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C’est arrivé près de chez vous

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Il y a un peu plus de quinze ans je découvrais ce film et par la même occasion un acteur belge du nom de Benoît Poelvoorde qui allait accompagner quelques unes des belles découvertes cinématographiques de mon adolescence. C’est arrivé près de chez vous a été tourné en 1991 et est sorti au cinéma au mois d’août 1992. Je ne l’ai découvert que trois ans et demi plus tard, quasiment par hasard. Voici comment.

Entre 1990 et 1998, sur quasiment dix ans, j’ai regardé beaucoup de films, d’horizons divers. La plupart des films vus l’étaient par le biais de visionnages chez quelques copains, mais aussi et principalement au vidéoclub du coin, une petite épicerie que connaissait bien rêveur. C’était chez elle, chez la libraire qui faisait à la fois de la vente de petits bonbons, de livres, la presse, le tabac et la vidéo que je pouvais me faire des week-end ciné avec en moyenne quatre à cinq films vus par jour durant trois jours. Je n’avais pas Canal+ et seulement les 5 chaines de la télé.

En 1995 j’étais allé faire une petite visite dans un tout petit vidéoclub de campagne. A l’époque on louait pour 50 frs le film, à rapporter soit dans la journée soit le lendemain. En me baladant dans les rayons aucun film n’attirait véritablement mon attention, jusqu’à ce que j’entende une conversation du vendeur qui parlait de C’est arrivé près de chez vous en ces termes, alors que je n’en avais évidemment jamais entendu parler :

 » Ce film là ? Mouais je vous le déconseille, la jaquette vous donne déjà une idée non ? Disons que c’est un vrai documentaire sur un tueur qui a été filmé et c’est clairement à ne pas mettre devant tous les yeux. Je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé, mais ce mec est un malade ». Le vendeur faisait clairement passer une œuvre de fiction pour un snuff que l’on aurait retrouvé. Autrement dit un film de cinéma transformé en document illégal, ou en tout cas au parfum de souffre.

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Bien entendu, j’ai été intrigué par ce court échange qui m’a orienté vers la fameuse jaquette (non censurée). En me voyant le vendeur avait aussi envie de me foutre la trouille et espérais peut-être que je ne le prendrais pas. Pourtant c’est ce que je fis en lui présentant au comptoir. « Honnêtement je vous le déconseille, mais après vous faîtes ce que vous voulez…avec l’aval de vos parents ».  Je dois confesser être rentré assez fébrile et surtout très curieux. Je ne connaissais pas le cinéma alternatif ni underground, tout juste avais-je vu quelques films d’horreur, mais là il s’agissait de quelque chose qui semblait réel, pris sur le vif. Sans trucage. Donc terrifiant. Je me rappelle parfaitement de la jaquette et de son verso qui montrait des images qui ne sont pas incluses dans le film au final mais qui laissaient entendre que c’était très violent.

A l’époque il n’était pas encore question de DVD ou de Blu-ray. C’était donc la cassette qui était le moyen le plus rapide (bien qu’assez onéreux, puisque je faisais des économies pour pouvoir me louer des films sur mon argent de poche) pour pouvoir découvrir des films, des OVNIS parfois, des films aussi devenus cultes qui avaient ce goût d’interdit (comme Ozone, un film gore américain hallucinant aux couleurs délavées). Une fois que j’enfournais la cassette dans le magnétoscope je ne m’attendais pas à pareil choc. Ce fut ma première expérience de cinéma dans le style documentaire, dans l’humour noir (après les dessins de Serre), et dans l’aboutissement d’un fond bouillonnant et d’une forme réfléchie, croisement de reportage télé et de cinéma underground.

