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[Voyage] Amsterdam en avril

[Voyage] Amsterdam en avril  dans Actualités KeizersgrachtReguliersgrachtAmsterdam

 C’est toujours un peu particulier de partir en voyage et ça l’est aussi quand il s’agit de revenir avec des souvenirs, des petits morceaux de la vie d’un ailleurs pas si lointain, des échanges dans l’esprit et dans le cœur, des CDS, des DVDs et Blu-ray dans les poches. Des photos aussi. J’en ai fait plus de 350 mais je n’en livrerai qu’un échantillon. Bonne lecture !

Amsterdam reste une ville à la photogénie incroyable: l’histoire ancestrale des murs, des toits, des devantures, de la brique; colorée, noire, marron, rouge, grise, restant inscrite, se voyant et se ressentant quasiment à chaque mètre.

C’est aussi une ville dans laquelle j’adore me balader, flâner, à la terrasse d’un café si possible, au bord d’un canal. Depuis 2008 et le moment où j’ai vraiment découvert la ville, celle-ci n’a pas perdu de sa superbe sur le plan architectural pas plus que les gens y ont perdu leur sens de l’hospitalité. Là où les mentalités comme les aspirations diverses se croisent et se rencontrent, les individualités comme l’esprit de groupe aussi, l’ouverture, un certain sens de la dérision accompagné d’humour également. 

Pour quelqu’un qui n’est pas pressé et qui aime prendre son temps, il y a quelque chose de magique en ces lieux : l’ouverture plus tardive des magasins, la fermeture des cafés vers 3h du matin, les coins plus retirés du centre ville où je préfère d’ailleurs me trouver, comme Prinsengracht (littéralement le canal du prince), Utrechtsestraat. Des coins plus calmes que l’animation de Damstraat, de Rokin ou de Kavelstraat en milieu d’après-midi, un vendredi. Noires de monde.

Avril fut clément. Cinq jours passés à faire la fête, à parler à des gens adorables, à manger des produits locaux, à essayer de dénicher de la musique, en magasin d’occasion ou pas, sur un marché et aux puces. J’adore les Puces d’Amsterdam, celles qui se trouvent juste à côté du Musée Hermitage (une annexe du célèbre musée de Saint-Pétersbourg au coeur d’Amsterdam). Il s’agit des Puces que l’on nomme Waterloopleinmarkt. On y trouve un peu de tout, c’est son intérêt : depuis la petite figurine en étain jusqu’au poster de Bob Marley en passant par le sac à dos, le café à emporter, les fringues ou les chaussures. Et même des appareils photo vintage dont le fameux Polaroid. 

Appareils photo marché puces

Anciens appareils photo au marché aux Puces

Polaroid

Polaroid

Voici quelques clichés pris sur place, avec le Marché aux fleurs, des badauds, de l’humour typiquement hollandais aussi (notamment sur le plan du sexe avec la dizaine de magasins qui vendent des produits dits aphrodisiaques, entourés de sex-shops -tenus par des femmes et des hommes-, de snacks ouverts jusque tard dans la nuit, des églises ou encore des musées). Un matin alors que j’étais au marché aux Puces j’ai trouvé une forme de bonheur audiophile : là, dans un petit coin, se tenait le stand où étaient alignées dans un bac une bonne trentaine de cassettes audio. Certaines encore neuves, jamais déballées et datant de 1992, d’autres dans un état beaucoup moins heureux mais la curiosité m’a immédiatement piqué au vif.

Pas de cds, pas de vinyles. Des cassettes, celles-là même que l’on retourne une fois la face A terminée. Ne manquait plus que le baladeur. J’ai trouvé de la musique française (Claude François), de la musique indienne de films (cinéma hindi majoritairement dont les succès de Saïf Ali Khan du milieu des années 90), le best of de Jimmy Somerville et The Communards (je suis content je recherchais le cd et j’ai trouvé la cassette à 2 €, le meilleur prix, même sur le net c’est plus cher) et, surprise, une cassette audio de musique marocaine avec le groupe Lemchaheb que je découvre par la même occasion.

