rouge, grise, restant inscrite, se voyant et se ressentant quasiment à chaque mètre.

C’est aussi une ville dans laquelle j’adore me balader, flâner, à la terrasse d’un café si possible, au bord d’un canal. Depuis 2008 et le moment où j’ai vraiment découvert la ville, celle-ci n’a pas perdu de sa superbe sur le plan architectural pas plus que les gens y ont perdu leur sens de l’hospitalité. Là où les mentalités comme les aspirations diverses se croisent et se rencontrent, les individualités comme l’esprit de groupe aussi, l’ouverture, un certain sens de la dérision accompagné d’humour également. 

Pour quelqu’un qui n’est pas pressé et qui aime prendre son temps, il y a quelque chose de magique en ces lieux : l’ouverture plus tardive des magasins, la fermeture des cafés vers 3h du matin, les coins plus retirés du centre ville où je préfère d’ailleurs me trouver, comme Prinsengracht (littéralement le canal du prince), Utrechtsestraat. Des coins plus calmes que l’animation de Damstraat, de Rokin ou de Kavelstraat en milieu d’après-midi, un vendredi. Noires de monde.

Avril fut clément. Cinq jours passés à faire la fête, à parler à des gens adorables, à manger des produits locaux, à essayer de dénicher de la musique, en magasin d’occasion ou pas, sur un marché et aux puces. J’adore les Puces d’Amsterdam, celles qui se trouvent juste à côté du Musée Hermitage (une annexe du célèbre musée de Saint-Pétersbourg au coeur d’Amsterdam). Il s’agit des Puces que l’on nomme Waterloopleinmarkt. On y trouve un peu de tout, c’est son intérêt : depuis la petite figurine en étain jusqu’au poster de Bob Marley en passant par le sac à dos, le café à emporter, les fringues ou les chaussures. Et même des appareils photo vintage dont le fameux Polaroid. 

Appareils photo marché puces

Anciens appareils photo au marché aux Puces

Polaroid

Polaroid

Voici quelques clichés pris sur place, avec le Marché aux fleurs, des badauds, de l’humour typiquement hollandais aussi (notamment sur le plan du sexe avec la dizaine de magasins qui vendent des produits dits aphrodisiaques, entourés de sex-shops -tenus par des femmes et des hommes-, de snacks ouverts jusque tard dans la nuit, des églises ou encore des musées). Un matin alors que j’étais au marché aux Puces j’ai trouvé une forme de bonheur audiophile : là, dans un petit coin, se tenait le stand où étaient alignées dans un bac une bonne trentaine de cassettes audio. Certaines encore neuves, jamais déballées et datant de 1992, d’autres dans un état beaucoup moins heureux mais la curiosité m’a immédiatement piqué au vif.

Pas de cds, pas de vinyles. Des cassettes, celles-là même que l’on retourne une fois la face A terminée. Ne manquait plus que le baladeur. J’ai trouvé de la musique française (Claude François), de la musique indienne de films (cinéma hindi majoritairement dont les succès de Saïf Ali Khan du milieu des années 90), le best of de Jimmy Somerville et The Communards (je suis content je recherchais le cd et j’ai trouvé la cassette à 2 €, le meilleur prix, même sur le net c’est plus cher) et, surprise, une cassette audio de musique marocaine avec le groupe Lemchaheb que je découvre par la même occasion.

Le plus drôle c’est finalement découvrir que la cassette audio révèle parfois une autre musique que celle inscrite sur le boîtier dans mon cas de figure une bonne surprise puisque pour ce que j’en ai écouté, il ne s’agit pas d’une compilation de standards de Cliff Richard supposée être celle de la pochette ci-dessous mais de Depeche Mode et Queen. Je confesse ne pas avoir vérifié sur place en ouvrant le boîtier…

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Cliff Richard Seine Besten Songs

Il n’est en effet pas facile de trouver des cassettes algériennes/du maghreb en général aujourd’hui, y compris aux Puces (où le cd les a détrôné) ce qui est je trouve vraiment dommage Si vous avez néanmoins une adresse je suis preneur. Il ne s’agit pas uniquement de nostalgie mais de pouvoir s’approprier, découvrir une musique qui est sortie il y a une vingtaine d’années en cassette avant de progressivement disparaître de la circulation. Pour l’occasion j’ai aussi trouvé un site, ça c’est une des magies du net, dédié à la cassette audio orientale via Found Tapes

Je suis très curieux de découvrir cela. En tout cas j’étais heureux de pouvoir acheter ce qui ne peut quasiment plus s’acheter sur Paris (les cassettes d’occasion ne s’y vendent plus) ainsi que de pouvoir échanger quelques mots avec un vendeur sur le marché d’Albert Cuyp sur la musique raï, car très étonné celui-ci me demanda si je l’aimais et je lui répondis que j’étais enthousiaste à l’idée de pouvoir écouter de la musique libanaise (principalement) et du raï (Cheb Mami et Khaled étant les plus connus en France et Nancy Ajram une grande célébrité au Liban). Je vais pouvoir écouter cela avec le petit poste que j’ai trouvé sur une brocante, neuf dans son carton d’emballage, encore sous cellophane.

Amsterdam reste une ville très gay-friendly (et gay tout court), amusante, atypique. J’ai connu la ville à l’Automne et en Hiver. Mais le printemps reste particulier : il y fait très doux, parfois un peu frais, le matin surtout, mais il y a ce renouveau dans l’air qui enchante : les bourgeons éclosent, les vélos sont à la fête, il y a quelque chose qui bouillonne et qui s’éveille. 

Une petite liste de choses à faire, entre autres (on peut évidemment les faire dans l’ordre que l’on veut) :

1 – Marcher le long d’un canal, tout près de Rembrandtplein à 2h du matin

2 – Acheter des cds d’occasion dans Utrechsestraat à la boutique Concerto (qui vend de la musique afrikaans, du reggae, du rock indie, etc)

3- Aller au marché d’Albert Cuyp ouvert tous les jours, y acheter des Blu-rays à 3 € et de la musique de tous horizons ou presque.

4 – S’acheter un petit burger Febo à 2h sur Reguliersdwarsstraat. Et s’aperçevoir que c’est vraiment pas mauvais

5 – Goûter au tournedos et au sanglier du restaurant Quartier Latin au 42 Utrechtsestraat.

6 – Aller au zoo Artis sur Plantage

7 – Passer dans le quartier chinois à Zeedijk, remonter sur le coffeeshop Jolly Joker, continuer à gauche, arriver à Sint Antoniebreestraat et aller au Café Stopera. C’est là que se trouve un tableau de stars du ciné américain des années 40 et une patronne qui chante sur les tubes des années 80. Une certaine idée du petit bonheur.

 8 – Aller au marché aux fleurs à côté de Muntplein.

9 – Etre dans le quartier rouge à 2H du matin et s’apercevoir que le café Old Sailor ne désemplit toujours pas.

10 – Observer, écouter les gens qui roulent à vélo, mangent à toutes heures.

Voici quelques clichés pour en illustrer la richesse (double-cliquez sur les photos pour les voir en pleine page)

Canaux, Ponts, Vélos

 

Marché aux puces

 

Pour le fun

Le Marché Albert Cuyp

Quelques coffeeshops, dont un historique, ouvert en 1973, Yellow Mellow.

