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Lush « Out of control »

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J’ai découvert le groupe de shoegaze, pop/rock alternatif Lush en 1997. C’était à l’occasion de la sortie du film indie Nowhere de Gregg Araki que j’étais allé voir en salles en octobre de la même année. Un très grand souvenir, il y avait peu de spectateurs, mais c’était une de mes premières sorties nocturnes à Paris pour moi le jeune adolescent. Le groupe y interprétait le titre I have the moon, une ballade qui est une des plus belles chansons des années 90. C’est aussi et surtout une des plus belles reprises de l’histoire de la musique pop, originellement chantée par The Magnetic Fields. Je préfère d’ailleurs dix fois la version de Lush mais c’est un avis personnel. Par la même occasion j’étais tombé amoureux de la chanteuse Miki Berenyi.

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Après vingt ans sans sortir un seul single suite à la disparition de leur batteur, voici le groupe revenir avec Out of control. Et c’est un morceau superbe qui nous est offert.

Il se trouve que la revue Magic en parle dans un article signé de ce jour, comme quoi l’évènement est de taille.

 

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Out of control

Un petit air de The Smiths avec les titres For Love et Sweetness & Light, ici en live en 1992

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Leur dernière apparition télé en 1996 avant un long silence

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D’autres titres du groupe

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Ladykillers

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Nothing natural

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500 (Shake Baby Shake)

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Superblast !

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Hypocrite

[Chronique] Grand Blanc « Mémoires Vives »

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Il est de ces albums qui vous scotchent et vous accompagnent, vous inspirent, inspirent les autres groupes et s’imposent ensuite comme des références, des classiques. J’avais envie de poser ce texte sans trop me poser de questions mais l’album flatte à la fois la réflexion et l’instinct, la pulsion et le lâcher prise. Tout à fait à l’image du son de ce jeune groupe lorrain d’origine, vivant à Paris désormais, un groupe à la fois spontané et à la démarche artistique très structurée.

Il ne faut pas plus de trois secondes à Grand Blanc sur son premier essai, sur la longue distance du LP pour accrocher l’oreille de l’auditeur. Sur l’intro de Surprise Party quelques notes de synthé suffisent pour transporter dans un univers musical fondé sur les paradoxes, les contraires, soufflant ainsi pêle-mêle le chaud et le froid, l’altérité, l’organique et le synthétique, la douceur extrême et une forme de rugueur, l’urgence et le temps de poser les choses.

L’organique d’abord avec la voix des deux chanteurs principaux, Benoît David et Camille Delvecchio. L’une, féminine, celle de Camille, quasi éthérée, parfois passée au filtre synthétique justement (Bosphore) sur des paroles frappantes, écrites par l’autre, celle masculine de Benoît, chaude, rauque ou sensuelle et ce jusqu’au vertige. L’inspiration de Bashung et Joy Division souvent considérés comme les figures tutélaires feraient trop vite oublier l’influence d’autres artistes ou de courants musicaux des années 80.

J’ai pensé à The Cure (la basse de A Forest, le son aiguisé, les aigus, où la gravité assurée de l’instrument  permet à Robert Smith de marier les sentiments contradictoires, les lettres d’amour -Lovesong- en modernisant la cold wave de l’époque) à Elli & Jacno (les paroles murmurées sur des airs synthétiques entraînants). Et même à LaRoux sur l’intro, les toutes premières notes et l’instantanéité de pouvoir retenir la mélodie (même si très différente) de In for the kill. Comme quoi on ne peut pas décrire Grand Blanc uniquement comme du rock sombre. Et surtout ils composent une musique singulière qui définit leur patte, leur propre identité.

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Le clip de Surprise Party

Il serait trop réducteur de dire qu’ils ne font que du Joy Division ou du Alain Bashung, références citées un peu partout et dont pourtant ils ne crient pas l’influence majeure, loin s’en faut. Ne pas oublier également que Benoit David est très fan de Mano Solo. Et cela se ressent. On pourrait aussi croire que leur musique est glaciale à la première écoute. Mais elle n’empêche pas l’émotion de poindre (Les abonnés absents, l’Amour fou) ainsi qu’une forme d’humour que n’auraient pas renié les surréalistes.

Après la Surprise Party et son écho final, place à Bosphore et Disque Sombre, trois titres de suite étourdissants de maîtrise qui semblent annoncer un disque échevelé. C’est pour mieux marquer la pause avec Tendresse. Voix caverneuse presque sépulcrale, laquelle une fois encore rappelle cette dualité constante dans leur musique, celle de marier les  sentiments contradictoires, opposés, l’alternance de tristesse et de joie diffuse, l’attente de l’explosion (celle du refrain), cette capacité à provoquer le beau, à jouer des et avec les mots (la formation littéraire de Benoît David). D’ailleurs Grand Blanc peut aussi bien ravir les fans de rock dur, de synthpop et de pop. Le son rocailleux croise un son plus épuré. Les notes électro se succèdent tandis qu’au détour d’un couplet révélateur, une guitare abrasive, soudain hurle.