Le plus drôle c’est finalement découvrir que la cassette audio révèle parfois une autre musique que celle inscrite sur le boîtier dans mon cas de figure une bonne surprise puisque pour ce que j’en ai écouté, il ne s’agit pas d’une compilation de standards de Cliff Richard supposée être celle de la pochette ci-dessous mais de Depeche Mode et Queen. Je confesse ne pas avoir vérifié sur place en ouvrant le boîtier…

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Cliff Richard Seine Besten Songs

Il n’est en effet pas facile de trouver des cassettes algériennes/du maghreb en général aujourd’hui, y compris aux Puces (où le cd les a détrôné) ce qui est je trouve vraiment dommage Si vous avez néanmoins une adresse je suis preneur. Il ne s’agit pas uniquement de nostalgie mais de pouvoir s’approprier, découvrir une musique qui est sortie il y a une vingtaine d’années en cassette avant de progressivement disparaître de la circulation. Pour l’occasion j’ai aussi trouvé un site, ça c’est une des magies du net, dédié à la cassette audio orientale via Found Tapes

Je suis très curieux de découvrir cela. En tout cas j’étais heureux de pouvoir acheter ce qui ne peut quasiment plus s’acheter sur Paris (les cassettes d’occasion ne s’y vendent plus) ainsi que de pouvoir échanger quelques mots avec un vendeur sur le marché d’Albert Cuyp sur la musique raï, car très étonné celui-ci me demanda si je l’aimais et je lui répondis que j’étais enthousiaste à l’idée de pouvoir écouter de la musique libanaise (principalement) et du raï (Cheb Mami et Khaled étant les plus connus en France et Nancy Ajram une grande célébrité au Liban). Je vais pouvoir écouter cela avec le petit poste que j’ai trouvé sur une brocante, neuf dans son carton d’emballage, encore sous cellophane.

Amsterdam reste une ville très gay-friendly (et gay tout court), amusante, atypique. J’ai connu la ville à l’Automne et en Hiver. Mais le printemps reste particulier : il y fait très doux, parfois un peu frais, le matin surtout, mais il y a ce renouveau dans l’air qui enchante : les bourgeons éclosent, les vélos sont à la fête, il y a quelque chose qui bouillonne et qui s’éveille. 

Une petite liste de choses à faire, entre autres (on peut évidemment les faire dans l’ordre que l’on veut) :

1 – Marcher le long d’un canal, tout près de Rembrandtplein à 2h du matin

2 – Acheter des cds d’occasion dans Utrechsestraat à la boutique Concerto (qui vend de la musique afrikaans, du reggae, du rock indie, etc)

3- Aller au marché d’Albert Cuyp ouvert tous les jours, y acheter des Blu-rays à 3 € et de la musique de tous horizons ou presque.

4 – S’acheter un petit burger Febo à 2h sur Reguliersdwarsstraat. Et s’aperçevoir que c’est vraiment pas mauvais

5 – Goûter au tournedos et au sanglier du restaurant Quartier Latin au 42 Utrechtsestraat.

6 – Aller au zoo Artis sur Plantage

7 – Passer dans le quartier chinois à Zeedijk, remonter sur le coffeeshop Jolly Joker, continuer à gauche, arriver à Sint Antoniebreestraat et aller au Café Stopera. C’est là que se trouve un tableau de stars du ciné américain des années 40 et une patronne qui chante sur les tubes des années 80. Une certaine idée du petit bonheur.

 8 – Aller au marché aux fleurs à côté de Muntplein.

9 – Etre dans le quartier rouge à 2H du matin et s’apercevoir que le café Old Sailor ne désemplit toujours pas.

10 – Observer, écouter les gens qui roulent à vélo, mangent à toutes heures.

Voici quelques clichés pour en illustrer la richesse (double-cliquez sur les photos pour les voir en pleine page)

Canaux, Ponts, Vélos

 

Marché aux puces

 

Pour le fun

Le Marché Albert Cuyp

Quelques coffeeshops, dont un historique, ouvert en 1973, Yellow Mellow.

Quelques portraits

 Spéciale dédicace à rêveur (amoureux des vélos et les vélos à Amsterdam ne s’arrêtent presque jamais de rouler)

 Les chansons dans la tête (il faudra que je réécoute le disque de Lady Gaga Artpop qui avait été une énorme déception lors de sa sortie, même si j’ai le sentiment que je suis peut-être simplement passé à côté, deux ans après, avec un peu de recul)

Charli XCX

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Doing it

Blur

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Lonesome street

Lady Gaga

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Applause

Rita Ora

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I will never let you down

Bronski Beat

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Why ?