Quelques portraits

 Spéciale dédicace à rêveur (amoureux des vélos et les vélos à Amsterdam ne s’arrêtent presque jamais de rouler)

 Les chansons dans la tête (il faudra que je réécoute le disque de Lady Gaga Artpop qui avait été une énorme déception lors de sa sortie, même si j’ai le sentiment que je suis peut-être simplement passé à côté, deux ans après, avec un peu de recul)

Charli XCX

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Doing it

Blur

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Lonesome street

Lady Gaga

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Applause

Rita Ora

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I will never let you down

Bronski Beat

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Why ?

Nicole Scherzinger

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Your love

Carly Ray Jepsen

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I really like you

Les achats (Blu-Ray, DVD)

 

(J’ai préféré la version Benelux à celle de Wild Side)

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Les CDs

Cyrine

Layali El Hob

Ce disque est un chef-d’œuvre, un disque très court (8 titres), mais aucun n’est à jeter. Si vous aimez le premier titre, le formidable Layali El Hob, vous pourrez aimer tout le reste (ça m’a rappelé le parfum des loukoums que j’achetais du côté de Gaîté dans une pâtisserie spécialisée). Le disque

 

Rekra Mohamed

Wa Tabqa

 

Nawal Al Zogbhi

nawal-al-zoghbi-2006

2006

J’aurais bien aimé trouvé son album intitulé Ayza El Rad, et même son premier  Weyathi Andak sorti en 1992 (en cassette, encore sous cellophane, ça aurait été top), la rythmique y est époustouflante, disponible sur Youtube dont j’ai écoute deux-trois titres et qui a l’air formidable.

 

Grace Deeb

 

Acheté aux Puces (quand j’ai ouvert le cd j’ai constaté qu’il y avait deux CDs au lieu d’un, il y avait aussi le CD de Virgin Suicides, la BO du film), le tout pour 1 €. Heureuse surprise !

Acheté sur la seule fois de la pochette que je trouvais sympa. Album inégal mais qui possède quelques bons titres (Crosspop principalement)

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Je ne m’y attendais pas mais j’ai trouvé le single Rhythm  is a dancer de Snap en single.

 

 Les cassettes (je regrette désormais un peu de ne pas avoir acheté les cassettes audio des films hindi quand elles étaient dispos il y a dix ans, car elles sortaient en parallèle du CD, la collection aurait pris de la valeur)

(J’ai une version différente, neuve, sous cellophane, puisqu’il s’agit de la cassette d’origine, sortie en 1992, rarissime puisqu’il n’en existe aucune image sur le net, alors que l’image ci-dessus est celle d’un des DVDs – au moins trois éditions dont une de Shemaroo)

Composée par le génial duo Jatin-Lalit, compositeurs de la superbe BOF de Kabhi Khushi Kabhie Gham -aka La Famille Indienne, Kuch Kuch Hota Hai ou Mohabbatein

The Human League  Tell me when

En fait, c’est la cassette de l’album Uit Het Leven Getapt  que j’ai trouvée, mais apparemment il n’existe aucun visuel de cet album sur le net. C’est un album sorti en 1971 aux Pays-Bas et il semblerait qu’il soit très rare. Album de chansons réalisé dans le but de faire la fête avec beaucoup de bières et de bretzels. Gémellité certaine avec la chanson bavaroise folklorique.

Films du mois (Mars 2015)

Films du mois (Mars 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 Fury-thumb-630xauto-48754 dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

John Wick (Chad Stahelski, David Leitch, 2014)  :  ♦♦♦

Dommage que les vingt premières minutes s’attardent sur les conventions du genre avec une réelle pesanteur, parce que le film décolle vraiment à partir de la trente cinquième minute pour ne plus redescendre. L’histoire de ce tueur rangé qui revient dans le milieu ressemble par son cadrage, sa rugosité également au Piégée de Soderbergh dont il pourrait être le pendant masculin : l’action n’en finit plus, chorégraphiée comme un ballet avec toutes les techniques de combat rapproché, tirs en pagaille et morts violentes. Keanu Reeves avance tête baissée dans ce film qui a un côté bande dessinée. Travail amusant sur le sous-titrage avec le jeu sur les couleurs des mots, la scène de la discothèque est un morceau de bravoure de 10 minutes très intéressant. BR fr

 

Ronal le Barbare (Kresten Vestjberg Andersen, Thorbjørn Christoffersen, Philip Einstein Lipski, 2012) :  ♦♦♦

Ce film d’animation réalisé par trois jeunes danois s’écarte des conventions de Disney pour proposer un univers visuel attrayant et surtout un humour caractérisé par de nombreuses blagues en dessous de  la ceinture. Cette quête d’un jeune barbare fluet est portée par son insolence, la dynamique de sa mise en scène et ses personnages atypiques, dont celui de l’elfe, ici résolument queer et irrésistible. Sélectionné à Annecy, ce film d’animation ne s’adresse évidemment pas aux très jeunes enfants mais plutôt à un public ado et jeune adulte. On sent à chaque seconde le plaisir de ces réalisateurs et cette manière nordique de se détacher de ses propres blagues en en riant  avec dérision. BR fr 3D

 

On achève bien les chevaux/ They shoot horses, don’t they ? (Sydney Pollack, 1969) :  ♦♦

Durant la Grande Dépression aux Etats-Unis aux débuts des années 30 des couples de danseurs s’engagent pour gagner un marathon de danse, au péril de leur vie. Une fable cinglante et amère sur ces années noires et un regard porté sur le sensationnel, le sujet basé sur l’inhumanité de la compétition étant ici brossé sous la forme d’un concours dont l’issue est illusoire. Jane Fonda porte le film sur ses épaules, un film qui a un peu vieilli et qui parfois souffre du surjeu de ses acteurs notamment lors des vingt dernières minutes. Mais c’est une curiosité, car le film est tombé dans l’oubli de l’édition vidéo, la seule disponible étant un DVD repiqué d’une VHS, en 4/3 et uniquement en VF. En attendant un Blu-ray qui dort actuellement dans les cartons. DVD fr

 

Fury (David Ayer, 2014) :  ♦♦♦♦

L’assaut en Europe en 1945 lors d’une phase décisive de la Seconde Guerre Mondiale de soldats américains à bord d’un tank Sherman. Le film de David Ayer raconte non seulement l’horreur du quotidien (le champs de bataille, les morts, le froid, le manque, la violence) mais aussi les conséquences sur l’esprit de cette violence infligée avec la figure centrale du  soldat Norman, un jeune homme qui renonce à tirer mais finit par prendre les armes sous la contrainte. Magnifiquement filmé et chorégraphié, il fait penser à Il faut sauver le Soldat Ryan, notamment toute la seconde partie du Spielberg. Il fait naître au milieu du désordre et du chaos des instants de grâce lors du déjeuner chez les jeunes femmes allemandes, montrant ainsi le versant romantique d’un film contaminé par la violence. Un film saisissant. BR fr

 

Les maitres fous (Jean Rouch, 1955) :  ♦♦♦

Un documentaire ethnographique de 28 minutes centré sur les rites sacrificiels en Afrique noire, une Afrique que le documentariste Jean Rouch avait pris comme son continent d’adoption. La force peu commune de ce court-métrage vient de la voix-off narrée par Jean Rouch lui-même, une voix de conteur qui apporte un éclairage unique sur la thématique de la croyance et surtout de la colonisation. En reprenant les fonctions des colonisateurs (gouverneur, femme de capitaine) les hommes rentrent ici en transe, sans trucage. Le cinéaste nous envoie une image de la civilisation d’un réalisme qu’aucune fiction ne peut mimer.  C’est brutal, parfois à la limite du supportable, vu avec un regard d’ethnologue qui n’a rien perdu de son impact. Youtube