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C’est arrivé près de chez vous est devenu culte pour beaucoup de monde. C’est un des rares films dont chaque scène peut être citée individuellement comme une pièce maîtresse d’un humour très noir et très drôle, corrosif, cynique, jubilatoire. On y suit les pas de Ben, un tueur à la semaine qui tue des « petites gens », et se laisse filmer par une équipe de télévision. Tout y passe : les personnes âgées, les femmes, les hommes, les enfants, les étrangers. Certains dialogues ont été repris des années plus tard. Benoît Poelvoorde s’est fait un nom et a assuré avec ce premier film une carrière bâtie sur des rôles audacieux.

La première fois que j’ai vu le film je ne suis pas allé jusqu’au bout. J’ai été terrifié par la scène de la salle de bains chez la famille qui habite dans le quartier résidentiel, lorsque le personnage de Ben demande s’il se rappelle du Vieux Fusil avec Philippe Noiret. La tête tapée contre le lavabo m’a profondément choqué au point que j’ai arrêté la lecture. Quelques minutes plus tard je suis parti me coucher mais je n’ai quasiment pas dormi de la nuit, me disant que tout cela était « vrai » puisque le film semblait le montrer et surtout que le vendeur au vidéoclub disait donc lui aussi « une » vérité.

C’est la première fois que j’ai compris qu’un film pouvait reproduire le réel sans l’être authentiquement. Evidemment, tout est truqué dans les scènes de meurtre, mais le réalisme cru du film m’a fait penser le contraire au premier visionnage, si bien que j’ai cru que Ben était vraiment Ben, et pas un acteur. J’ai revu le film il y a quelques jours sur Youtube. Il n’a rien perdu de sa force magistrale, de la puissance de son propos (même si ce n’est pas un conte moralisateur), la performance des acteurs est fantastique, en particulier Benoît Poelvoorde, 27 ans à l’époque qui crève l’écran.

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C’est arrivé près de chez vous est aussi un de ces films qui est sorti sur quasiment tous les formats vidéos de son époque : en cassette, en Laserdisc, en DVD puis en Blu-ray. Il a reçu le Prix Très Spécial à Cannes en 1992 (Seul contre tous l’aura en 1998) qui récompense le film le plus original et audacieux des sections parallèles. Il m’a fait découvrir un genre (le faux docu), un acteur, un cinéma (le cinéma comique belge), et m’a fait réfléchir sur le sens des images et du propos. C’est un immense film.

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Les Victoires de la musique 2014

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C’était un triomphe, un plébiscite. C’était écrit, annoncé partout. Les Victoires de la musique 2014 seraient celles de Stromae. il n’a pas déjoué les pronostics, et il n’est pas reparti bredouille. En remportant trois trophées dans les catégories reines (Meilleur clip, Meilleur album de chansons, Meilleur interprète masculin) sur quatre possibles, Stromae a volé la vedette aux autres artistes et a été omniprésent sur scène comme dans les esprits, au point qu’il a généré beaucoup de commentaires et de tweets. Trop même

C’est aussi le sacre d’un raz-de-marée commercial, Stromae ayant vendu 1,5 millions d’albums, ce qui n’était pas arrivé dans l’industrie du disque depuis au bas mot dix ans. Seul Johnny Hallyday a soufflé le prix de la meilleure chanson pour 20 ans et pour une chanson qui n’était justement pas « formidable ». Mais voilà, un petit peu de Johnny ça fait du bien.

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La soirée a surtout été illuminée par trois performances sur scène qui ont pu faire découvrir au plus grand nombre trois groupes, plus précisément deux et une artiste solo. Catsontrees, La Femme et Hollysiz. Il se trouve, que ces artistes étaient nommés dans la catégorie d’Album révélation, et que très honnêtement et très objectivement, tous auraient pu remporté le trophée, parce que leurs albums sont justement excellents, qu’ils soufflent un vent de fraîcheur revigorant sur la pop française et qu’ils ont chacun à leur manière apporté de la nouveauté à la musique française. J’ajouterais également Christine and The Queens avec sa belle mélopée dreampop

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La salle du Zénith était peut-être un peu grande pour le duo toulousain, qui a porté hier soir Sirens Call au-delà de son cadre intimiste et de sa pop ici soulignée par les arrangements et les orchestrations du meilleur goût. Nina et Yohann se sont bien amusés sur scène, et comme je l’écrivais en tweet, la pop c’est parfois simple : une batterie, un piano, une voix (des chœurs) et des orchestrations. En tout cas cette performance leur a permis de se faire connaître un peu plus du grand public et surtout de se faire découvrir par d’autres personnes qui n’auraient pas encore tenté l’aventure.