Nicole Scherzinger

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Your love

Carly Ray Jepsen

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I really like you

Les achats (Blu-Ray, DVD)

 

(J’ai préféré la version Benelux à celle de Wild Side)

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Les CDs

Cyrine

Layali El Hob

Ce disque est un chef-d’œuvre, un disque très court (8 titres), mais aucun n’est à jeter. Si vous aimez le premier titre, le formidable Layali El Hob, vous pourrez aimer tout le reste (ça m’a rappelé le parfum des loukoums que j’achetais du côté de Gaîté dans une pâtisserie spécialisée). Le disque

 

Rekra Mohamed

Wa Tabqa

 

Nawal Al Zogbhi

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2006

J’aurais bien aimé trouvé son album intitulé Ayza El Rad, et même son premier  Weyathi Andak sorti en 1992 (en cassette, encore sous cellophane, ça aurait été top), la rythmique y est époustouflante, disponible sur Youtube dont j’ai écoute deux-trois titres et qui a l’air formidable.

 

Grace Deeb

 

Acheté aux Puces (quand j’ai ouvert le cd j’ai constaté qu’il y avait deux CDs au lieu d’un, il y avait aussi le CD de Virgin Suicides, la BO du film), le tout pour 1 €. Heureuse surprise !

Acheté sur la seule fois de la pochette que je trouvais sympa. Album inégal mais qui possède quelques bons titres (Crosspop principalement)

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Je ne m’y attendais pas mais j’ai trouvé le single Rhythm  is a dancer de Snap en single.

 

 Les cassettes (je regrette désormais un peu de ne pas avoir acheté les cassettes audio des films hindi quand elles étaient dispos il y a dix ans, car elles sortaient en parallèle du CD, la collection aurait pris de la valeur)

(J’ai une version différente, neuve, sous cellophane, puisqu’il s’agit de la cassette d’origine, sortie en 1992, rarissime puisqu’il n’en existe aucune image sur le net, alors que l’image ci-dessus est celle d’un des DVDs – au moins trois éditions dont une de Shemaroo)

Composée par le génial duo Jatin-Lalit, compositeurs de la superbe BOF de Kabhi Khushi Kabhie Gham -aka La Famille Indienne, Kuch Kuch Hota Hai ou Mohabbatein

The Human League  Tell me when

En fait, c’est la cassette de l’album Uit Het Leven Getapt  que j’ai trouvée, mais apparemment il n’existe aucun visuel de cet album sur le net. C’est un album sorti en 1971 aux Pays-Bas et il semblerait qu’il soit très rare. Album de chansons réalisé dans le but de faire la fête avec beaucoup de bières et de bretzels. Gémellité certaine avec la chanson bavaroise folklorique.

Sandy Star

Sandy Star dans Egypte sandy+color+festival

Avec un nom pareil, on pourrait penser que Sandy Star est une chanteuse américaine ou anglaise. En fait, elle est égyptienne, a 23 ans, et est raillée par une partie du monde politique de son pays, l’Egypte, qui depuis la chute de Moubarak est sous l’influence dogmatique et religieuse des Frères Musulmans. 

Dans son pays, la pratique de la danse (notamment la bellydance, les danseuses du ventre) est illicite vue par le prisme de certains intégristes. Danser est considéré comme l’œuvre du diable, y compris et malheureusement par d’anciennes stars du cinéma egyptien qui se sont reconverties en « ayatollahs » et renient ainsi un passé vécu sous les lumières des plateaux de cinéma.

Un cinéma qui par définition permettait aux spectateurs de s’évader d’un quotidien très ancré dans une dualité fondamentalisme/liberté individuelle de création. Il est important de revoir les films de Youssef Chahine, et notamment son merveilleux Silence, on tourne, un petit joyau.