 

Enemy (Denis Villeneuve, 2014)  :  ♦♦♦

Un exercice de style maîtrisé et perturbant basé sur le double, la question de l’identité, sur les fondations du couple. Jake Gylenhaal interprète un double rôle, celui d’un professeur d’histoire et celui d’un acteur de troisième zone avec une intensité de regard constante. Si l’on se laisse entraîner dès le début par cette histoire au dessus de laquelle plane la figure tutélaire d’Hitchcock, Enemy est une parabole intéressante sur l’emprisonnement et la schizophrénie. Dommage que le dernier plan, le plan final  tombe dans un fantastique qui n’en avait peut-être pas besoin. BR fr

 

Total Recall (Len Wiseman, 2012 ) : ♦♦♦

Certes le remake n’a pas gardé intactes l’ironie et l’originalité proches du cartoon du film original de 1990, mais le film de Wiseman se suit comme un grand livre d’images futuristes, avec un soin apporté aux décors et surtout à la réalisation des scènes d’action (toutes lisibles) qui en font une oeuvre intéressante parce que programmée dès le départ à ne devoir surtout pas être à la hauteur d’après le déluge de critiques négatives reçues à sa sortie. Colin Farell n’est pas Arnold Schwarzenegger, mais ce remake hollywoodien réalisé par un anglais est un très bon divertissement à l’action quasi non-stop. BR fr

 

L’amour est un crime parfait (Jean-Marie, Arnaud Larrieu, 2013) :  O

Un film qui commence par une scène d’amour avortée, balayée d’un revers de main (ou ici d’un pano rapide) ne peut pas être un bon film. Le mystère, s’il y en avait un, s’évapore dès lors dans une succession de dialogues  lénifiants.  L’histoire de ce professeur de littérature, écrivain raté qui le revendique lui-même, repose sur une distanciation et une froideur collant à l’atmosphère du lieu principal, l’université de Lausanne. Il s’agit surtout d’une énième variation sur le thème de l’homme couchant avec ses étudiantes, filant la métaphore sur le désir sexuel sans la moindre empathie,  sans la moindre originalité. Beaucoup trop long et d’un nombrilisme confondant.  BR fr

 

Salt (Philipp Noyce, 2012)  : ♦♦♦

Le meilleur épisode de James Bond depuis dix ans est ce film de Philipp Noyce tourné avec Angelina Jolie. Un divertissement de haute volée sans temps mort qui joue parfaitement avec les codes du genre et qui bénéficie d’une mise en scène qui privilégie la lisibilité de l’action. Salt c’est avant tout son actrice principale, son héroïne  qui aimante, attire et fait tourner l’action autour d’elle, ici grimée et surtout parfaitement à son aise dans  un des exercices premiers de l’acteur : celui de se travestir et de s’amuser devant la caméra. BR fr

 

Rock Forever/ Rock of Ages (Adam Shankman, 2012) :  ♦♦♦

De son début dans le bus à son final en concert, le film d’Adam Shankman (Hairspray Queen) est une comédie musicale qui enchaînes les morceaux (repris des 80′s) et les chorégraphies dans un ballet qui sous son vernis éclatant laisse transparaître une intéressante réflexion sur les stars, leur statut et les illusions qu’elles produisent. Sans doute moins acide que ne l’est Showgirls, Rock Forever montre pourtant le parcours d’une girl next door venue de sa petite ville d’Oklahoma qui monte à Los Angeles pour y percer. Le brio vient de l’interprétation et de l’énergie que mettent les acteurs à s’auto-parodier. Baldwin bien sûr,  Cruise, génial en dieu du rock, qui fait dans le mimétisme (Billy Idol et Axl Rose) et surtout Catherine Zeta-Jones, fantastique en ex groupie devenue la parodie de Sarah Palin. Une oeuvre en mouvement permanent qui respecte les canons du genre tout en lançant un regard intéressant sur le monde du spectacle. BR UK

 

Arjun le guerrier/Arjun the warrior prince ( Arnab Chaudhuri, 2012) :  ♦♦♦

Un film d’animation sorti sous la bannière UTV (une des principales sociétés de production indiennes gérée par Ronnie Screwvala). Même si l’histoire est complexe et parfois difficile à suivre, ce texte qui s’appuie sur la mythologie permet surtout de mettre en avant l’ambition technique et visuelle du film. Le dessin rappelle les Disney des années 90, Aladin comme Pocahontas, aidé par une photographie solaire, avec une chorégraphie du mouvement qui n’a rien à envier au cinéma hollywoodien. Il faut voir le dernier quart d’heure, un véritable morceau de bravoure qui convoque Spartacus et Le Jeu de la mort, avec la mise en scène, quasiment sous la forme d’un ballet entre le glaive et la main nue de deux figures qui prennent une aura légendaire. Avec la BOF de Vishal/Shekhar (Om Shanti Om), Sunidhi Chauhan et Shreya Ghoshal au chant, autrement dit des célébrités. Le fait que le film n’ait pas été distribué par Disney s’explique peut-être par les éclairs de violence de son final, étourdissant. BR fr

 

Rabbit Hole (John Cameron Mitchell, 2010)  :  ♦♦

Après son extraordinaire Shortbus sorti en 2006, Mitchell filme ici l’intime, le deuil et la difficulté pour un couple de repartir sur de nouvelles bases. Très économe dans ses effets, porté par son casting, il affleure ici le sentiment d’une perte irréparable que le cinéaste filme avec beaucoup de pudeur. Un film sobre, qui montre aussi lors des scènes d’extérieur, notamment au parc, que le mélodrame de nos jours ce peut être simple : une ouverture sur le monde et aux autres qui se fait parfois dans la douleur et ici avec une dose d’espoir. BR fr

 

Blue Jasmine (Woody Allen, 2013) :  ♦♦♦

Le début fait craindre le pire avec son univers mondain et le cynisme affiché du metteur en scène qui met à l’honneur la formule Wildienne selon laquelle le cynisme « c’est connaître le prix de tout et la valeur de rien ». Mais peu à peu, construit sur l’évolution de son personnage principal, le film déroule une lente mécanique de destruction, un saisissant portrait de femme brisée. Car, Jasmine, au-delà de l’allure fringante et du vocabulaire soutenu est surtout une femme qui tente de recoller les morceaux d’une vie borderline, axée sur le mensonge, le déni et l’illusion. Cate Blanchett peut aussi bien apparaître prodigieuse comme horripilante, mais c’est le premier sentiment qui a gagné chez moi, parce qu’elle joue finalement sur la palette de nuances, le film s’achevant plus mal qu’il a commencé. Un rôle à Oscar certes, mais aussi de la profondeur. Cela dit je préfère le Allen de Match Point. BR fr

 

La vraie vie des profs (Emmanuel Klotz, Albert Peireira Lazaro, 2013) :  ♦♦

Après leur excellent film d’animation Lascars, le duo s’incruste ici dans un collège pour y décrire le quotidien de gamins de douze ans entre ateliers d’écriture, cours et après-midis passés chez les copains avec les premières bières bues et les premiers baisers échangés. Moins dynamique et percutant que ne l’était Lascars, ce portrait de profs et d’élèves (des gamins de l’âge de ceux décrits dans le film)  est néanmoins assez sympathique parce qu’il met à l’honneur un fantasme qu’on a souvent eu ado: savoir ce qui se passe derrière les cours, dans les coulisses d’une salle de réunion, et aussi un peu dans leur vie. Amusant par moments bien qu’un peu trop long. BR fr