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La prestation de HollySiz elle était très bonne sur son Come back to me, pépite électro/rock, parcourue de frissons 80′s. Cecile a su jouer de son charme et du naturel de son chant.

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Celle de La Femme était millimétrée, à la fois rétro dans ses costumes et ultra moderne par le son, la lumière, et la chorégraphie. On sentait un vrai boulot de mise en scène, d’atmosphère, pour ce groupe qui a livré un premier album génial justement remarqué l’année dernière. C’était visuellement fort et totalement original, bien loin d’une prestation lisse, même si je n’aurais pas été contre une interprétation de « Si un jour » . D’ailleurs les prestations de chacune et chacun ont repris les univers visuels des différents artistes.

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Stromae a effacé quelque peu les performances masculines sur scène en interprétant rien moins que deux titres de suite. Etienne Daho classe, élégant et très discret a joué de son charme cinquantenaire. Julien Doré s’est amusé avec Adamo en hommage à ses 50 ans de carrière.

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Dans la catégorie musique électronique c’est Kavinsky qui remporte le trophée. Je n’aime pas particulièrement sa musique, et ce n’était pas le meilleur des trois albums. Gesaffelstein a livré un album au son percutant, pêchu, beaucoup plus ancré dans les années 2010, plus proche de Daft Punk en tout cas période fin 90′s alors que Kavinsky vogue dans les eaux 80′s, et remporte surtout son succès grâce à la BOF de Drive de Winding Refn. A vrai dire, je n’aurais pas été contre la présence de Kadebostany, mais il se trouve qu’ils ne sont pas français mais suisses. Sauf qu’ils ont livré l’un des meilleurs albums électro de 2013 à mes oreilles, le très bon Pop Collection.

Ou même celle de Carpenter Brut qui a livré un EP II très travaillé et prenant.

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Victoire de la musique pour Vanessa Paradis accompagnée par Benjamin Biolay, qui a elle aussi reçu les honneurs et pas mal de commentaires au sujet de sa coiffure (c’est dire à quel point la cérémonie est aussi une question d’image et de commentaires s’y afférant). Dans sa longue robe noire échancrée laissant deviner sa peau de porcelaine, la chanteuse a remercié le public pour ce troisième prix.

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Le groupe Phoenix qui a longtemps eu du mal à s’imposer en France mais qui cartonne aux Etats-Unis est venu chercher son prix du meilleur album rock de l’année.

Dans la catégorie musique du Monde, c’est Ibrahim Maalouf qui l’emporte, sachant qu’était nommée la belle Cap verdienne Mayra Andrade qui a sorti un album chaleureux en 2013.

Un petit mot sur Indochine venu défendre College Boy sur scène, un clip qui avait fait polémique l’année dernière, un clip en noir et blanc réalisé par Xavier Dolan.