Malgré son jeune âge, Sandy pose des questions intéressantes dans ses clips jugés provocants voire même pornographiques par des avocats égyptiens qui en demandent l’interdiction pure et simple à l’écran. C’est donc dans un autre pays, de langue arabe lui aussi, mais où une communauté chrétienne est bien plus présente, que la musique de Sandy Star s’exporte : au Liban.

A l’instar de Ruby, une autre chanteuse égyptienne qui refuse de porter le voile, de changer les paroles de ses chansons, Sandy Star incarne une autre vision de l’art égyptien, dans un pays où danser peut être considéré comme criminel et où la musique a une portée extrêmement symbolique. En allant tourner aux Etats-Unis son clip, Sandy fait rêver une jeunesse égyptienne d’un possible ailleurs, d’un autre eldorado, même si on peut rester critique vis à vis de certaines positions des Etats-Unis. En tout cas il est amusant de voir une langue s’exporter dans un pays occidental, à des milliers de kilomètres de celui de la chanteuse.

Mine de rien, ou plutôt parce qu’elles chantent aussi et pour l’essentiel dans leur langue maternelle, l’arabe, chez elles, Sandy Star et Ruby se réapproprient un espace majoritairement masculin, et metttent en avant une forme de féminisme qui passe par l’émancipation sociale, culturelle, économique, politique de la femme.  Leur investissement personnel est une marque d’indépendance. 

Même si leur musique est différente, Sandy Star, Ruby et Wetrobots participent de ce mouvement de la jeunesse égyptienne à aspirer à quelque chose d’autre, de différent,  une forme de liberté, dans la création artistique, par la danse justement, le chant aussi, deux des activités artistiques les plus nobles qui soient,  celles là même qui expriment par la voix et le mouvement corporel une liberté morale et sociale. Le combat continue !

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Helwa Gedan

Son album en intégralité ici

La superbe chanteuse Ruby dans  quelques uns de ses clips jugés scandaleux, anti-islam et donc vilipendés.

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Ghawy

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Eb’a Abelny

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Enta Aaref Leih

 

La France est-elle raciste ?

La France est-elle raciste ? dans ActualitésTout est parti, comme cela a souvent été le cas lors des dernières polémiques/derniers débats d’une situation particulière et d’une personne visée, comme cela fut le cas aussi pour la vidéo de Guillaume Pley ou encore l’article de Causette (dont la rédaction est aujourd’hui en grève) sur un sujet de société. Il faut dire que l’existence aujourd’hui même de la polémique, son essence et son essor font partie intégrante de la bulle médiatique, de ses ressorts et de sa visibilité.

La presse indépendante est devenue rare, ou elle se trouve sur le net. Les blogueurs ayant même aujourd’hui parfois plus d’impact que la diffusion papier, du fait de l’instantanéité de l’information (même si le rôle du journalisme demeure toujours celui de vérifier l’authenticité d’une source avant de diffuser une info de quelque nature qu’elle soit).

Une anecdote avant d’entrer dans le cœur du sujet. Cela s’est passé il y a maintenant une petite dizaine d’années. J’étais alors étudiant (dilettante) et ne suis pas allé au-delà de la première année de DEUG que je n’ai jamais obtenu. J’ai alors connu un moment assez perturbant lors d’un oral semestriel de français. Je me présente à ce fameux oral avec de l’avance et prends connaissance du texte que je devais expliquer. Je confesse que je ne me rappelle plus de quel texte il s’agissait mais je me rappelle encore comme si c’était hier des circonstances et du contexte qui l’ont accompagné.

Je me présente et salue mon interlocuteur. Il me demande si j’ai fini ma préparation, à cette question je réponds par l’affirmative. Juste après mon exposé qui dura une vingtaine de minutes, il m’interrompt et me dit alors, au point où nous parlons de mes origines

-   » Très bien, mais dîtes-moi, vous n’avez jamais eu de problèmes d’intégration en France ? « 

Cette question a résonné en moi comme une demande de justification. Du fait de mon nom je ne pouvais selon lui qu’avoir eu des problèmes d’intégration après être né à l’étranger. Nous étions en train de parler de l’origine de mon nom de famille puisque apparemment cela l’interpella. Je n’avais jusqu’à présent jamais eu le sentiment de devoir me sentir inférieur aux personnes nées en France portant un nom français (ce que certains appellent le « français de souche »).