 

Winter’s bone (Debra Granik, 2010)  :  ♦♦

Un portrait d’une Amérique aussi glacial que l’est sa photo hivernale, ses teintes éteintes, sa galerie de personnages d’une austérité déstabilisante. Je le rapprocherais de Boys don’t cry pour le portrait du quotidien, bien qu’ici l’histoire qui tourne autour d’une jeune adolescente (Jennifer Lawrence dans son premier grand rôle, porte ici le film entièrement sur ses épaules) qui tente de retrouver son père disparu a d’autres thématiques : l’absence, la survie d’une famille. D’une noirceur presque irrespirable, un film qui pourrait se voir cmme un film d’horreur social. BR fr

 

Parïs à tout prix (Reem Kherici, 2012)  :  ♦

Comment rendre touchant ce qui à la base est clairement antipathique ? Dans le rôle d’une fashion addict et d’une styliste de mode qui montre toute son arrogance, Reem Kherici dresse aussi le portrait d’une jeune femme qui se retrouve basculée dans la vie d’un petit village marocain dont elle est originaire. Le sel du film est de nous la présenter comme quelqu’un qui ne parle pas l’arabe, n’aime rien d’autre que Paris (et surtout pas le Maroc), se retrouve dans l’illégalité, expulsée et pleurant sur son sort. Si Reem Kherici qui veut tout faire, se démène devant et derrière la caméra, le film se résume à sa scène finale : finalement son petit monde lui plaît tant qu’elle n’est pas prête à faire la moindre des concessions. Banal. BR fr

 

RTT (Frédéric Berthe, 2008)  :  ♦♦

Si la jaquette fait peur et que l’on peut penser que Kad Merad est un comédien qui en fait des tonnes (et tourne trop), cette comédie basée sur le principe de répétition (une voleuse de tableaux s’envole pour Miami et se charge de trouver une mule pour en assurer le transport) est assez bien ficelée même si elle ne révolutionne évidemment rien. J’ai eu un peu de mal avec le personnage de Manu Payet qui ressemble trop à ceux crées par Kad et Olivier pour Mais qui a tué Pamela Rose ? Sympathique. BR fr

 

Touchez pas au Grisbi (Jacques Becker, 1953) :  ♦♦♦

Le premier rôle au cinéma de Lino Ventura. Il joue aux côtés d’un Jean Gabin qui allait tourner Mélodie en Sous-Sol dont on pourrait rapprocher thématiquement le film de Becker, notamment pour la figure du vieux truand en passe de partir à la retraite et qui veut faire un dernier coup d’éclat. Les dialogues, la gouaille font d’abord penser à Audiard, mais il y a aussi la patte de Becker père, le cadre en noir et blanc, ce Paris du début des années 50, les incessantes réparties qui participent du rythme du film sans qu’il y ait de mouvement de caméra ou si peu. Un jeu d’acteurs, physique, entier, dédié au dialogue. La scène des gifles est culte. Le film l’est aussi. DVD fr

 

Blue Crush 2 (Mike Elliott, 2011) :  ♦♦

On ne prend pas les mêmes mais on recommence à surfer sur la vague. Michelle Rodriguez qui était du premier volet n’est plus là car le casting a été repensé pour plaire à une nouvelle génération d’ados auquel le film se destine essentiellement. On part en Afrique du Sud et l’on évoque, en filigrane en tout cas, au début la question de l’intégration des étrangers dans un cadre à l’aspect d’abord idyllique. Même s’il n’est pas frontalement politique, le film évoque souvent par sa photo et ses personnages un monde qui a fantasmé sur la communauté hippie et s’en revendique. Le plus spectaculaire vient des scènes de surf elles-mêmes, pleines d’énergie. Un deuxième volet très sympa. BR fr

 

Dracula Untold ( Gary Shore, 2014) : ♦♦

Même s’il a été conçu dans le moule Hollywoodien, cette relecture de la légende de Vlad L’empaleur aka Dracula est vraiment pas mal du tout dans son genre. Portée par son acteur principal, elle bénéficie d’une mise en scène assez fluide et d’une photo travaillée. Une bonne surprise d’un film que l’on pourrait juger uniquement axée sur l’action au regard de sa jaquette mais qui n’est pas que cela. Exactement l’inverse du Hercules de Bret Ratner : plus d’action, plus d’envie aussi sans doute. BR fr

 

La folle journée de Ferris Bueller/ Ferris Bueller’s day off (John Hugues, 1986) :  ♦

Ce film a eu un écho considérable auprès de la jeunesse américaine puisqu’il est devenu culte. Je n’ai vu ni Breakfast Club ni Une créature de rêve. Je n’en connaissais rien si ce n’est qu’il était encore célébré comme un film emblématique des 80′s  (et inspirera Parker Lewis dans les années 90′s, une série dont je suis fan). Je l’aurais peut-être adoré à a sa sortie, mais avec 28 ans de recul, je n’ai simplement pas du tout accroché au style, à l’écriture ni à l’incessant jeu qui consiste à utiliser le regard caméra. Matthew Broderick dont je ne suis pas très fan en tant qu’acteur est de tous les plans ou presque (mais j’adore son film Disjoncté) , ses amis semblent s’amuser comme des petits fous mais ça m’est complément passé au dessus de la tête sauf la scène du commissariat avec un Charlie Sheen halluciné. BR UK

 

Strella (Panos Koutas, 2008) :  ♦♦

Dans la ville d’Athènes le dur retour à la vie quotidienne d’un homme qui a purgé une peine de prison. Il rencontre une transexuelle et recherche son fils. Un film, dont le scénario, étonnant, ne révèle sa véritable dimension dramaturgique (voire mythologique, ça tombe bien on est en Grèce)  que lors de la chute, une inattendue révélation. Sur le papier, il s’agit typiquement du film qui peut faire peur à des producteurs frileux (univers queer, cabaret de spectacles pour trans, actrice non professionnelle et elle-même trans pré-opératoire, monde interlope) ce dont s’explique le réalisateur en interview. Il fait penser à Almodovar, il a surtout un ton personnel et un sujet que l’on voit rarement à l’écran. DVD fr

Films du mois (Janvier 2015)

Films du mois (Janvier 2015) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

 affiche-les-chaussons-rouges dans Cinéma

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’œuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Wrong Cops (Quentin Dupieux, 2013) :  ♦♦♦♦

Trois flics plongés dans une histoire absurde autour d’un sac contenant des milliers de dollars, le quotidien de l’un d’entre eux qui deale et un homme sur le point de passer l’arme à gauche. Le tout dans un Los Angeles cauchemardesque. Au delà de la thématique absurde du film (vendre de l’herbe dans des poissons, un flic qui s’entête à vouloir faire produire son unique morceau composé au synthé, l’obsession mammaire pour un autre), c’est un film qui tient non pas miraculeusement mais grâce à sa technique, son inventivité et surtout son originalité folle. Peut-être plus encore que Steak, tourné en France, ici avec l’aide impériale d’un Eric Judor dans un rôle de flic qui rappelle le meilleur des Monthy Python, le film pousse toujours plus loin son délire. On se demande ce qui peut bien arriver d’une scène à l’autre. Le bébé dont aurait pu accoucher la rencontre entre Monty Python et un clip d’Aphex Twin. Tv

 