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Palmarès

Vidéo-Clip : « Formidable » de Stromae
Album rock : « Bankrupt! » du groupe Phoenix
Artiste interprète masculin : Stromae
Album de chansons : « Racine carrée » de Stromae
Spectacle, tournée, concert : – M – Matthieu Chedid
DVD musical : « Geeks on Stage » du groupe Shaka Ponk
Album de musiques électroniques : « Outrun » de Kavinsky
Chanson originale : « 20 ans » de Johnny Hallyday
Album de musiques du monde : « Illusions » de Ibrahim Maalouf
Album révélation : « Psycho Tropical Berlin » du groupe La Femme
Album de musiques urbaines : « Paris Sud Minute » du groupe 1995
Groupe ou artiste révélation scène : Woodkid
Artiste interprète féminine : Vanessa Paradis

 

Saint Valentin et autres considérations

Saint Valentin et autres considérations dans Actualités 25187

Cela n’a échappé à personne (sauf peut-être aux habitant(e)s de Mars, et encore qui nous dit qu’ils ne nous observent pas de très loin, enfin sait-on jamais ?), c’est aujourd’hui la fête dite des amoureux, la fameuse Saint Valentin que l’on voit se profiler traditionnellement des semaines à l’avance, pour permettre aux commerçants de faire une partie de leur chiffre d’affaire du trimestre, ce qui en soi n’est pas une mauvaise chose, loin de là même, surtout pour une économie française bien en difficulté.

Les fleuristes, les bijoutiers, les vendeurs d’accessoires (de la lingerie féminine jusqu’aux sextoys -avec promo, on en profite- en passant par les fabricants de téléphonie mobile) ont trouvé un filon depuis un bail et en soi le fait de voir des gens s’aimer est à la fois heureux et terriblement frustrant pour les personnes célibataires, forcément écartées de ces « festivités » puisque étant par définition seules, alors que la Saint Valentin est par définition la fête du couple.

Ce sujet n’est donc pas une diatribe contre la Saint Valentin, ses effets économiques, ses symboles et son côté commercial clairement voire agressivement affiché. Les gens qui s’aiment c’est tout de même mieux que les gens qui se déchirent, se séparent, se cocufient, etc. Même si en définitive la Saint Valentin c’est (ce devrait être) tous les jours (a priori).

Là où la thématique devient intéressante (et aussi sujette aux débordements philosophiques et psychanalytiques -je n’ai jamais fait d’analyse mais certaines personnes me font peur quand je lis ce qu’elles écrivent et ne me donnent nullement confiance), quand on aborde ce qui est rarement abordé, puisque considéré par le plus grand nombre comme quelque chose de hors normes, donc de difficile à appréhender mais paradoxalement très facile à juger et à montrer du doigt. Ce « hors normes », c’est l’asexualité. Pas l’abstinence, l’asexualité. Au détour de la lecture d’un article sur Le Plus, en réponse à celui d’un psychanalyste de renom (que je ne connaissais pas), les vieux clichés sur la différence, et surtout sur le caractère anormal et par conséquent contre nature, voire malade de certaines relations m’ont effectivement sauté au visage.

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Défilé de personnes asexuées à San Francisco, manifestant pour le droit de s’aimer sans avoir de relations sexuelles. Source Le Plus/Janvier 2014.

L’article écrit sur Le Plus répond à celui du Docteur Ronald Virag (ce pourrait être une excellent jeu de mots sur viagra, un anagramme, mais en fait non, il manque des lettres). Remettre dans le contexte de son analyse du comportement sexuel d’une jeune femme (qui n’a ni l’air d’une psychotique, d’une dégénérée ou d’une malade perverse), une phrase extrêmement maladroite de la romancière Françoise Sagan, ou sur le tapis la psychanalyse de Freud (qui éprouvait de la répulsion envers les homosexuels) ne peut que faire dériver sa réflexion sur le terrain de l’anormalité et de la perversion… Comme trois décennies en arrière lorsque l’homosexualité était considérée comme une maladie/perversion avant qu’elle ne soit dépénalisée en 1981 (!), il y a donc seulement 33 ans de cela (l’âge du Christ).