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Sonne alors L’évidence. L’évidence de la collaboration Benoît/Camille pour un couplet murmuré et un refrain percutant de la chanteuse. C’est sans doute sur Les abonnés absents que s’exprime le plus, de la façon la plus aboutie, l’alchimie des deux voix, qui dans ce morceau apparaît beaucoup plus claire que sur les autres titres (parfois triturée au filtre synthétique comme sur Bosphore). Alors que l’on pourrait reprocher aux paroles d’être parfois difficiles à comprendre (bien que cela ajoute aussi un certain mystère, du moins  une certaine ambiance et atmosphère) sur ce titre, porté par un son de synthétiseur sonnant comme un appel lancinant, les voix sont parfaitement audibles et surtout se complètent merveilleusement dans le couplet et le refrain.

Un petit mot enfin sur les jeux de mots, nombreux, sur la prosodie, la versification et le travail de césure, d’allitération du groupe. C’est essentiellement le travail de Benoît David. Les jeux sont constants, les rimes nombreuses, en « al » en « el » (Verticool et son refrain dément),  en « V » sur Bosphore (envie, dérive, dévore). Un réel talent de composition, d’alternances de formes et de sons qui va jusqu’à l’électro dans une danse proche de la trance avec Désert désir.

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On peut remercier le groupe de chanter en français comme le font La Femme, Mustang, Aline, et Bagarre (un impressionnant groupe qui modernise le rap et la pop avec une insolente fraîcheur)  autres groupes essentiels de la scène française. L’avantage du disque est aussi de ne pas « se donner » tout de suite, pas complètement, d’être accessible tout en étant exigeant (Tendresse, Désert Désir et son escalade vocale finale).

Mémoires Vives est une magnifique révélation. Une révélation d’autant plus percutante quand on suit le groupe depuis ses débuts, depuis les premiers titres et le premier EP qui laissaient déjà augurer du meilleur. Un album qu’on écoute (au casque de préférence pour toutes les subtilités et le formidable mixage) en hochant de la tête, en tapant du pied par terre, en dansant, en chantant les refrains (« Bosphore faut s’y faire »). Puissant, jouissant d’une singulière maturité et d’une écriture (textes et mélodies) remarquable.

Je ne pouvais pas ne pas aimer un disque qui me rappelle à quel point la musique que l’on peut avoir en tête dans les moments les plus joyeux, doux, sensuels de notre vie, ceux auxquels on pense quand on tombe amoureux par exemple, de quelque chose ou de quelqu’un est importante. Pour l’Amour fou, morceau sublime refermant ce disque aux promesses inouïes qui me rappelle justement tout cela.

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Beau oui…comme Bowie

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David est parti. Bowie restera. Une figure de la pop et de la musique en général s’en est allée. David Bowie avait ceci de saisissant c’est qu’il avait mué tout au long de sa carrière en incarnant plus qu’aucun autre artiste de sa génération le caméléon. Artiste versatile, il écrivait, produisait, dansait, chantait, jouait. Avec le même talent. En 50 ans de carrière et deux générations, il aura influencé grand nombre de ceux qui allaient le suivre tout en étant là quasiment jamais là on l’attendait. Et contrairement à Michel Delpech il y a plus de vingt ans, je ne l’aurai jamais vu sur scène.

En se renouvelant, en prenant des risques. C’est d’ailleurs cela qui m’a toujours le plus marqué. J’admirais cette facilité à surprendre.  Sa musique était pop et il fait partie de ces artistes qui en 50 ans de carrière ont sans cesse su garder leur public et conquérir un nouvel auditoire. China Girl était un de ses titres sans doute les plus joués, mais c’est cette verve là que je garderai. Et Space Oddity, parce que c’est un chef-d’œuvre.