Divergente (Neil Burger, 2014) :  ♦♦

Dans un monde post apocalyptique (dont la description est inquiétante), ultra catégorisé et laissant deviner une menace totalitaire, une jeune femme tente de s’imposer dans une série d’épreuves. Le scénario fait beaucoup penser à Hunger Games même si l’univers visuel est ici fort différent (moins de couleurs flashy, moins de coiffures et costumes délirants). En fait le film a le défaut d’arriver un peu trop tard par rapport à Hunger Games auquel cas il aurait pu rencontrer le même succès fulgurant même s’il n’a pas été un échec au box-office. Il est judicieux d’avoir choisi une inconnue pour incarner le rôle d’une fille qui doit apprendre dans l’épreuve et la difficulté à être soi-même, c’est-à-dire différente. Le travail sur ce sujet, le regard des autres, l’acceptation de soi sont des sujets qui parlent aux adolescents. C’est ma nièce de 14 ans qui se construit en ce moment sa cinéphilie qui me l’a conseillé. C’est un divertissement bien réalisé et joué, agréable à suivre.  DVD fr

 

 Journal intime d’une call-girl (Saison 1, Sue Telly, 2007) :  ♦♦♦♦

Hannah jeune secrétaire devient Belle, une escort girl de luxe le soir (et la nuit) venus, par choix. Une série britannique qui porte la marque des grandes séries : esprit vif, humour à la fois tendre et ironique, le fameux tongue-in-cheek. Ce qui fait l’originalité de cette série, outre son sujet (souvent abordé au cinéma mais pas si souvent à la télé) c’est la dédramatisation sans tomber dans l’angélisme, la démystification sans écorner l’image d’une profession dont tout le monde parle avec parfois plus ou moins de gêne, l’utilisation aussi du regard-caméra prisé dans le cinéma qui donne un sentiment vertigineux d’immersion et de prise de parole avec le spectateur comme témoin. C’est bien une femme indépendante, libre et la tête sur les épaules dont le portrait nous est croqué ici, avec la révélation fracassante de Billie Piper, stupéfiante de naturel dans un rôle pas si simple que cela. On y parle de sexe (tarifé) bien sûr, d’amour, d’amitié, de plaisir aussi, de GFE, de SM, de tendresse également. Je ne suis habituellement pas très série (c’est un cadeau) mais là j’ai regardé la première saison d’une traite complètement emballé par le ton, l’énergie et le dynamisme de cette petite perle de série british. Un futur grand classique. DVD fr

 

Mea Culpa (Fred Cayé, 2014) :  O

Pourtant amateur des films d’actions/noir de Fred Cavayé qui ne m’avait jusqu’à présent jamais déçu, je suis complètement resté en dehors de son dernier, Mea Culpa, qui lorgne beaucoup trop dans son ambiance sur le cinéma de Olivier Marchal et Michael Mann pour la tentative de montrer les natures taciturnes et les renoncements. Un portrait de deux flics (je ne crois pas avoir vu Vincent Lindon plus mauvais récemment)  qui baigne dans les clichés, le déjà-vu et bien sûr le portrait de mafieux originaires d’Europe de l’Est (c’était croqué de façon beaucoup plus dynamique dans Taken). Non, vraiment, une déception. BR fr

 

Sea, NO Sex and Sun (Christophe Turpin, 2012) :  ♦♦♦

Les parcours croisés de trois hommes (un jeune homme de 17 ans, un trentaine et un cinquantenaire) qui se retrouvent au même endroit, à Carnac, en Bretagne pour les vacances de juillet. L’un essaie de séduire une fille de son âge, l’autre vit avec nostalgie sa paternité et le dernier tente de retrouver ses émois de la vingtaine. L’intérêt du film, qui propose de sortir de Paris pour aller se promener en Bretagne est de montrer des hommes mûrs qui séduisent des femmes qui pourraient être leurs filles et des jeunes filles qui flirtent avec des hommes qui pourraient être leurs pères. Çà m’a rappelé, et c’est touchant, mon été 94 avec un flirt d’Été qui m’a marqué pour toujours, de ces moments qu’on oublie jamais. Une belle réussite comique, drôle, bien croquée avec de bons acteurs. BR fr

 

American Sexy Phone (Jamie Travis, 2012) :  ♦

Une jeune femme se fait plaquer par son mec, retrouve une ancienne connaissance de fac et se lance dans l’aventure du téléphone rose. Si American Pie abordait à sa manière la perte de la virginité, ce American Sexy Phone essaie plus de quinze ans après de faire parler les filles sur leur sexualité, avec en fil conducteur le téléphone rose. Malgré sa volonté initiale de parler franchement de sexe (à moins que non en fait), le film est surtout très prude notamment par la caractérisation des personnages secondaires, restant totalement à la surface des choses et flirtant avec un ton moralisateur (oh mon dieu, un téton dans une scène de bain, le téléphone rose au final c’est quand même un peu sale). Bref, une comédie potache et peu emballante. Reste le génial numéro über gay d’un Justin Long qui s’amuse et qui mériterait presque à lui seul le visionnage. BR fr

 

L’odyssée de Pi (Ang Lee, 2012) :  ♦♦

L’histoire d’un jeune indien qui quitte son Inde natale pour tenter de rejoindre le Canada par la mer. L’histoire, celle du conte nous ramène aux récits de notre enfance faits d’émerveillements, de faunes sauvages, de destins personnels et universels. Ce que montre cet Arche de Noé moderne qui fait croiser l’univers de Robinson Crusoé à celui de Seul au monde (2001), c’est l’acte de foi quand le ciel tombe littéralement sur la tête (ici avec deux tempêtes), le courage face à l’épreuve et la toute puissance de la croyance (en l’autre, en Dieu). Un film qui n’est pour autant absolument pas prosélyte, bénéficie de beaux effets spéciaux et de décors travaillés. Seul reproche : une deuxième partie moins exaltante que la première, et un rendu HD auquel je ne m’habitue décidément pas. Un beau film auquel il manque cependant une étincelle pour m’emballer . BR Fr

 

It’s a wonderful afterlife (Gurindher Chada, 2011) :   ♦

Une comédie assez amusante dans son premier tiers qui convoque la comédie romantique et le fantastique. Mais la mise en scène peu inspirée ne permet pas vraiment au film de décoller. Il reste Shabana Asmi (qui fit scandale dans le ciné indien des 70′s), le bhangra bien sûr et la description d’une petite communauté punjabie dans le quartier Southall de Londres. On est tout de même loin de la meilleure veine comique du cinéma d’outre-manche même si le film se permet un petit hommage à Carrie dans le final. DVD UK

 

Anna M (Michel Spinosa, 2008) : ♦♦♦♦

La lente et délirante déréliction d’une jeune femme persuadée d’être aimée par un médecin qui a pris soin d’elle après un accident. Dans le rôle titre, Isabelle Carré dépasse non seulement l’entendement mais aussi les superlatifs, avec une interprétation digne de Isabelle Huppert à son sommet et même Patrick Dewaere au moment de Série Noire. Le film, davantage qu’un mélo, est un vrai film d’horreur qui traite de cette incapacité à regarder la réalité des choses, la faculté démentielle de s’inventer une histoire d’amour qui ne peut être que platonique. C’est aussi un film qui traite du harcèlement au féminin, renversant la thématique de l’homme harceleur et ce jusqu’au vertige, notamment dans le plan final. Un film terrifiant par rapport à ce qu’il raconte. DVD fr.