Je confesse ne pas avoir lu des centaines d’ouvrages sur la question (il existe très peu d’études sur la question), avoir aimé celui d’Ovidie mais le fait est que je ne juge personne pour son orientation sexuelle (alors qu’à l’inverse nombreuses sont les personnes, personnalités comme anonymes qui sont descendues dans la rue, l’année dernière, comme cette année, il n’y a de cela pas plus de deux semaines, pour crier leur dégoût de la différence, de l’homoparentalité, de l’homosexualité. Il faut absolument rentrer dans une case.

Et ce, en visant bien évidemment les personnes de même sexe, en les pointant comme les « anormales », pour leur faire comprendre que quelque chose clochait chez elles, en particulier par rapport à leur sexualité, sinon elles ne seraient pas descendu, tout en prenant soin d’utiliser un langage soutenu pour essayer de faire passer la pilule).

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L’asexualité dérange, comme l’homosexualité, comme les sexualités hors-normes qui s’écartent du sempiternel duo amoureux hétéro (et pourrais-je préciser de tradition judéo-chrétienne traditionaliste tant cela a été remis sur le tapis, au goût du jour comme la norme supérieure à toutes les autres, de justice et d’héritage quasi divin). Ce qui m’a dérangé et choqué dans la tribune du psychanalyste, c’est qu’il mette au service de son argumentation, un discours sur la peur du sexe alors qu’il n’en est pas question. Comme si l’amour ne signifiait pas autre chose que devoir de pénétration. Comme si l’amour était indifférencié de la sexualité. Ou confondre asexualité et chasteté.

Marie A indique qu’elle pratique le sexe oral et qu’elle aime à sa façon son compagnon, il ne s’agit ici nullement de rejet viscéral de l’idée même du sexe et de la sexualité, elle n’est pas bigote, mais elle exprime une façon de concevoir sa vie amoureuse autrement que par les relations sexuelles lambda que l’on peut imaginer dans un couple hétérosexuel/homosexuel/bi.  Je n’ose imaginer ce qu’aurait pu prononcer le psychanalyste si Marie A était en couple avec une fille ou si un jeune homme avait parlé de son asexualité avec un autre homme.

En définitive, le visage de Marie A visible de tous, de la blogosphère (article paru sur Le Plus rattaché au Nouvel Observateur) comme du Monde (au sens large), photo à l’appui, est à mes yeux une prise de risque et un acte courageux. Elle aurait pu choisir l’anonymat total, à savoir celui d’être publiée sans photo. Le visuel change tout. On peut retrouver son identité, et jugée de cette façon à l’aune de son intimité qu’elle expose à des millions de gens fait entrer l’asexualité dans l’ère du web 2.0 mais aussi dans celui d’un jugement moral, sexuel et psychanalytique par une tierce-personne, étrangère à ses motivations profondes (qu’il explique par une forme de comportement déraisonné, limite à risque), alors qu’il n’en est rien.

Marie A va aussi fêter la Saint Valentin avec son compagnon, l’embrasser, sans doute pratiquer une nouvelle fois le sexe oral parce qu’elle le souhaite, qu’elle le partage, qu’elle le fait pour son plaisir à elle et à lui (et pas uniquement pour lui parce qu’il le demande ou l’exige). Cela dérange certainement certains. Mais c’est aussi cela l’amour : quelque chose de très complexe que l’on ne peut parfois pas résumer qu’avec des mots, qui échappe parfois aux analyses. Les sentiments existent et ils ne demandent jamais d’être jugés, juste à s’exprimer.

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Les favoris et les outsiders

Les favoris et les outsiders dans Actualités coline-mattel-8-fevrier-2014-a-sotchi-1498366-616x380

Vous le savez en ce moment les Jeux Olympiques de Sotchi font la joie des fans de sport, et des curieux également. Les JO représentent l’apothéose de la compétition pour un(e) sportif(ve), lequel/laquelle se fixe des objectifs, le Graal étant d’obtenir l’or. La devise de Coubertin reste toujours d’actualité : « L’important est de participer », mais si l’or est obtenu, c’est toujours une récompense ultime qui permet à certain(e)s de revenir au premier plan ou de concrétiser des performances régulières.