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China Girl

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Sapce Oddity

Films du mois (Octobre 2015)

Films du mois (Octobre 2015) dans Cinéma Cinema

 

♦♦♦♦♦ : Chef-d’oeuvre

♦♦♦♦ : Excellent

♦♦♦ : Très bon

♦♦ : Bon

♦ : Moyen

O : Mauvais

 

Film du mois

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King of New York (Abel Ferrara, 1990)

 

Films vus

 

Mental (PJ Hogan, 2012) :  ♦

Une comédie australienne réalisée par PJ Hogan (Muriel) à laquelle il est un peu difficile de s’accrocher, malgré le visuel bardé de couleurs, une Toni Colette convaincante et quelques belles idées de mise en scène. Mais l’aspect volontairement déjanté du script sur l’histoire de ces soeurs mal aimées  finit par devenir lassant au bout de quarante minutes tant le film ne repose que sur cela. Un film très particulier, au ton parfois original mais à la forme trop envahissante pour permettre à l’émotion de percer. BR US.

 

Themroc (Claude Faraldo, 1973) : ♦♦

Cousin de La Grande Bouffe sorti la même année, Themroc est l’évocation sur un ton résolument anarchiste du pétage de plomb d’un ouvrier dans la France du début des années 70. Entouré de la troupe des comédiens du Café de la Gare, Piccoli joue avec avec le feu, ses pulsions et le spectateur. La qualité du film est d’aller jusqu’au bout de son idée mais c’est aussi sa limite : une heure quarante de borborygmes et autres grognements c’est un peu long. Mais reste la démarche, originale, explosive même. Une curiosité. Youtube.

 

Robocop 2 (Irvin Kershner, 1990) :  ♦♦♦

Le plus étonnant quand on voit le film avec le recul (25 ans), c’est de constater à quel point le rôle du gamin, qui ne doit pas avoir plus de 13 ans est central et au cœur de quasiment toutes les actions dans lesquelles il ne devrait pas être impliqué à cet age. La suite du Robocop de Verhoeven est hargneuse, violente, mais un peu moins cynique et virtuose dans ce genre. Un film de série B, qui décrit un Detroit en pleine déliquescence, probablement très ardu à financer de nos jours (la place du gamin encore une fois) dans un Hollywood de plus en plus lissé. DVD fr

 

Necronos, Tower of Doom (Mark Rhonstock, 2010) : ♦♦

Une production teutonne réservée à un public averti, avec des hectolitres d’hémoglobine et de la nudité gratuite qui n’hésite pas à verser dans l’excès et ce durant près de deux heures. Sur un canevas ténu (un sorcier recherche une jeune femme vierge pour régner sur les Ténèbres), le film accumule les scènes gore, le tout non sans un certain sens de l’humour (très noir). Un film amateur visuellement daté années 2000 qui m’a surtout rappelé qu’il est (encore) possible de faire ce genre de film, extrême, radical, et aussi qu’il y avait une époque où Canal en montrait à l’antenne avec le Quartier Interdit, lorsque Premutos sortait en vidéo. DVD fr

 

Mad Max Road Fury (George Miller, 2015)  :  ♦

Trente cinq ans après le premier épisode de Mad Max (le meilleur, le plus sec, le plus violent et le plus emblématique), George Miller remet le couvert en mettant en avant le personnage de Furiosa au détriment d’un Max quasi transparent. Le problème du film c’est qu’il repose sur une action totalement hystérique, hystérie qui ne tient pas tant dans sa mise en scène que dans son montage frénétique, multipliant les plans de coupe. Ajoutée à la musique, à la grandiloquence des maquillages, au surjeu de certains acteurs (avec en prime la présence d’un guitariste heavy metal), le film en devient pénible (particulièrement toute la partie au filtre bleue de nuit). Bref, il ne fait pas mieux ou pire que ce que se fait dans l’action pétaradante et mal filmée hollywoodienne, il fait quasiment la même chose. L’enthousiasme débordant dont il a bénéficié m’étonne plus qu’autre chose. Tout ça pour ça… BR fr

 

Blood Creek (Joël Schumacher, 2008) :  ♦

Cette série B réalisée par Joël Schumacher, sortie en catimini directement en vidéo souffre d’un design visuel trop pauvre pour convaincre avec des effets spéciaux, notamment les chevaux inaboutis. L’histoire de ce nazi perdu en Alabama qui ressuscite un cheval mort pour tuer les héros a tout du film d’exploitation, mais l’idée, un peu barrée se perd en longueurs et scènes de tension approximatives. Pas un nanar (les moyens sont trop importants), ni un navet, mais une œuvre beaucoup trop bancale pour convaincre. BR fr

 

La Bête Humaine (Jean Renoir, 1938)  :  ♦♦♦

La France de l’immédiat après 36 dans ce film de Jean Renoir qui traite de l’infidélité, de la jalousie, du monde ouvrier aussi, celui des locomotives à charbon dans le Paris de l’époque, où les petites gens croisent les industriels et hommes d’affaires. Le superbe noir et blanc, l’interprétation au cordeau de Jean Gabin et le charme de Simone Simon permettent de passer outre le sentiment de voir un film beaucoup moins définitif que ne l’est La Règle du Jeu. Un beau drame certes, mais pas un chef-d’oeuvre impérissable à mon sens. DVD fr