 

All in good time (Nigel Cole, 2011) :  ♦♦

Une comédie so british avec cet accent caractéristique que j’adore, sur un couple de jeunes gens NRI( les Non Resident Indians), qui vivent en Angleterre et célèbrent leur mariage (d’amour, contrairement au sujet de nombre de films en hindi qui montrent des mariages non désirés et une romance avec deux personnages principaux et un tiers) dans un environnement bruyant. Plus que le sujet du choc entre modernité et tradition, entre aînés et jeunes générations, c’est surtout la perte de virginité dans l’acte d’amour qui contrarie nos héros. Jusqu’à la toute dernière scène, dernier plan, où le visage du père montre une émotion non feinte. BR UK

 

Mais qui a (re)tué Pamela Rose ? (Baroux/Meard, 2011) :  ♦♦♦

Je trouvais déjà le premier très bon. Le duo Baroux/Meard se donne une fois de plus en spectacle dans cette comédie qui sacre le non-sens, l’absurde pendant une heure trente. L’absurdité se retrouve dans les dialogues, la mise en scène et aussi les sous-titrages, le film étant une avalanche de running gag qui fonctionnent très bien à partir du moment où l’on accroche au ton singulier du duo.  Et contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord faire un film qui se base autant sur le délire dans le non sens demande une grande rigueur d’écriture, de direction d’acteurs. BR fr

La porte du Paradis/Heaven’s Gate  (Michael Cimino, 1980) :  ♦♦♦

Une évocation de l’histoire des Etats-Unis, où se mêlent  le syndicalisme, une romance à deux contrariée par un tiers, la vague d’immigration en provenance d’Europe et le massacre qui en découle, le tout sous la caméra de Michael Cimino qui sortait du triomphe public et critique de Voyage au bout de l’enfer. J’avais entendu parler du film depuis 15 ans et attendais de pouvoir le découvrir en version intégrale, l’œuvre ayant été régulièrement charcutée, présentée dans des versions remontées, en VF, etc. La première partie du film est fascinante tant par l’ampleur de son ambition (visuelle et du point de vue du scénario), avec une des plus belles séquences d’ouverture de l’histoire du cinéma (les quarante premières minutes avec Le beau Danube Bleu) que par la maîtrise de sa mise en scène. La dernière heure m’a un peu moins emballé, trouvant quelques longueurs et langueurs. C’est aussi l’histoire d’un échec public monumental et un cas atypique d’un film dépassé par ses ambitions au point de faire tourner définitivement une page d’un mode de production hollywoodien. On peut le voir comme un chef-d’œuvre : je l’ai vu comme un très bon film mais pas un film qui m’a bouleversé, même si sa première partie est admirable. Superbe travail éditorial et de restauration de Carlotta. BR fr (Version restaurée intégrale de 217 min)

 

Les enchaînés / The Notorious (Alfred Hitchcock, 1946) :  ♦♦♦

Derrière la trame sur l’espionnage (tourné après la Guerre), une belle histoire d’amour contrariée entre une femme dont le père a été lourdement condamné et un agent des services secrets. Le glamour des stars de l’époque et du couple principal, l’élégance de la mise en scène et sa virtuosité dans les moments clé (notamment toute la dernière partie avec les bouteilles de vin) sont la marque d’un réalisateur ici dans sa période avec la RKO. Hitchcock n’a pas son pareil pour faire naître le suspens, cadrer sur les visages en créant le doute, l’émotion. Pas son film le plus essentiel mais une belle démonstration de maîtrise technique et narrative. DVD fr

 

Planes (Kay Hall, 2013) :  ♦

L’itinéraire d’un avion rookie qui gravit petit à petit les échelons lors d’une course organisée aux quatre coins du monde. En compagnie de vieux « routiers » et de comparses parfois retors. Pixar nous a habitué à mieux avec ses précédentes productions. Ce n’est pas tant la faute à la technique (même si Dreamworks avc les deux Dragons le surpasse), mais plutôt à l’histoire ici narrée, loin d’être originale avec rebondissements et bons sentiments prévisibles. Un petit Pixar qui fait parfois sourire mais qui n’impressionne guère. BR fr

 

 The Tempest (Julie Taymor, 2011) :  ♦♦

Adaptation par Julie Taymor (qui avait déjà adapté Titus) de la dernière pièce de Shakespeare. Le film mêle effets spéciaux et rêverie/bizarrerie poétiques, en mettant surtout en avant un personnage principal féminin à la place de celui de la pièce. Le film part parfois dans délires visuels qui jurent avec le texte, mais il reste justement l’essentiel, le texte du dramaturge, comme souvent, superbe. BR fr

 

Les Chaussons Rouges/The Red Shoes (Michael Powell/Ernest Pressburger, 1948) : ♦♦♦♦♦

L’exigence dans l’art, la figure du Pygmalion qui façonne son égérie jusqu’au vertige amoureux délirant, les contraintes liées à la passion, qu’elle soit professionnelle, artistique et/ou personnelle. D’une richesse thématique étourdissante, Les chaussons rouges fait montre de la même splendeur par son traitement visuel, l’utilisation d’un Technicolor qui est selon Scorsese et il n’a vraiment pas tort, le plus beau de l’histoire. La montée en crescendo de l’intrigue accompagnée par l’alchimie entre la musique et le son, la mise en scène, la direction d’acteurs et les séquences de chorégraphies conduit à un final qui rappelle le Black Swan de Daronofsky, ou plutôt c’est ce dernier qui s’en est copieusement inspiré pour son film. Le plus stupéfiant c’est de constater que ce film a quasiment 70 ans et qu’il n’a pas pris une ride. La restauration est superbe, mais il y a aussi le film en lui-même : une déclaration d’amour au cinéma et au-delà à tous les artistes et à leur investissement. BR fr

 

Robot (Shankar, 2010) :  ♦♦♦

La première heure et demi est formidable, voire même magistrale. Il y a une véritable alchimie entre Rajnikanth (superstar en Inde du Sud, dont la seule évocation à l’écran met en transe des millions d’indiens dès que le générique apparaît, c’est le Amitabh Bachchan de l’Inde du Sud)) et Aishwarya Rai (qui a tourné pour le ciné hindi et aussi tamoul). Les deux semblent s’amuser comme des petits fous avec cette histoire d’intelligence artificielle, d’émancipation de la machine face à son créateur. L’univers est riche (les chorégraphies superbes), l’humour est là, la narration est fluide. Et puis, petit à petit le film lorgne du côté de Terminator 1 et 2, perdant un peu de son originalité au profit d’un déferlement d’action bigger than life (le final de vingt minutes qui ressemble à Transformers). C’est un peu dommage de céder à ce trop plein, mais la première partie est tout de même sacrément pêchue. BR UK (ici version hindie sous-titrée anglais, le film ayant été tourné en tamoul)

 

Outback (Jonathan Norton, 2009) :  ♦♦♦

Un film sorti de nulle part ou plutôt tout droit de l’Australie et du bush profond. Une histoire terrible sur une famille qui dégénère dans le meurtre gratuit et qui renferme de lourds secrets. Une oeuvre qui rappelle ce que donnaient Poursuite Mortelle et Sirens deux séries B elles aussi ultra efficaces : c’est sec comme un coup de trique, cadré au cordeau, assez frontal et bénéficiant d’une très belle photo avec tournage en décors naturels. Percutant, même si on sent que certains acteurs sont moins dirigés ou moins bons que d’autres. Probablement le BR le plus limité du marché français : une simple choix de versions et…c’est tout. Même pas de chapitrage, et encore moins de bonus. BR fr

 