Lorsque j’ai entendu cette question, je me suis dit qu’il me fallait me justifier, qu’il me fallait prouver que j’étais bien français, et que par définition, portant un nom d’origine étrangère, je devais avoir eu des problèmes d’intégration en arrivant en France. Il se trouve que je suis né en France comme je lui ai expliqué, après un moment d’hésitation, ne m’attendant pas du tout à ce genre de question, laquelle qui plus est, n’avait rien à voir avec la raison pour laquelle je me présentais à cet examen.

Un professeur, installé, sûr de son verbe, mais tout sauf affable à mes yeux me posait une question qui me déstabilisait grandement. A celle-ci je répondis

-  » Mais, Monsieur, je suis né en France et je suis français. Certes mes grands-parents sont nés à l’étranger, ont émigré au milieu des années 40, mais ils ont obtenu la nationalité française, et mes parents sont français également tous deux ».

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Cette question sur l’identité, sur ce que l’on est dans la société française et ce que l’on représente aux yeux des autres me bouleversa. Je ne me sentais pas à l’aise, pas à ma place, et je pris beaucoup de temps à prendre du recul là-dessus. Rétrospectivement, j’en plaisante, et cela ne me pose aucun problème d’aborder mes origines aujourd’hui avec des proches amis, des collègues ou des gens que je suis amené à rencontrer personnellement et ou professionnellement.

Lorsque j’ai refermé la porte de la salle d’entretien j’ai su que quelque chose avait changé en moi. Cela a été un déclencheur qui a mis du temps à se mettre en route. Je me suis promis après ce jour-là, pas immédiatement cependant,  de ne plus avoir à ressentir de honte ou de gêne si l’on venait à me parler de mes origines et de mon nom.

Nous revoilà revenus en 2013, au moment où la France connaît une crise industrielle, sociale, économique et politique de grande ampleur. C’est le terreau parfait pour que les partis s’affrontent sur les problématiques qui sont celles que nous connaissons depuis 2008, et pour que certains sujets reviennent sur le devant de la scène, tels ceux du racisme et de l’immigration.

A une époque où l’on peut s’épancher sur « le stylo que suce très érotiquement » Nadjat Vallaud-Belkacem, sur le fait qu’untel soit « un salaud » ou qu’une autre soit « une salope« , la faiblesse générale du débat qui vire à la gabegie et à l’insulte gratuite se traduit en actes et en faits répréhensibles et punis par la loi. Mais cela n’empêche pas une certaine presse de s’en régaler.

nouvel_obs_antisemitisme

Il y a quelques jours, la Ministre de la Justice, la Garde des Sceaux Christiane Taubira est traitée de guenon par une gamine de 10 ans (!).  Loin de déclencher l’esclandre, cette nouvelle est pourtant montée en mayonnaise et en scandale anti-républicain et raciste par la gauche et le PS. Une photo d’elle comparée à un singe sur Facebook par une militante FN fait aussi grand bruit. Et la militante d’être déboutée de ses fonctions par la présidente du parti. Idem pour un militant du même parti qui rappelle les heures les moins heureuses de la France Vichyste.

Ce qui est intéressant c’est de voir qu’au sein de ce même parti, lorsqu’une militante française d’origine algérienne parle de racisme, elle se retire de la course aux municipales. Cela tend-il à faire de tous les militants du FN des racistes profonds ? A celles et ceux qui ont voté en 2002 contre Jospin afin de sanctionner sa politique et laisser passer Le Pen au second tour des fascistes notoires ou pire qui s’ignorent ? Certainement pas. Une base l’est sans aucun doute, mais le FN n’est au même titre que le PS/UMP ou tout autre parti pas à l’abri de cas de racisme, même si je doute qu’une personne puisse se revendiquer ouvertement raciste lorsqu’elle brigue un mandat supposé représenter le plus grand nombre de personnes.

Ce point précis m’amène naturellement vers une tribune qui a aussi connu un certain retentissement, d’une part parce qu’elle est signée d’une personne loin d’être inconnue du grand public, et d’autre part parce qu’elle est signée d’une personne noire. Il y a quelques jours, le journaliste et homme de télé Harry Roselmack (producteur et présentateur de l’émission « En immersion » sur TF1) se fend d’une tribune dans laquelle il fustige le « retour de la France raciste ».  Cette tribune publiée dans Le Monde ne restant pas lettre morte, il est invité sur le plateau du Grand Journal pour expliquer ses arguments, évoquer sa négritude et d’autre part appeler au réveil des consciences.