 

Everly (Joe Lynch, 2015)  :  ♦♦♦

Un étonnant croisement, réussi entre Charlie’s Angels et Les Nuits du bourreau de Jade avec une Salma Hayek de tous les plans, mangétique dans le rôle d’une call-girl piégée par une bande de tueurs et des filles enragées. Le ton est volontairement parodique, ça ne se prend pas au sérieux et malgré le côté numérique surligné (tourné en vidéo HD) le visuel se tient. Une série B très énergique, dont la surprise vient du fait qu’elle ne soit pas sortie en salles mais directement en DVD et Blu-ray. BR fr

 

Fear (James Foley, 1996) :  ♦♦♦

Un thriller qui a gardé la saveur des 90′s avec un Mark Wahlberg avant Boogie Nights qui joue ici le rôle du méchant loup derrière la gueule d’ange. Le scénario m’a surtout fait penser à une fable un peu satirique sur la bourgeoisie confrontée à une bande de rednecks qui s’attaque à la jeune fille innocente dont Wahlberg s’entiche. C’est carré, efficace, d’une tension psychologique prégnante et débouche sur un très bon final, même si dans le genre, celui de Les Chiens de Paille reste inégalé. DVD fr

 

King of New York (Abel Ferrara, 1990) :  ♦♦♦♦♦

Le style de Ferrara porté ici à son sommet, appuyé évidemment par la puissance hallucinante d’un Christopher Walken habité, dont la prestation (une tranquillité apparente qui est sans cesse sur le point d’imploser) est l’une des plus grandes de l’histoire du ciné, dans un film âpre qui lorgne du côté de Scorsese (Les Affranchis) tout en possédant sa patte très atypique. Une œuvre remarquable et surtout extrêmement moderne qui s’achève sur une étonnante résolution finale, tranchant avec la violence qui a précédé. DVD fr

 

L’ange de la vengeance (Abel Ferrara, 1981) :  ♦♦♦

Malgré ses défauts (un rythme parfois indolent, une photographie inégale), un film étonnant pour ses partis pris, d’autant qu’il mêle violence et religion. Le film est porté par l’interprétation de Zoé Tamerlis (qui écrira plus tard Bad Lieutenant), extraordinaire actrice qui n’avait pas encore vingt ans et devient dès les premiers plans immédiatement une icône du cinéma de genre. Et l’idée géniale est celle d’utiliser le ralenti pour le carnage final qui se termine sur une note de morale. DVD fr

Norma « In the volvo »

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Chaque année réserve ses surprises. Certaines pointent le bout de leur nez dès le début, en janvier, pour cueillir l’auditeur, c’était le cas en 2014 pour moi avec Javiera Mena et son formidable Espada, clip et chanson au top. Cette année, c’est à l’Automne qu’une petite voix pop/rock vient percer avec un single qui rappelle les notes électriques des Smashing Pumpkins ou The Breeders, mâtinées de pop, cette pop là qui frétille et s’invite dans le quotidien. Le nôtre.

J’ai adoré ce son de guitare durant mon adolescence quand je découvrais, ébahi, fasciné ce rock indépendant dont le texte et le son se mariaient à merveille.  C’était il y a vingt ans. Norma, qui n’était alors qu’une enfant m’y convie de nouveau. Et cela est très fort pour un quasi coup d’essai.

Norma est une toute jeune artiste (24 ans) que je viens de découvrir après avoir lu un petit article des Inrocks. Longue chevelure noire, tatouages sur les bras et guitare vissée sur l’épaule, voici cette jeune et talentueuse toulousaine d’origine mais désormais parisienne qui nous propose un titre revigorant.

Il y a l’énergie des débuts (après Breakup Song) qui fait penser qu’elle a tout à prouver mais déjà les qualités évidentes pour le faire de la plus belle des manières qui soient (avec élégance et entrain); ce petit air juvénile qui rappelle que l’innocence cache parfois aussi un air abrasif, rocailleux ou, en tout cas ici, clairement rock aussi dans sa tonalité.

Une excellente surprise, dont voici le clip familial de In the volvo, tourné avec Iphone rappelant un peu ses anciens films en vidéo Super 8, au grain présent et à la nostalgie intacte. Résolument moderne Norma. Et à suivre de (très) près.

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 In the volvo

Et pour le plaisir, dans une tonalité plus folk, le titre Harry Harry, là aussi teinté de cette belle fraîcheur

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 Harry Harry

 

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