Une femme mariée (Jean-Luc Godard, 1964) :  ♦

Godard filme une femme mariée qui hésite entre deux hommes. Une parabole sur la fidélité, le mariage, l’amour au style très aride, filmé en noir et blanc où des images parfois superbes côtoient des moments frôlant la démonstration de poseur avec tout un discours sur l’art, la création porté par une voix off qui se veut dissonante (images ne correspondant pas à ce qui est raconté). Le noir et blanc est beau, certaines images sont fortes, mais je préfère le Godard de Vivre sa vie, Le Mépris ou Pierrot le Fou, plus colorés, plus fous, plus créatifs aussi. Là je sens trop le théoricien cinéaste.  DVD Uk

Films du mois (Décembre 2014)

Films du mois (Décembre 2014) dans Cinéma Cinema

 

Film du mois

Image

 

Films vus

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

 

Vivre pour vivre (Claude Lelouch, 1967) :  ♦♦

A la fin des années 60, Lelouch croque la vie d’un couple qui ne s’aime plus et surtout le portrait d’un reporter doué dans son métier mais lâche en amour, trompant sa femme et multipliant les aventures au gré des reportages. Pas le film le plus essentiel de son réalisateur, mais une chronique douce-amère qui parle de manière franche d’un sujet délicat. Très beau DVD. Et une interview intéressante en bonus. DVD fr

Maléfique/Maleficent (Robert Stromberg) : ♦♦♦

Une version de la Belle au bois dormant dominée par la présence fascinante d’Angelina Jolie qui ne fait pas que vampiriser l’écran mais porte une très large partie du film sur ses épaules. L’univers convoque le merveilleux, l’imaginaire et l’onirisme et si l’on peut regretter certaines créatures qui ont un côté un peu trop plastique, c’est l’évasion qui prédomine soulignée par une action bien menée. Un conte très réussi. Br fr 3D

 Crazy Night (Shawn Levy, 2008) :  O

L’humour et surtout sa réception c’est quelque chose de subjectif. On peut adorer Louis de Funès pour les mêmes raisons qui font que d’autres le détestent. Ici, un couple qui se dit lui même banal décide de sortir dîner à Manhattan dans un restaurant très huppé. Ils s’incrustent et s’ensuit une série de péripéties qui se veulent drôles voire hilarantes. Je n’ai rien contre le duo d’acteurs, mais j’ai trouvé l’histoire très conventionnelle (le rendu vidéo HD horrible)  et surtout j’ai décroché peut-être un ou deux sourires en 1H40. Je préfère largement l’humour absurde d’un Dumb and Dumber, car ce Crazy Night se passe effectivement de nuit, mais n’a absolument rien de Crazy. BR fr

Predestination (Les Frères Spierig, 2014 ) :  

Les réalisateurs d’Undead, une pétite série B horrifique sorti il y a dix ans se retrouvent à Hollywood pour filmer une aventure de science fiction sur les passages temporels, épaulé par Ethan Hawke. Le plus intéressant dans ce film, ce n’est pas le voyage dans le temps, les failles spatio-temporelles et le visuel, c’est cette étrange ressemblance qu’entretient son héroïne principale avec Léonardo Di Caprio, tout du moins le Di Caprio du milieu des années 90. Pour le reste c’est assez sommaire dans sa réalisation et j’ai trouvé le temps un peu long. BR fr

Poltergeist (Toobe Hooper, 1980) :  ♦♦♦

Je ne l’avais jamais vu mais ce film était lié à un souvenir d’enfance en passant devant le vidéoclub et me demandant ce qui se cachait derrière la mystérieuse jaquette d’une enfant devant un poste de télé. C’est une oeuvre bicéphale qui est un exemple de collaboration artistique entre deux artistes aux univers différents, à savoir Spielberg et Hooper. Ce n’est pas la même chose que le duo Pressburger/Powell, mais l’un et l’autre se complètent avec l’horreur pure de l’un (Hooper) et la sens du merveilleux, du conte chez l’autre (Spielberg). C’est en somme la matrice contemporaine du film de maison hantée, après l’original de Wise en 1959. Un poste de télévision, une famille et des interventions surnaturelles. Il n’en faut pas plus à Spielberg pour écrire un script sur la peur enfantine, sur les revenants. Hooper nous gratifie de quelques plans gores inattendus (qui justifient l’interdiction aux moins de 16 ans). Un film qui possède ce charme fou des films à effets spéciaux bricolés avant l’arrivée une décennie plus tard du tout CGI. Le DVD est très minimaliste : chapitrage, choix des langues, et c’est tout. DVD fr

Lucy (Luc Besson, 2014) :  ♦

Luc Besson voit large et ambitieux dans son script new age (les pouvoir infinis,  l’intelligence artificielle, la terre, l’expansion de l’univers) mais combine curieusement le minimum syndical dans le traitement visuel de son film qui convoque le cinéma contemporain coréen, le blockbuster américain et les franchises françaises (dont Taxi pour les poursuites). Un film hybride, au ton solennel et moralisateur (les stock shots documentaires appuient cette idée), naïf et roublard. Et surtout dénué d’émotions. BR fr

Ishaqzaade (Habib Faisal, 2012) :  ♦

L’opposition clanique, les élections, la jeunesse confrontée à l’aspect réactionnaire des doyens, c’est le cœur du film de cette œuvre indienne produite par Aditya Chopra qui met en scène deux jeunes comédiens débutant peu convaincants. Dès l’intro le film hurle son souhait de différence tout en s’adressant à un public conquis d’avance : les jeunes locaux dynamiques de Mumbaï, mais aussi les NRI qui souhaitent s’embrasser sur la bouche sans complexe (ce qui n’était pas le cas dans les 70’s). Très inégal, un peu hystérique et déjà vu. BR indien

Nos Meilleures Vacances (Philippe Lellouche, 2013)  :  O

C’est pire que ce que je craignais au regard de la jaquette retouchée jusqu’à l’excès, mais j‘étais curieux. Les vacances en Bretagne d’une bande d’amis parisiens garde justement ce côté énervant de parisianisme regardant le villageois avec une certaine condescendance dans le propos (tout ce qui n’est pas parisien est étranger). Seuls demeurent assez bien croqués ces moments de découverte pré adolescente, premiers baisers doux, innocence et heureuses découvertes. Tout sonne faux à commencer par les postiches et les costumes qui ont ce côté « reconstitution » forcée. BR fr

Le cerveau (Gérard Oury, 1969)  : ♦♦

Cela commence comme une comédie façon swinging London, puis la comédie déroule son intrigue s’affichant le luxe de se faire côtoyer Bourvil, Belmondo et Niven au casting. C’est un film assez entrainant qui lorgne même du côté de La Panthère Rose de Blake Edwards, avec un comique de situation qui émerge de l’énormité du détail (ici la panthère et le décor de la maison qui s’écroule). Un film ancré dans les 60’s, mélangeant bonne humeur, détente et divertissement. Du cinéma d’artisan en somme. Admirable restauration HD.