Je suis très fan des JO que je suis depuis 1992 et les fameux jeux d’Hiver 1992 qui firent découvrir Edgard Grospiron. Je le suis également des jeux d’Eté, notamment parce que se déroule la compétition de handball féminin et masculin. Là aussi, beaucoup d’émotion comme la victoire des Bleus et leur premier sacre olympique face à l’Islande en 2008 à Beijing. Les JO c’est aussi un esprit d’équipe, de solidarité, où la politique pendant un moment se met en veilleuse, où les peuples venus du monde entier se retrouvent en un seul endroit et on à apprendre les uns des autres. En tout cas c’est comme ça que je le formalise.

Et puis les JO ce sont aussi l’occasion de voir briller de nouvelles étoiles, des athlètes que l’on attendait pas. Et d’autres sur le retour après des échecs ou des contre-performances. Il y a les stars archi(trop ?) attendues et celles qui naissent. D’où le titre de cet article. C’est avec joie (et pas mal d’émotion) que j’ai fait la connaissance aujourd’hui, et ce soir en l’occurrence d’une toute jeune skieuse de 18 ans à peine, Coline Mattel qui vient tout juste de remporter sa première médaille de bronze et qui vient de marquer les esprits. Le saut à ski féminin était jusqu’à cette Olympiade réservé uniquement aux hommes. Injustice criante qui a été corrigée et effacée. Son premier était très bon, mais elle avait une rude concurrence.

Mattel, le grand saut dans l'Histoire - Saut à ski - Jeux Olympiques

En effet quatre skieuses pouvaient prétendre au podium : la japonaise Sara Takanashi, archi favorite, l’allemande Vogt, l’autrichienne Stolz et notre française. Mais comme dans les films, comme dans la réalité aussi et surtout, la japonaise a été en demi-teinte et trop crispée. On pouvait lire et entendre les commentaires indiquer qu’elle n’avait pas droit à l’erreur. Et pourtant l’erreur fut commise. Je ne me permettrai jamais de juger de la qualité technique de son saut, je ne suis ni juge ni sportif de haut niveau. Mais j’ai senti en revanche, derrière mon écran, cette pression énorme qui pesait sur ses épaules. Et pourtant nous étions à des milliers de kilomètres elle et moi.

Le statut de favori, de premier(e) n’est pas simple à assumer tous les jours, même dans la vie ordinaire : être considéré comme le meilleur, celui qui est au dessus du lot, qui doit imposer une ligne de conduite, mener, montrer. Certain(e)s y arrivent très bien. D’autres, moins. Quand on lisait les articles de presse on voyait apparaître les noms de celles et ceux qui ne pouvaient, qui ne devaient pas produire une contre performance aux JO : Fourcade en lice pour la première épreuve, la japonaise au saut à ski féminin, et puis Shawn White, star du snowboard. Pourtant toutes et tous ont échoué ou demi-échoué durant l’ouverture de ces JO.

Et c’est là qu’intervient non pas le hasard ou la colère divine, mais cet élément, cette donnée qu’il faut prendre en compte : celle de l’outsider. De l’éternel deuxième qui vole la vedette, pas parce qu’il est forcément meilleur, mais qu’il n’est pas forcément attendu comme LE ou LA gagnant(e) désigné(e) d’office. C’est ce qui s’est passé aujourd’hui avec Shawn White qui commet deux erreurs, relégué à la 4ème place (autrement dit la pire), la japonaise au saut à ski (même résultat), ou encore Stolz qui rate l’or à quelques centimètres.

Inversement l’émotion fut palpable et magnifique dans les yeux de l’allemande Carina Vogt, 22 ans, qui s’écroule dans la neige, n’en croyant pas ses yeux, ou lorsque Coline Mattel triomphe à sa manière avec le bronze, donc le podium qu’elle était venue chercher. Lorsque l’outsider fait taire les critiques, provoque un bouleversement. C’est pour ces raisons que le sport est beau et qu’il est alors, par essence, profondément, sacrément humain.