Je dois vous remercier Monsieur Roselmack pour ce réveil, ou plutôt ce sursaut républicain. Je m’étais un peu endormi. Ne croyez pas que je ne reste pas en alerte devant les manifestations de racisme, de sexisme, d’homophobie dont je suis témoin chaque jour, sachant que je dois professionnellement rester en alerte et lutter (avec l’appui de la juridiction) à veiller à ne commettre aucun impair clairement discriminatoire. J’ai eu le sentiment en lisant cette tribune d’assister à une leçon de morale, et surtout avec l’emploi du présent à un ton péremptoire. Si j’écris volontairement dans ce papier « La France est-elle raciste ? « , c’est que je peux me poser cette question, mais que je n’affirme rien.

Si en revanche j’écris que c’est « Le retour de la France raciste » ou bien que « La France raciste est de retour » ce qui revient au même, alors cela signifie que la France n’a jamais rien été d’autre, qu’elle est par essence, de facto, raciste, et qu’il faut donc combattre le racisme, puisqu’il n’est plus supposé, mais réel. Le problème c’est que cela sous-entend que la France par nature est raciste, et non pas qu’il existe en France une expression du racisme. Il ne s’agit pas d’une différence entre la sémantique (le sens des mots) et la rhétorique (la façon de les exprimer). Vous êtes intelligent, vous maniez un français parfait. On n’arrive pas où vous êtes par hasard. Ce n’est pas cela. C’est l’amalgame qui est fait d’un évènement isolé (et condamnable) qui fait que je ne vous suis plus.

C’est un amalgame extraordinaire, sans doute pas ad hominem (on n’attaque pas une personne en particulier, mais une communauté, en l’occurrence le peuple français) mais qui me gêne. Je ne suis ni noir, ni juif, ni arabe. Faut-il pour autant que je me désintéresse des problèmes que peuvent rencontrer les noirs, les juifs et les arabes en France ? Et ce en raison de leurs origines, ou parce qu’ils sont naturalisés français mais qu’on leur rappelle directement ou indirectement qu’ils ne s’appellent pas Martin ou Dupont ? Certainement pas.

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Les personnalités qui sont invitées à s’exprimer à l’instar de Princess Erika ne sont d’ailleurs pas de votre avis. Tous les français ne sont néanmoins pas à ranger dans le même sac, auquel cas je me sens insulté, littéralement, par votre tribune, puisque je suis français et que la France d’après vos dires est un pays dans lequel le racisme est de retour.

Il ne me semble pas que vous ayez eu de très grandes difficultés à accéder à la notoriété (une notoriété dont TF1 raffole puisque l’audimat est selon cette chaîne, et ce n’est pas la seule, à se gargariser quotidiennement des chiffres de l’audience) contrairement à d’autres personnes noires qui ont été victimes de discrimination à l’embauche. Je ne crois pas que vous soyez là où vous êtes parce que vous ne représentiez qu’une « minorité visible », mais parce que vous êtes un professionnel de l’information, et le fait d’être noir est dans ce cas secondaire, n’est-ce pas ? 

Je ne crois nullement à la discrimination positive mais je ne crois pas que des personnes interrogées dans la rue à votre sujet exprimeront, forcément, un sentiment de rejet à votre encontre, y compris parmi celles et ceux que l’on appelle « français de souche ». Il y a même des libertins qui vous ont accueilli à bras ouverts.

Il est important que vous puissiez parler et même revendiquiez votre négritude, vos références à Aimé Césaire, un grand poète de son état.  Vous avez même évoqué en toute décontraction la façon dont vous avez été accueilli à TF1, une chaîne sur laquelle vous projetiez vous-même des a priori. Et je le redis, oui il y a des français homophobes, racistes, misogynes. Je crois qu’on l’a suffisamment vu lors des Manifs pour tous, durant lesquelles des gens disaient ouvertement n’avoir rien contre les homosexuels tout en manifestant l’exact contraire par leur présence même et certains discours.  Pour autant je ne suis pas sûr que la France soit un pays homophobe, raciste et misogyne malgré ce que certaines tribunes, comiques et autres affirment à longueur de journées.