Seuls Two (Eric et Ramzy, 2008) : ♦♦

Paris, deux hommes. Seuls au monde ou presque. Le scénario est amusant mais pas sur toute la longueur, avec une histoire qui est surtout prétexte à l’abattage du duo principal qui reprend le comique de péripéties et le sens de la répartie. Sympathique mais un peu trop long pour tenir la distance.
BR fr

Les Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2014) :  O

Ce n’est pas tant l’humour, l’ironie, le ton au second et troisième degré qui m’ont agacé dans ce film de science fiction mais davantage son esthétique, ses costumes et sa soif d’en mettre plein la vue. Au bout d’une demi-heure je savais que cela ne me plairait pas tant j’ai trouvé le bestiaire vite repoussant. Idem pour le choix des couleurs et ces incessants changements de format vidéo passant du Scope au 1.85:1 lors des scènes d’action. Je préfère largement les originaux de Star Wars dont l’univers et l’imaginaire me parlaient beaucoup plus. BR fr 3D

La planète des singes (Matt Reeves, 2014 :  O

L’intérêt de la nouvelle version de 2010 résidait dans la multitude de rebondissements, l’affinement des caractéristiques des personnages, un rythme soutenu. Tout l’inverse ici, d’abord dans le choix d’un format 1.85:1, d’une 3D quelconque et surtout d’une mise en place d’intrigue s’étirant au-delà de l’heure. Un blockbuster qui contredit l’effet de surprise du premier volet et qui  provoque l’ennui. Très oubliable. BR fr 3D

Stars 80 (Frédéric Forestier, Thomas Langmann, 2012)  :  ♦

La troupe des années 80 composée, entre autres de Desireless, Jean-Pierre Madère, François Feldman, Début de Soirée, Emile et Images se reconstitue pour une tournée à travers toute la France. L’ironie du début qui veut qu’elle soit refusée partout – y compris par le producteur Valery Zeitoun- laisse ensuite la place à un film très lisse, comme en pilotage automatique. Jean Luc Lahaye semble être celui qui s’amuse le plus de son image. Divertissant même si très mineur, racontant en filigrane cette gageure de ne pas se moquer des artistes et du public qui les aime tout en montrant des chanteurs qui apparaissent en playback et chantent toujours le même tube.  BR fr

Kebab Connection (Anno Saul, 2005) :  ♦♦

Une comédie allemande qui décrit les relations entre une jeune fille allemande et un jeune homme turc dont elle est amoureuse et dont elle attend un enfant. La peur de l’engagement, la responsabilité de la paternité, les tensions inter-religieuses sont au cœur de cette sympathique comédie allemande tournée à Hambourg. Avec une dose d’humour, des répliques amusantes, un peu de karaté et surtout du döner. Acheté il y a quelques années à Amsterdam sur un marché je le gardais bien au chaud en attendant de le découvrir. DVD Benelux.

Crawlspace (Justin Dix, 2010) :  ♦♦

Depuis Alien et plus récemment Cube, enfin il y a de cela déjà une quinzaine d’années l’enfermement est propice à décrire toutes les peurs, qu’elles soient de nature biologique et ou guerrière. Ici on se retrouve avec une troupe de soldats coincés sous la terre. Ambiance poisseuse, cadrage au cordeau qui en font un film loin d’être original mais correctement ficelé. Je me suis aussi demandé si l’orange des costumes de certains personnages n’étaient pas au regard du film une métaphore sur les prisonniers de Guantanamo et le sort qui leur est réservé. BR fr.

20 ans d’écart (David Moreau, 2013) :  ♦♦♦

Une comédie romantique qui met en scène un jeune étudiant en architecture et une rédactrice de mode de vingt ans son aînée. Un film drôle, enlevé sur les dessous (impitoyables, mais ce n’est pas une suprise, ils étaient bien  décrits dans Le Diable s’habille en Prada) de la mode et sur le sentiment amoureux entre un homme naïf, maladroit mais touchant qui met du peps et de l’originalité dans la vie d’une future (quadra) incarnée par une pétillante Virginie Efira. Il est d’ailleurs amusant de la voir jouer à ce point sur son image, tandis que Pierre Niney excelle dans son rôle (et a tout le talent pour devenir un grand acteur). DVD fr

La Belle et la Bête ( Christophe Ganz, 2014) :  ♦

Au mystère et à l’onirisme du film de 1946, Christophe Ganz préfère la toute puissance des CGI et des décors (époque oblige). Si je ne n’aime pas trop le film de 1946 je lui reconnais un très beau maquillage et une belle utilisations des trucages d’optique. Ici, cette relecture du film de Cocteau propose plus de rebondissements et d’action mais moins de mystère. Léa Seydoux m’a paru trop jeune pour le rôle et Vincent Cassel grimé par  les effets spéciaux ne fait pas peur. Je n’ai compris la présence des géants de pierre qui ajoute du spectaculaire là où ce n’était pas nécessaire. Br FR

Reflets dans un œil d’or (John Huston, 1967) :  ♦

Deux heures ou presque de frustrations sexuelles, de sous-entendus et d’énergie érotique (négative) dans ce film qui convoque la psychanalyse en décrivant les relations entre trois personnages : une femme, un soldat voyeur et un officier gradé. La photo est belle, Marlon Brando ne fait rien mais reste monstrueux de charisme, mais le film est d’une langueur qui a finit par me décourager au bout d’une heure. Et le Blu-ray affiche une image au contraste trop mou, donnant l’impression de voir le film avec un voile constant.. BR fr

Stuck (Stuart Gordon, 2009 : ♦♦

L’enchaînement de péripéties, la tension nerveuse, l’ironie cinglante qui culmine dans le final grand guignolesque font de cette série B un conte métaphorique sur l’horreur quotidienne celle qui s’immisce et qui montre une certaine forme de lâcheté derrière le masque apparent de la tranquillité et la sociabilité. C’est signé Stuart Gordon un maître du genre à qui l’on doit Re-Animator.  Je me demande néanmoins ce que ça aurait pu donner avec Brian Yuzna aux commandes (réalisateur du formidable Society). BR fr

 

Supercondriaque (Dany Boon, 2014) :  ♦♦

Dany Boon s’appuie sur un sujet (l’hypocondrie) pour dérouler sa mécanique comique qui fonctionne bien dans le premier tiers et rebondit ensuite avec la fausse usurpation d’identité. C’est rythme, assez drôle parce qu’il en fait des tonnes, tout en mimiques, expressions et joue aussi avec la représentation des Balkans, de la guerre civile et des imbroglios. Le film rappelle un peu par moment et j’ignore s’il l’a vu Rab Be Bana Di Jodi sur la thématique de l’identité usurpée ou plutôt du masque que l’on porte pour éviter d’être soi-même tout en désirant l’amour de l’autre. Et Alice Pol est vraiment très charmante. BR fr

Made In USA (Jean-Luc Godard, 1966) :  ♦

Godard signe un film conceptuel comme il a souvent eu l’occasion de le faire, s’appuyant sur la puissance visuelle de son film pour entraîner son héroïne et égérie Anna Karena aux U.S.A. Le film mêle politique (en plein conflit du Vietnam et avant Mai 68), discours sur l’image et le son -avec cette voix-off omniprésente-, trouvailles visuelles (le mot liberté criblé de balles), et ces panneaux typographiques qui seront plus tard par Gaspar Noé. C’est visuellement beau (photographie superbe), très pop, mais le propos peut paraître aussi un peu obscur et laisser de marbre d’autant que l’héroïne n’a pas vraiment le beau rôle. DVD UK

La Chasse (Thomas Vinterberg, 2011) :  ♦♦

Le film de Thomas Vinteberg remarqué et salué à Cannes en 1998 avec Festen (son meilleur film),  est l’histoire d’un mensonge perpétré par une enfant qui met en vrac la vie d’un adulte travaillant auprès des enfants dans une crèche. Quelque peu prévisible, le film fait lentement monter une pression qui concentre l’énergie du désespoir de l’anti-héros vers une conclusion percutante. C’est bien interprété, cela rappelle aussi Les risques du métier de Cayatte, a photo est superbe (et le Blu-ray tout autant), mais au final je préfère la noirceur de Festen et le propos de ce dernier. BR f

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