Une petite interview de Coline Mattel
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Sélection musicale (Janvier 2014)

Sélection musicale (Janvier 2014) dans Actualités Javiera-Mena-Espada-Music-Video_

Le mois de Janvier qui s’achève sur une bruine de saison au niveau météo mais des températures relativement douces pour la saison a été du côté de la musique plutôt très chaude et pléthore de découvertes ont égayé les journées d’hiver. Le mois avait de toute façon très bien commencé musicalement lorsque Javiera Espada dévoilait son tout nouveau clip.  Mais elle n’est pas la seule a avoir apporté de la fantaisie et de l’originalité dans la pop au sens large.

Janvier a été rockn’roll, indie, pop, folk, dance, électro, deephouse et j’en passe. J’ai essayé d’écouter pas mal de jeunes pousses qui ne demandent qu’à grandir, des premiers EPs qui bâtissent les premières esquisses de carrières prometteuses. J’ai écouté des valeurs sûres, des retours (Boy George), découvert des groupes que je ne connaissais pas du tout avant. De bonnes et d’excellentes surprises.

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Le numéro de Février du magazine Modzik avec Owlle en couverture

Janvier c’est donc le mois des talentueux français Contrejour, la découverte Owlle qui chante une pop en anglais aventureuse, avec un son résolument moderne, et qui pose aussi pour Modzik. D’ailleurs je passe chaque jour devant au mois deux fois, deux fois devant l’affiche du magazine dans le métro, et ça me donne le sourire à chaque fois. Javiera Mena a illuminé la pop chilienne (et mondiale) avec son fabuleux single Espada et une vidéo qui ne l’est pas moins, premier chef-d’œuvre du genre de l’année.

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Il y a aussi le duo allemand très sympathique Junksista et ses titres un peu provocateurs, sa relecture du Petit Chaperon rouge, les anglais de The Deets, de Sisteray, de SlowReadersClub, l’américaine Ariana and The Rose qui sort In your bed, les anglo-espagnols de Crystal Fighters, les américains de L.A Calling (une musique que n’aurait pas renié Gregg Araki pour une de ses BOF), la DJ française Melyna qui s’impose comme une référence de la scène deephouse,  le nouveau single de Dum Dum Girls, la danoise Mo, les américaines de Feathers, l’électro égyptienne de Wetrobots, celle de Sherine mâtinée de musiques traditionnelles, l’électro vintage de Kid Kasio, celle des français de O Safari. La pop de Mustang, un autre trio français.

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Le groupe français Contre jour

DJ Melyna

J’ajouterai aussi la sincérité et la gentillesse de Kubalove, qui a sorti des singles comme Lovesick et Criminal, et qui s’apprête à livrer son premier EP qu’il faudra suivre avec intérêt.

L’artiste londonienne Kubalove

Bref pas mal de monde, plusieurs langues, plusieurs visages et du talent brut.

 

Javiera Mena

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Espada

Contrejour

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Enfance

Owlle

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Don’t lose it

Junksista

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Life is unfair (and love is a bitch)

The Deets

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She’s had her moment

Sisteray

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She likes the drama

Slowreaders Club

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Forever in your debt

Ariana and the rose

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In your bed

Crystal Fighters

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Love natural

Kid Kasio

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Telephone Line

L.A Calling

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Krush

Boy George

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My God

DJ Melyna

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Hypnotise

Dum Dum Girls

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Rimbaud eyes

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Don’t wanna dance

Kubalove

Lovesick

Wetrobots

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Bang and Blow

Sherine

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We Meen Ekhtar

Feathers

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Wild Love

O Safari

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Taxi

Hande Yener

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Biri Var

Mustang

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Ecran total

 

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