Et puis, pourquoi ne pas parler du racisme anti-blanc (si l’on combat le racisme, ce qui est un combat noble, autant le combattre sous toutes ses formes non ?)  Pourquoi ne pas parler du sentiment de racisme que peuvent éprouver les coptes d’Egypte ou du Liban (puisque tous les arabes ne sont pas musulmans, et que certains arabes sont justement chrétiens et qu’ils ne vivent pas qu’en France). La colonisation reste une immense problématique dans l’inconscient collectif français. Vouloir faire de l’Algérie une Algérie française était à mon sens une grande erreur, et je comprends qu’il y ait toujours du ressentiment de certains algériens à l’égard du pouvoir français (et pas forcément du peuple français lui-même), l’amitié qui a été liée entre notre peuple et le peuple algérien reste fragile mais il faut capitaliser là dessus plutôt que de se lamenter dans un discours victimisant.

Je crois que le jour où des gamins dans une cour d’école seront représentatifs de la France d’aujourd’hui (arabes, asiatiques, noirs, blancs) et qu’ils ne se jugeront pas, mais n’en auront justement rien à faire qu’ils n’aient pas la même couleur de peau, c’est que l’on aura avancé.

 

Amira Alibekova

Amira Alibekova dans Ouzbékistan 13690282898272

Amira Alibekova est une star ouzbèke au même titre que Rushona et Shahzoda. Elle est l’interprète de nombreux titres qui ont toujours rencontré un franc succès dans son pays. La musique qu’elle produit, l’énergie qu’elle distille, et surtout le mélange de cultures et de sonorités qu’elle met à l’honneur assurent une bonne partie de sa notoriété et coïncident avec ce qui musicalement me fait vibrer : un pont entre l’Orient,  le Proche-Orient, le Moyen-Orient, l’Asie.

Des sons qui me rappellent la musique turque, mais aussi arabe, la musique libanaise comme certaines envolées bulgares. Je pourrais écouter ce genre de musique (quasiment) toute la journée. Pourquoi quasiment ? Parce qu’il faut aussi varier les plaisirs. Des parfums de musc, d’encens, mais aussi de miel,  semblent émerger des images. Et j’y suis sensible. La musique pop/dance/romantique ouzbèke est active, comme l’est la musique turkmène.

Le nouveau clip et la nouvelle chanson d’Amira Alibekova s’intitulent Sen Deyman. Clip et titre magnifiques. Ces couleurs, ce son, ces danses  !

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Sen Deyman

Un autre de ses clips, j’adore également

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Yuragim seni der

Pour suivre l’actualité de la musique ouzbèke, c’est ici

Haifa Wehbe : son nouveau clip

Haifa Wehbe : son nouveau clip dans Liban haifa-wehbe-04

La superstar libanaise Haïfa Wehbe qui a sorti l’année dernière un album mélangeant rythmes pop et dance aux tempos plus qu’enlevés intitulé. La star a rencontré le succès même si Nancy Ajram demeure LA star libanaise à la popularité la plus établie au Liban et dans les pays arabes avoisinants. Un star qui n’a pu que renforcer son aura, notamment auprès des enfants avec son clip de Ya Banat, un des plus colorés que j’ai vus tout simplement avec le récent clip de Jordyn Taylor, Shine, lesquels peuvent rivaliser sans problème avec Les Mondes de Ralph.

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Ya Banat

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Shine

Il n’empêche j’adore le titre Ezzay Ansay, qui fait suite au single à succès Boukra Bjarjik sorti en fin d’année dernière. Elle vient de dévoiler le clip de ce morceau très entraînant. C’est un court-métrage assez ambitieux dans la forme, un clip de sept minutes.

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Ezzay Ansak

La promotion de ce nouveau clip m’a naturellement amené à jeter un oeil et une oreille sur les nouveautés arabes, et je suis curieux de découvrir l’album de la chanteuse marocaine Jannat après avoir entendu le titre follement pop Hob Jamed.

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Hob Jamed

 

A suivre…

 

 

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